Espagne


Madrid et Lisbonne défilent contre la troika.

portugal_troikaSous le mot d'ordre "Tous unis contre la troïka", au son des percussions et des sifflets, plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Madrid comme à Lisbonne et d'autres villes de la péninsule ibérique, dans le cadre d'une journée européenne de manifestations contre la crise et l'austérité.
En Espagne, quelque 80 rassemblements étaient prévus par le collectif "Marée citoyenne" qui dénonce "le grand échec des politiques économiques de rigueur, les expulsions, la réforme du travail et les privatisations" imposées par la troïka – Union européenne, Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI).
Monarchie vascillante
"Todos unidos contre la troika" ("Tous unis contre la troïka"), "No debemos, no pagamos" ("Nous ne devons rien, nous ne payons rien"), criaient les manifestants, en défilant dans une ambiance bon enfant jusqu'au siège de la représentation européenne. Certains agitaient des drapeaux républicains au moment où la monarchie du roi Juan Carlos, touchée par plusieurs scandales, est au plus bas dans les sondages.
"Nous sommes ici pour lutter contre les diktats de la troïka, parce que nous pensons qu'ils gouvernent uniquement pour le grand capital, et contre la volonté de la majorité de la population", a déclaré à l'AFP Rafael Herguezabal, un retraité de 75 ans. "Les gouvernements en Europe font ce que la troïka leur dit de faire, au prix de l'appauvrissement des travailleurs", a-t-il ajouté.
Le gouvernement conservateur espagnol, qui a promis de réduire le déficit et la dette publics du pays, a pris de nombreuses mesures d'austérité visant à faire 150 milliards d'économies, notamment dans l'éducation et la santé, entre 2012 et 2014.
Carton rouge au FMI
A Lisbonne des "Basta!", "Troïka dehors!" "Gouvernement démission!", "Respect!", ont été scandés par des dizaines de milliers de manifestants défilant devant la représentation du Fonds monétaire international (FMI), sur l'une des principales artères de la capitale.
"Troïka, gouvernement dehors!", "arrêtons cette politique!", scandaient également les manifestants contre le programme de rigueur imposé depuis deux ans par la troïka des créanciers du Portugal, à savoir l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros.
Les protestataires, qui ont défilé à l'appel du mouvement apolitique "Que se lixe a troika" ("Que la troïka aille se faire voir") et de plusieurs collectifs de citoyens, ont également entonné "Grandola Vila Morena": cet hymne de la révolution des oeillets, qui avait renversé en 1974 la dictature salazariste, est régulièrement repris pendant des manifestations contre l'austérité. "Il faut que ça cesse. Malheureusement, je crois qu'il ne nous reste plus qu'à faire la révolution. Ces manifestations n'y changeront rien", a affirmé une retraitée lisboète qui tenaient une pancarte réclamant le départ de la troïka.
"Ce jour a une symbolique et une force particulières car il rassemble des pays européens, les peuples d'Europe, dans la lutte contre le chantage de la finance et la troïka", a déclaré Catarina Martins, coordinatrice du Bloc de gauche.


Parce que l’on peut faire autrement et que des exemples existent, il faut en parler. Marinaleda, ville anticapitaliste, résiste à la crise.

Parce que l’on peut faire autrement et que des exemples existent, il faut en parler.
Ici en Espagne, mais en France aussi des Villes réalisent des choses très intéressantes que ce soit au niveau des énergies (eau, électricité, gaz) ou encore dans le domaine du logement, il suffit d’en avoir la volonté politique, l’envie, car ce qui se passe aujourd’hui n’est nullement la fatalité.
Il ne s’agit pas de gérer sa ville uniquement en appliquant les lois promulguées par l’État, il faut être aujourd’hui imaginatif, créatif, faire avec les citoyennes et les citoyens, faire tout simplement avec le peuple et y mettre en avant l’humain d’abord.
Certes, cela demande du temps, de la réflexion, du débat, de faire ENSEMBLE, mais le pari est à tenir, d’autant qu’il est possible de faire.
Pourquoi attendre ?


Tout est possible sur cette terre, il suffit de le vouloir ! La preuve !

arton10424-6fbb1Du droit à terre au droit au logement. Marinaleda, un village andalou en autogestion unique en europe.

« Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe. C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda.».
MARINALEDA-f5785Marinaleda, village d’Andalousie, développe depuis les premières élections libres de 1979 un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant. Ses habitants ont obtenu par des actions incessantes 1 200 hectares qu’ils exploitent aujourd’hui en coopérative. Cette coopérative intègre ses propres unités de transformation et commercialise sa production. Le village a développé des formes innovantes de démocratie directe et de mise à disposition de logements très bon marché. La démocratie directe, la lutte collective, la participation bénévole ont transformé la vie de ses habitants, des paysans sans terre.
En mêlant les images de la vie quotidienne à celles réalisées par les villageois eux-mêmes – fresques murales, films de propagande, télévision locale – le film de Sophie Bolze explore la complexité de cette expérience collective.

(suite…)


Grèce, Portugal, Espagne, Italie : la colère gronde en Europe sauf en France, POURQUOI ?

Europe : planète terre ou planète taire ?
Serions devenu silencieux dans notre pays ? Attendons-nous que cela devienne pire pour bouger, pour dire, pour réagir, pour agir, pour crier notre colère ?
Demain il sera trop tard, les décisions seront prises, c’est aujourd’hui qu’il faut dire NON, NON à l’austérité, NON à la règle d’or, NON au nouveau traité !
ENSEMBLE nous en sommes capables !
Nous n’avons pas changé l’homme pour changer d’homme, mais nous l'avons changé pour la mise en place d'une autre politique, alors exigeons que notre voix soit écoutée, exigeons que le peuple soit entendu, exigeons que l’humain devienne la priorité.
DEMAIN CE SERA TROP TARD !

Italie : Violences à Milan entre forces anti-émeutes et étudiants anti-austérité / 5 Oct.2012
http://www.youtube.com/watch?v=y-MXNB9xtuQ
Italie : Heurts entre jeunes et policiers lors des manifestations contre l'austérité / 5 Oct.2012
http://www.youtube.com/watch?v=EvUdqUX0kTM
Grèce : Clashs entre forces anti-émeutes et manifestants au Ministère de la Défense grec – 4 Oct.2012
http://www.youtube.com/watch?v=oWqKLZFd4EQ
Grèce : La police d'Athènes encerclée par les flammes et les explosions
http://www.youtube.com/watch?v=vJyV2BEfFMk
Grèce – Athènes : 50000 manifestants – Heurts violents à coups de cocktails Molotov et de fumigènes
http://www.youtube.com/watch?v=KVfPTkozqtI
Espagne – MadridTotal Repression : Story of a Day of Violence / Historia de un día de violencia
http://www.youtube.com/watch?v=CMF20CGurgE
Espagne – Madrid : Violences policières devant le Congrès / Violencia policial antes del Congreso
http://www.youtube.com/watch?v=wcOVFBSELfc


Réagir à la crise financière : la perte de votre épargne n’est pas une fatalité

Le cabinet d'avocats LECOQ VALLON & ASSOCIES est spécialisé dans la défense des épargnants et des investisseurs. Maître Nicolas Lecoq Vallon propose des solutions pragmatiques, amiables ou judiciaires au profit des intérêts patrimoniaux.
Déroulement de l'entretien :
– Présentation brève du cabinet et de sa spécialité en banque assurance
– Quel est le ressenti de Maître Nicolas Lecoq Vallon sur la situation actuelle dans les domaines banque et assurance?
– Quels sont les types de dossier gérés par son cabinet spécialisé en cette période trouble ?
– Si j'ai un PEA, un compte titre et une assurance vie, dois-je me faire du soucis?
– Il y a-t-il un risque de bank run en France?
– Les faillites de compagnies d'assurance et de banques sont possibles; Quelles sont les garanties et sont-elles satisfaisantes?
– Le mot de la fin…