Etat


Voilà qu’à Longwy et ailleurs certaines et certains sont en train d’inventer une nouvelle gauche ! Le billet du jour…

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MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
décidément je n’arrive pas à m’y faire et surtout je ne surviens pas à comprendre.
Lire dans la presse régionale de ce matin ce genre de propos lors de la présentation de la liste « ENSEMBLE » menée par le socialiste Jean-Marc FOURNEL (suppléant du député Christian ECKERT, rapporteur général de la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale) un certain Jean-Paul Durieux dire, « Ne pas penser de la même façon, ne pas envisager l’avenir de la même façon, c’est enrichir les débats, pour aboutir à un résultat gagnant-gagnant ».
Est-ce seulement une façon de ne pas envisager, de ne pas penser l’avenir ou est-ce des convictions qui font que d’envisager et de penser l’avenir soit différent ?
J’opte pour la deuxième solution. En effet, dire à un moment que l’adversaire principal est la finance et avec le temps faire des cadeaux à cette même finance tout en avouant être social-démocrate et installer l’austérité pour le peuple de France est en effet une façon de se moquer du peuple.
C’est en effet, mettre ses convictions que l’on a affiché pendant un temps dans sa poche. Vous avez compris que je parlais de ce François Hollande président de la république et socialiste, non ! Excusez-moi, social-démocrate. Et ce monsieur FOURNEL et ses amis(es) quoiqu’ils puissent en dire sont de la même famille, jamais, ils n’ont critiqué la politique nationale de leur gouvernement dit de gauche, pourtant il y a de quoi dire.
Dans ce même article, on continue de lire ceci : L’autre gagnante potentielle de cette équation prend alors la parole et prévient, sentant venir la sanction des électeurs (et pour cause) : « Il ne faut pas se tromper d’élection, pointe Martine Étienne, représentante Front de Gauche et n° 2 de la liste. L’élection municipale n’est pas un référendum pour ou contre la politique de François Hollande […]
D’abord Martine Étienne, ne représente pas le Front de Gauche à elle seule, cela se saurait. Elle n’est ou est encore membre du FdG c’est tout autre, car si je ne me trompe pas, elle est membre du PG, et le PG a déclaré lors d’une grande réunion que tous les membres du PG qui feraient alliance avec le PS seraient exclus ! Ce n’est pas moi qui le dis, mais le chef de file du FdG au niveau national, j’ai nommé Jean-Luc Mélenchon.
Ensuite, les municipales ne sont pas un référendum, ça on savait ! C’est une élection. Néanmoins comme c’est une élection, il aurait été judicieux qu’il y ait à Longwy une liste dite du Front de Gauche. Les municipales sont des élections à deux tours, mesurer ses forces et définir un autre projet que celui des socialistes aurait démontré cette volonté dont on se prévaut depuis des années, la résolution de confirmer notre différence. Il aurait toujours été temps au deuxième tour de faire barrage à la droite comme on dit.
Pourtant la deuxième de liste et ses compères qui se disent FdG ont critiqué et critiquent toujours la politique nationale mise en place pas les sociaux-démocrates.
En poursuivant l’article on peut lire ceci : L’objectif est clair : remettre la gauche aux commandes.
La gauche aux commandes ! Mais de quelle gauche s’agit-il ? Voilà qu’à Longwy et ailleurs certaines et certains sont en train d’inventer une nouvelle gauche, la gauche sociale-démocrate, la gauche se situant plus à droite que la droite elle-même. Seraient-ils atteints du syndrome dit « trouble de la latéralité ? »
D’autre part, insister sur le fait que les municipales ne sont pas des élections nationales est encore une fois une volonté de tromper le peuple, les budgets de nos municipalités sont fait de dotations nationales, pour 2014 ce gouvernement (social-démocrate) envisage de les diminuer de 1,5 milliard, qui dit mieux ?
Quoi qu’il en soit, alors qu’il était possible et certainement le moment de montrer notre différence, certaines et certains ont choisi de faire ensemble ! Certes faire ENSEMBLE, RASSEMBLER a toujours été un objectif pour les gens de gauche, mais pour faire une politique réellement à gauche celle où « l’humain d’abord » est une priorité. Rassembler avec celles et ceux qui installent le peuple dans la misère n’est pas un rassemblement digne de ce nom, c’est se rendre complice d’une politique néfaste au peuple de France.
Se dire de gauche aujourd’hui, c’est être à gauche et bien à gauche, alors comment les électrices et les électeurs vont-ils percevoir ce rassemblement ? Qui en fait n’en est pas un. Il faut arrêter de prendre les gens pour des enfants de chœur, et dire les choses, les FdG de Longwy, ne cherchent qu’une place et rien d’autre. Eh oui ! La lutte des places a bien remplacé la lutte des classes.
Dans un autre article de la même presse locale, c’est Christian Eckert lors de ses vœux qui souligne « nous avons stoppé l’hémorragie », fort le député de notre circonscription, très fort, le chômage ne cesse d’augmenter, les licenciements en masse continuent d’être annoncés, la pauvreté ne s’arrête pas de grandir, les restos du cœur voient leur distribution de repas se multiplier par deux voir par trois et ce gouvernement aurait stoppé l’hémorragie ! J’avoue qu’il faut être courageux pour tenir de tels propos.
NON ! Et encore NON ! Rassembler pour rassembler n’est vraiment pas utile, s’il faut rassembler, c’est toutes celles et tous ceux qui souhaitent et qui font pour un choix de société porteur des valeurs de justice, de solidarité et de progrès social ce qui n’est pas le cas du parti socialiste.
C’était le moment, ils ont choisi une autre voie, ce chemin qui nous mène droit dans le mur.
Bien évidemment, ces propos n'engagent que moi.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.


Tarif EDF : à défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux !

edf-tarifsLa première décision de Philippe Martin comme ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est d’augmenter les tarifs d’électricité de plus de 5 % pour 2013 et 2014. Il s’agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années. A défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux ! Cette annonce représente un cadeau de départ en vacances, dont nombre de français auraient aimés se passer ! Cette augmentation est inacceptable. Elle porte exclusivement sur les tarifs réglementés pour les particuliers : une fois encore les grandes entreprises en sont préservées.
La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif. Le gouvernement Sarkozy/Fillon avait volontairement limité les hausses dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Si EDF doit disposer de moyens financiers pour faire face à ses charges, le Parti communiste considère que d’autres solutions doivent être utilisées. Ainsi l'État, qui est actionnaire majoritaire d’EDF, détenant 84,48% de son capital, prélève 2,3 milliards d’euros de dividendes par an. Nous proposons donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités.
L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ne fait pas baisser les prix, bien au contraire ! Cette libéralisation conduit à des gâchis : affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence. C’est pour cette raison que nous défendons la création d’un  pôle 100 % public de l’énergie et que nous préconisons la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie.


Energie/E.On : le PCF demande une intervention publique

eonSous prétexte des nouvelles normes environnementales et refusant de faire face aux investissements à engager pour y répondre, E.On confirme vouloir fermer en France, d’ici fin 2013, 5 tranches sur les 7 que comptent les 4 centrales à charbon héritées de la Société Nationale d’Électricité Thermique (SNET). Pourtant E.On a les moyens d’investir dans la SNET pour la mise à niveau de son parc et/ou pour de nouveaux outils de production performants. Ce groupe industriel préfère opérer d’autres choix, celui de la recherche de rentabilité maximale.
535 emplois sont menacés de supression dans un secteur industriel stratégique. Cette décision désastreuse aura des conséquences sociales et économiques sur les bassins de vie concernés : Nord (Hornaing), Moselle (Emile Huchet), Saône et Loire (Lucy) et Bouches du Rhône (Gardanne).
Le PCF condamne ces décisions et demande au gouvernement une intervention publique. C’est tout le sens de la proposition de résolution déposée par les députés communiste en mars dernier. Il est de la responsabilité de l’État de piloter la production d’électricité et d’être le garant de l’alimentation électrique pour les citoyens.
La fermeture de plusieurs sites de production d’E.On représente un manque de 1.3GW sur le réseau. D’ici 2015, ce sont 6.9 GW qu’il manquera sur l’ensemble du parc charbon, avec les fermetures à venir des centrales thermiques d’EDF. Même toute relative, la part du thermique à flamme (10%) reste indispensable pour l’équilibre de notre mix électrique : Les centrales thermiques assurent les consommations en période de pointe et sont indispensables pour faire face à l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque. Les fermer revient à multiplier considérablement les risques de black-out ou à s’orienter vers un rationnement de l’électricité, et une remise en cause de l’égalité d’accès à l’énergie via une forte hausse des factures.
Il est indispensable que le gouvernement prenne les initiatives nécessaires pour mener au préalable une étude d’impact complète sur le triple terrain énergétique, écologique et social de ces décisions au risque de voir notre pays ne plus disposer de la puissance électrique nécessaire à son fonctionnement quotidien.
Nous réaffirmons que dans le mix énergétique électrique la place du thermique à flamme a une place indispensable bien que limitée. Il est temps que le gouvernement et les entreprises développent autour de cette énergie de nouveaux projets, pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux de demain. Investir pour développer des centrales à charbon propre super critique et pousser les développements des technologies de captage et stockage du CO2.


Fin de la trêve hivernale…

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IP3VISO130315007Les expulsions locatives reprennent en ce lundi de Pâques en même temps que la fin du plan hivernal pour l'hébergement des sans-abri. La fondation Abbé Pierre, la CLCV et le collectif Jeudi Noir réclament un moratoire sur les expulsions en 2013 pour éviter "une casse sociale coûteuse pour l'Etat".
Il faut que la trêve hivernale dure toute l'année", lance ce lundi sur France Info Laure Bourgoin de l'association CLCV alors que les expulsions locatives sont désormais possible depuis quelques heures. D'après Droit au Logement, beaucoup de familles ont déjà reçu leur avis d'expulsion. Or, face à "la situation actuelle de crise du logement et de crise économique, cela n'a pas de sens de mettre en place des expulsions", poursuit Laure Bourgoin.
"Les expulsions coûtent cher à l'Etat"
Pour les associations, il faut donc mettre en place un moratoire sur les expulsions dès cette année 2013. "C'est le point de départ d'un véritable politique de prévention. Il s'agit de dire : au lieu d'expulser les personnes, on les maintient temporairement dans leurs logements et, pendant ce temps-là, on fait une enquête sociale", explique Christophe "Robert. Pour le délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, ce serait également une décision économique pour l'Etat car les familles expulsées sont pour la plupart éligible à la loi Dalo et donc prioritaire pour un relogement.
"Indemniser les propriétaires"
Les prioritaires ne seraient pas lésés par cette décision, d'après les associations. "Le moratoire doit faire l'objet d'une indemnisation des propriétaires. Il existe un fonds que les préfets peuvent utiliser quand ils décident de ne pas expulser", poursuit Christophe Robert. De son côté Jeudi Noir estime que ce moratoire serait une solution transitoire "en attendant la loi Duflot 2 et une solution pérenne contre les expulsions locatives". Pour le porte-parole du collectif, Manuel Domergue, "il faut mettre en place la garantie des loyers et une mutuelle généralisée pour les propriétaires". "Il ne doit pas y avoir d'expulsion sans possibilité de relogement"  


Réforme constitutionnelle : “La République à la petite cuillère” (Pierre Dharréville – PCF)

repuIl y en a assez que l'on réforme la République à la petite cuillère, au gré des appétits et sans réelle ambition de démocratisation. Où est la cohérence ? Et surtout, où est la réponse à la crise politique  profonde que nous traversons ? Où sont les modifications nécessaires pour donner toute leur place aux citoyennes et aux citoyens ? Où est la revalorisation du pouvoir législatif ? Où sont les nouveaux pouvoirs aux salariés et aux citoyens dans le champ économique ? Où est le droit de vote des étrangers résidents ? Où est la reconnaissance du pluralisme ?
Nous regarderons dans le détail la réforme du statut pénal du chef de l’État. Ce qui est annoncé concernant le Conseil Constitutionnel et le Conseil supérieur de la magistrature manque singulièrement d'audace.
Quant à la réforme du dialogue social, dans la mesure où elle prend pour modèle l'épisode toujours en cours de l'Accord National Interprofessionnel du 11 janvier, elle éveille en nous de graves inquiétudes. La République ne saurait accréditer l'infériorité de la loi sur le contrat, laissant la décision au rapport des forces institué par le patronat.

Afin de refonder le pacte démocratique dans notre pays et de permettre à notre peuple de se réapproprier sa souveraineté, nous en appelons à un grand débat public et à la construction d'une VIème République.


Nouvelle preuve de l’ultralibéralisme dominant dans les médias

On vous le dit, on vous le répète : l’ultralibéralisme est le nouveau Dieu, et l’oligarchie est son prophète. En voici une nouvelle preuve, s’il en fallait, tant c’est une évidence pour tout le monde désormais, et notamment les plus éduqués d’entre nous.


Palestine : « Inacceptables sanctions israéliennes contre les palestiniens »

Les consternantes représailles à l'admission de la Palestine comme État observateur à l'ONU suscitent une indignation légitime et de multiples condamnations dont celle du Parti communiste français et bien d'autres forces politiques et sociales de notre pays, attachées à la nécessité d'agir pour la paix et pour le droit.
Les dirigeants israéliens ont annoncé 3000 nouveaux logements dans les blocs de colonies de Jérusalem-Est et de Cisjordanie. Ils ont confirmé un projet de colonie qui, près de Jérusalem-Est, couperait en deux la Cisjordanie s'il était réellement achevé. Enfin, ils ont notifié la construction de 1700 autres logements dans la colonie de Ramat Schlomo, à Jérusalem-Est. Ces projets provocateurs sont inacceptables. Ils constituent autant de faits accomplis pour sanctionner les Palestiniens en les dépossédant des territoires qui constituent leur État.

Ce sont de graves décisions qui appellent des réactions et des initiatives pour empêcher concrètement leur mise en œuvre. C'est Israël qui doit être sanctionné.
Pourtant, que font les gouvernements européens dont la France ? Ils se concertent. Ils étudient. Ils consultent. Ils envisagent des mesures. Ils imaginent des options… Mais ils ne font rien alors qu'il y a urgence. Aujourd'hui, c'est un État observateur aux Nations Unies qu'Israël persiste à occuper et coloniser. N'importe quel autre pays se permettant une telle politique serait qualifié d'État voyou et sommé d'obtempérer sur le champ. Même en Israël certains dirigeants contestent les décisions scandaleuses de Netanyahou et de son gouvernement d'extrémistes.
Combien de temps faudra-t-il encore pour que les autorités françaises se décident à assumer complètement, en permanence -et pas seulement le temps d'un vote à l'ONU- son rôle de membre permanent du Conseil de Sécurité ?


Le billet du jour : Sachons faire la différence entre le petit et le gros patron….

Sur une page Facebook intitulée "Supprimons la réduction Fillon sur les cotisations dites patronales !" On peut lire ceci :
L'abattement Fillon nous coûte chaque année 20 Milliards d'euros.
Supprimons­
le ! L'abattement ou réduction Fillon est ce mécanisme qui permet aux entreprises de réduire les cotisations sociales versées sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC.
Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur profitabilité, en bénéficient. Le manque à gagner pour la Sécurité Sociale est
compensé par l'État.
Cette compensation représente vingt à vingt­deux milliards d'euros par an.

En clair, les contribuables paient une grande partie des cotisations à la place des employeurs.
Supprimons immédiatement l'abattement Fillon pour les entreprises de plus de cinquante salariés ! Supprimons ­le progressivement (d'ici un à deux ans) pour les petites entreprises !

Il y-a-qu’à, ou il y-a-qu’à !
Le monde de l’entreprise ! Le patron !
Mais quelle entreprise ? Quel patron ?
Je constate que dans ce texte, on fait la différence entre les grandes entreprises et les entreprises de moins de 50 salariés. ET c’est bien ! En effet, il faut souligner qu’il y a « patron » et « patron », il faut souligner qu’il y a « entreprise » et « entreprise ».
Je sais de quoi je parle d’autant qu’étant communiste, et petit commerçant, donc chef d’une petite entreprise, donc un de ces partons je considère avec beaucoup de réserve qu’il nous faut aujourd’hui revoir ce système qui veut que les patrons n’ont qu’à payer.
Le patron peut et doit payer !
Je souligne aussi que dans ce texte il est fait état « de quelle que soit leur profitabilité », et oui c’est là que notre combat doit prendre forme, c’est là qu’il faut dénoncer les dysfonctionnements.
Je m’explique, certainement que cela va être trop long pour certains, mais il faut tout prendre en compte, car malheureusement il n’y a pas que les charges, il y a aussi les comportements, les façons de faire, et tout ce qui va autour de cela.
Je suis ce petit commerçant qui évolue dans une ville frontalière, où ici et là, des supermarchés ont vu le jour, et s’ils ont vu le jour c’est parce des élus de gauche PCF, PS et des élus de droite ont donné leur accord à la création de ces supermarchés.
Résultat, beaucoup, beaucoup trop de ces petits commerçants et artisans ont mis la clef sous la porte.
Qui parle de supermarchés, parle de consommation à outrance, mais parle aussi, car cela il faut le souligner de la disparition à court terme des petits commerçants de proximité.
Les villes deviennent des déserts.
Quand on parle de supermarchés, on parle aussi, de flexibilité, de salaires à la limite de l’acceptable, de conditions de travail que nous dénonçons chaque jour. Et pourtant que ce soit de gauche ou de droite, tout le monde a donné leur accord pour la création de ce genre de surfaces commerciales.
Et quand les petits commerçants dénoncent cela, les décideurs, qu’ils soient de gauche ou de droite, répondent tout simplement qu’ils sont contre le fait d’améliorer l’offre à la demande. Qu’ils ont contre le renouveau de leur ville.
Vous me direz que viennent faire ces propos sur une demande d’abrogation de la loi Fillon ? Il me semble aujourd’hui primordial de savoir et de savoir tout, absolument tout. Ce qui expliquera aussi les arguments qui vont suivre aux sujets de ces charges patronales dont on parle beaucoup en ce moment.
D’abord, pourquoi devenir un petit commerçant ? Beaucoup se sont créés lors des fermetures des groupes industriels de notre région, avec leur prime de licenciement ils se sont installés.
D’autres, beaucoup d’autres face au chômage n’ont eu que cette alternative pour pouvoir travailler.
Et tous ces gens, par la force des choses se sont endettés pour pourvoir s’établir, et qui dit endettement, veut également dire garantie pour la banque qui prête et en général c’est l’hypothèque et qui dit hypothèque, dit épée de Damocles sur nos têtes en permanence et de devoir tenir la route.
Tous ces gens qui se sont installés ont bénéficié certes de certaines aides, mais si l’on compare ces aides aux aides accordés aux grands groupes que sont les supermarchés, on peut objectivement dire que ce n’est que poussière. Je parle de supermarchés »s car je suis concerné, mais il y aussi les groupes industriels rappelons nous JVC dans le nord du département du 54.
Après avoir eu les locaux et le terrain pour un euro symbolique, après avoir eu toutes ces aides pour les emplois créés et les abattements fiscaux, cela n’a pas empêché JVC de fermer.
Personnellement, je n’ai bénéficié qu’une aide sur la première embauche.
Désolé de parler ici de mon cas, mais afin de ne pas dire n’importe quoi, et comme je peux prouver ce que je dis, je parlerais souvent de mon cas.
D’abord, puisque l’on parle de charges, venons-en au début.
Quand on embauche une personne, il nous faut obligatoirement passer par une visite médicale. Pour un employé, cela revient chaque année à 120 € de frais, dans ces 120 € il y l’adhésion au service qui est habilité a faire cette visite, et la visite en elle-même. Et quand on sait, car ici tout le monde sait ce qu’est cette visite, on se demande pourquoi 120 € l’année, alors qu’en général, ce n’est qu’un petit pot d’urine, on mesure, on pèse, on demande s’il y a des problèmes médicaux et stop la visite est réalisée. 120 € alors que chez un médecin généraliste, cela revient à 23 €. Et ce médecin prendra le temps de prendre la tension, et de faire une visite générale. Mais lui, n’est pas habilité.
Oui au 120 €, mais alors avec tout ce qui va avec une réelle visite médicale. Ce sont les premières charges qu’un patron doit payer, que ce soit un gros ou un petit patron.
Ensuite arrive la question du salaire. Je disais plus haut, que d’être petit commerçant aujourd’hui, face à tous ces supermarchés était devenu difficile, très difficile, de plus aujourd’hui s’ajoute la crise économique et souvent et croyez-moi je sais à ce niveau de quoi je parle, le petit commerçant que je suis, ne prend pas de salaire ou vraiment un minimum et qui est loin d’être au niveau du SMIC. Mais il paie quand même des charges le concernant et pas des moindres vous pouvez me faire confiance.
Ensuite il y a les charges de ses ou son employé.
Alors je suis pour ces charges, car je considère avec force, qu’un patron sans employé n’est pas un patron, et que cet employé ou ses employés font que la petite entreprise vive, prenne de l’essor, l’un ne va pas sans l’autre.
Bien sûr j’adhère pleinement au salaire socialisé qui permet d'avoir une protection sociale (Sécurité Sociale, Retraite, Chômage, etc ..), une protection familiale socialisée entre l'ensemble des salariés, et bien évidemment je suis pour la solidarité
Par contre, c’est la façon dont elles sont récoltées qui est anormale ou même blessante pour celle et celui qui doit payer ces charges.
Comme tout a chacun, il y a des moments où l’on peut et des moments plus difficiles où l’on a du mal à faire face. Et quand on a du mal à faire face, on prévient les caisses concernées. On fait savoir le pourquoi de nos difficultés, et que croyez-vous que nous avons comme réponse, c’est déjà 10 % de majoration sur ce que tu dois payer, avec un courrier éloquent où l'on nous fait passer pour des brigands.
Après on écrit un courrier pour demander de bien vouloir faire l’impasse sur cette majoration ou pénalité, parfois c’est accordé, et parfois cela ne l’est pas. En attendant, il faut payer avec la majoration.
Bien évidemment, je pense que les grands groupes n’ont pas ce problème, il leur suffit de dire : « si je dois payer je licencie » et le tour est joué, enfin c’est ce que je crois et c’est aussi ce que l’on m’a déjà dit. Mais pas de preuve pour l’affirmer.
Et quand les difficultés sont plus graves, c’est l’huissier dont ces caisses font appel et qui dit huissier, dit frais énormes. Alors qui doit payer, et qui cré du chômage ?
J’ai fait un choix, ce choix de devenir indépendant, mon propre patron et aussi un petit patron, alors vous allez peut être me dire que je dois assumer, et vous aurez raison, néanmoins, je ne me suis pas installé uniquement pour payer et que payer. Je me suis aussi installé pour vivre et croyez-moi quand je dis vivre je ne dis pas devenir un de ces riches, cela ne m’a jamais intéressé. VIVRE DÉCEMMENT DANS LA DIGNITÉ.
Franchement si cela été à refaire, je ne referais pas. Je chercherais un emploi ou je resterais au chômage en attendant une proposition.
Dur, difficile de dire cela en tant que communiste et pourtant, il faut le vivre pour le comprendre.
Aujourd’hui, je vis avec la retraite de mon épouse faute de ne pouvoir me faire un salaire, et je garde mon employée pour ne pas créer une chômeuse de plus, mais aussi parce j’en ai besoin, alors vous comprendrez qu’il faut réellement faire la différence entre les petites entreprises et les grandes, qu’il faut faire cette différence entre les grands et les petits patrons, qu’il faut faire la différence entre celles et ceux qui ont des aides et celles et ceux qui n’ont en pas, et celles et ceux qui ont ce poids de pouvoir faire du chantage.
Une petite anecdote pour que les choses soient encore plus claires dans mes propos.
Fin 2011, il m’était impossible de verser les charges concernant mon troisième trimestre, j’ai averti qui de droit donc les URSSAF qui aujourd’hui récolte également les ASSEDIC et je spécifiai que je verserais le tout avec le 4ème trimestre à savoir le 15 janvier 2012.
Je n’ai aucune réponse écrite, j’ai donc considéré que c’était d’accord.
Le 15 janvier comme je l’avais promis je versais les deux trimestres, mais l’URSSAF avait déjà engrangé une procédure avec un huissier chose que j’ai su que vers la fin janvier de la même année, pour 52 € de majoration j’ai eu deux commandements et deux fois 780 € de frais à payer avec le compta bancaire bloqué en plus. Pour 52 € de majoration, j’ai payé 1 540 € de frais.
J’ai beau eu réclamer, faire intervenir le député, rien à fait que je sois remboursé, j’ai payé un point final.
Alors certes, il faut payer les charges, je suis pour les payer, mais s’il vous plaît, les petits commerçants et artisans que nous sommes ne sont pas tous des bandits.
Malheureusement, les petits commerçants et artisans n’osent pas bouger et pour cause, quand ils réalisent les majorations, les pénalités et les procédures chez les huissiers, beaucoup ont peur de payer encore plus.
Personnellement je suis pour bouger, mais seul que faire ?
Nous sommes des patrons à vos yeux !!!!
Pourtant ne dit-on pas que ce sont les petits artisans et les petits commerçants qui céent le plus d’emplois dans notre pays ?


Liquidation / Doux : un saccage organisé

Le tribunal de commerce a décidé, hier 1 août, la liquidation judiciaire de l'entreprise avicole bretonne Doux.
En plein congé estival, cette décision – dont la famille propriétaire et dirigeante du groupe industriel se dit satisfaite – est écœurante s'agissant d'une entreprise qui a perçu des dizaines de millions d'euros de financement public sans contrepartie pour le maintien de l'emploi de ses salariés, aujourd'hui en première ligne de ce saccage organisé.
C'est à une véritable remise à plat de la filière avicole avec pour objectif sa réorganisation complète que le ministère du Redressement productif doit sans attendre consacrer ses efforts.
Il faut mettre un terme aux stratégies de rentabilisation financière des directions managériales comme celle du groupe Doux qui sacrifient emploi, savoir-faire industrie et qualité de la production au profit des dividendes d'actionnaires peu scrupuleux. Il est grand temps, aussi, qu'à l'entreprise comme ailleurs les salariés puissent peser sur les décisions stratégiques qui les concernent.
Le PCF affirme son soutien et sa solidarité aux salariés. Les communistes joignent leurs voix aux appels pour une intervention de l'État et des pouvoirs publics, aux côtés des salariés et de leurs syndicats, afin de mettre en échec le projet de démantèlement de l'entreprise Doux.


Québec : le Parlement adopte une dangereuse loi d’exception pour museler les étudiants

Le Parlement québécois a adopté vendredi dernier une "loi spéciale" pour mettre fin aux manifestations étudiantes contre une hausse vertigineuse de 82% des frais universitaires. Cette loi restreint le droit de manifestation et d'expression. Elle prévoit de très lourdes amendes quasiment insupportables pour les personnes et les associations étudiantes. Cette loi appelée "loi matraque", votée afin de museler une jeunesse inquiète pour son avenir, est vivement critiquée notamment par le mouvement syndical et par des leaders et personnalités universitaires.
Le Parti communiste français exprime sa consternation et sa condamnation devant le vote d'une telle loi de répression et d'exception. Il est très préoccupant qu'une loi puisse être ainsi adoptée pour régler un conflit spécifique par la restriction des libertés fondamentales au nom de l'urgence et de la raison d'Etat. C'est une politique de force. C'est le principe même de l'Etat de droit et son universalité qui est ici directement mis en cause. Le PCF est solidaire de l'ensemble de la jeunesse québécoise et de toutes les forces qui agissent pour leurs droits et pour la défense de leurs libertés.