Aujourd’hui, la région Lorraine est en deuil, ils ont achevé les hauts fourneaux de Florange, c’est la fin de la filière chaude, c’est une stèle qui remplacera les hauts fourneaux !

MOI_pAujourd’hui est un jour de deuil pour toute la Lorraine, alors qu’hier c’était une grande victoire pour notre pays.
En effet, hier notre France, la belle, la rebelle ajoutait une liberté, le droit d’aimer, le droit de s’unir au nom de l’amour.
Ils ont dit oui au mariage pour tous, c’est un moment historique !
Malheureusement, cette victoire est entachée dans notre région. Les mêmes qui ont voté pour ce grand succès, n’ont rien fait pour sauvegarder notre région la Lorraine, région qui pendant des décennies a été celle qui a nourri tout notre pays.
Déjà en 1981, un certain François était venu à Longwy nous dire qu’il n’y aurait plus de suppression d’emplois sans création au préalable. Dès le lendemain, la presse locale annonçait la fin de la sidérurgie dans notre secteur.
En 2012, alors qu'il était candidat, c’est un autre François qui est venu dire à Florange qu’il ferait tout, absolument tout, pour sauvegarder les hauts fourneaux que ce « Mittal » voulait arrêter.
« Je ne veux pas être élu sur une promesse et revenir élu sans l’avoir tenue » c’est ce que François Hollande a dit aux salariés des hauts fourneaux de Florange.
Résultat aujourd’hui, 24 avril 2013 ceux-ci vont s’éteindre à jamais alors que le François qui est venu en 2012 est devenu président de la République, un poste où le pouvoir lui permet de dire NON !
Ce ne sont que des « Pinocchio », des menteurs.
Notre pays perd toute son industrie lourde, il compte des millions de chômeurs, ce même François a installé l’austérité, et demain ? Quand nous aurons besoin d’acier, nous irons encore acheter à l’étranger !
Est-ce que cela peut encore durer ?
Notre France, la belle, la rebelle, va devenir un désert si on laisse faire, le constat est lourd, chaque jour de grandes entreprises mettent la clef sous la porte au nom de la rentabilité, au nom des bénéfices, cela suffit !
Nous n’avons plus rien à perdre, alors qu’attendons-nous pour réagir et agir pendant qu’il est encore temps !
Demain, ce sera trop tard !
Le Peuple de France a voulu chasser Sarkozy non pas pour changer l’homme, mais pour mettre en place une autre politique, une politique basée sur l’humain d’abord et donner la place au peuple, une politique de gauche et réellement à gauche. Force est de constater que le locataire de l’Élysée a bien changé, mais que la politique qui est mise en œuvre est la même voir pire que celle du locataire précédent.
France, notre pays, France, la belle, la rebelle, que vas-tu devenir ?
Nous n’avons pas le droit de laisser faire, de regarder, de croire que c’est la fatalité, ce sont des choix, des choix politiques, des choix malheureux pour l’avenir de notre pays et celui de nos enfants, de nos petits-enfants.
Nous pouvons faire autrement, des exemples existent, pour cela, nous, le peuple de France, citoyen de notre pays, nous devons résister, ne rien lâcher, ne pas laisser faire, nous devons réagir et agir, vite, très vite.
Un seul mot, RÉVOLUTION ! Révolution citoyenne ! Exigeons que celles et ceux que nous avons mis au pouvoir fassent ce qu’elles et qu’ils ont promis dans leur programme. Une politique de gauche et réellement à gauche !
Stop à l’argent roi !
Aujourd’hui, la région Lorraine est en deuil, ils ont achevé les hauts fourneaux de Florange, c’est la fin de la filière chaude, c’est une stèle qui remplacera les hauts fourneaux !

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CCE / Arcelor Mittal : un projet mortifère cautionné par le gouvernement

florange3011_0Hier s'est tenue la réunion du CCE d'Arcelor- Mittal qui va être lourd de conséquences pour l'emploi industriel et la sidérurgie française. En effet, l'ogre financier Mittal a annoncé son projet industriel mortifère pour les prochaines années, s'appuyant sur l'accord obtenu fin 2012 avec le premier ministre et son gouvernement. Fermeture de la phase liquide de Florange, mise au cocon pour 6 ans des hauts fourneaux, redéploiement de l'activité de décapage et de laminage de Basse Indre vers le site Mosellan… Bref Laskhsmi Mittal avec l'accord de Jean Marc Ayrault a donner le coup de grâce à la sidérurgie française, véritable colonne vertébrale de toute l'industrie.
Après le rapport Faure qui épinglait sévèrement les choix financiers de Mittal, le rapport indépendant du cabinet Secafi Alpha souligne les grands risques d'échec du projet Mittal. Se taire, c'est cautionner le plan de casse de Mittal et hypothéquer l'avenir industriel de la France. En effet, nul n'ignore que la demande d'acier ne va pas faiblir à l'avenir et que l'exportation coutera très chère à notre pays.
Monsieur le Premier ministre, la moralisation de la vie politique aux yeux des salariés de la sidérurgie, de Dunkerque à Basse Indre, en passant par Florange c'est réouvrir le dossier de la sidérurgie et retirer la parole donnée par l'Etat à Mittal. Les salariés et leurs organisations syndicales sont porteurs de propositions concrètes et sérieuses. Elles restent plus que jamais d'actualité.

Florange est l’un des sites ArcelorMittal les plus rentables d’Europe du Nord (Image)

Ce document pertinent sort tout droit des tiroirs d’ArcelorMittal :  la CFDT a obtenu une copie de ce graphique interne et l’a diffusé.
Contrairement aux arguments développés par ArcelorMittal lors de l’annonce de la fermeture de la phase liquide de Florange, les courbes que l’on voit sur sur ce graphique prouvent que le site mosellan est tout à fait compétitif.
En effet, le graphique montre que le site lorrain se situe dans la moyenne. L’acier produit n’est ni le moins cher, ni le plus cher, même s’il accuse un surcoût de 24€ / tonne dû au transport des matières premières.
Reste à savoir quelle serait la réponse de Mittal face à cette preuve-argument.

les_courbes_iiii_1_1http://www.dailymotion.com/video/xvv7yw_floange-un-site-rentable-selon-un-document-interne_news

Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal

On connait dorénavant le scénario de Jean Marc Ayrault. Il annonce un accord avec Mittal pour éviter un plan social et la poursuite de l'activité à Florange. Le scénario du premier ministre a déçu les 650 salariés car il peut tourner vite en mauvais film, ces prochains mois. Comment faire confiance à l'investisseur Mittal et à ses engagements, d'autant que les hauts fourneaux restent fermés et ne redémarrerons pas à court terme ? Comment croire à des investissements de Mittal de 180 millions d'euros en 5 ans bien insuffisants quand le PDG indien ferme depuis des années tous ces sites en Europe ?
Le gouvernement s'est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique. La solution annoncée n'est pas à la hauteur, au vu de l'enjeu industriel. La seule garantie qu'aurait dû prendre le premier ministre aurait été de prendre la main avec une majorité de blocage au sein du conseil d'administration sur la base d'investissements publics, garantissant l'avenir de Florange.

Florange : « Jouyet a perdu une occasion de fermer son bec »

A la question: « Est-ce que la Banque publique d'investissement devra sauver Florange ? » son futur dirigeant, M. Jouyet, a donc répondu « la BPI aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux ». Voilà un commentaire particulièrement grave et inquiétant.
Quel mépris pour les salariés de Florange qui se battent depuis des mois pour sauver leur emploi et leur site qui, doit-on le redire ici, est tout à fait rentable. Le récent rapport commandé par Arnaud Montebourg l'atteste.
Cette sortie est finalement peu surprenante de la part de quelqu'un qui a déjà montré sa grande aptitude à se retrouver régulièrement du bon coté du manche. Un temps ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy voilà qu'aujourd'hui, à peine investi par François Hollande, il vole au secours de la Multinationale sidérurgique Mittal en reprenant ses arguments mensongers sur Florange.
Le PCF condamne avec fermeté ces propos insultants et irresponsables à l'égard des salariés qui ont donné leur vie à leur entreprise et qui aujourd'hui sont à deux doigts de tout perdre. A parler de canard boiteux, Jouyet a cette fois perdu une occasion de fermer son bec.

Social / Avenir de Florange: les syndicats déçus par les déclarations d’ArcelorMittal

Mais…. Que va faire François HOLLANDE ?

Les représentants syndicaux de l’aciérie ArcelorMittal de Florange se sont dits déçus par les déclarations de la direction sur l’avenir des deux hauts fourneaux de l’usine, à l’arrêt depuis sept mois, à l’issue d’une réunion mardi à Luxembourg.

Le numéro un mondial de la sidérurgie a indiqué qu’il pouvait répondre à la demande en acier sans faire tourner les hauts fourneaux lorrains, qui redémarrerait «dès que les conditions de marché» le permettraient.
«Cela n’est pas satisfaisant, c’est la réponse que l’on nous fait depuis des mois alors que nous espérions avoir quelque chose de plus concret», a expliqué Jacques Minet, secrétaire CFDT de l’usine de Florange.
«Clairement, il n’y a pas de volonté de faire redémarrer» les hauts fourneaux à l’arrêt depuis octobre 2011, a-t-il ajouté, s’estimant «déçu par la langue de bois» des dirigeants d’ArcelorMittal, engagée dans un «dialogue de sourds» avec les représentants syndicaux.
Le responsable de la CGT, Jean Mangin, a pour sa part dénoncé le «mépris» du patron du groupe, Lakshmi Mittal, qui «n’a pas l’honnêteté de venir nous voir (…) alors qu’il prône le dialogue social».
Les syndicats ont été reçus par Henri Blaffart, vice-président d’ArcelorMittal pour les aciers plats en Europe, et Willie Smit, le directeur des ressources humaines en marge de l’assemblée générale du groupe à Luxembourg. M. Blaffart leur a répété que Florange redémarrerait «dès que les conditions de marché le permettront».
Les dirigeants d’ArcelorMittal ont affirmé mardi qu’ils continuaient à examiner l’évolution de la situation économique pour éventuellement décider d’une relance de hauts fourneaux. Une décision sera prise «pendant l’été», a dit devant les actionnaires le directeur financier, Aditya Mittal.
ArcelorMittal «cherche la rentabilité à très court terme au détriment de l’aspect humain», a estimé Jean Mangin, accusant le groupe «d’orchestrer une fermeture définitive» de Florange.
Les syndicats, qui se retrouvent mercredi matin pour décider des actions à venir, veulent «interpeller» le président élu
François Hollande, qui avait effectué une visite de soutien aux salariés pendant la campagne. «Il va falloir une vraie volonté politique pour prendre des décisions» en faveur de la relance du site lorrain, a-t-il dit.

Soutenez la lutte des travailleurs d’Arcelor Mittal à Florange, pour le maintien des industries stratégiques en France. Signez la pétition !

Cliquez sur l'image pour signer la pétition.

Ca bouge en Lorraine : Social – Journée de la cgt sidérurgie hier à Florange. – Un cortège rouge pour le « fossoyeur de la sidérurgie »

Full Mittal Racket : le slogan que Jérôme a inscrit sur son casque de métallo florangeois, toute la France l’a vu. La CGT l’a même fait imprimer sur des autocollants distribués à tour de bras hier, à Florange. A l’appel du syndicat, les ArcelorMittal se sont retrouvés à Florange, venus du Luxembourg et de Belgique, des sites de Dunquerke, Fos-sur-Mer, Bourg-en-Bresse, Basse-Indre, Montataire… Les unions locales et départementales de toute la Lorraine étaient représentées, ainsi que la fédération nationale. Le Front de Gauche, le NPA et le PCF étaient largement présents aussi mais les élus socialistes du secteur avaient également fait le déplacement jusqu’à la mairie de leur collègue Philippe Tarillon. Dans le respect de l’intersyndicale locale, FO et la CFDT se sont joints au rassemblement… mais pas au cortège. Une fois le soutien marqué, la CFDT s’est retirée. Voilà pour la version officielle. En fait, quelques cégétistes de Fos-sur-Mer – dont un passablement énervé, voire imbibé – ont pris à partie Edouard Martin (CFDT). Rideau sur l’incident.
Accueil policier
Les sandwiches avalés, le cortège a pris la direction des grands bureaux où bien sûr, les militants ont trouvé grilles closes. Et derrière, d’impassibles vigiles d’une société privée, récemment engagée par le géant de l’acier pour tenir le portier de Florange. Le face-à-face n’a duré que le temps de faire céder la grille centrale. Pour se retrouver cette fois devant un quarteron de gendarmes mobiles et derrière eux, une dizaine de policiers en civil, matraques dans le dos. Empêchés d’avancer plus loin que l’infirmerie, interdits d’accès par l’arrière, les manifestants n’ont pas cédé à la violence, malgré ce comité d’accueil. Tandis que Thierry Renaudin, directeur du site, recevait une délégation de quatre personnes, les manifestants ont tourné les talons. Dans le calme. Ne laissant derrière eux que les lettres CGT tracées au sol et quelques faux dollars à l’effigie de Mittal. Le prix du travail ou celui du chômage ?

Républicain Lorrain du 23 Mars 2012 – E. de R. Photos : Pierre HECKLER

 

 

 

 

 

 

 

 

• La CGT sidérurgie a rameuté ses troupes hier, pour montrer son soutien à Florange mais aussi pour dénoncer les menaces qui pèsent sur ce secteur.
• Ils étaient un bon millier de manifestants selon la police… 3 voire 4 000 selon le syndicat. La vérité se situe probablement entre les deux.
• Parmi eux, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF et Olivier Besancenot qui était venu, lui, en simple militant du NPA.

Ca bouge en lorraine : Florange – Rouge comme la colère

La journée d’action de la CGT sidérurgie à Florange a permis de réunir de nombreux salariés de sites ArcelorMittal de France et d’Europe. Un cortège d’environ 2 000 manifestants est parti de la mairie jusqu’aux Grands Bureaux… avec accueil assuré par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles.

Les salariés d’ArcelorMittal : “Aujourd’hui, Florange est à nous !”

Comme prévu lors de l'assemblée générale de jeudi dernier, les sidérurgistes ont investi ce matin dans le calme les locaux de la direction de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), bien décidés à défendre leur outil industriel.
"Ce sera le village de la résistance, où les ouvriers pourront venir parler, s'exprimer sur leur lutte et défendre leur outil de travail", explique le responsable de la CGT, Jean Mangin. "L'Etat a sauvé les Lejaby. Il doit intervenir pour nous", a poursuivi le responsable FO, Walter Broccoli.
Répondant à l'appel de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, les ouvriers, pour la plupart casqués, sont entrés dans les "grands bureaux" de l'usine, aux cris de "Mittal, on veut du travail". Ils se sont ensuite rendus dans les étages supérieurs, dont la direction générale était absente, selon Edouard Martin, membre CFDT du Comité central d'entreprise (CCE) d'ArcelorMittal. Il s'agit de "mettre au chômage technique la direction". "Nous resterons dans ces bureaux tant que les haut-fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré", a-t-il ajouté. Les métallurgistes se sont ensuite installés avec leurs drapeaux et leurs dossards chamarrés dans la grande salle du comité d'établissement.
"Aujourd'hui, Florange est à nous, Florange est à vous", a crié un syndicaliste sous les vivas de ses camarades. "Aujourd'hui, nous sommes les maîtres à bord et la direction ne reviendra que lorsque le marché le permettra", a renchéri Edouard Martin, en promettant "au moins une action par semaine jusqu'au 6 mai", date du deuxième tour de l'élection présidentielle. L'intersyndicale a annoncé que des tentes allaient être érigées sur les pelouses de l'usine lors de cette occupation qui devrait se prolonger plusieurs jours. "Si Mittal ne veut plus de Florange, qu'il s'en aille… Mais il est hors de question qu'il démantèle l'usine. Nous ne le laisserons pas faire", a poursuivi, l'air très déterminé, le responsable FO, Walter Broccoli.
Pour les syndicats, la décision de la direction de ne pas remettre en route la filière liquide à Florange annonce une "mort programmée du site" où travaillent quelque 5 000 personnes, dont 3 000 en CDI, les autres en intérim et en sous-traitance. ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu'en Lorraine il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.
Lors d'une assemblée générale la semaine dernière, les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte.