La ferme des 1000 vaches se prend un méchant coup dans les dents

vaches_0L’Etat invite l’entrepreneur à démonter les bâtiments de la ferme-usine qui ne sont pas conformes aux règles, et saisit la justice en ce sens.
Pour ceux qui s’opposent à cette usine à vaches, c’est un premier point de marqué, et pas des moindres: l'Etat vient d’annoncer, ce jeudi en fin d’après-midi, qu’il demande aux promoteurs de la ferme des 1000 vaches, dont la construction a déjà démarré dans la Somme, de démolir les bâtiments excédant la taille autorisée par le permis de construire. «Les services de l'État ont constaté que le chantier ne correspond ni aux règles, ni au permis de construire, et ont invité le propriétaire à démolir les installations litigieuses», a indiqué le cabinet de Cécile Duflot, à l’issue d’un entretien avec les représentants de la Confédération paysanne et de Novissen, association locale mobilisée contre la ferme-usine.
Infraction
La semaine dernière, les deux organisations avaient investi les bâtiments en construction, bloquant les accès aux camions et empêchant la poursuite des travaux. Leur revendication: être reçu par Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, et la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, auprès de laquelle ils entendaient contester le permis de construire accordé à l’entrepreneur. Outre qu’il n’a pas été précédé explicitement d’une enquête publique, estiment les organisations, les bâtiments déjà sortis de terre dérogent aux plans présentés. Certains excèdent la taille indiquée. Un autre déborde de près de 25 mètres sur une zone archéologique censée être préservée de toute construction. Cécile Duflot semble donc abonder dans leur sens, indiquant que «dans le respect du droit, les installations devront respecter le permis de construire et que toutes celles en infraction seront détruites».
Baron du BTP
Déboulonnée, la ferme à méthane de Michel Ramery, baron du BTP et paladin, dans le Nord, du traitement industriel des déchets? C’est encore loin d’être gagné. Car, indiquent les services de Cécile Duflot, l’Etat n’a pas le pouvoir «de contraindre le propriétaire à s'exécuter». Il a donc, parallèlement à «l’invitation» faite à l’entrepreneur, saisi la Justice – de même que l’avait fait Novissen, qui a porté plainte au pénal en décembre. La préfecture de la Somme elle-même a déjà fait dresser des procès verbaux par des agents de la DDPM et de la DRAC, remis au Procureur.
Guerre politique
Reste que Michel Ramery, qui a déjà déposé, fin novembre, une demande de «permis modificatif» afin de mettre ses installations en conformité, peut très bien décider d’aller au contentieux – et il y a de fortes chances qu’il le fasse, au vu des investissements engagés. Reste aussi que rien ne l’oblige à démolir ceux des bâtiments qui seraient en conformité avec les plans, s’il y en a. Ni à en reconstruire d’autres «dans les clous» par ailleurs.
De fait, si une première étape de la bataille procédurière vient d’être remportée contre les 1000 vaches, la guerre politique, elle, reste à gagner. Elle se joue du côté des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Et devrait connaître un nouveau développement, le 30 janvier prochain, date à laquelle Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, doit rencontrer Novissen et la Confédération Paysanne.

Le PCF se félicite de la décision du conseil constitutionnel sur les gaz de schistes

gaz_de_schisteLe Conseil constitutionnel a décidé, vendredi 11 octobre, de valider la loi du 13 juillet 2011, appelée loi « Jacob », qui interdit en France l'usage de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les pétroles et le gaz de schiste.
Le PCF se félicite de cette décision. En effet, la technique de la fracturation hydraulique occasionne des dégâts considérables à l’environnement et au cadre de vie des populations. Elle est la seule qui existe aujourd'hui pour produire des hydrocarbures de schiste.
Aussi, la production des gaz et des huiles de schiste, dans l’état actuel des techniques, n’est acceptable nulle part.
L’avenir énergétique de la France ne passera pas par l’exploitation de davantage d’énergie carbonée, mais par la planification écologique de notre économie et l’utilisation cohérente de sources d’énergie non émettrice de CO2.

 

OGM : l’expérience mondiale contre-nature

Les apprentis sorciers de la génétique, avec pour chef de file Monsanto, ont décidé de transformer la planète en un vaste laboratoire à ciel ouvert, où tout être vivant pourra être en contact direct avec leurs organismes mutants bricolés à l’aveuglette. Nous faisons partie de cette expérience planétaire de gré ou de force. Les cultures génétiquement modifiées servent à nourrir des animaux qui eux-mêmes nourrissent les Hommes, ou se retrouveront directement dans notre assiette (maïs, blé, riz, pomme de terre, etc). Ce dévoiement de la science par quelques multinationales est une vraie attaque en règle contre l’Humanité. Les cobayes que nous sommes devenus se doivent de comprendre à quelle sauce on est en train de les manger. Les vidéos réunis ici donnent un bon aperçu de ce que sont les OGM et permettent de mesurer l’ampleur du risque qu’ils font peser à l’échelle mondiale.
[ Les méthodes des firmes productrices d’OGM (notamment Monsanto) seront exposées dans un prochain article. ]
OGM : l’expérience mondiale contre-nature
Conférence (GABBTO et la Confédération Paysanne de Touraine) sur le thème des OGM et de la mutagénèse.
Christian Vélot (chercheur au CNRS), le vendredi 21 janvier 2011
Conférence sur le thème "L’indépendance scientifique et la recherche sur les OGM : comment garantir la liberté des chercheurs" organisée par le mouvement Utopia. Conférencier,
Gilles-EricSéralini, professeur de biologie moléculaire, président du conseil scientifique du Comité de recherche et d’information indéOGM : l’expérience mondiale contre-naturependantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Discutante : Eva Joly, députée européenne.
Confér
ence (GABBTO et la Confédération Paysanne de Touraine) sur le thème des OGM et de la mutagénès.
Jean-Pierre Berland
est
directeur de recherche de l’Institut national de la recherche agronomique à Montpellier, spécialiste de l’histoire de la sélection.
Il a coordonné La guerre au vivant (Jean-Louis Durand, Mickael Hansen et Paul Lannoye, éditions Agone). Il a aussi participé à l’ouvrage collectif Défaire le développement, refaire le monde (éditions l’Aventurine, 2003).

Il milite contre les brevets sur le vivant et les OGM.
Citation à propos des OGM : « Un "organisme génétiquement modifié", ça ne veut rien dire ! Tous les êtres vivants sont des OGM, c’est même leur caractéristique essentielle ![…] Or s’il est vrai que ce sont les paysans, les éleveurs, qui ont sélectionné les espèces au cours des siècles, cette humanité-là est aujourd’hui remplacée par cinq multinationales qui fabriquent des agrotoxiques. »

L’Afrique de l’Est crève de faim, le Kenya cultive des roses, du thé, du café…

En Afrique de l’Est la sécheresse est en train de provoquer une famine qui touche plusieurs pays (Somalie, Ethiopie, Kenya…) alors qu’au Kenya les cultures privilégiées sont, les fleurs (premier fournisseur de roses de l’Union européenne), le thé, le café… Cherchez l’erreur.
Dans une région qui subit trop souvent des famines, on cultive des roses… Au profit de qui ? La réponse donnée par Audrey Garric, journaliste au Monde : "Ces roses, une fois coupées au Kenya, sont toutes acheminées vers la bourse aux fleurs d’Amsterdam, où elles sont achetées par de grandes enseignes qui leur apposent la mention "Origine : Pays-Bas". Elles sont ensuite réexpédiées par avion aux quatre coins du monde pour se retrouver sur les étals français, anglais, allemands, américains ou russes, après avoir parcouru des milliers de kilomètres et pollué d’autant l’atmosphère."
Et qui en subit les conséquences, en sus de ceux qui crèvent de faim ? Réponse de Claude-Marie Vadrot sur Politis.fr :

Gaz de schiste : le rapport accablant

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La liste des substances chimiques utilisées pour l’extraction du gaz de schiste a été révélée par un rapport officiel américain, rédigé par la Commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants. Le scandale écologique et sanitaire dénoncé par le film Gasland de Josh Fox semble plus qu’avéré par ce rapport, effectivement accablant.
Sur plus de 2500 produits utilisés pour la fracturation hydraulique, on retrouve 29 substances cancérigènes ou potentiellement polluantes : Benzène, éthylène, méthane, toluène, xylène, éthylbenzène,…
"Au total, les compagnies ont injecté 43 millions de litres de produits contenant au moins un BTEX ( benzène, toluène, xylène, éthylbenzène ) sur une période de cinq ans", précise un article du Monde (LeMonde.fr – Des produits cancérigènes utilisés pour l’extraction de gaz de schiste aux Etats-Unis)
La suite est tout aussi stupéfiante : " Une autre substance, le 2-Butoxyéthanol (Butyl glycol), connue pour les risques de destruction de globules rouges ou de dommages à la moelle osseuse qu’elle fait courir, était même la plus utilisée au Texas pendant la période étudiée. Selon les parlementaires américains, les compagnies ont, en outre, utilisé des produits dont elles ont refusé de révéler la composition exacte, frappée du secret de fabrication. "
Le danger de cette course folle à l’extraction du moindre cm3 de gaz contenu dans la roche semble évident, et pourtant, un dénommé Daniel Godet nous fait l’article pour refourguer son gaz de schiste, qui représenterait plus de 100 années de consommation énergétique pour la France, selon lui :
" Pour nous autres français, une information exceptionnelle : ce sont 104 années de consommation qui seraient disponibles ! En cas de confirmation du potentiel, des perspectives nouvelles pour l’économie : des investissements gigantesques et des emplois par dizaines de milliers ; une moindre dépendance énergétique ; une réduction des importations de gaz, et des paiements payés aux fonds souverains de Norvège, de Russie, du Golfe ou de Brunei ; un soulagement de la balance commerciale ; des recettes fiscales pour la République ; la possibilité de soulager la facture des consommateurs ; une alternative au tout nucléaire pour l’électricité permanente. We have a dream ! " (Les Echos – Gaz de schiste, une opportunité manquée ?).
José Bové appelle à une mobilisation nationale contre la prospection et donc contre l’exploitation du gaz de schiste. Avec ce rapport édifiant qui vient confirmer toutes les craintes suscitées par Gasland, on a vraiment envie de suivre Bové dans ce combat-là.

Week-end de mobilisation contre les gaz de schiste

Les collectifs contre les explorations de gaz et d'huile de schiste se mobilisent ce week-end contre les prospections. Toutes les mobilisations ici.
La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété les journées du 15, 16 et 17 avril 2011 journées de mobilisation sur tous les territoires concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.
Le gouvernement français a été contraint de reculer face à la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu, a confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des
technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et enfin, il a annoncé en fin de semaine dernière l'examen en urgence d'un projet de loi.
Si la coordination nationale se félicite des déclarations du gouvernement, elle attend avec impatience l'abrogation de la totalité des permis signés (Région Parisienne et sud de la France) et l'abandon de tous les permis en attente de signature.
Ce week-end est l’occasion de maintenir notre mobilisation et de manifester notre refus de l’exploration de gaz et huile de schiste.
Les dates et lieux des mobilisations en France :

La vidéo qui explique aux enfants japonais ce qui se passe à Fukushima

Alors que les médias se demandaient si le Japon communiquait correctement ce qui se passe à Fukushima, un petit personnage du nom de "Nuclear boy" qui souffre d'un gros mal de ventre, a fait son apparition sur les écrans de télévisions japonaises, afin d'expliquer aux enfants ce qui se passe à la centrale de Fukushima.

Bon courage à tous les Japonais, notamment à ceux qui changent les couches de Nuclear boy, ces hommes prêts à sacrifier leur vie pour les autres, les liquidateurs.

Nucléaire en Alerte

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
Le film inédit s’interroge sur les risques nucléaires envisageables en France.
La question du nucléaire se pose aujourd’hui avec autant d’inquiétude qu’hier. Depuis 1986 et la catastrophe de Tchernobyl, les populations de chaque pays se sont rendu compte du risque que pouvaient représenter les centrales nucléaires sur leurs sols.
Mais les craintes concernant l’énergie nucléaire ne sont pas nouvelles. Bien que ces 59 réacteurs assurent à la France son indépendance énergétique et répondent à 80% de nos besoins en électricité, personne n’oublie l’ombre de la bombe nucléaire.
Thomas Johnson revient lever les tabous avec ce nouveau documentaire Nucléaire en alerte. Le 21 avril 2006, France 3 avait déjà diffusé une enquête menée au niveau international, La Bataille de Tchernobyl . Ce documentaire a reçu plusieurs récompenses (Prix Italia, Prix Europa, Festival de Banff…).

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