Vivement un mouvement citoyen pour remettre les choses en place… Le billet du jour

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MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Voilà le moment venu où les tracts des candidats aux élections départementales arrivent. Des mots et encore des mots sur lesquels nous allons devoir choisir.
Mais choisir qui et quoi ? Pour quoi faire ? Depuis des années, on nous abreuve de mots, de promesses qui ne sont jamais tenues, des mots et rien que des mots, des promesses et rien que des promesses.
Même celles et ceux qui devraient être celles et ceux qui font partie de nos options politiques sont et font partie de celles et ceux qui ne cessent de nous tromper.
Ils sont contre le cumul, mais ils cumulent… maire, conseiller général, vice-président d’une communauté de communes sans compter leurs jetons de présence en tant que conseillers généraux ici et là. Comme s’ils étaient les seuls à pouvoir être élu, comme si les autres, les militants n’étaient pas capables de pouvoir assumer une responsabilité.
Il y a pire, aujourd’hui avec l’excuse du FN, nos élus se disant être communistes et Front de gauche font alliance avec la droite dès le premier tour, alors on s’étonne du peu de participation aux élections, on s’étonne de ces propos « tous les mêmes, tous pourris », on s’étonne de la montée de ce parti fascisant qu’est le Front national. Il n’y a rien, plus rien d’étonnant, quand on en arrive à ce point, il n’y a que ces mots qui peuvent l’expliquer : la place est bonne… tout, absolument tout, pour gagner !
Certes, le FN est menaçant, certes, il ne faut surtout pas qu’il puisse gagner, mais de là, à s’acoquiner avec la droite dès le premier tour, il y a une limite à ne pas franchir. Et puis si aujourd’hui, le FN est si présent,  n’est-ce pas la faute aux politiques menées depuis des décennies ? Qu’elles soient de droite, ou de gauche !
Et la droite avec l’UMP qui a remplacé en son temps l’UDF, est-elle prête à jouer le jeu républicain pour faire barrage au FN ?
Ce n’est pas ce qui a été fait dans le Doubs dernièrement pour remplacer Moscovici, alors pourquoi se dire être de gauche et faire avec ces personnages qui n’ont plus de morale politique ?
Faut-il y voir la même analyse au PS, au PCF et au Front de gauche ? Les convictions ne seraient-elles plus les arguments premiers pour faire avancer les choses ?
En tant que communiste et adepte du Front de gauche j’ai toujours critiqué la politique de droite parce qu’elle ne va pas dans le sens des plus opprimés, les riches d’abord ! Depuis 2012, en tant que communiste et adepte du Front de gauche je critique la politique du gouvernement socialiste, parce qu’elle va dans le même sens que celle de la politique de Sarkozy, d’abord le MEDEF ! Et celles et ceux qui se disent communiste et Front de gauche élus surtout, dénoncent la politique austéritaire qui est mise en place dans notre pays. Et il faudrait comprendre ce genre d’alliance, une alliance contre nature. Je suis pour le mariage pour tous, mais pas celui contre nature.
« Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles » disait Gandhi. Oh combien c’est vrai ! Car à vouloir dire et faire son contraire on finit toujours par se planter, installer la confusion, pousser les citoyens dans l’incompréhension, et surtout faire et donner dans l’irréparable.
Alors certains diront que de faire avec c’est avoir de la maturité politique (vous avez dit maturité ?), d’autres diront le monde change (faut-il accepter même les changements qui vont dans le mauvais sens ? Et qu’est-ce qui change : les pauvres sont toujours de plus en plus pauvres et les riches sont de plus en plus riches ! C’est ça le changement dans ce monde ?), et puis d’autres ajouteront que ce n’est que de l’ouverture d’esprit (ouverture ou fermeture ? Allez savoir !). Pour ma part, cela s’approche plus de la tromperie pour se faire élire, chacun sa façon de penser. Dans le même temps si les partis politiques en sont à se faire plaisir uniquement en ayant des élus, vivement un mouvement citoyen pour remettre les choses en place. Il s’agit bien de cela REMETTRE les choses à sa place ! REDONNER toutes ses lettres de noblesse à la politique, car force est de constater qu’aujourd’hui c’est le capharnaüm que ce soit à gauche ou à droite.
Faire binôme avec la droite n’est certainement pas un gage pour garder le département à gauche et quand je dis « gauche » je pèse mes mots.
La politique n’est pas un jeu, on ne joue pas avec les citoyens, avec les humains que nous sommes, et nous nous en apercevons tous les jours, les françaises et les français souffrent et ce n’est pas en s’alliant avec celles et ceux qui approuvent les politiques passées et d’aujourd’hui  que les choses avanceront dans le bon sens. Il faut être soi, se battre contre les idées, maintenir coûte que coûte nos convictions, rester fidèle à nos origines, et surtout rester sincère dans nos actes et avec les mots si nous voulons réellement soigner les maux de cette société sans partage.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi ! Le billet du jour…

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MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
Hier grande manifestation contre la réforme des rythmes scolaires organisée par le collectif du pays haut, collectif composé de parents essentiellement.
Avec mes amis (es) du Front de gauche, nous y avons participé.
Nous y avons participé parce que nous considérons comme les parents qu’une réforme bâclée n’est pas une bonne réforme, qu’une réforme sans moyens, est encore une réforme pour une réforme et une réforme au rabais.
En effet, aujourd’hui, alors que les municipalités perçoivent de moins de moins de dotations (1,5 milliard d’euros prévus en moins sur le budget 2014), l’État met en place des réformes sans réelle concertation et sans donner les moyens nécessaires aux communes à les faire appliquer dans de bonnes conditions.
Cette réforme va renforcer les inégalités entre les élèves selon la richesse de leur commune, c’est une attaque supplémentaire au principe d’Égalité de l’École de la République.
Au Front de Gauche, comme il est mentionné dans le programme l’Humain d’abord, nous considérons qu’il faut construire une école émancipatrice qui permette l’élévation pour tous du niveau de l'acquisition des savoirs et des qualifications reconnues. Pour ce faire, droit à la scolarité dès 2 ans, scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, et des personnels de l’État formés, en nombre suffisant.

Manifester contre est nécessaire et plus que nécessaire, d’autant que nous avons le devoir de préserver l’avenir de nos enfants.
Par contre, défendre le visuel de nos appartenances politiques a été une erreur, car cette réforme quoique l’on puisse en penser, est politique. La seule organisation politique qui a appelé les parents, les élus, les enseignants et toutes celles tous ceux qui se préoccupent de l’enseignement à participer à cette manifestation a été le comité Front de gauche de Longwy-Longuyon-Villerupt. Et pour cause !
Pas d’élus socialistes (et pour cause !), deux élus UDI, qui ont dû se tromper de manifestation. Que des élus communistes, des élus proches de ce parti et des élus Front de gauche.
On ne peut décemment pas appeler les élus à y participer et dire qu’après cette manifestation est apolitique. Apolitique terme souvent employé pour dire que nous ne faisons pas de politique et que nous n’appartenons pas à un parti. Que nous n’y appartenions pas est une chose, mais dire que cela n’est pas politique en est une autre.
Qui met en place cette réforme ? Un ministre donc c’est politique !
Qui doit l’approuver ? Les conseils municipaux donc c’est politique !

On ne peut pas demander le soutien des politiques que sont déjà les Maires de nos villes et après exiger que chacun cache son appartenance à la politique, car si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi, c’est clair et sans ambiguïté.
Peuple de France réveil toi, car toutes les mesures prises, quelle qu’elles soient sont politiques et il faut les combattre politiquement. Personne ne peut en faire l’impasse.
Il est grand temps de remettre les pendules à l’heure !
Il est grand de resituer les responsabilités de chacun et surtout de lutter à visage découvert contre toutes ces mesures, ces réformes qui n’ont qu’un seul objectif, nous mettre à genoux et croître de plus en plus les inégalités.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Au secours ! Au secours ! Une Valls à deux temps ! Vichy est de retour ! Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
La république de Vichy, oui je pèse mes mots, la république de Vichy.
Alors que nous étions une trentaine à vouloir nous faire entendre lors de la venue de Valls, en découdre pacifiquement armés de nos petits drapeaux Front de gauche, PCF et CGT en ajoutant celui de la Fase de notre ami Oscar, en y ajoutant nos badges nous nous sommes fait traités comme des sauvages, des délinquants, des repris de justice.
Même des élus de la république, un Maire et ses adjoints ont été traités de la même façon.
C’est une HONTE ! UNE HONTE !
Une centaine de gendarmes et policiers nous ont conduits manu militari (Oh Manuel que tu dois aimer cette expression !) loin du parvis de la mairie de Longwy bas entre deux immeubles, cachés afin que personne ne remarque notre présence. Encadré par ces gendarmes et policiers et cela a duré deux heures. Une garde à vue sous la pluie et le froid.
Et cela sous un gouvernement de gauche, qui ne cesse de dire qu’il est à gauche.
MENSONGE ! MENSONGE !!!! Il est à droite, bien à droite, et plus qu’à droite et prend le chemin de Vichy.
En 42 ans de militantisme je n’ai jamais vu ce genre de comportement, indigné, révolté, en colère, car si aujourd’hui ce Valls agit de la sorte c’est notre faute, nous avons appelé sans condition à élire ce président Hollande qui a nommé ce sinistre ministre de l’intérieur VALLS, la valse des Gendarmes et des policiers. Manu, tu es un vendu !
Hier la république a bafoué la démocratie, la liberté d’expression, la liberté de circulation.
Camarades, vous qui allez certainement dans votre région faire comme nous voulions le faire hier prenez vos distances et donnez-vous les moyens pour que cela ne se reproduise plus.
Mais le pire de tout cela, des élus qui se disent haut et fort communistes membre du Front de gauche ont assisté à cette mascarade et au lieu de porter soutien à leurs alliés, leurs militants qui font qu’aujourd’hui ils sont des élus, ont préféré participer aux discours de ce Valls et par la force des choses se sont rendus coupables de complicité avec ce gouvernement de Vichy.
À la fin de cette garde à vue, nous nous sommes rendus au-devant des élus pour dire notre colère, le premier qui s’est présenté a été Jean-Paul DURIEUX (ancien député et maire PS de la ville) qui nous a dit sans gêne que cela n’avait pas été normal de nous avoir traités de la sorte, pffffff !! Quel gougeât ! Quel menteur ! Quel hypocrite ! Charlatan que tu fais Jean-Paul, bonimenteur que tu es !
Voici quelques photos, les images sont parfois plus claires que de propos.
Tu pousses le bouchon un peu trop loin MANU !
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

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Venue de Valls à Longwy le 10 Février 2014_31a

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Le billet du jour : Nous animons nos centres-ville, nous faisons que la vie existe dans nos villes et nous n’aurions pas ce droit de dire et d’être soutenu ?

MOI_pDes Émaux et des maux pouvons-nous lire dans le républicain lorrain d’aujourd’hui et en poursuivant on peut aussi continuer à lire : comme bien d’autres enseignes en cette période, la société des faïenceries et émaux de Longwy a déjà connu des jours meilleurs.
Eh oui ! Le commerce a connu des jours meilleurs, surtout quand nous n’étions pas noyés par une multitude de grandes enseignes de super marché et ce commerce sur internet.
Eh oui ! Avant la crise et l’austérité, nous avions encore l’espoir de pouvoir s’en sortir, de pouvoir arriver à boucler nos fins de mois sans trop se priver.
Alors, que le maire de Longwy ait proposé de racheter pour 100.000 € un stock de plaques gravées suivi par Eckert qui en prendrait la moitié des dépenses ne pourrait que nous réjouir, ça va donner un souffle à la faïencerie de Longwy et certainement sauver quelques emplois.
Mais les autres ! Les petits commerces de proximité qui aujourd’hui ne s’en sortent plus, qui sont obligés de licencier (un employé par ci, un employé par-là qui au total deviennent des centaines, des milliers en France) personne ne s’en préoccupe et personne ne propose de les aider. Ils sont acculés par l’attitude des organismes collecteurs, par les banques et personne ne s’en préoccupe.
Aujourd’hui rare est le commerçant qui perçoit un SMIC par mois, voire même pour certains, des mois sans salaire pour préserver un emploi, son magasin. Mais qui sans préoccupe ?
Aller ouvrir sa boutique en passant par la poste pour relever son courrier est devenu pour beaucoup de commerçants un supplice, car on ne sait jamais ce qui va nous tomber sur la tête. Répondre au téléphone est devenu une torture, car on s’attend toujours à l’appel du banquier ou des organismes collecteurs.
Eh oui ! Le commerçant de proximité qui est catalogué pour être un riche, un notable, un bourgeois, n’en est pas un, loin de là cette idée, il est plutôt un smicard qui essaie par tous les moyens de pouvoir s’en sortir. Le temps où les commerçants n’avaient qu’à se baisser pour se faire du « fric » est révolu et bien fini. C’était à une époque, il y a bien des années de cela.
Mais qui se préoccupe de ces gens qui par leur présence animent leur ville ? Qui se soucie de savoir s’ils vivent décemment ? Car la plupart de ces commerçants de proximité, s’ils existent c’est pour avoir voulu échapper à la tourmente du chômage, en créant leur emploi, la plupart en ont créé d’autres.
Pire pour pouvoir s’installer, ils ont dû montrer patte blanche auprès des banquiers et hypothéquer leur bien personnel, l’épouse ou l’époux du commerçant ou de la commerçante a dû donner sa garantie personnelle pour que ces commerçants de proximité puissent exercer.
Eh oui ! Comme vous pouvez le constater, cette image, les émaux de Longwy auront du mal à en faire un émaux digne de ce nom.
On va me dire, mais les commerçants ne nous ont jamais fait part de cela, ils n’ont jamais rien dit.
Eh oui ! Être commerçant c’est montrer que tout va bien, il ne faut surtout jamais dire que cela va mal, cela ferait une drôle d’image pour le commerce que nous tenons. Et pourtant, les autres corporations disent et montrent leurs difficultés et souvent ils obtiennent des aides, il y a qu’à voir les agriculteurs.
Alors Messieurs les élus, les Maires, les Députés et surtout vous Monsieur Christian Eckert qui êtes rapporteur du budget, que comptez-vous faire pour sauver tous ces commerces qui sont aujourd’hui à la limite d’exploser et de fermer définitivement ?
Qu’allez-vous faire pour EXIGER de nos organismes collecteurs et de nos banquiers pour qu’ils soient moins sévères et qu’ils stoppent de nous empoisonner la tête et nos budgets avec leurs frais, leurs majorations, leurs pénalités qui ne cessent de faire grandir nos déficits ?
Ce tableau brossé sur ce billet, n’est qu’une partie de ce que nous vivons réellement, la toile est vraiment noire, très noire et croyez-moi je n’exagère pas, il suffirait que les commerçants aient ce courage d’afficher leur bilan dans leur vitrine pour constater, bien évidemment il faudra installer des « kleenex » près de cet affichage.
Maintenant je m’adresse à tous les commerçants de mon territoire, qu’attendons-nous pour dénoncer nos conditions de travail, nos conditions de vie ? Qu’attendons-nous ? D’être à la rue ? D’avoir perdu nos maisons ?
Car c’est de cela dont il s’agit, avoir voulu construire quelque chose et voir sa vie détruite parce que nous n’avons pas su ou voulu dénoncer.
Il n’est jamais trop tard ! Ayons ce réflexe que tout être humain doit avoir, RÉSISTER et surtout NE RIEN LÂCHER !
Nous ne demandons pas la lune, seulement une étoile qui puisse un peu éclaircir nos conditions de travail.
Nous animons nos centres-ville, nous faisons que la vie existe dans nos villes et nous n’aurions pas ce droit de dire et d’être soutenu ?
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing fermé et levé.

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Hausse des tarifs du gaz : « coup de canif dans le pouvoir d’achat des français »

Après la très faible revalorisation du SMIC, la hausse des tarifs du gaz, même limitée à 2% comme l'a annoncé Jean-Marc Ayrault, est un coup de canif dans le pouvoir d’achat des français. Elle aggrave la situation déjà alarmante de 3.8 millions de familles en précarité énergétique.
Déjà depuis 2004, à l’ouverture du capital de Gaz de France, le prix du gaz a augmenté de 60 % dont 20% entre avril 2010 et avril 2011. Pourtant le groupe GDF Suez a versé 3.3 milliards de dividendes en 2012 à ses actionnaires, ce qui représente un taux de distribution de 83 %. Actionnaire à 35 % l'État peut s’opposer, au conseil d’administration, aux décisions abusives et contraires au développement d’un vrai service public et aux besoins des populations.
Le PCF rappelle que les sénateurs communistes ont fait voté en décembre dernier un amendement visant à ce qu’une commission pluraliste composée d’élus, d’usagers, de représentants des salariés du secteur et du ministre chargé de l’énergie soit créée afin d’étudier la formule tarifaire du gaz. Cette commission fixerait les tarifs réglementés afin de pouvoir mesurer les écarts entre les coûts réels d’approvisionnements et les formules de fixation des tarifs. Le PCF revendique donc un gel des tarifs d’ici là.

Législatives sur la 3e circonscription – Front de soutien pour Marx – UN FRONT POUR LE RESPECT DE LA DEMOCRATIE !

Les querelles internes au Front de gauche sont montées d’un cran. La liste de 88 élus appelant Serge De Carli à se présenter aux législatives a fait l’effet d’une bombe. Philippe Marx, candidat officiel, ne se laissera pas faire.

La liste des 88 (lire RL de dimanche) a provoqué une énorme agitation au sein du Front de Gauche local. 88 signatures ont été recueillies pour pousser Serge De Carli, maire et conseiller général de Mont-Saint-Martin, à se présenter aux législatives sur la 3e circonscription… alors que le candidat élu en juin dernier aux primaires Front de Gauche-PCF est Philippe Marx.
Autant dire que la guerre des clans est ouvertement déclarée depuis quelques jours et rien ne présage une accalmie. Lundi soir, Philippe Marx a rassemblé une partie de ses soutiens à la permanence communiste de Villerupt, son fief de campagne. Sans surprise, les déclarations cinglantes ont fusé dénonçant une stratégie de division de la part des élus signataires de l’appel. Morceaux choisis.
Le Front de gauche. « Etre candidat du Fron
t de gauche et communiste demande à rester modeste et humble, a lancé Philippe Marx. Etre candidat du Front de gauche, c’est respecter le choix démocratique de tous les partenaires politiques qui forment le Front de gauche. Etre candidat du Front de gauche, ce n’est pas utiliser le sigle pour se faire élire, mais utiliser ce sigle pour démontrer notre réelle volonté à voir dans notre pays une politique de gauche plus
radicale s’installer. »
Le candidat, c’est Philippe Marx. « Depuis le début, on nous attaque, souligne Philippe Marx. Un conseiller général (Michel MARRUZZIO) qui fait un recours, Maryvonne Musset qui est juge et partie lance un recours au national… Et maintenant cette liste ! » Patrice Zolfo abonde dans le même sens en prenant pour témoin la décision du comité départemental : « Il a validé l’élection de Philippe Marx. Ce choix est remonté au national, le Parti de gauche 54 a également fait remonter ce choix, tout comme la Gauche unitaire. Le candidat a été désigné, c’est Philippe Marx, alors arrêtons les tergiversations, les palabres, les rumeurs et les ragots. »
Permanence de campagne. « On me reproche d’avoir choisi cette permanence PC pour y faire mon QG de campagne, relève Philippe Marx avec stupéfaction.
Mais moi, cette maison m’a tout appris. On me dit que ce n’est pas un lieu de rassemblement. Mais le rassemblement, c’est dans la rue qu’il devra se faire. Je rappelle juste à Alain Casoni (NDRL, maire de Villerupt) que cela ne le gênait pas de venir ici pour nous demander de distribuer ses tracts et coller ses affiches de campagne. »
Absence de suppléance. Philippe Marx l’avait annoncé avant le vote des militants à la primaire : il choisirait une femme suppléante pour respecter la parité. Mais à ce jour, aucune femme n’a été désignée : « Nous avons rencontré plusieurs femmes sur le coin de Briey, mais certaines ne pouvaient pas, à cause de leur vie de famille, et d’autres nous ont glissé des savonnettes, il faut le dire aussi. On ne va plus traîner pour trouver cette suppléante, si on n’y arrive pas, ce sera un homme, tant pis. »
Attaques. « Je le dis et je le répète, nous n’avons rien contre les élus, martèle Patrice Zolfo. Toutes les attaques verbales, frontales ne sont jamais venues de notre côté. Il suffit de reprendre tous les articles de presse. Les attaques sont venues du camp de la division. »
La Présidentielle en ligne de mire. « L’avenir des élections législatives et de la Présidentielle se joue maintenant, s’époumone Philippe Marx. Le plus important est de faire passer les idées du Front de gauche pour la Présidentielle d’abord. » Pour Patrice Zolfo, « les résultats de Mélenchon conditionneront les législatives. »
Une candidature de division. « Il ne faut pas le cacher, on sait que si un deuxième candidat se déclare, cela fera le jeu du député actuel (NDLR, Christian Eckert, PS). Il n’est pas notre adversaire principal, mais on peut dire qu’il est déjà sûr d’être réélu. La candidature de division de Serge De Carli sera défavorable au Front de gauche. »
Le truc en plus ? Patrice Zolfo met en avant le travail accompli par les militants depuis quelques semaines. « La campagne est lancée. Nous avons rencontré beaucoup de monde sur les marchés, le contact passe bien avec les gens. On sent que quelque chose se passe avec Philippe Marx, peut-être à cause du nom… »

Textes : Sandra Nonnenbruck.
Photos : Etienne Jaminet


«Opération de division »

Roger Corbellotti, maire de Longlaville, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a découvert l’appel des 88. « Je condamne cette opération de division.
Bien que ce soit Halloween, il ne faut pas avancer masqué et la Comedia dell’arte, ça suffit ! J’ai affirmé haut et fort que je soutiendrai le candidat élu. L’heure est au rassemblement et à l’action. Serge De Carli revendique sa candidature depuis un bout de temps, les choses étaient déjà préparées, tout le monde le sait […]
Qui peut définir qui a le droit d’être candidat ou de ne pas l’être ? Je n’ai jamais trahi qui que ce soit, et je ne vais pas faire le tour de mon conseil municipal pour savoir qui veut signer pour Serge De Carli, parce que je respecte la démocratie. »


«Du déni complet »

Adrien Zolfo, maire de Saulnes, a également réagi avec vigueur pendant la réunion, lundi soir. « Je ne suis pas communiste, je suis de gauche et je l’ai toujours été. Et je suis choqué de la tournure des événements. Les gens ont voté, il faut savoir respecter leur choix. Serge De Carli n’a pas été choisi, ce n’est pas de sa faute, il n’a peut-être pas bien présenté son projet… Mais quand on est battu, on l’accepte. C’est scandaleux de voir que des gens sont dans le déni complet. Rien que pour cela, j’appuierai la candidature de Philippe Marx. »


« Le trio infernal ! »

« Je suis directement concerné par cette élection interne, étant donné que je suis adhérent PC depuis quarante ans, a tempêté Denis Salvi, l’un des proches adjoints d’Alain Casoni, maire et conseiller général de Villerupt. Je suis atterré par les déclarations du trio infernal (NDLR, A. Casoni, L. Righi, M. Musset) !
Il fallait le faire. C’est déplorable de jouer dans cette petite cour, je me demande ce qui a motivé ces élus à aller jusque-là.
Au sein du conseil municipal de Villerupt, beaucoup se sont abstenus, d’autres ont signé cet appel en faveur de Serge De Carli, ils ne sont pas nombreux.
Et d’autres, comme moi, ont choisi de soutenir Philippe Marx. Les conseillers généraux n’ont fait que tirer les élus des conseils municipaux. »


Ils ont dit

Christian Tabaglio, Adjoint au Maire de Joudreville, membre du comité national et départemental PCF, a dénoncé « un deal entre le secrétaire fédéral, Patrick Hatzig, et Serge De Carli. Il lui a dit : "Tu n’iras pas aux régionales, mais tu iras aux législatives ! »
• « Le Front de gauche est une étape historique, a affirmé Philippe Spillmann, syndicaliste. Cela a permis aux gens de se rassembler. Il n’y a aucune volonté de flinguer les élus, le Front de Gauche met en place des rapports directs avec les militants et certains ne l’ont pas compris. J’ai rencontré plein de gens qui mettent leurs espoirs dans le Front de gauche. Si Serge De Carli se présente, ce sera une candidature de division irresponsable. Comment on expliquera ces deux candidatures ? »
• « J’ai fait campagne pour Alain Casoni et je ne le regrette pas, assure Michel Vescovi, militant. Je ne comprends pas pourquoi les trois conseillers généraux s’acharnent. Si c’est notre local qui ne leur plaît pas, on peut se réunir ailleurs ! »
• « On veut faire de la politique autrement, mais ils ne veulent pas, s’est indigné Martine Etienne, du Parti de gauche. Les maires et les conseillers généraux peuvent briguer le poste de député, mais nous, les militants, on nous convoque seulement pour aller tracter. On n’est bons qu’à ça, parce qu’on n’est pas capables ! »

Philippe Marx : « Réussir à rassembler »

Le comité départemental du Parti communiste français a entériné la candidature de Philippe Marx pour les élections législatives de 2012. Le candidat a décidé de se lancer officiellement dans la campagne, « pour battre Sarkozy ».

Elu candidat PCF-Front de gauche (lors d’élections internes au parti) pour les législatives de 2012, Philippe Marx ne fait pourtant pas l’unanimité dans les rangs. Certains avaient tenté de faire invalider son élection, mais la commission départementale lui a finalement donné gain de cause. L’intéressé revient sur cette période agitée.
Pourquoi votre candidature suscite-t-elle autant d’opposition ?
Philippe Marx : « Depuis des années, les candidats sont nommés par la direction départementale ou nationale. En avril, Marie-George Buffet est venue à Saulnes, elle m’a dit : "Mon camarade, les candidatures sont ouvertes et les communistes ont le choix." Suite à cela, j’ai suivi la procédure de candidature, comme on nous l’a demandé. J’ai suivi les règles. Cette circonscription fait partie des circonscriptions "gagnables" et comme je ne suis pas un élu, connu et reconnu, j’ai soi-disant beaucoup moins de chances de gagner cette élection. »
Pourtant, vous avez été élu par les militants. Qu’avez-vous pensé du recours déposé ?
« On m’a reproché de ne pas présenter de suppléant. Mais je ne me sentais pas le droit d’imposer un nom aux militants. Je voulais que l’on choisisse ensemble cette personne, qui pourrait être une femme et originaire du sud de la circonscription. J’ai demandé à l’autre candidat d’acter ce souhait, il l’a fait. Je ne vois donc pas pourquoi c’est un motif de recours. »
L’autre raison porte sur l’organisation du scrutin…
« Qui s’est déroulé de la même façon pour choisir le candidat à la présidentielle. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de recours pour la présidentielle ? »
Après la décision de la commission départementale, des négociations ont-elles été entamées avec Serge De Carli, que vous avez battu lors de l’élection interne, pour qu’il ne se présente pas en candidat libre ?
« Le comité souhaitait connaître les intentions de Serge De Carli. Savoir s’il allait partir de son côté ou pas. Je lui ai écrit pour évoquer cette situation, mais je n’ai eu aucune réponse. C’est dommage. Si cela avait été le sens inverse, on aurait déjà les affiches sous le bras et on serait prêt à tracter comme un seul homme. »
Et si Serge De Carli décide de se présenter ?
« S’il part, ce sera sans étiquette, car le candidat PCF-Front de gauche, c’est moi. J’ai été acté. Il y aura deux candidats, mais il portera la responsabilité des résultats. J’espère vraiment qu’on va réussir à rassembler. Cette bataille fratricide ne rime à rien, nous avons besoin de toutes les forces pour mener une politique de gauche radicale. »
Avez-vous recueilli le soutien d’élus du bassin ?
« Oui, les maires de Saulnes et Longlaville, des membres de leurs conseils municipaux. A Villerupt aussi, des adjoints me soutiennent. Mais il faut rassembler encore plus. »
Pourtant, un second recours vient d’être déposé…
« On nous cherche vraiment des poux sur la tête. Le comité départemental a donné son avis. Au nom de quoi Maryvonne Musset fait-elle un recours ? Elle n’est pas à l’origine du premier, cela n’a pas de sens. Nous sommes à la disposition du national, on peut fournir toutes les pièces nécessaires qui prouvent que nous n’avons pas triché. »
Vous démarrez officiellement votre campagne. Comment allez-vous séduire vos électeurs ?
« Lors de la kermesse du Parti communiste, j’ai appelé toutes les forces à se réunir. Nous avons perdu un peu de temps avec le recours, mais maintenant c’est parti. Des rendez-vous sont programmés sur les marchés de Villerupt et Longwy. Nous ferons campagne également pour le candidat de la présidentielle. Je suis très confiant et je sens bien les choses. J’ai déjà beaucoup de messages positifs. On sent qu’il y a une attente de changement ! »

Propos recueillis par Sandra Nonnenbruck (Républicain Lorrain du 12 Octobre 2011).

Le billet du jour : Mais bien sûr que la bataille sera la même, parce que dans les faits, qui faut-il battre ?

Il ne s'agit ni de MARX, ou de De CARLI, il s'agit de respecter le choix des militants, il s'agit pour une fois de demander la réciprocité à celles et à ceux qui sont choisis et proposés habituellement par la direction, aux militants !
Mais bien sûr que la bataille sera la même, parce que dans les faits, qui faut-il battre ?
Nicolas SARKOZY ? Serge DE CARLI ? ou encore Philippe MARX ?
Bien évidemment, que la réponse, vous la connaissez, alors pourquoi ?
Pourquoi tout ce remue ménage ?
Faire la politique autrement, c’est ce qui est dit lors de nos rencontres, c’est ce qui est proposé dans le programme populaire et partagé, ne pas faire comme les autres, nous démarquer, oui, nous contingenter par rapport aux autres.
Malheureusement, force est de constater que cela ne reste que des paroles pour le moment.
Pourtant, nous sommes avec nos convictions, nos valeurs autrement, différents des autres, ce qui nous incombe c’est l’humain, l’humain d’abord, c’est de donner la « Place au Peuple ».
Que ce soit DE CARLI ou MARX, où est le problème ?
Un se dit « connu et reconnu », avoir plus de notoriété, on ne peut que le reconnaître. L’autre a été élu par les militants de son parti, et pense qu’avant d’être connu et reconnu, on ne l’est pas, et ça, ça ne peut pas être pris en compte ?
Dans tous les cas, être au Front de Gauche, c’est vouloir participer à un rassemblement, c’est vouloir par la force des choses RASSEMBLER, faire avec d’autres.
Croyez-vous que cet épisode donne l’envie de faire croire à nos électrices et électeurs, que nous voulons rassembler ?
Que nous sommes différents ?
Si l’inverse avait été le cas, croyez-vous, que les militants auraient déposé un recours ?
Non, ils ne l’auraient pas fait, et pourquoi ? Tout simplement parce que depuis des décennies, ce sont les directions qui décident qui sera, ou ne sera pas candidat. Les militants n’ont fait que suivre et se mettre au boulot.
Aujourd’hui, ce soir plus précisément nous devrions savoir, si la candidature choisie par les militants, par la base, sera confortée ou pas.
Si celle-ci est approuvée par le comité départemental, j’appelle tous les militants, tous les élus à faire preuve d’intelligence, et de tout mettre en œuvre, pour qu’en 2012, la politique de notre pays change, qu’elle change radicalement.
Si la décision de ce soir n’est pas de conforter le vote des militants, mon appel reste le même, tout faire, et ensemble pour changer les choses.
D’ailleurs, je l’avais déjà souligné lors de l’Assemblée Générale avant le vote des communistes.
Battre SARKOZY et sa bande, mettre en place une autre politique, une politique de gauche radicale, faire de l’humain une priorité, est tout mon engagement dans cette campagne qu’elle soit présidentielle, ou législative.
La bataille fratricide ne m’intéresse nullement, alors que ce soit DE CARLI ou MARX, allons-y, allons-y ENSEMBLE, ensemble pour notre peuple, pour notre France, pour retrouver nos valeurs Républicaines, que sont l’Égalité, la Liberté et la Fraternité.

Le billet du jour : Sénatoriales, la répartition hommes-femmes au soir des élections

Loi sur la parité, il faut autant de femmes que d’hommes chez les élus.
Pourtant, la réalité est tout autre, les femmes ne représentent qu’un infime pourcentage chez nos chers représentants.
Hier le sénat est tombé à gauche, on comptabilise 77 (22,45%) femmes pour 266 (77,55%) hommes.
Lors de la présentation de ma candidature aux élections législatives de la 3ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, je proposais que si j’étais choisi comme candidat, je souhaitais fortement et pour respecter la parité, que mon suppléant soit une suppléante. Et que celle-ci soit choisi par l’équipe de campagne.
Ne pas avoir nommé cette suppléante tout de suite a été un élément pour remettre en cause le vote des communistes. Un recours à même été déposé.
Malgré cela, mon Parti, le PCF veut combattre le recul de la représentation féminine en politique.
Combattre veut aussi dire entériner.
En effet, force est de constater que dans les faits, les choses ne bougent pas vite concernant cette question.
Je remarque tout de même, et il faut le souligner, le groupe Communiste au sénat a une majorité de femmes.
L’année dernière à la Fête de l’Humanité, nous avons rendu hommage à notre poète National Jean Ferrat, n’oublions pas qu’il a chanté « LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME ».
Quand aurons-nous le réflexe de mettre en concordance nos paroles avec nos actes ?
C’est de cela que nos électrices et électeurs ont besoin !
DE LA VÉRITÉ !

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