Continental Clairoix : « la criminalité financière enfin condamnée » (Pierre Laurent)

Résistance, pugnacité, ne rien lâcher, combattivité, refus de…, cela fini toujours par payer !

contiJe tiens à saluer la belle victoire des salariés de Conti contre la firme allemande multimilliardaire de pneumatiques.
Depuis 2009 et l'annonce de la fermeture de leur usine les ouvriers de Clairoix se sont battus comme des lions contre la puissance financière de Continental qui, prétextant la crise, rayait de la carte une usine rentable et 700 emplois.
Leur lutte tenace a permis, ce matin avec le jugement important du tribunal de prudhommes de Compiègne, de condamner la criminalité financière des actionnaires qui invoquaient des licenciements économiques quand la valeur de leurs actions doublaient en 2012 et que le chiffre d'affaire progressait de 17%. Ce délit financier, les ouvriers de Clairoix, même si la justice leur donne raison aujourd'hui, l'ont payé durement, depuis 4 ans.
De nombreux drames humains, liés à la fermeture de l'entreprise et des licenciements, ont marqué la vie des Conti et détruit pour certains leur santé et leur famille.
Le vote d'une loi « interdisant les licenciements boursiers » est plus qu'urgent pour défendre notre industrie, ses emplois et prévenir de tels drames sociaux.
C'est le sens du combat des parlementaires communistes et du Front de gauche pour le vote d'une loi garantissant des droits nouveaux aux salariés dans les entreprises et les groupes face aux actionnaires.
Ce jugement favorable à la lutte des Conti a une portée nationale et européenne. Il va donner encore plus de force aux luttes pour l'emploi , Arkéma, Sanofi, Arcelor, Fralib, Doux dans la perspective de la journée d'action du 10 septembre.

Lettre de Titan à Montebourg : se protéger d’un capitalisme de vautours

goodyear-amiens_0Dans une lettre infamante adressée à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif,  Maurice Taylor Jr. , PDG du groupe américain Titan international, s'en prend aux salariés de l'usine
Goodyear à Amiens-Nord. Un « syndicat fou », avec des « soi-disant ouvrier » qui « touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures ». Cette lamentable provocation, doublée d'une xénophobie assumée à l'encontre des salariés français, est révélatrice de la conception du "dialogue sociale" de l'industriel américain. Vilipendé à tort par nombre de commentateurs, la CGT avait donc bien raison de se méfier du candidat à la reprise soutenu par le gouvernement français.
Au lieu d'amuser la galerie à coup de repreneur bidon, l'heure est à demander des comptes à Goodyear qui a cessé d'investir dans l'usine depuis 2000 malgré de larges bénéfices. Plus que jamais, l'urgence commande une loi interdisant les licenciements et donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés. En plus de maintenir l'emploi, elle aura un autre effet, celui de se protéger d'un capitalisme de vautours qu'incarne, jusqu'à la caricature, la multinationale américaine Titan.

Lettre ouverte pour une interdiction des licenciements boursiers

poursecuriserlemploi2de : Jouer avec les mots c’est jouer avec nos viesCliquez sur l'image pour signer la pétition !
Il faut interdire les licenciements dans les groupes qui font des profits !
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les parlementaires de la majorité.
Pendant la campagne pour l’élection présidentielle 2012, M. Hollande a déclaré que son ennemi était la finance.
Son 35ième engagement de campagne indiquait la volonté suivante : Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons la possibilité aux salariés de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise.
Après sa victoire en mai, pendant la campagne pour les élections législatives, M. Sapin, son ministre du travail, a déclaré qu’à condition d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale le 17 juin 2012, un projet de loi donnera "les pouvoirs, les moyens au juge d’interdire un licenciement lorsqu’il n’a comme seul motif que d’augmenter encore un peu plus les dividendes qui seront versés à l’actionnaire".
A ce jour et jusqu’en 2017, M. Hollande est au pouvoir et possède une majorité absolue à l’Assemblée Nationale.
Elle lui a été donnée sur la base notamment des engagements et promesses rappelés ci-dessus.
Vous avez un mandat du peuple français pour CHANGER LES CHOSES, MAINTENANT !
Comme l’a montré le rassemblement du 29 janvier 2013 devant le ministère du travail, l’inquiétude grandit face à la multiplication des licenciements dans les entreprises qui réalisent pourtant des profits.
A cette occasion, les salariés ont transmis une proposition de loi pour interdire cette pratique.
Aujourd’hui, nous ne nous satisfaisons pas des arguments qui veulent montrer que le terme de "licenciement boursier" est inapproprié pour désigner de telles pratiques.
Jouer sur les mots, c’est jouer avec des vies.
Nous ne nous satisfaisons pas non plus des arguments selon lesquels les récents accords sur la réforme du marché du travail vont protéger les salariés de ce type de licenciements…
Au-delà de tout clivage politique, et parce que cette attente est immense dans l’opinion publique, nous vous demandons donc de travailler rapidement à l’élaboration et au vote d’une loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits.
Nous pensons que c’est la seule façon de tenir vos engagements de campagne sur ce sujet et qu’il en va de la crédibilité de la classe politique, peut-être même de celle de nos institutions républicaines, dont vous êtes toutes et tous les garants.
Pour vous soutenir dans cette démarche, en ne doutant pas que vous l’engagerez rapidement, nous ne manquerons pas de continuer à occuper le terrain des luttes sociales.

Immolation d’un salarié de France Télécom : “Il faut écouter les salariés”

Un salarié de France Télécom s'est suicidé en s'immolant par le feu hier matin sur le parking d'une agence du groupe à Mérignac. Nos premières pensées vont à la famille et aux collègues de travail de ce salarié de 57 ans.
Après la vague de suicides au sein du groupe, la direction avait annoncé un changement dans les méthode de « management » et assuré que l'entreprise était parvenue à apporter des réponses fortes à la souffrance au travail à France Télécom. Malheureusement cette tragédie n'a pu être évité.
Aujourd'hui, face à ce terrible drame, peut-on encore attendre du groupe et de ses dirigeants une réelle transformation de son mode de fonctionnement ? La réponse est négative. C'est désormais aux salariés du groupe, avec leur organisations syndicales qui les représentent, de trouver des réponses rapides et adaptées pour sortir l'entreprise de la crise dans laquelle elle est plongée. Il y va de la vie d'autres salariées de France Télécom. Il y a urgence.

Pouvoir d’achat – Une exigence sociale : l’augmentation générale des salaires

La quasi-totalité des salariés, du public comme du privé, est confrontée à un problème majeur de pouvoir d’achat.
Concernant les fonctionnaires, le gel du point d’indice annoncé pour 2011 et 2012 est une nouvelle provocation.
Le problème du pouvoir d’achat s’exprime notamment par l’augmentation considérables et continue de leurs « dépenses contraintes » (le logement, l’énergie, sans oublier le carburant).
Face à ce problème bien réel, le Président de la République et le Gouvernement bricolent une réponse improvisée, à des fins électoralistes, sous forme de primes indexée sur l’accroissement des dividendes versés aux actionnaires des entreprises de plus de 50 salariés.
Au-delà des réponses contradictoires des principaux ministres concernés, ce projet révèle des problèmes majeurs :
– Contrairement à ce que dit le Gouvernement, la prime profiterait à une minorité de salariés. Non seulement elle ne concernerait que les entreprises qui distribueront en 2011 plus de dividendes qu’en 2010 mais la prime n’aura aucun caractère obligatoire. Dans les grandes entreprises, il y aura simplement une obligation de négocier. Comme dans les négociations annuelles obligatoires, l’obligation de négocier de négocier n’est jamais une obligation de conclure !
– Elle divisera les salariés, puisque les entreprises de moins de 50 salariés, où travaillent 60% des salariés du privé, ne seront même pas astreintes à une obligation de négocier : les employeurs seront simplement « incités » à verser une prime.
– Elle fera dépendre la rémunération des salariés, non seulement des profits de l’entreprise comme la participation mais des dividendes versés. Pour la CGT, les salaires sont la rémunération du travail, des qualifications qui n’ont pas à être subordonnés aux profits des actionnaires.
– Enfin, en l’état des annonces gouvernementales, il pas certain que la prime compte pour le calcul de la retraite.
Cette proposition est une réponse illusoire aux attentes des salariés en matière de pouvoir d’achat.
La seule vraie solution réside dans l’augmentation des salaires, qui passe par une augmentation significative du SMIC et par une véritable dynamique de relance des négociations salariales, tant au niveau des branches que des entreprises dans le privé ainsi que dans la Fonction publique. C’est une exigence sociale.

Carrefour : « Victoire du pot de terre contre le pot de fer »

Le 16 février 2011 est un jour à marquer d'une pierre blanche pour le droit du travail. La Cour de cassation vient de sanctionner la multinationale française Carrefour pour avoir abusivement payé des salariés en dessous du SMIC. La mesquinerie était devenue un sport de haut niveau pour l'entreprise multimilliardaire qui incluait le temps de pause dans le calcul du salaire de base.
Au moment où le gouvernement ne semble avoir d'autres préoccupations que celle de s'en prendre à l'ISF quand les rémunérations des patrons du CAC 4 explosent, cette décision remet les pendules à l'heure. La lutte paye et justice est rendue.
Hommage à la ténacité des salariés et de leur organisation syndicale. La victoire du pot de terre contre le pot de fer fait du bien au moment où la droite accumule les mauvais coups contre le monde du travail.

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