emplois


CAMPAGNE – Coût du capital – Ouvrons le débat !

Vous l'entendez à longueur de journée, en France, le travail coûterait trop cher et la compétitivité des entreprises serait plombée par les charges sociales, c'est à dire les cotisations qui financent la protection sociale.
Conclusion, il faudrait d'urgence réduire nos dépenses de santé, augmenter la durée de cotisations pour les retraites, baisser les pensions et minimas sociaux, accepter des salaires plus faibles, voter de nouvelles exonérations pour les entreprises, etc.
Pourtant, ce qui pèse sur l'efficacité des entreprises, ce qui pèse sur notre économie, c'est le coût du capital, pas le travail.
Un tabou que le Parti communiste français entend lever en menant une campagne vérité sur le véritable coût du capital dans ce pays.

Pour commencer, on leur fait un dessin ?



Air France: “Nouveau crash sur l’emploi”

2013-05-15air-france-avionsComme l'avait annoncé en juin dernier le PDG d'Air France-KLM, la principale compagnie aérienne française va annoncer ce matin lors d'un CCE une nouvelle restructuration impliquant la suppression de milliers d'emplois.
La facture du plan Transform 2015 qui, en 2012, prévoyait 5 122 départs soit 10% des effectifs, s'alourdit avec ces nouvelles mesures d'économies annoncées par Alexandre de Juniac.
Au nom de la rentabilité de la compagnie, la direction d'Air France, pour réaliser les 2 milliards d'économies s'apprête donc à restructurer plusieurs secteurs, notamment les coûts et organisations des escales.
Plan de départs volontaires, temps partiel, flexibilité, congés sans solde, le PDG d'Air France peut employer tous les termes pour minimiser l'impact des mesures, rien n'y change : plus de 2500 personnes sont à nouveau concernées et autant de postes qui vont être détruits. Un vrai crash pour l'emploi dans une période de chômage de masse.
Le PCF se place résolument au coté des syndicats et des salariés qui s'opposent au dépeçage d'Air France. Il réaffirme que les solutions ne sont ni dans les politiques d'austérité, ni dans les politiques ultralibérales imposées au nom de la politique européenne.
Une grande entreprise aérienne nationale dont l'Etat est actionnaire ne peut être gérée aux seuls critères de rentabilité et de concurrence au risque de mettre la sécurité des usagers en danger.
Il est dangereux de mettre le transport public dans les mains des marchés financiers comme le prouvent hélas les derniers accidents ferroviaires en Europe.
Le PCF interpelle le gouvernement et le ministre des Transports sur l'exigence d'organiser rapidement une table ronde à l'échelle nationale sur le transport aérien public pour stopper la casse de l'emploi qui remet en cause la qualité et la sécurité.


Rapport Cour des comptes : une offensive générale contre l’emploi !

cour_des_comptesDans un contexte où le chômage atteint en France des records, où le président de la République a fait de l'inversion de la courbe du chômage l'essentiel de son objectif pour 2013, la Cour des comptes vient de rendre public son rapport sur le marché du travail.
Clairement inscrit dans les accords de sécurisation de l'emploi refusés par la CGT et FO, mais entérinés par les organisations patronales, MEDEF en tête, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, le rapport vise à inciter à l'adaptation de cette politique publique de l'emploi aux mesures préconisées dans cet ANI du 11 janvier 2013. Chaque élément clé de cet accord interprofessionnel y est traité, alors même qu'il doit faire l'objet d'une transposition dans la loi et donc faire l'objet d'un débat parlementaire par la représentation nationale. En réalité, la Cour des comptes fournit avec ce rapport une trame très orientée contre les chômeurs et l'emploi aux futures renégociations de la convention Unédic.
Dans le même temps, le rapport s'inquiète de l'explosion du chômage en France, qui rend déjà caduc la promesse de François Hollande sur l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année. Et il recherche par tous les moyens à freiner le niveau des dépenses d'indemnisation des chômeurs d'ores et déjà prévisible, au nom de la maitrise des déficits publics. A la grande joie du patronat.
Après les accords de sécurisation de l'emploi, ce rapport ouvre un front supplémentaire dans la grande offensive menée par le patronat contre l'emploi et les chômeurs. On regrette une fois de plus l'appui que lui donne le gouvernement. Les français n'ont pas voté pour cela en mai dernier.


« Sanofric » veut supprimer 900 emplois en France !

Le groupe pharmaceutique Sanofi confirme sa volonté de supprimer environ 900 emplois en France. Ce désastre humain et économique s'ajoute aux 4000 emplois déjà éliminés en 4 ans par « Sanofric » ! Un scandale majeur au vu des 8,8 milliards de bénéfices réalisés par ce groupe pharmaceutique, 1er européen et 3ième mondial. Seul compte l’intérêt des actionnaires.
A l’image des C
CE de ce matin où les représentants du personnel sont convoqués sans aucune information, sans aucune transparence sur la stratégie du groupe, sans aucune assurance sur l’avenir des sites de Montpellier et de Toulouse, il est urgent de voter une loi et des droits pour interdire des licenciements financiers. Sanofi en est l’exemple type, d'autant que l'État a les moyens d'agir ; ce groupe bénéficie d’argent public tant dans la recherche que dans le remboursement des médicaments par la sécurité sociale.
Un gouvernement de gauche face à de telles vagues de licenciements boursiers, se doit de légiférer en toute urgence. N'est-ce pas Arnaud Montebourg qui disait le 13 juin dernier: « nous souhaitons des mesures législatives de manière à limiter les plans sociaux abu
sifs » ? Assez d'atermoiements, place aux actes. André Chassaigne pour le groupe GDR- Front de gauche à l’Assemblée nationale a déposé deux propositions de loi, l’un pour interdire les licenciements boursiers, l’autre sur la sécurité des médicaments. Ils sont à la disposition du gouvernement.
Le PCF avec le Front de gauche seront dans toute la France jeudi pour soutenir les salariés de Sanofi en lutte.


3 millions de chômeurs : « rompre enfin avec la politique mise en œuvre par Sarkozy »

Le cap des 3 millions de chômeurs, constitue une alerte extrêmement grave. Et encore, ce chiffre  ne prend en compte que les personnes n'ayant pas du tout travaillé en France métropolitaine.
lariés privés d'emploi que compte notre pays aujourd'hui, DOM compris.
Ce désastre peut même tourner à la catastrophe si l'on ne rompt pas enfin et définitivement avec la politique mise en œuvre par Sarkozy. Avec la flexicurité et la recherche d'un « compromis historique » sur la baisse du coût du travail et le recul du droit du travail, comme le demande le MEDEF au lieu de sécuriser l'emploi et la formation et de faire reculer les coûts du capital (intérêts, dividendes…), on ne ferait qu'aggraver les difficultés de l'emploi, l'insuffisance des qualifications et la faiblesse de la croissance. Le TSCG, en condamnant à perpétuité les peuples à l'austérité, redoublerait en ce sens.
Les Français, le 6 mai dernier, n'ont pas voté pour cela.
De toute urgence, le gouvernement doit décréter un moratoire sur tous les plans sociaux pour la recherche de solutions alternatives s'appuyant sur les contre-propositions des salariés. Il doit pousser à l'adoption d'une loi sur l'interdiction des licenciements boursiers et accorder aux salariés des pouvoirs nouveaux pour réorienter les choix de gestion. Il s'agit de mobiliser autrement l'argent des entreprises, des banques, des fonds publics et réorienter la BCE pour une utilisation de la monnaie et du crédit favorisant la création, la sécurisation, la promotion de l'emploi, de la formation et des revenus du travail et de remplacement.


Présidentielle 2012 : tous les cinq ans, Sarkozy se rappelle que les ouvriers existent…

Au cours des trois dernières années, 900 usines ont fermé leurs portes en France. 100 000 emplois industriels ont disparu. Plus de 500 000 en dix ans avec la droite au pouvoir. Sarkozy n’a pas bougé le petit doigt.
Aujourd’hui, à la veille de l’élection présidentielle, il se souvient brusquement que les ouvriers sont aussi des électeurs. Il se met alors à multiplier les visites sur les sites menacés : chez « Photowatt », à Bourgoin-Jallieu, à la raffinerie « Pétroplus » de Petit-Couronne…

Il se rend aussi à l’usine Alstom d’Aytré qu’il considère comme son grand « fait d’armes » en matière de sauvetage industriel mais où les salariés doivent surtout la sauvegarde de leurs emplois aux 160 trains commandés par les 21 régions présidées par la gauche.
Gandrange colle à Sarkozy
Il n’a pas le cran d’aller à la rencontre des salariés de « Arcelor Mittal » Florange qui occupent le centre administratif de l’entreprise et bloquent les expéditions d’acier. Il faut dire que tous ont en mémoire les promesses de Sarkozy en 2008 et la fermeture du site de Grandrange en 2009, laissant 571 salariés sur le carreau. Il se contente de leur annoncer, depuis l’Élysée, la « bonne nouvelle » de 150 millions dégagés pour sauver le site de Florange. « Bonne nouvelle » annoncée dès l’été 2001 et qui n’avait rien changé au projet de Mittal, le PDG d’ « Arcelor Mittal ». Les syndicats de Florange, unanimes, condamnent la « fausse annonce » du candidat Sarkozy. Le délégué syndical CGT du site constate : « Nicolas Sarkozy est prêt à dire n’importe quoi avant la présidentielle pour être réélu ».
Avec Sarkozy : salariés jusqu’au 6 mai, chômeurs au-delà ?
La seule chose qui intéresse Sarkozy, c’est bien l’élection présidentielle, pas le sort des ouvriers. Ce qu’il recherche c’est un simple effet d’annonce pour changer son image d’ami des riches et des licencieurs. C’est pourquoi, il se limite à quelques entreprises et se moque totalement des centaines d’entreprises qui sont en train de fermer leurs portes. C’est pourquoi, comme de nombreux chefs d’entreprises et DRH l’ont rapporté au secrétaire général de la CFDT François Chérèque, le ministre du Travail de Sarkozy, Xavier Bertrand, multiplie les coups de téléphone aux grandes entreprises pour leur demander de reporter leurs plans de licenciements après l’élection présidentielle.
Des emplois sauvés par les luttes
Les emplois sauvegardés, sont avant tout le fruit de la lutte exemplaire des salariés de « Lejaby », de « Photowatt » et de « Pétroplus » . Ce sont ces luttes, leur popularité, qui ont obligé Sarkozy à faire appel en catastrophe à ses amis Proglio, PDG d’EDF (qui ne voulait pas entendre parler de « Photowatt » quelques mois auparavant) ou à Bernard Arnaud, PDG et principal actionnaire de LVMH, qui a repris « Lejaby » .


Les “indignées” de Lejaby écrivent à Nicolas Sarkozy

Les 255 ouvrières de l'usine Lejaby, à Yssingeaux, en Haute-Loire, dont le licenciement est en cours, ont exprimé leur "indignation" dans une lettre ouverte au président de la République, Nicolas Sarkozy et au gouvernement. "Nous refusons les licenciements et voulons continuer à gagner notre vie en travaillant", écrivent-elles.
L'adresse des ouvrières de Lejaby
Monsieur le Président,
Nous avons décidé, nous les 93 salariés de l'entreprise LEJABY à Yssingeaux en Haute-Loire de nous adresser à vous pour vous faire part de notre indignation.
Nous allons recevoir toutes et tous, nos lettres de licenciement après des dizaines d'années de travail au rendement pour des salaires voisins du SMIC. Nous sommes victimes des délocalisations des productions et de la recherche permanente de la baisse de la rémunération du travail.
Pour nous, le licenciement signifie, non seulement, la précarisation et l'angoisse mais aussi la marche inexorable vers les minima sociaux. Et nous avons bien conscience que nous ne sommes pas les seuls. Notre situation est semblable à des centaines de milliers de nos compatriotes.
Nous ne l'acceptons pas pour nous, nos familles et notre territoire.
Nous refusons cette perspective qui conduit à toujours plus de chômage et toujours moins de salaire!
Nous refusons les licenciements et voulons continuer à gagner notre vie en travaillant. Pour cela, nous demandons le redémarrage de notre atelier et la ré-industrialisation du site.
Beaucoup d'entre-nous ont plus de 35 ans d'ancienneté. Nous préférons être préretraités plutôt que chômeurs ou percevoir le RSA. Nous demandons donc la mise en place d'une préretraite à 55 ans, surtout à un moment où notre jeunesse est sans emploi.
Après une vie de travail, le chômage c'est la précarité. Au lieu de primes de licenciement dérisoires, nous voulons une prime de licenciement à la hauteur de la prime précarité, soit 10 % de nos salaires travaillés.
Unis et solidaires, nous attendons des réponses concrètes, pas des promesses, ni des discours.
Nous resterons mobilisés jusqu'à la réponse à ces exigences. Notre détermination est à la hauteur de notre colère contre l'injustice qui nous est faite. Et c'est un devoir de s'opposer à l'injustice.
En espérant être entendus, recevez nos salutations respectueuses.


Front uni contre la vie chère – SIGNEZ LA PETITION !

La hausse des prix et la baisse du pouvoir d'achat asphyxient les familles alors qu'au même moment les entreprises du CAC 40 enregistrent des bénéfices records. La précarité pour une très grande majorité, toujours plus de profits pour une petite minorité : cette réalité est de plus en plus insupportable chaque jour.
Ensemble nous exigeons :
• D'augmenter les salaires, pas les actionnaires. Une sensible augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux, avec un salaire minimum porté tout de suite à 1600 euros brut. Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l'ISF, pour redonner à l'État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l'éducation, la santé, la police. La création d'une sécurisation de l'emploi et de la formation.
• De bloquer les prix et les loyers. Bloquer les prix de l'énergie (gaz, électricité, essence) et d'un ensemble de bien de 1ère nécessité. Bloquer les loyers et en limiter le montant à un maximum de 20% des revenus des familles.
• De taxer les profits et la spéculations : Taxer les revenus financiers des entreprises, supprimer les 30 milliards d'exonérations des cotisations patronales, créer un pôle public bancaire.

Signez la pétition : http://reagiragir.fr/signez-front-uni-contre-la-vie-chere/


20.000 emplois bientôt supprimés dans l’aide à domicile

Un appel à l'aide. C'est ce que viennent de lancé un collectif de seize fédérations d'associations d'aide à domicile aux pouvoirs publics. Ces professionnels qui interviennent auprès des familles en difficulté, des personnes âgées et handicapées, des malades, demandent la mise en place rapide d'un fonds d'urgence pour les aider à faire face à une situation financière "désespérée".
► Des emplois supprimés, des familles en difficulté
Depuis fin 2009, le collectif tire la sonnette d'alarme sur ses difficultés dues à la crise et demande un fonds d'urgence de 100 millions d'euros. Il craint 20.000 suppressions d'emplois sur 2010 et 2011. De plus, la suppression de certaines exonérations de cotisations patronales depuis le début de l'année entraîne des coûts supplémentaires de 2% (aide aux personnes âgées et handicapées) à 15% (familles fragiles), selon le collectif. Beaucoup de services fonctionnent "à découvert permanent" à la banque, selon Emmanuel Verny, directeur général de l'UNA et risquent le dépôt de bilan.
Marie Alcantara, d'une association du Rhône, a cité l'exemple d'une famille aidée, dont la mère a une sclérose en plaques et le père est en prison. "Qui va emmener leur fille à l'école" si l'association ne peut plus s'en charger, s'est-elle interrogée ?

► Le fonds d'urgence se fait attendre
L'aide aux familles, financée à hauteur de 140 millions par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et de 110 millions par les Conseils généraux, a besoin de 25 millions de plus, selon Jean-Laurent Clochard, secrétaire confédéral de la FNAAFP (aide aux familles). L'aide à domicile a déjà élaboré des réformes plus structurelles, en particulier pour rationaliser leur tarification.
Mais, "en attendant cette réforme, il faut tenir", avec un fonds d'urgence, a ajouté Emmanuel Verny. Selon lui, "l'argent existe et il est facilement mobilisable", via la Caisse des dépôts ou des crédits non consommés de la Cnaf.
La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot avait évoqué en début d'année un fonds de 50 millions, prélevés sur les crédits de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Mais depuis, "il ne se passe rien", selon Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France.


138 jours de grève : chapeau bas les marseillais !

On se souvient du fameux mot de Sarkozy : " Désormais, quand il y a une grève en France… plus personne ne s'en aperçoit ".
C'est à la fois vrai et faux dans la mesure où cela relève du constat autoréalisateur, (tout comme en économie il y a des prévisions autoréalisatrices).
En effet, pour être tout à fait exact, Sarkozy aurait du dire :

"Quand il y a une grève en France, mes médias aux ordres soit l'occultent ou la minimisent, soit lui enlève toute perspectives".
(rappel : le journal télévisé de TF1 reste la première source des français, désolé !)
Aussi , je tiens à mettre en relief un moment fort de l'actualité sociale dans un secteur où
La concurrence libre et non faussée pointe son nez :
La Poste.
138 jours de grève : une victoire chèrement payée mais 4 emplois créés là où la direction entendait en supprimer ! Pas mal par les temps qui courent……
Ah oui, une petite précision : dans cet établissement d'une cinquantaine de salariés, il y aurait 47 syndiqués CGT et la CGT y aurait réalisé 96% des voix aux élections professionnelles. Etonnant, non ?

(Merci à l' http://humanite.fr/ pour l'article qui suit)

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