Fin de la trêve hivernale…

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IP3VISO130315007Les expulsions locatives reprennent en ce lundi de Pâques en même temps que la fin du plan hivernal pour l'hébergement des sans-abri. La fondation Abbé Pierre, la CLCV et le collectif Jeudi Noir réclament un moratoire sur les expulsions en 2013 pour éviter "une casse sociale coûteuse pour l'Etat".
Il faut que la trêve hivernale dure toute l'année", lance ce lundi sur France Info Laure Bourgoin de l'association CLCV alors que les expulsions locatives sont désormais possible depuis quelques heures. D'après Droit au Logement, beaucoup de familles ont déjà reçu leur avis d'expulsion. Or, face à "la situation actuelle de crise du logement et de crise économique, cela n'a pas de sens de mettre en place des expulsions", poursuit Laure Bourgoin.
"Les expulsions coûtent cher à l'Etat"
Pour les associations, il faut donc mettre en place un moratoire sur les expulsions dès cette année 2013. "C'est le point de départ d'un véritable politique de prévention. Il s'agit de dire : au lieu d'expulser les personnes, on les maintient temporairement dans leurs logements et, pendant ce temps-là, on fait une enquête sociale", explique Christophe "Robert. Pour le délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, ce serait également une décision économique pour l'Etat car les familles expulsées sont pour la plupart éligible à la loi Dalo et donc prioritaire pour un relogement.
"Indemniser les propriétaires"
Les prioritaires ne seraient pas lésés par cette décision, d'après les associations. "Le moratoire doit faire l'objet d'une indemnisation des propriétaires. Il existe un fonds que les préfets peuvent utiliser quand ils décident de ne pas expulser", poursuit Christophe Robert. De son côté Jeudi Noir estime que ce moratoire serait une solution transitoire "en attendant la loi Duflot 2 et une solution pérenne contre les expulsions locatives". Pour le porte-parole du collectif, Manuel Domergue, "il faut mettre en place la garantie des loyers et une mutuelle généralisée pour les propriétaires". "Il ne doit pas y avoir d'expulsion sans possibilité de relogement"  

Une exclu de Marianne: Madame mouillée dans un gros scandale

Exclusif : Carla Bruni au coeur d'un scandale international
Frédéric Martel – Marianne | Vendredi 6 Janvier 2012 à 05:01 | Lu 47920 fois
Lorsqu'on entend parler de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, c'est surtout au sujet de sa fondatrice, mais qu'en est-il de ses activités ? Marianne publie cette semaine une grande enquête de Frédéric Martel : à y voir de plus près, l'action de la première Dame de France soulève quelques questions et prend même des allures de scandale international…
Si l'on connaît bien Carla Bruni, on connaît mal Carla Bruni-Sarkozy. Depuis 2008, la Première Dame de France fait beaucoup parler d’elle, mais personne ne sait vraiment comment elle agit. A la tête de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, elle est plus que discrète et aucune enquête sérieuse n’a été faite à ce sujet. On ne sait pas, par exemple, que la fondation ne s’intéresse qu’à la culture et à la lutte contre l’illettrisme – et pas du tout à la lutte contre le sida, dont Carla Bruni-Sarkozy parle pourtant souvent.
C’est qu’elle est aussi, et officiellement, ambassadrice de la lutte contre le sida, nommée à ce titre, bénévolement, par les Nations Unies (au titre du Fonds mondial de lutte contre le sida, d’ONU-sida et de l’Unicef). Enfin, Carla Bruni-Sarkozy entretient tout un réseau d’amitiés, ce qu’on peut appeler le « petit monde de la villa Montmorency », la résidence ultra luxueuse du XVIème arrondissement de Paris, où se trouve son hôtel particulier dans lequel elle vit, durant la semaine, le plus souvent avec le président Sarkozy.
Au terme d’une enquête de plusieurs mois aux Nations Unies et dans plusieurs pays, Frédéric Martel révèle dans Marianne les dysfonctionnements et le mélange des genres auxquels aboutit l'action – et l'inaction – de Carla Bruni-Sarkozy dans sa fondation et son comportement en tant qu'ambassadrice de la lutte contre le sida.

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