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Régularisation/Valls : « la gauche ne doit pas mettre ses pas dans ceux de Claude Guéant »

Alors que les principales organisations syndicales et associatives de défense des sans-papiers ont demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault une rencontre sur la base de leur plateforme de revendications, on apprend aujourd'hui par voie de presse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls envisage une circulaire visant à la régularisation au cas par cas des sans-papiers. Curieuse conception de la concertation démocratique.
On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire.
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Malgré des annonces prometteuses sur la fin de la rétention pour les enfants ou la création d'un titre de séjour de 3 ans, les propos de Manuel Valls sur la question des migrants sont encore trop simplistes parfois même inquiétants : rien sur les conditions de vie des immigrés expulsés dans leur pays où ils risquent parfois le pire, rien sur la question des droits tel que le droit de vote des résidents étrangers comme le demande activement le PCF.

Le PCF demande le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Interieur.


Droit de vote des résidents étrangers : « réparer l’anomalie démocratique »

Devant 3000 maires réunis à l'Élysée hier, Nicolas Sarkozy s'en est pris au droit de vote des résidents étrangers. Alors qu'il défendait le contraire en 2001 et 2005, le Président de la République s'est enfoncé dans un positionnement toujours plus à droite, cornaqué par le FN et la droite populaire et leurs idéaux détestables.
Pourtant ce combat est d'arrière garde. Plus la droite tente de populariser ce débat dans l'opinion, moins elle est entendue : 7 français sur 10 sont aujourd'hui favorables à l'obtention de ce nouveau droit qui pourrait enfin réparer cette anomalie démocratique. Les 5 millions de citoyens vivant en France et payant des impôts n’ont pas de droit de regard sur les grands choix de société et la façon dont leurs impôts sont utilisés. Une discrimination injuste, d'autant que les étrangers venus de l’Union européennes ont eux, le droit de vote aux élections locales.
Le PCF réaffirme son soutien au droit de vote des résidents étrangers à toutes les élections. Le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » propose, dans un premier temps d'accorder aux résidents extra-communautaires le droit de vote aux élections locales.


France : 40% des victimes de discriminations sont d’origine étrangère

En marge de la présentation de l’étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) "Être né en France d’un parent immigré", l’Institut d’études démographiques (INED) a dévoilé les résultats de son étude (Voir format PDF) "Les discriminations : une question de minorités visibles". Constat, un quart des immigrés et de leurs enfants subissent des discriminations.
Les deux Instituts ont réalisé conjointement, l’enquête "Trajectoires et Origines (TeO)", dont sont issues les deux études présentées le mardi 30 mars. Les discriminations touchent beaucoup des immigrés et leurs descendants, même si beaucoup d’entre eux gardent un silence total.

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