Record chômage : « arrêter ce bricolage désastreux »

chiffres-chomageAprès 23 mois consécutifs d'augmentation, le nombre de chômeurs en France a battu, en mars dernier, le triste record de janvier 1997. Au total, plus de 5 millions de personnes se trouvent désormais au chômage (DOM compris). Depuis mai 2012, en moyenne, 28 000 personnes supplémentaires sont ainsi contraintes, chaque mois, de se présenter à Pôle emploi.
Face à cette situation d'une gravité exceptionnelle, F. Hollande continue d'affirmer que « tous les outils » sont en place pour inverser à la fin de l'année la courbe du chômage.
Ce pari est fondé sur une hypothèse de croissance au doigt mouillé pour 2013 (+0,1%) tenue pour irréaliste par le FMI qui, lui, anticipe une récession (-0,1%). Adepte du double discours, le gouvernement, dans le programme de stabilité soumis à Bruxelles, prévoit, lui-même, une diminution de 0,2 % de l'emploi en moyenne cette année.
Le pari présidentiel condamne la politique de l'emploi à l'échec. Il faut arrêter ce bricolage désastreux à coup de baisses du « coût du travail », d'allègements d'impôts sur les sociétés, de renforcement de la monarchie patronale à l'entreprise, de reculs de la sécurité de l'emploi pour les salariés et rationnements des services publics. Cette politique est incapable de faire baisser le chômage. Elle encourage la croissance financière des capitaux et la rente contre l'emploi, la formation, les salaires et la croissance réelle. François Hollande mène la France droit dans le mur. Les Français qui ont voulu le changement il y a un an, n'ont pas voté pour cela.

L’AFPA doit vivre et se développer

Le PCF soutient la manifestation des salariés de l'AFPA. Ceux-ci sont en lutte pour leur emploi et le devenir d'une formation professionnelle publique pour les adultes en France. Le gouvernement doit faire le bon choix. Au moment où 20 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été faits aux entreprises, va-t-il abandonner le secteur de la formation professionnelle au secteur privé comme l'exigent les directives de l'Union Européenne ?
L'AFPA minée par la loi de décentralisation de Raffarin ne doit pas être démantelée en 22 entités régionales. Son budget doit être revu à la hausse. Son action, celle de former nombre d'adultes au marché du travail, est une des seules pistes réellement sérieuses pour arrêter l'enfoncement dans la crise que connait notre pays. L’AFPA doit vivre et se développer !
Avec les salariés, le PCF défend le maintien d’une AFPA nationale et le développement de ses activités de formation, des modes de financement qui sécurisent et structurent ses missions pour aller vers la reconstitution d’un vrai service d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement pour les stagiaires de la formation professionnelle.

Contrats d’avenir : « Pas une réponse pérenne pour l’emploi durable des jeunes »

Le chômage et la pauvreté ne cessent de progresser chez les jeunes qui subissent la crise de plein fouet. Les contrats d'avenir proposés par le gouvernement peuvent être une première réponse d'urgence sociale mais ils ne peuvent en aucun cas être considérés comme une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes.
Pour que ces contrats soient utiles aux 150 000 jeunes concernés, ils doivent inclure une formation qualifiante et un réel accompagnement (tutorat) et suivi par les missions locales, auxquelles nous devons donner les moyens de fonctionner. Les acteurs concernés, organisations de jeunesse, syndicats, élus, missions locales, doivent avoir un rôle de contrôle du dispositif. Il est impensable de remplacer des emplois existants sous statut par des emplois précaires, ni de fournir une main d'œuvre quasi gratuite aux entreprises privées, comme le veut la patronne du Medef.
Si François Hollande s'est engagé à améliorer la vie des jeunes, il doit maintenant passer aux actes ! Le PCF appelle le gouvernement à prendre en compte les propositions des organisations de jeunesse. La loi-cadre, déposée par les députés du Front de gauche et qui permet aux jeunes de prendre en main leur avenir, doit être débattue et adoptée dés cette rentrée au parlement.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche sont déterminés a engager les batailles aux côtés des jeunes pour leur autonomie et la sortie de la précarité.

Formation des maîtres : le gouvernement méprise la communauté enseignante

Le gouvernement vient de faire passer en urgence à l'Assemblée nationale une nouvelle loi sur la formation des enseignants.
La droite met à profit les derniers mois avant les élections pour aller le plus loin possible dans la casse de l'Education nationale. Avec la loi Grosperrin, les IUFM sont rayés de la carte et la porte est ouverte à une privatisation de la formation des enseignants.
Les députés de droite, soutenus par le gouvernement, ont montré une fois de plus leur mépris vis-à-vis de la communauté enseignante et du fonctionnement démocratique du pays.
Après avoir imposé une réforme qui sacrifie la formation pour mieux casser le cadre national du service public, la droite décide maintenant d'ignorer l'avis du Conseil d'État qui en avait annulé plusieurs aspects suite à la requête de SLU, Sud-Éducation et des syndicats de la FSU.
Elle persévère contre l'ensemble des organisations professionnelles, contre les acteurs de l'école alors que les conséquences de la réforme de la formation des enseignants sont dévastatrices. Ce gouvernement nous mène droit dans le mur ! Il est urgent de reconstruire une formation initiale ambitieuse pour les enseignants, dans le cadre du service public national. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, s'engagent à revenir sur la réforme de la formation des enseignants mise en œuvre par le gouvernement. Le Front de gauche soutiendra la relance de la recherche et le développement de la formation initiale et continue. Il stoppera les suppressions de postes et engagera un plan de recrutement dans l'Education nationale sous statut de la fonction publique d'État rétablissant tous les postes supprimés.
Le Front de gauche développera enfin le pré-recrutement des enseignants pour que cette profession soit accessible à tous. Il est grand temps de rendre aux enseignants la maîtrise de leur métier, pour une école émancipatrice assurant la réussite de tous, sur tout le territoire !

Convention UMP / École : « La ségrégation scolaire organisée »

Suppressions de postes de fonctionnaires, casse de la formation des enseignants, suppression de la carte scolaire et du collège unique, installation du socle commun qui distingue dans le programme ce que l’on enseigne à tous et ce qui est réservé en option à une partie des élèves… La droite n'a donc pas fini de créer l'injustice et l'inégalité, l'UMP persiste et signe.
Avec l'autonomie financière qui va obliger chaque établissement à gérer la pénurie en embauchant des contractuels, le gouvernement veut créer des établissement de niveaux différents. D’un côté, on ne visera que le socle commun, de l’autre les établissements qui en auront les moyens auront des ambitions plus élevées.
C’est la ségrégation scolaire organisée !
Il est suicidaire pour l’avenir de notre pays de renoncer aux efforts nécessaires pour construire l’école de l’égalité. Face à l’élévation du niveau des savoirs et pour que les citoyens et travailleurs de demain soient éclairés, et pas pilotés comme des machines, l’avenir exige que tous les élèves fassent des études plus longues.
Ce renoncement à l’égalité constitue un recul historique, alors que l'Education est depuis 2007 l'objet d'une dégradation nette.
Le PCF et le Front de gauche réaffirment que tous les élèves sont capables d’apprendre. Le service public d’éducation nationale a la responsabilité de leur en donner les moyens. Redoublons d’efforts contre l’échec scolaire. Travaillons à la relance d’un collège véritablement unique, enseignant à tous les élèves le même programme et dans tous les établissements, pour préparer leur entrée au lycée.
Pour cela, des moyens sont nécessaires : des équipes éducatives sous statut de la fonction publique d’État, une relance de la formation initiale et continue des enseignants, un plan de lutte contre les inégalités scolaires. Élisons en 2012, la majorité qui mettra en œuvre cette ambition pour la France.

2000 radiations par mois, ça carbure au Pôle emploi

Il y a une « baisse continue du nombre de demandeurs d’emploi » explique Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi au quotidien Les Echos. Précisant sans complexe un peu plus loin radier des listes environ 2000 personnes par mois.
Elle est belle la baisse du chômage. En cause, l’offre raisonnable d’emploi, (ORE), une loi qui a bientôt 3 ans, et qui demande à Pôle emploi de radier de ses listes les chômeurs qui ont refusé deux offres d’emploi « raisonnables ». C'est-à-dire qui n’acceptent pas des boulots moins bien payés (85% de l’emploi précédent au bout de 6 mois de chômage), à moins de 30 km de son domicile et plus ou moins dans ses compétences. Autre motif de radiation, le refus d’une formation ou l’impossibilité de prouver "l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi".
Ce même jour, l’Unedic annonce une baisse d’environ 140000 demandeurs d’emploi cette année. Pour une bonne partie, on voit déjà qu’ils ne s’en sortiront pas par le haut.
La feuille de déroute de Pôle emploi
Pôle emploi précarise à tout-va

La recette « made in gouvernement » d’une école à plusieurs vitesses

Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la violence et l’absentéisme scolaire. Pour l’occasion il a endossé son traditionnel costume de père fouettard.
Face à l’échec patent de la politique gouvernementale, le président de la République se défausse de ses propres responsabilités en accusant les chefs d’établissements et les professeurs de « laxisme ». Après s’être attelé à la destruction de la formation des enseignants, à celle de la carte scolaire, le Président propose que les chefs d’établissements recrutent les enseignants sur leur « profil » : voilà la recette « made in gouvernement » d’une école à plusieurs vitesses !
Parmi les mesures proposées, de la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme pour les parents, aux travaux d’intérêts généraux pour les élèves les plus turbulents, en passant par la création des internats « pour perturbateurs », nous avons assisté ici à l’énumération d’une collection de non-solutions dangereuses pour le service public de l’éducation.
L’école ne doit pas être un centre de tri social voulu par le Président, mais un lieu d’émancipation de chacun.
Une fois encore, les grands absents des propositions sont les moyens à allouer à l’éducation nationale : pas de création de postes, de surveillants, de conseillers d’éducation, d’infirmières, d’assistants sociaux… Pire, c’est plus de 40 000 postes qui ont été supprimés dans l’éducation nationale depuis 3 ans. C’est là, l’accablante responsabilité du gouvernement.