Conférence sociale : « aucune justice dans le démantèlement de la retraite à 60 ans »

hollande-conf-socialePeu convaincante, brouillonne et poussive… l'ouverture de  la deuxième conférence sociale par le Président de la République ne restera pas dans les annales. Sa longue allocution s'est résumée à un très malhabile service après-vente des politiques gouvernementales et une justification bancale de sa réforme des retraites.
Pour le Président, allonger la durée de cotisations est la mesure la plus « juste ». Rien de plus faux. Il n'y a aucune justice, aucune égalité, dans la poursuite du démantèlement du droit à la retraite à 60 ans, conquête historique de la gauche. Il y a une erreur stratégique de calendrier et de méthode. Le rapport Moreau ne peut être une base sérieuse de négociation pour assurer l'avenir de la retraite par répartition, tant il ne prend pas en compte une dimension pourtant indispensable : l'emploi. C'est là que le bât blesse, dans la faiblesse des propositions Hollande en matière d'emplois privés et publics, dans ce défaitisme face au chômage, et dans le refus idéologique d'augmenter les salaires et de mettre à contribution les revenus financiers.
Le Président fait le choix d'une réforme à la hussarde, en plein trêve estivale. Nous ne laisserons pas faire. L'avis des principaux intéressés que sont les salariés et les retraités doit primer. D'ores et déjà le Parti communiste français appelle à la plus large mobilisation.

Témoignages: pour eux, l’ANI, c’est déjà maintenant

2013-04-07fonderie-du-poitouTrois salariés des Fonderies du Poitou, de Coop Atlantique et de Safran Snecma témoignent des conséquences de l'adoption par les députés de l'accord national interprofessionnel sur l'emploi. Flexibilité, salariés pressurés et variables d'ajustement pour tout le monde.
«On refuse la flexibilité à outrance»,
Patrice 
Mochon, Fonderie du Poitou Saint-Jean Industries
«À la Fonderie, suite à nos luttes, nous avons repris le travail. La flexibilité s’organise avec le chômage partiel. Mais nous n’accepterons pas la flexibilité à outrance telle que la prévoit l’ANI. Comme tout le monde j’ai voté Hollande, je ne suis pas déçu parce que je n’attendais rien. Cependant, on en arrive presque à ce qu’il fasse pire que Sarkozy. Pourtant, dans notre secteur, l’industrie automobile, l’État, grâce à sa participation dans Renault par exemple, peut imposer qu’une partie de la production soit fabriquée ici. Si les voitures sont chères ce n’est pas dû aux salaires mais aux actionnaires qui s’en mettent de plus en plus dans les poches.»

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Goodyear : ” il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés”

La députée PCF de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet est revenue au micro de RMC sur la confrontation tendue entre des salariés de Goodyear Amiens et les forces de l’ordre qui les empêchaient d’approcher du siège du groupe. Si elle ne cautionne pas la violence, elle a appelé à comprendre l’exaspération des travailleurs qui se battent pour sauver leur emploi et l’industrie française. (vidéo)
"Il faut comprendre qu'au bout d'un moment, lorsqu'on sait que son entreprise va fermer, qu'on va perdre son emploi, dans une région qui est sinistrée, et bien parfois, les nerfs craquent. Et bien moi je vais condamner les salariés. (…) D’autant plus avec la loi d’amnistie qu’on a fait voter au Sénat et qui arrive à l’Assemblée. Ces salariés qui se sont battu pour défendre leur emploi et l’industrie de notre pays, qu’on les traine devant les tribunaux, c’est une injustice.
Quand Bourdin l’accuse de cautionner les travailleurs qui cassent leur outil de travail, la députée PCF s’emporte. "Citez moi un seul conflit où les salariés on cassé leur outil de travail ? Bien au contraire, ils le protègent leur outil de travail. Parce que c’est leur gagne-pain, parce que c’est leur fierté. Prenez l’usine de PSA Aulnay, depuis 3 ans qu’ils sont en conflit, les chaines de production marches, sont entretenues et sont capables de produire la C3 jour après jour."
"Bien sûr, il faut condamner la violence, mais il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés", a poursuivi l'ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, disant "espérer" que la proposition de loi communiste d'"amnistie sociale", adoptée le 26 février au Sénat, allait "arriver à l'Assemblée nationale". "Je suis désolée" que cette loi "ne fasse pas plaisir à M. Valls, mais il faut savoir pourquoi on a mis la gauche au pouvoir", a-t-elle ironisé, répondant au ministre de l'Intérieur qui s'était dit lundi "sceptique" sur le principe de l'amnistie, lui préférant le "dialogue social qui permet de lutter contre les dérives et pour l'emploi".



 Le projet de fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord menace directement 1173 emplois. Il se tenait au siège du groupe un nouveau comité central d'entreprise (CCE) sur le projet de fermeture du site, des salariés y étaient venus manifester. Un large déploiement de forces de l’ordre les a empêchés d’approcher du siège. 

Le billet du jour : Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.

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MOI_pManifester pour manifester, faire grève pour faire la grève, en serions-nous arrivés à ça ?
Austérité, accords patronaux, licenciements, délocalisations, tout est fait pour tirer la classe ouvrière vers le bas, tout est mis en œuvre pour mettre le peuple à genoux. Absolument tout.
Alors certains syndicats appellent à manifester, à faire grève, le Front de gauche soutient ces appels avec d’autres, mais est-ce suffisant ?
C’est le peuple et uniquement le peuple qui fera stopper toutes ces mesures néfastes à la vie de tous à chacun, c’est le peuple, la jeunesse et force est de constater que lors de ces appels le peuple ne répond plus, la jeunesse est absente. Ce sont des défilés parsemés auxquels nous assistons, des défilés tristes et qui ne sont plus la force d’opposition qu’ils devraient supposer démontrer.
Certes, après une longue période de politique de droite, beaucoup a été cassé, de nombreux cadeaux aux riches ont été réalisés. L’année dernière, au mois de mai les rênes du pays sont passées à gauche du moins nous l’espérions, dans tous les cas nous avons fait ce qu’il fallait pour que cela change.
On nous a dit pendant des mois que le changement c’était maintenant, et en guise de changement, nous vivons la continuité de ce qui s’est passé pendant de longues années avec la droite au pouvoir.
Alors le peuple est-il dégoûté, effaré, offusqué, de ces politiques qui nous mènent droit dans le mur ?
Le peuple en a-t-il marre de constater que ce sont toutes et tous les mêmes ?
Le peuple n’a-t-il plus cette énergie et l’envie pour se faire entendre ?
Certes, on pourrait l’analyser de la sorte, mais quand notre avenir, l’avenir de notre jeunesse est mis en jeux, rien, absolument rien ne peut excuser ce laxisme face à la destruction de nos acquis.
Il faut se réveiller, réagir, agir, ne rien lâcher face à cette minorité qui veut nous faire croire et subir n’importe quoi.
Nous entendons à travers nos médias que jamais notre pays, notre Europe, notre monde n’a compté autant de milliardaires, ce qui prouve que de l’argent il y en a. Alors pourquoi ? Pourquoi si peu de gens présents lors de ces manifestations ? Pourquoi ?
J’ai cette impression, ce sentiment que l’on tend l’autre joue après avoir pris une bonne claque.
Déçu, écœuré, dégoûté, je veux bien l’entendre et le comprendre, mais est-ce pour autant qu’il faut baisser les bras ? Laisser-faire ?
Sans réactions du peuple aujourd’hui, demain sera trop tard.
Et puis il y a ces élus socialistes, celles et ceux qui seraient censés mettre en place une autre politique, une politique réellement à gauche qui agissent comme les élus de droite que nous avons connu. Elles ou ils ne parlent plus avec le peuple, ils reçoivent une délégation, tout se fait et se dit en catimini loin des oreilles du peuple, c’est inadmissible, inconcevable et pourtant !
Hier je l’ai vécu et personne, absolument personne n’a dit quoi que ce soit. Les représentants syndicaux sont rentrés dans la permanence du député sans broncher, les présents se sont tus.
Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.
EXIGER, oui EXIGER, car que sera notre vie après toutes ces mesures mises en place ?
Avoir peur du lendemain n’est pas une honte, aujourd’hui cela devrait être le souci de toutes et de tous, et quand on a peur, on combat cette peur, on lutte pour ne plus avoir cette anxiété qui nous bouffe l’esprit tous les jours, faut-il attendre d’être au fond du trou pour réagir et agir ?
Être au fond sera trop tard !

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Le billet du jour : Sachons faire la différence entre le petit et le gros patron….

Sur une page Facebook intitulée "Supprimons la réduction Fillon sur les cotisations dites patronales !" On peut lire ceci :
L'abattement Fillon nous coûte chaque année 20 Milliards d'euros.
Supprimons­
le ! L'abattement ou réduction Fillon est ce mécanisme qui permet aux entreprises de réduire les cotisations sociales versées sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC.
Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur profitabilité, en bénéficient. Le manque à gagner pour la Sécurité Sociale est
compensé par l'État.
Cette compensation représente vingt à vingt­deux milliards d'euros par an.

En clair, les contribuables paient une grande partie des cotisations à la place des employeurs.
Supprimons immédiatement l'abattement Fillon pour les entreprises de plus de cinquante salariés ! Supprimons ­le progressivement (d'ici un à deux ans) pour les petites entreprises !

Il y-a-qu’à, ou il y-a-qu’à !
Le monde de l’entreprise ! Le patron !
Mais quelle entreprise ? Quel patron ?
Je constate que dans ce texte, on fait la différence entre les grandes entreprises et les entreprises de moins de 50 salariés. ET c’est bien ! En effet, il faut souligner qu’il y a « patron » et « patron », il faut souligner qu’il y a « entreprise » et « entreprise ».
Je sais de quoi je parle d’autant qu’étant communiste, et petit commerçant, donc chef d’une petite entreprise, donc un de ces partons je considère avec beaucoup de réserve qu’il nous faut aujourd’hui revoir ce système qui veut que les patrons n’ont qu’à payer.
Le patron peut et doit payer !
Je souligne aussi que dans ce texte il est fait état « de quelle que soit leur profitabilité », et oui c’est là que notre combat doit prendre forme, c’est là qu’il faut dénoncer les dysfonctionnements.
Je m’explique, certainement que cela va être trop long pour certains, mais il faut tout prendre en compte, car malheureusement il n’y a pas que les charges, il y a aussi les comportements, les façons de faire, et tout ce qui va autour de cela.
Je suis ce petit commerçant qui évolue dans une ville frontalière, où ici et là, des supermarchés ont vu le jour, et s’ils ont vu le jour c’est parce des élus de gauche PCF, PS et des élus de droite ont donné leur accord à la création de ces supermarchés.
Résultat, beaucoup, beaucoup trop de ces petits commerçants et artisans ont mis la clef sous la porte.
Qui parle de supermarchés, parle de consommation à outrance, mais parle aussi, car cela il faut le souligner de la disparition à court terme des petits commerçants de proximité.
Les villes deviennent des déserts.
Quand on parle de supermarchés, on parle aussi, de flexibilité, de salaires à la limite de l’acceptable, de conditions de travail que nous dénonçons chaque jour. Et pourtant que ce soit de gauche ou de droite, tout le monde a donné leur accord pour la création de ce genre de surfaces commerciales.
Et quand les petits commerçants dénoncent cela, les décideurs, qu’ils soient de gauche ou de droite, répondent tout simplement qu’ils sont contre le fait d’améliorer l’offre à la demande. Qu’ils ont contre le renouveau de leur ville.
Vous me direz que viennent faire ces propos sur une demande d’abrogation de la loi Fillon ? Il me semble aujourd’hui primordial de savoir et de savoir tout, absolument tout. Ce qui expliquera aussi les arguments qui vont suivre aux sujets de ces charges patronales dont on parle beaucoup en ce moment.
D’abord, pourquoi devenir un petit commerçant ? Beaucoup se sont créés lors des fermetures des groupes industriels de notre région, avec leur prime de licenciement ils se sont installés.
D’autres, beaucoup d’autres face au chômage n’ont eu que cette alternative pour pouvoir travailler.
Et tous ces gens, par la force des choses se sont endettés pour pourvoir s’établir, et qui dit endettement, veut également dire garantie pour la banque qui prête et en général c’est l’hypothèque et qui dit hypothèque, dit épée de Damocles sur nos têtes en permanence et de devoir tenir la route.
Tous ces gens qui se sont installés ont bénéficié certes de certaines aides, mais si l’on compare ces aides aux aides accordés aux grands groupes que sont les supermarchés, on peut objectivement dire que ce n’est que poussière. Je parle de supermarchés »s car je suis concerné, mais il y aussi les groupes industriels rappelons nous JVC dans le nord du département du 54.
Après avoir eu les locaux et le terrain pour un euro symbolique, après avoir eu toutes ces aides pour les emplois créés et les abattements fiscaux, cela n’a pas empêché JVC de fermer.
Personnellement, je n’ai bénéficié qu’une aide sur la première embauche.
Désolé de parler ici de mon cas, mais afin de ne pas dire n’importe quoi, et comme je peux prouver ce que je dis, je parlerais souvent de mon cas.
D’abord, puisque l’on parle de charges, venons-en au début.
Quand on embauche une personne, il nous faut obligatoirement passer par une visite médicale. Pour un employé, cela revient chaque année à 120 € de frais, dans ces 120 € il y l’adhésion au service qui est habilité a faire cette visite, et la visite en elle-même. Et quand on sait, car ici tout le monde sait ce qu’est cette visite, on se demande pourquoi 120 € l’année, alors qu’en général, ce n’est qu’un petit pot d’urine, on mesure, on pèse, on demande s’il y a des problèmes médicaux et stop la visite est réalisée. 120 € alors que chez un médecin généraliste, cela revient à 23 €. Et ce médecin prendra le temps de prendre la tension, et de faire une visite générale. Mais lui, n’est pas habilité.
Oui au 120 €, mais alors avec tout ce qui va avec une réelle visite médicale. Ce sont les premières charges qu’un patron doit payer, que ce soit un gros ou un petit patron.
Ensuite arrive la question du salaire. Je disais plus haut, que d’être petit commerçant aujourd’hui, face à tous ces supermarchés était devenu difficile, très difficile, de plus aujourd’hui s’ajoute la crise économique et souvent et croyez-moi je sais à ce niveau de quoi je parle, le petit commerçant que je suis, ne prend pas de salaire ou vraiment un minimum et qui est loin d’être au niveau du SMIC. Mais il paie quand même des charges le concernant et pas des moindres vous pouvez me faire confiance.
Ensuite il y a les charges de ses ou son employé.
Alors je suis pour ces charges, car je considère avec force, qu’un patron sans employé n’est pas un patron, et que cet employé ou ses employés font que la petite entreprise vive, prenne de l’essor, l’un ne va pas sans l’autre.
Bien sûr j’adhère pleinement au salaire socialisé qui permet d'avoir une protection sociale (Sécurité Sociale, Retraite, Chômage, etc ..), une protection familiale socialisée entre l'ensemble des salariés, et bien évidemment je suis pour la solidarité
Par contre, c’est la façon dont elles sont récoltées qui est anormale ou même blessante pour celle et celui qui doit payer ces charges.
Comme tout a chacun, il y a des moments où l’on peut et des moments plus difficiles où l’on a du mal à faire face. Et quand on a du mal à faire face, on prévient les caisses concernées. On fait savoir le pourquoi de nos difficultés, et que croyez-vous que nous avons comme réponse, c’est déjà 10 % de majoration sur ce que tu dois payer, avec un courrier éloquent où l'on nous fait passer pour des brigands.
Après on écrit un courrier pour demander de bien vouloir faire l’impasse sur cette majoration ou pénalité, parfois c’est accordé, et parfois cela ne l’est pas. En attendant, il faut payer avec la majoration.
Bien évidemment, je pense que les grands groupes n’ont pas ce problème, il leur suffit de dire : « si je dois payer je licencie » et le tour est joué, enfin c’est ce que je crois et c’est aussi ce que l’on m’a déjà dit. Mais pas de preuve pour l’affirmer.
Et quand les difficultés sont plus graves, c’est l’huissier dont ces caisses font appel et qui dit huissier, dit frais énormes. Alors qui doit payer, et qui cré du chômage ?
J’ai fait un choix, ce choix de devenir indépendant, mon propre patron et aussi un petit patron, alors vous allez peut être me dire que je dois assumer, et vous aurez raison, néanmoins, je ne me suis pas installé uniquement pour payer et que payer. Je me suis aussi installé pour vivre et croyez-moi quand je dis vivre je ne dis pas devenir un de ces riches, cela ne m’a jamais intéressé. VIVRE DÉCEMMENT DANS LA DIGNITÉ.
Franchement si cela été à refaire, je ne referais pas. Je chercherais un emploi ou je resterais au chômage en attendant une proposition.
Dur, difficile de dire cela en tant que communiste et pourtant, il faut le vivre pour le comprendre.
Aujourd’hui, je vis avec la retraite de mon épouse faute de ne pouvoir me faire un salaire, et je garde mon employée pour ne pas créer une chômeuse de plus, mais aussi parce j’en ai besoin, alors vous comprendrez qu’il faut réellement faire la différence entre les petites entreprises et les grandes, qu’il faut faire cette différence entre les grands et les petits patrons, qu’il faut faire la différence entre celles et ceux qui ont des aides et celles et ceux qui n’ont en pas, et celles et ceux qui ont ce poids de pouvoir faire du chantage.
Une petite anecdote pour que les choses soient encore plus claires dans mes propos.
Fin 2011, il m’était impossible de verser les charges concernant mon troisième trimestre, j’ai averti qui de droit donc les URSSAF qui aujourd’hui récolte également les ASSEDIC et je spécifiai que je verserais le tout avec le 4ème trimestre à savoir le 15 janvier 2012.
Je n’ai aucune réponse écrite, j’ai donc considéré que c’était d’accord.
Le 15 janvier comme je l’avais promis je versais les deux trimestres, mais l’URSSAF avait déjà engrangé une procédure avec un huissier chose que j’ai su que vers la fin janvier de la même année, pour 52 € de majoration j’ai eu deux commandements et deux fois 780 € de frais à payer avec le compta bancaire bloqué en plus. Pour 52 € de majoration, j’ai payé 1 540 € de frais.
J’ai beau eu réclamer, faire intervenir le député, rien à fait que je sois remboursé, j’ai payé un point final.
Alors certes, il faut payer les charges, je suis pour les payer, mais s’il vous plaît, les petits commerçants et artisans que nous sommes ne sont pas tous des bandits.
Malheureusement, les petits commerçants et artisans n’osent pas bouger et pour cause, quand ils réalisent les majorations, les pénalités et les procédures chez les huissiers, beaucoup ont peur de payer encore plus.
Personnellement je suis pour bouger, mais seul que faire ?
Nous sommes des patrons à vos yeux !!!!
Pourtant ne dit-on pas que ce sont les petits artisans et les petits commerçants qui céent le plus d’emplois dans notre pays ?

Madrid : 65 blessés dans des heurts entre police et manifestants ou la réponse des pouvoirs en place aux exigences des peuples…

http://www.youtube.com/watch?v=wcOVFBSELfc

Contrats d’avenir : « Pas une réponse pérenne pour l’emploi durable des jeunes »

Le chômage et la pauvreté ne cessent de progresser chez les jeunes qui subissent la crise de plein fouet. Les contrats d'avenir proposés par le gouvernement peuvent être une première réponse d'urgence sociale mais ils ne peuvent en aucun cas être considérés comme une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes.
Pour que ces contrats soient utiles aux 150 000 jeunes concernés, ils doivent inclure une formation qualifiante et un réel accompagnement (tutorat) et suivi par les missions locales, auxquelles nous devons donner les moyens de fonctionner. Les acteurs concernés, organisations de jeunesse, syndicats, élus, missions locales, doivent avoir un rôle de contrôle du dispositif. Il est impensable de remplacer des emplois existants sous statut par des emplois précaires, ni de fournir une main d'œuvre quasi gratuite aux entreprises privées, comme le veut la patronne du Medef.
Si François Hollande s'est engagé à améliorer la vie des jeunes, il doit maintenant passer aux actes ! Le PCF appelle le gouvernement à prendre en compte les propositions des organisations de jeunesse. La loi-cadre, déposée par les députés du Front de gauche et qui permet aux jeunes de prendre en main leur avenir, doit être débattue et adoptée dés cette rentrée au parlement.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche sont déterminés a engager les batailles aux côtés des jeunes pour leur autonomie et la sortie de la précarité.

La CGT sort les vrais chiffres de PSA : Fermetures et dégraissages injustifiables !

« Il n’y a aucune raison que PSA annonce le moindre plan de suppressions d’emploi et encore moins de fermetures d’usine ». Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT – PSA Aulnay fait la preuve, dans un communiqué de presse daté du 8 juillet 2012, que « les ventes sont loin d’être en recul et que PSA n’est absolument pas en difficulté. Au contraire, c’est un groupe multimilliardaire. ».
L’opinion publique a, selon lui, assisté à « une véritable campagne mensongère de la part de la direction de PSA qui voudrait faire croire que les ventes de voitures pour le premier semestre ont considérablement chuté ».

A la veille du comité central d’entreprise où la direction doit annoncer l’ampleur de la restructuration du groupe, « il était impératif, pour PSA, d’annoncer une baisse des ventes et de rendre catastrophique la situation pour mieux justifier l’injustifiable ! », précise Jean-Pierre Mercier, avant de rappeler les chiffres records de 2010, ayant atteint 3 600 000 véhicules vendus et ceux de 2011, qui s’élevant à
3 550 000.

De plus, en décidant de suivre l’embargo sur l’Iran -2e marché pour le groupe, après le marché français-, suite à l’alliance avec la General Motors, « PSA a fait une croix sur une vente de plus de 450 000 véhicules par an ».En maintenant ses ventes en Iran, le groupe aurait dû annoncer le même niveau de ventes que celui de l’année dernière -un des meilleurs cru de son histoire.
« Évidement, conclut Jean-Pierre Mercier, en annonçant un même niveau de ventes mondiales qu’en 2011, il devient plus difficile à PSA de justifier l’injustifiable : la fermeture de l’usine d’Aulnay ainsi que le vaste plan de suppression d’emploi dans le groupe. »

Source : Site de la Confédération CGT