74 députés de gauche ont refusé de voter le texte de l’ANI

ani-toulouseL'Assemblée nationale vient de voter le projet de loi sur l'ANI. C'est un coup de Jarnac porté aux droits des salariés. Ce texte soutenu par le MEDEF va renforcer les possibilités de licenciement au moment où le chômage connait des taux records.
Je salue le travail des députés communistes et Front de gauche pour mettre à jour la nocivité de ce texte et ouvrir toutes les brèches possibles. Leur mobilisation a permis que dans le vote final, 19 députés de gauche votent contre le texte et 55 s'abstiennent. C'est donc 74 députés de gauche qui ont refusé de voter le texte de l'ANI. Cela signifie que le projet de loi adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'aura pas de majorité de gauche au Sénat. Le groupe des sénateurs CRC est décidé à continuer ce combat avec détermination, au coté de tous ceux qui se sont mobilisés aujourd'hui dans de nombreuses villes de France. La bataille n'est pas terminée.

Le billet du jour : Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.

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MOI_pManifester pour manifester, faire grève pour faire la grève, en serions-nous arrivés à ça ?
Austérité, accords patronaux, licenciements, délocalisations, tout est fait pour tirer la classe ouvrière vers le bas, tout est mis en œuvre pour mettre le peuple à genoux. Absolument tout.
Alors certains syndicats appellent à manifester, à faire grève, le Front de gauche soutient ces appels avec d’autres, mais est-ce suffisant ?
C’est le peuple et uniquement le peuple qui fera stopper toutes ces mesures néfastes à la vie de tous à chacun, c’est le peuple, la jeunesse et force est de constater que lors de ces appels le peuple ne répond plus, la jeunesse est absente. Ce sont des défilés parsemés auxquels nous assistons, des défilés tristes et qui ne sont plus la force d’opposition qu’ils devraient supposer démontrer.
Certes, après une longue période de politique de droite, beaucoup a été cassé, de nombreux cadeaux aux riches ont été réalisés. L’année dernière, au mois de mai les rênes du pays sont passées à gauche du moins nous l’espérions, dans tous les cas nous avons fait ce qu’il fallait pour que cela change.
On nous a dit pendant des mois que le changement c’était maintenant, et en guise de changement, nous vivons la continuité de ce qui s’est passé pendant de longues années avec la droite au pouvoir.
Alors le peuple est-il dégoûté, effaré, offusqué, de ces politiques qui nous mènent droit dans le mur ?
Le peuple en a-t-il marre de constater que ce sont toutes et tous les mêmes ?
Le peuple n’a-t-il plus cette énergie et l’envie pour se faire entendre ?
Certes, on pourrait l’analyser de la sorte, mais quand notre avenir, l’avenir de notre jeunesse est mis en jeux, rien, absolument rien ne peut excuser ce laxisme face à la destruction de nos acquis.
Il faut se réveiller, réagir, agir, ne rien lâcher face à cette minorité qui veut nous faire croire et subir n’importe quoi.
Nous entendons à travers nos médias que jamais notre pays, notre Europe, notre monde n’a compté autant de milliardaires, ce qui prouve que de l’argent il y en a. Alors pourquoi ? Pourquoi si peu de gens présents lors de ces manifestations ? Pourquoi ?
J’ai cette impression, ce sentiment que l’on tend l’autre joue après avoir pris une bonne claque.
Déçu, écœuré, dégoûté, je veux bien l’entendre et le comprendre, mais est-ce pour autant qu’il faut baisser les bras ? Laisser-faire ?
Sans réactions du peuple aujourd’hui, demain sera trop tard.
Et puis il y a ces élus socialistes, celles et ceux qui seraient censés mettre en place une autre politique, une politique réellement à gauche qui agissent comme les élus de droite que nous avons connu. Elles ou ils ne parlent plus avec le peuple, ils reçoivent une délégation, tout se fait et se dit en catimini loin des oreilles du peuple, c’est inadmissible, inconcevable et pourtant !
Hier je l’ai vécu et personne, absolument personne n’a dit quoi que ce soit. Les représentants syndicaux sont rentrés dans la permanence du député sans broncher, les présents se sont tus.
Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.
EXIGER, oui EXIGER, car que sera notre vie après toutes ces mesures mises en place ?
Avoir peur du lendemain n’est pas une honte, aujourd’hui cela devrait être le souci de toutes et de tous, et quand on a peur, on combat cette peur, on lutte pour ne plus avoir cette anxiété qui nous bouffe l’esprit tous les jours, faut-il attendre d’être au fond du trou pour réagir et agir ?
Être au fond sera trop tard !

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5 mars, 169 manifs et rassemblements. Longwy : rassemblement devant le parvis de l’hôtel de ville de LONGWY-BAS le Mardi 5 mars 2013 à 15 h00.

2013-02-28manif-5mars

CGT54L’accord, pas d'accord !!!CGT541

Le 11 janvier 2013 se sont achevées des discussions sur un accord qui prétend « sécuriser l’emploi » d’une extrême gravité pour les droits des salariés.
CGT et FO ont déclaré qu’elles ne signeront pas cet accord.
Par contre la CFDT, la CGC et la CFTC ont déclaré qu’elles le signeront.
Le MEDEF se réjouit bien sur de cet accord.

Si cet accord venait à être appliqué

  • Les licenciements économiques seraient rendus plus faciles et plus rapides.
  • Les salariés seraient contraints à une plus grande mobilité
  • Des accords d’entreprise pourraient permettre des réductions de salaire et allongements du temps de travail.
  • Le travail « intermittent » (tu travailles certaines périodes de l’année, pas à d’autres) serait en voie de généralisation.
  • Les délais de recours aux conseils des prud’hommes seraient réduits de 5 à deux ans. La prescription pour réclamer des salaires dus serait également ramenée de 5 à 3 ans.

Un projet de loi doit être présenté au conseil des ministres début mars pour être voté au parlement en Mai.

Il est encore temps d’y mettre obstacle par l’action collective.
Les Unions Locales CGT, FO, et FSU appellent à un rassemblement devant
le parvis de l'hôtel de ville de LONGWY-BAS le
Mardi 5 mars 2013 à 15 h00
avant de se rendre devant la permanence du Député

Retraites complémentaires: “ce n’est pas aux retraités de payer la crise”

afgicrLes propositions du Medef ont été rejetées par l’ensemble des syndicats de salariés ce vendredi, lors d’une nouvelle séance de négociations sur le sujet. Certains veulent un accord plus équilibré, la CGT reste opposée à toute contribution des retraités. Chaque organisation syndicale a fait ses propositions.
Pour Eric Aubin, “ce n’est pas aux retraités de payer la crise. On ne peut pas baisser le niveau des pensions sans paupériser cette catégorie de la population. Les pensions ont déjà baissé”. C’est ce qu’a déclaré le délégué CGT au sortir de la séance de négociation. La centrale syndicale suggère une augmentation des cotisations patronales de 1,65% qui permettrait “d’équilibrer les régimes d’ici 2017”. Cette hausse pourrait être “progressive” et “on peut jouer sur d’autres outils”, a expliqué M. Aubin, comme un “élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale”.
Le syndicat prend ainsi fermement position contre les propositions du Medef, discutées lors d’une première réunion fin novembre. Le syndicat des grands patrons avait proposé un gel des pensions de retraites complémentaires pendant trois ans ou leur sous-indexation sur l’inflation pendant cinq ans pour combler d’ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Ce que refuse l’ensemble des syndicats de salariés, qui souhaitent au minimum un effort partagé.
“Les organisations ont fait des propositions. Nous sommes encore loin d’un accord. Nous souhaitons que les retraités les plus modestes soient épargnés, les efforts à fournir doivent être partagés”, a déclaré de son côté Jean-Louis Malys pour la CFDT. Danièle Karniewicz (CFE-CGC) a plaidé pour une “logique d’équilibre des efforts entre les retraités, les actifs et les entreprises”, tout en reconnaissant que “ce numéro d’équilibriste n’est pas évident”. Selon elle, la sous-indexation proposée par le Medef (revalorisation en fonction de l’inflation, moins un point) est trop importante: “cela fait partie des leviers mais il faut agir de façon très prudente”, a-t-elle déclaré, souhaitant par ailleurs “une augmentation de 0,5% des cotisations à partager entre salariés et entreprises”.
En revanche, FO “n’est pas opposée au fait d’étudier une moindre revalorisation des pensions au 1er avril 2013 dès l’instant où il y a une augmentation des cotisations”, a déclaré le responsable retraites du syndicat Philippe Pihet. FO plaide également pour que l’Unedic participe financièrement “à hauteur des droits” octroyés aux chômeurs: actuellement Arrco et Agirc financent 30% de ces droits, l’Unedic seulement 70%.
L’objectif de cette réunion “était d’écouter les organisations syndicales”, a déclaré pour le Medef Jean-François Pilliard. Il présentera un nouveau document en discussion, “qui essaiera de faire avancer la discussion”, lors de la prochaine séance, le 15 janvier.

Florange : Sarkozy s’est couché devant les diktats de Mittal

Des l'aube, ce matin les sidérurgistes de Florange en Moselle ont décidé d'amplifier la lutte pour défendre leur outil industriel.
Depuis l'annonce de la direction de ne pas redémarrer le haut fourneau P6, mis en veille depuis octobre, l'intersyndicale CGT – CFDT – FO – CGC craint une fermeture pure et simple.
Les syndicalistes dénoncent, à juste titre, la folie meurtrière des actionnaires d'Arcelor Mittal qui, exigeant des taux de profit de 15% à 20%, s'apprêtent à fermer le dernier Haut Fourneau de Lorraine, pourtant rentable. Si tel est le cas, ce sont 5000 emplois directs supprimés, et 3 à 5 fois plus avec les emplois indirects. C'est l'avenir de tout le territoire lorrain, déjà cruellement massacré par la désindustrialisation et le chômage, qui se joue.
Avec le Front de Gauche, le PCF soutient les travailleurs (Fralib, Arkéma, Gandrange, Petroplus…) en lutte, qui défendent leur outil industriel.
Le Front de gauche se place immédiatement et résolument au service des travailleurs de Florange qui refusent la casse de leur outil industriel. Le PCF et ses partenaires ne se coucheront pas comme l'a fait Nicolas Sarkozy durant tout son mandat devant les diktats de Mittal et il participera à la grande manifestation régionale le 29 février avec les sidérurgistes de Lorraine.

ArcelorMittal Florange : les syndicats mobilisent, la direction minimise

Les syndicats ont mobilisé leurs troupes vendredi contre la fermeture, qu’ils craignent définitive, du deuxième haut fourneau de l’usine française d’ArcelorMittal à Florange.

A l’appel d’une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE/CGC, quelque 500 sidérurgistes (entre 200 et 300, selon la police) se sont rassemblés en début d’après-midi sur un passage à niveau menant à l’usine où ils ont été rejoints par plusieurs élus, nationaux et locaux, des partis socialiste et communiste.
Lors des prises de parole, les représentants syndicaux ont notamment exigé du gouvernement la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation de la sidérurgie en France et en Europe.
«ArcelorMittal, qui a réalisé 2,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre de l’exercice en cours, condamne Florange (…) pour faire un maximum de profits», a affirmé Edouard Martin, délégué CFDT au comité central d’entreprise du n°1 mondial de la sidérurgie.
«La fermeture du (haut fourneau) P6 constitue l’arrêt de mort de la filière liquide en Lorraine et va détruire quelque 2.000 emplois: un millier sur les 3.000 du site, 400 emplois intérimaires et plusieurs centaines de postes de sous-traitance», a-t-il poursuivi.
Peu auparavant, le directeur de l’usine mosellane, Thierry Renaudin, avait affirmé que la «mise en veille» du P6 était «conjoncturelle, temporaire et provisoire». La veille à Paris, ArcelorMittal avait annoncé la fermeture à compter du 3 octobre et pour une durée indéterminée du dernier de ses hauts fourneaux encore en activité en Lorraine.
«Cette mise en veille a été rendue nécessaire par un ralentissement saisonnier de la demande et nous redémarrerons lorsque nous aurons reçu les signaux adéquats du marché», avait-il précisé.
«Nous maintiendrons sur place les compétences-clés pour assurer un redémarrage rapide», avait-il assuré en ajoutant que quelque 500 salariés du site ainsi qu’un «certain nombre d’entreprises sous-traitantes» étaient concernés par l’arrêt.
Le ministre de l’Industrie Eric Besson a fait savoir qu’il allait recevoir «dans les prochains jours les représentants de la société, afin de s’assurer que toutes les mesures techniques sont prises pour pouvoir redémarrer le site dès que possible».
Pour le secrétaire de la section CGT d’ArcelorMittal Florange, Yves Fabbri, «si ArcelorMittal ne se décide pas à remettre rapidement à niveau le site de Florange, il s’agit de la fin de la filière liquide en Lorraine».
«La fermeture du P6 constitue une catastrophe sociale, financière et industrielle», a estimé François Pagano, délégué CFE-CGC au CE. «Cette décision remet en cause le projet ULCOS de captage de CO2 sur le site qui représente un investissement de 500-600 millions d’euros», a-t-il ajouté.
«Nous restons engagés dans ce projet», lui a répondu M. Renaudin. «Tous les investissements à l’étude pour Florange sont instruits dans le cadre de ce projet», a-t-il souligné.
Pour Michel Liebgott, député (PS) de Florange et président du groupe d’études sidérurgie à l’Assemblée nationale, «ArcelorMittal pratique le chantage». Selon lui, le groupe est en train de dire à l’Union européenne Financez ULCOS et je maintiens la filière liquide à Florange».
Martine Aubry, candidate à la primaire PS pour la présidentielle de 2012, a appelé Nicolas Sarkozy «à en finir avec les gesticulations et les promesses sans lendemain et à agir enfin pour la sauvegarde de nos usines et nos emplois».
Mise en service en 1948, l’aciérie de Florange est un site intégré transformant chaque année quelque 3 millions de tonnes d’acier en fonte, fer blanc et tôles revêtues pour l’automobile, la construction et l’emballage.

Les fonctionnaires se mobilisent pour leurs salaires

L'Humanité spécial mobilisation des fonctionnaires, ce mardi.
Les syndicats appellent à une journée de manifestation pour dénoncer "la politique d'austérité salariale" du gouvernement.
La mobilisation devrait se traduire par de nombreux rassemblements et manifestations.
Les huit syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, Solidaires, CFTC et CGC) avaient lancé un appel commun aux 5,2 millions d'agents des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière) à se "mobiliser fortement", à la suite de l'annonce par le gouvernement mi-avril du gel du point d'indice, qui sert à calculer leur salaire pour la seconde année consécutive en 2012. (lire le communiqué de la FSU)

Carrefour : “Succès sans précédent” de la grève

Magasins tout ou en partie bloqués, caisses fermées, réception des marchandises à l'arrêt: les salariés des hypermarchés Carrefour se sont fortement mobilisés samedi lors d'un mouvement de grève "sans précédent", selon les syndicats, pour ce géant de la grande distribution.
FO, la CFDT et la CGT avaient appelé à la grève pour exiger de la direction qu'elle revoie à la hausse ses propositions salariales pour 2011 pour les 65.000 salariés du groupe. Les syndicats avaient maintenu leur appel malgré l'annonce in extremis, vendredi, par la direction qu'elle allait rouvrir les négociations, en dénonçant un "piège grossier" destiné à casser la mobilisation. "C'est la première fois que je vois toutes les organisations appeler à la grève le même jour, après 38 ans chez Carrefour", a souligné samedi Serge Corfa, de la CFDT Services. "Je n'ai jamais vu une mobilisation aussi importante, touchant même de petits hypermarchés comme Beaucaire (Gard) qui a suivi à 80%", a-t-il ajouté, en estimant qu'entre 150 des 200 hypermarchés avaient été affectés.

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