Albert Jacquard sur le danger du conformisme

Albert Jacquard, en 1994, dénonce les dangers de la compétition et du conformisme. "On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux", estime-t-il. Avant de préconiser, à la suite de Gaston Bachelard : "Il faut mettre la société au service de l'école, pas l'école au service de la société".

Sarkozy/école : « massacre à la tronçonneuse »

Le chef de l'État a présenté hier ses vœux à la communauté éducative. Le candidat Sarkozy a annoncé un saccage en bonne et due forme de l'Ecole. : un véritable massacre à la tronçonneuse !
En prenant comme modèle d'exemplarité, l'autonomie des universités, pour faire de même avec l'École, le pire est à venir.
L'évaluation des enseignants par les chefs d'établissement est une étape fondamentale dans la casse des métiers de l’éducation. Elle instaure la concurrence entre les personnels éducatifs et transforme les chefs d'établissement en managers, sans qu'ils en aient la compétence. Comment donner aux enseignants les moyens intellectuels de transmettre des savoirs si leur liberté pédagogique est une fois de plus mise à mal ? Avec l'autonomie des établissements, la volonté de Nicolas Sarkozy est claire : créer des établissements scolaires de différents niveaux et ainsi provoquer des apprentissages différents en fonction des moyens de ces établissements.
Nicolas Sarkozy a posé aujourd'hui une pierre de plus dans la construction d’une école inégalitaire : une école dans laquelle les chefs d’établissements, devenus petits patrons d’établissements autonomes et concurrentiels, pourront recruter des personnels plus ou moins formés et décider de leurs projets pédagogiques, en fonction des moyens financiers des collectivités locales, des entreprises ou même des parents.
L'ambition que le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont pour l'École n'est pas celle de mettre en avant les plus méritant en laissant les autres de côté, mais bien de permettre la réussite de tous les élèves, de transmettre à tous une culture commune ambitieuse. Cela nécessite un service public national, assurant un accès aux savoirs égal sur tout le territoire, des personnels maîtrisant leur métier (formations initiales ambitieuses, développement de la formation continue), des équipes pédagogiques et éducatives sous statut de la fonction publique d’État pour garantir l'égalité dans tout le pays et enfin, l'arrêt des suppressions de postes et des recrutements à la hauteur des besoins.

Communiqué du réseau école du PCF ► Attention ! SOS Éducation, c’est l’extrême droite !

Depuis plusieurs semaines, l'association "SOS Éducation" fait circuler des courriers, des vidéos et des pétitions. Elle exploite la détresse des parents et des enseignants face à la casse du service public d'éducation nationale et à la construction d'une école inégalitaire pour diffuser les idées les plus réactionnaires.
Alors que l'éducation nationale souffre de l'un des taux d'encadrement les plus faibles d'Europe et que la droite ne cesse de supprimer des postes et de fermer des classes, SOS Éducation affirme que l'école a trop de moyens !
Alors que nous avons besoin de favoriser les pratiques pédagogiques démocratisantes pour construire l'école de l'égalité, SOS Éducation veut revenir aux pratiques d'autrefois au nom de la discipline et de l'autorité, en évacuant complètement les besoins de développer des pratiques nouvelles pour réussir la démocratisation des mêmes apprentissages à tous les élèves.
Proche des mouvements anti-avortement et de l'extrême droite, SOS Éducation est de tous les combats réactionnaires: elle s'est battue pour expurger les manuels d'histoire de toute référence au communisme, pour empêcher l'information sur l'avortement dans les classes de SVT, contre l'exposition "Zizi sexuel" à la Cité des sciences… Le projet de SOS Éducation, c'est une école encore plus inégalitaire (avec la fin du collège unique et un concours d'entrée en 6e) et encore moins émancipatrice, où l'éducation se réduit à l'apprentissage de l'obéissance.
Le PCF alerte les parents et les enseignants : derrière un premier discours séducteur sur la souffrance des enseignants au travail, sur les difficultés de l'école, le reste est nauséabond.
SOS Éducation, c'est l'extrême droite ! L'association, soutenue par plusieurs députés UMP, veut pousser le gouvernement à aller encore plus loin dans ses réformes. Ne la laissons pas faire.
Rassemblons-nous pour construire ensemble l'école dont l'avenir a besoin: une école émancipatrice assurant la réussite de tous.

Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants

Les syndicats appelant à la grève mardi n'ont pas digéré que le ministre Luc Chatel ait communiqué en cette rentrée sur la nécessité de cours "sur-mesure", alors que se multiplient les suppressions de postes qui rendent impossible le suivi individuel des élèves.
"On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant. C'est ce qu'on dira le mardi 27 septembre", jour de grève unitaire, a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation, lors de sa conférence de rentrée. Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent. En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.
L'enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé "zéro retrait d'emploi pour 2012". Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n'est en disponibilité, et qu’il n'y a pas de remplaçants. Le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre explique que dans le privé, "la suppression de près de 1500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves, renoncer à un certain nombre de dédoublements".
La mobilisation s’annonce forte. En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, entre 20,5% de professeurs (selon le ministère) et 54% (selon le SNUipp) devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements" selon le syndicat. Une centaine de manifestations sont prévues dans le pays. A Paris, le défilé doit partir à 14h30 mardi de Luxembourg.
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Education : l’enseignement privé fera aussi grève avec le public

Après l'appel à une journée de grève, le 27 septembre prochain, lancé par les syndicats du public pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, la quasi totalité des syndicats des établissements privés sous contrat appellent, fait inédit, à rejoindre la mobilisation.
La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament "zéro retrait d'emploi pour la rentrée 2012" et appellent "tous les personnels des établissements d'enseignement privés à défendre leur avenir en participant à la journée du 27 septembre dans l'Education nationale et dans l'enseignement agricole", selon un communiqué commun.
Environ "1.350 suppressions d'emplois sont à nouveau envisagées (en 2012) pour l'enseignement privé", déplorent les syndicats. "Depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l'enseignement privé associé à l'Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) alors que les prévisions d'effectifs sont fortement à la hausse", rappellent-ils. Ce chiffre de 5.000 postes supprimés tient compte des 1.433 postes enlevés à la rentrée 2011, a précisé Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT. "C'est exceptionnel que cinq organisations syndicales du privé lancent, de manière conjointe, un appel pour rejoindre les syndicats du public", a-t-il dit.
Le principe d'une grève conjointe dans le privé est dans l'air depuis fin août

Enseignement : Vers un mouvement intersyndical prévu le 27 septembre 2011. « Des effectifs très chargés » – Philippe Spillmann, délégué du syndicat enseignant Snuipp, revient sur les difficultés attendues à la rentrée.

Postes spécialisés supprimés. Philippe Spillmann, délégué du syndicat enseignant Snuipp, dénonce «  la suppression des postes spécialisés, le manque de rééducateurs ou d’enseignants d’adaptation. Les maîtres se retrouvent démunis face aux difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés avec certains élèves. Ce sont ceux qui ont le plus besoin d’aide qui souffrent le plus de la situation ».
Suppression de postes d’EVS. «  En Meurthe-et-Moselle, le nombre d’EVS ( emplois vie scolaire, en contrats aidés) passe de 695 à 490. Lundi, des directeurs se retrouveront sans aide administrative, et des enfants accompagnés au titre de leur handicap peut-être sans personne pour les aider », regrette M. Spillmann.
Effectifs. Dans beaucoup d’écoles «  les effectifs sont très chargés, ce qui rend les situations de travail plus difficiles et se fait au détriment des élèves », souligne Philippe Spillmann.
Direction d’écoles. Charges de travail qui s’alourdissent, missions complexifiées, manque de temps, et non renouvellement de l’aide administrative. Le Snuipp incite les directeurs, face aux demandes administratives, à protester en appliquant la méthode suivante : «  Je réponds quand j’ai le temps ».
Formation. Philippe Spillmann revient sur les jeunes enseignants qui désormais arrivent «  quasi sans formation ». Quant à la formation continue «  elle est réduite comme peau de chagrin ».
Âge de la scolarisation. Ne plus vouloir scolariser les enfants dès deux ans «  est un recul dramatique surtout pour les familles les plus défavorisées », insiste le syndicaliste.
Ecole de plein air. La fermeture de l’école de plein air à Haucourt est «  un immense gâchis ». Plusieurs solutions ont été trouvées, certains enfants sont désormais scolarisés dans des établissements en Belgique.
Grève. Un mouvement intersyndical est prévu le 27 septembre pour «  peser sur le budget 2012. 16 000 suppressions de postes sont encore prévues dans l’Éducation nationale. Où vont-ils aller les chercher ? Dans beaucoup d’autres pays de l’OCDE le budget consacré au premier degré est plus important qu’en France. »

Républicain Lorrain du Dimanche 04 Septembre 2011.
 

Enseignement – Site Henri-Wallon « La situation ne cesse de se dégrader »

Le combat pour garder des filières sur le site Henri-Wallon se poursuit. Les syndicats souhaitent notamment le retour des élèves de section électrotechnique.
Stop à la casse du site d’enseignement professionnel Henri-Wallon de Villerupt. » Le message est clair. Les syndicats enseignants Snetaa et Spien poursuivent leurs actions pour défendre l’établissement et font circuler une pétition pour préserver l’avenir du lycée. «  Depuis sa fusion en juin 2009 avec le lycée Alfred-Mézières de Longwy, la situation du site ne cesse de se dégrader », regrette Sandro Di Girolamo, délégué du syndicat des enseignants professionnels (Snetaa).
« Les moyens existent à Villerupt »
En ce moment, le sort de la section électronique est leur cheval de bataille. «  En septembre 2009, les promesses n’avaient pas été tenues et la section électronique transférée sur Longwy », regrette Robert Betti. Les représentants syndicaux au sein du conseil d’administration de l’établissement évoquent alors «  la dégradation des conditions de travail et d’apprentissage en raison de l’augmentation des effectifs ».
Aujourd’hui, les attentes n’ont pas changé. «  Les moyens existent à Villerupt, il faut les utiliser », estiment les syndicalistes, qui ne comprennent pas «  l’entêtement de l’administration à ne pas utiliser l’existant.Il faut faire revenir les élèves d’élec sur le site Henri-Wallon où les conditions de travail seront meilleures. Le matérielest sur place. »
Les syndicats n’oublient pas la filière maintenance dont ils veulent le maintien à Villerupt, rappelant qu’il s’agit de filière porteuse d’emplois, chiffres à l’appui. Et se pose pour eux la question du déménagement, le temps des grands travaux prévus sur le site longovicien. «  Où vont être installés les élèves ? Ici on peut en accueillir », constate Robert Betti.
« Deux sites, une force »
Les enseignants évoquent également une Unité de formation en apprentissage (UFA) qui devait voir le jour à la rentrée 2010 sur le site villeruptien, mais qui n’est toujours pas en place. Le conseil régional, par la voix de Jean-Marc Fournel, souhaite qu’elle soit opérationnelle dès la rentrée 2011. Le site villeruptien accueillerait alors formation continue, initiale et apprentissage (Lire par ailleurs).
«  Deux sites pour un lycée, c’est une force. Villerupt est un territoire à enjeu », estime Sandro Di Girolamo se référant à l’OIN (opération d’intérêt national), l’éco-cité, le GECT (groupement européen de coopération territoriale), l’expansion du site de Belval. «  Des milliers d’habitants sont attendus au sein des communes de la CCPHVA (Pays-Haut Val d’Alzette) ».
Des femmes et des hommes qui auront besoin de formations qualifiantes pour répondre aux besoins des entreprises transfrontalières. «  Il faut défendre le Pays-Haut. Les besoins sur Villerupt vont être de plus en plus importants, le centre de gravité va se déplacer », pense Sandro Di Girolamo.

Source : Républicain Lorrain du 07 MAI 2011

N'OUBLIEZ PAS DE SIGNER LA PETITION :
http://reagiragir.fr/petition/

Moins de profs, plus d’élèves : le crime contre le besoin de scolarité

A l’arrivée de la droite aux affaires en 2002, nous pouvions compter 862 610 postes de fonctionnaires dans l’éducation nationale (*). Alors qu'à la rentrée 2010, ils ne sont déjà plus que 804 043, voilà que le gouvernement annonce une suppression supplémentaire de 16 000 postes pour 2011. En près de 10 ans, ce sont plus de 74 600 postes qui ont été supprimés, soit 8,6% !
Dans le même temps, la natalité ne cesse de progresser : 774 800 nouveaux nés en 2000 pour 797 700 naissances en 2010. Qui va enseigner à ces enfants en nombre croissant ? Les solutions envisagées par le Gouvernement sont intolérables : fermer les classes de maternelle, entasser un plus grand nombre d'élèves dans les classes, favoriser le privé. Pire, au nom de l’autonomie des établissements, ils devront, grâce à des dons du privé, des familles et des collectivités locales, se résoudre à des recrutements locaux d’enseignants vacataires. Le PCF dénonce cette conception inégalitaire du service rendu au public dans un fonctionnement marchand.
Le projet pour l’école du PCF est bien plus ambitieux.La démocratisation scolaire, de la maternelle au supérieur, doit être le moyen pour les futurs adultes d'affronter les défis d'un monde en mouvement, d'y vivre et d'y travailler.
Pour préparer la rentrée 2011, le PCF appelle tous ses collectifs militants à s’unir pour obtenir, école par école et nationalement, la réouverture de toutes les classes nécessaires dès l’âge de 2 ans. Stoppons les suppressions de postes à l'école, exigeons de l'Etat qu'il rétablisse la totalité des postes de fonctionnaires dans l'Education nationale qu'il s'acharne à supprimer depuis 2002, alors même qu'arrive dans le secondaire la vague du Baby Boom de l'an 2000.
(*) les chiffres sont tirés de : Repères et références statistiques, 2010, édité par la division des études prospectives du Ministère. Et des données publiques de l’INSEE pour les naissances.

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