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L’effacement diffus de l’électricité : une nouvelle niche de marché qui va coûter cher aux usagers

effacementQui n’a pas déjà entendu l’argument qui consiste à dire que l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas ? Et bien Voltalis l’a rêvé, le gouvernement le fait ! C’est à travers l’article 46 bis de la loi de « transition énergétique pour une croissance verte » en débat au Sénat à partir du 10 février que « l’effacement diffus», ce nouveau marché juteux, va voir le jour. L’effacement est un concept qui consiste à couper temporairement le fonctionnement des appareils électriques (radiateurs, chauffe-eaux) chez un professionnel ou un particulier pendant quelques minutes lors de pics de consommation ou non. Ce qui revient à décaler une consommation et non à l’annuler. Un méthode bien différente du concept de maîtrise de la demande qui est vertueuse en soi, car il s'agit de réduire un gaspillage, donc sa consommation et donc sa facture. Une confusion adroitement entretenue par Voltalis sous couvert de vertu écologique.
Il est prévu d’indemniser la Société Voltalis, dont la famille Mulliez est le principal soutien alors qu’elle est plutôt connue dans la grande distribution (AUCHAN), par un prélèvement supplémentaire sur les factures de tous les usagers d’électricité via la Contribution du service public de l’électricité (CSPE).Il sera donc attribué une prime de 16,00 € /Mwh pour les opérateurs effaçant l’électricité chez les particuliers et les petites entreprises entre 7 heures et 23 heures. Ce système permet de faire pression sur les investissements pour le renouvellement de nouveaux moyens de production dont notre pays a besoin à court terme et il organise le concept de la décroissance énergétique.
On s’oriente vers une autre conception à l’opposée du système électrique actuel qui consistera à adapter les besoins au regard de la production. Le Parti communiste français est opposé à ce racket pur et simple. C’est encore en faisant les poches des usagers que l’on va enrichir les grands groupes capitalistes comme les petits affairistes.


Tarif EDF : à défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux !

edf-tarifsLa première décision de Philippe Martin comme ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est d’augmenter les tarifs d’électricité de plus de 5 % pour 2013 et 2014. Il s’agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années. A défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux ! Cette annonce représente un cadeau de départ en vacances, dont nombre de français auraient aimés se passer ! Cette augmentation est inacceptable. Elle porte exclusivement sur les tarifs réglementés pour les particuliers : une fois encore les grandes entreprises en sont préservées.
La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif. Le gouvernement Sarkozy/Fillon avait volontairement limité les hausses dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Si EDF doit disposer de moyens financiers pour faire face à ses charges, le Parti communiste considère que d’autres solutions doivent être utilisées. Ainsi l'État, qui est actionnaire majoritaire d’EDF, détenant 84,48% de son capital, prélève 2,3 milliards d’euros de dividendes par an. Nous proposons donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités.
L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ne fait pas baisser les prix, bien au contraire ! Cette libéralisation conduit à des gâchis : affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence. C’est pour cette raison que nous défendons la création d’un  pôle 100 % public de l’énergie et que nous préconisons la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie.


Energie/E.On : le PCF demande une intervention publique

eonSous prétexte des nouvelles normes environnementales et refusant de faire face aux investissements à engager pour y répondre, E.On confirme vouloir fermer en France, d’ici fin 2013, 5 tranches sur les 7 que comptent les 4 centrales à charbon héritées de la Société Nationale d’Électricité Thermique (SNET). Pourtant E.On a les moyens d’investir dans la SNET pour la mise à niveau de son parc et/ou pour de nouveaux outils de production performants. Ce groupe industriel préfère opérer d’autres choix, celui de la recherche de rentabilité maximale.
535 emplois sont menacés de supression dans un secteur industriel stratégique. Cette décision désastreuse aura des conséquences sociales et économiques sur les bassins de vie concernés : Nord (Hornaing), Moselle (Emile Huchet), Saône et Loire (Lucy) et Bouches du Rhône (Gardanne).
Le PCF condamne ces décisions et demande au gouvernement une intervention publique. C’est tout le sens de la proposition de résolution déposée par les députés communiste en mars dernier. Il est de la responsabilité de l’État de piloter la production d’électricité et d’être le garant de l’alimentation électrique pour les citoyens.
La fermeture de plusieurs sites de production d’E.On représente un manque de 1.3GW sur le réseau. D’ici 2015, ce sont 6.9 GW qu’il manquera sur l’ensemble du parc charbon, avec les fermetures à venir des centrales thermiques d’EDF. Même toute relative, la part du thermique à flamme (10%) reste indispensable pour l’équilibre de notre mix électrique : Les centrales thermiques assurent les consommations en période de pointe et sont indispensables pour faire face à l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque. Les fermer revient à multiplier considérablement les risques de black-out ou à s’orienter vers un rationnement de l’électricité, et une remise en cause de l’égalité d’accès à l’énergie via une forte hausse des factures.
Il est indispensable que le gouvernement prenne les initiatives nécessaires pour mener au préalable une étude d’impact complète sur le triple terrain énergétique, écologique et social de ces décisions au risque de voir notre pays ne plus disposer de la puissance électrique nécessaire à son fonctionnement quotidien.
Nous réaffirmons que dans le mix énergétique électrique la place du thermique à flamme a une place indispensable bien que limitée. Il est temps que le gouvernement et les entreprises développent autour de cette énergie de nouveaux projets, pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux de demain. Investir pour développer des centrales à charbon propre super critique et pousser les développements des technologies de captage et stockage du CO2.


Tarifs de l’énergie : le nom de la loi change, le système de malus pour les usagers reste !

energie_2La proposition de loi sur la « tarification progressive de l’énergie » retoquée au Sénat en octobre dernier, a été adoptée hier à l’Assemblée nationale sous sa nouvelle dénomination de loi de « transition vers un système énergétique sobre ». Le nom de la loi change, mais le système de malus pour les usagers reste.
Les députés et sénateurs communistes sont parvenus à faire adopter au cours de la discussion un élargissement des tarifs sociaux, et une interdiction des coupures et des résiliations de contrats durant la trêve hivernale. Mais ces avancées sociales sont entachées par de nombreux reculs en matière de politique énergétique.
Ne tenant pas compte du débat démocratique et récusant les avancées adoptées au Sénat sous l’impulsion des sénateurs communistes et Front de gauche, les députés socialistes ont adopté unilatéralement un texte s’attaquant au principe fondamental d’égalité devant l’accès à l’énergie sur tout le territoire.
En guise d’économie d’énergie, ce texte ne va produire à compter de 2016 qu’un alourdissement du prix de l’énergie dans les foyers les plus mal logés, ceux vivant dans des passoires thermiques. La complexité du dispositif de bonus-malus n’a d’égale que son injustice. Les usagers les plus mal lotis supporteront seuls le coût de la progressivité des tarifs.
Une vraie loi sociale aurait du s’attaquer aux tarifs indécents pratiqués par les opérateurs d’énergie privés. Les prix du gaz et de l’électricité ont augmenté respectivement de plus de 60% et de 17% depuis la privatisation d’EDF et GDF en 2005. Or cette loi, non seulement ne les remet pas en cause, mais elle accentue le phénomène. En assouplissant les règles d’implantations des éoliennes et en limitant tout contrôle démocratique sur leurs installations, cette loi livre une manne financière aux opérateurs privés et aux fonds de pensions, qui s’approprient cette très lucrative production d’énergie renouvelable.
L’adoption à marche forcée du malus énergétique et de la libéralisation de l’éolien, augure de bien mauvaise façon le grand débat national sur la transition énergétique qui vient d’être lancé.
Le Parti communiste réaffirme son attachement à la constitution d’un pôle public national de l’énergie, qui seul permet de garantir une égalité de traitement entre tous les usagers et permet de leur garantir les prix les moins chers.


Bulgarie : le gouvernement démissionne sous la pression de la rue

La preuve que nous pouvons faire fléchir
celles et ceux qui nous gouvernent…
Un peu de courage, de volonté, et ENSEMBLE ON PEUT !
Chez nous, on annonce 30 % d'augmentation du prix de l'électricité !

Ça ne vous choque pas ?

bulgarieLe Parlement bulgare a accepté jeudi la démission du gouvernement du très libéral Boïko Borissov après une série de manifestations contre la hausse du prix de l'électricité et la pauvreté, ce qui devrait ouvrir la voie à des élections anticipées.
"Nous nous excusons auprès des Bulgares qui n'ont pas eu la politique qu'ils espéraient, mais nous avons fait tout notre possible pour sauvegarder la stabilité financière", a déclaré Tsvetan Tsvetanov, vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur. La démission a été approuvée par tous les partis parlementaires. Elle ouvre la voie à des élections législatives anticipées au printemps prochain, alors qu'initialement la législature arrivait à son terme en juillet. Les partis parlementaires doivent confirmer dans les prochains jours auprès du chef de l'Etat, le président Rossen Plevneliev, leur refus déjà exprimé de constituer un gouvernement, ceci afin de lui permettre de former un gouvernement intérimaire d'experts chargé de l'expédition des affaires courantes et de l'organisation d'élections législatives à la fin avril ou au début mai.
Le pays "est proche d'un effondrement économique. Le chômage est énorme (…), des monopoles règnent dans chaque secteur" de l'économie, a lancé Serguei Stanichev, président du parti socialiste (PSB), principale force d'opposition. Pendant dix jours, des milliers de personnes, issues de groupes civils, avaient manifesté à Sofia et d'autres villes, d'abord contre les factures élevées d'électricité, puis contre la pauvreté, le chômage et le gouvernement. Les rassemblements ont dégénéré en début de semaine et des dizaines de manifestants et de policiers ont été blessés au cours de heurts violents. Le limogeage, lundi, du ministre des Finances, Simeon Djankov, qui incarnait la politique d'austérité actuellement mise en œuvre en Bulgarie, n'aura pas calmé les manifestants.
Selon un sondage de Gallup publié jeudi, 92% des Bulgares interrogés soutiennent les manifestations, même si 84% n'y ont pas participé. Les manifestants réclament, entre autres, une "nationalisation" des "monopoles" dont les trois sociétés de distribution d'énergie qui se partagent le territoire bulgare: l'autrichienne EVN et les tchèques CEZ et Enero Pro. La Commission européenne a déjà épinglé Sofia pour son retard dans la libéralisation du marché de l'énergie.

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Tarif progressif de l’énergie : un pas de plus vers la casse du service public de l’électricité et du gaz ?

Prétexter la mise en place d’un tarif progressif pour lutter contre la précarité énergétique est un leurre. Celui présenté n’a aucun objectif social. D’ailleurs, la tranche minimale concernera l’ensemble des consommateurs, les riches comme les pauvres. C’est un projet dangereux car il cantonne les plus pauvres au minimum vital. La facture s’alourdirait dès lors que la puissance souscrite serait dépassée ; c’est donc la restriction par l’argent. Alors qu'il est possible de faire autrement à l'exemple de la proposition de loi des parlementaires communistes et du Parti de gauche instituant un dispositif national de solidarité visant à garantir de manière préventive et simple l'accès au droit fondamental à l'eau.
Si nous partageons l’idée de faire attention aux dépenses d’énergies, nous sommes persuadés que le premier chantier à régler est celui de la rénovation thermique, premières sources d’économies d’énergie possibles. Il est donc nécessaire de donner à tous les moyens pour réaliser les travaux de rénovation thermique et de performance énergétique. Ce sont le plus souvent les familles modestes qui occupent des passoires thermiques et ce sont encore ces mêmes familles qui possèdent des équipements électriques à moindre performance énergétique car moins chers à l’achat.

Concernant l’électricité, il existe 8 millions de personnes en précarité énergétique, c’est-à-dire que leurs dépenses énergétiques sont supérieures à 10 % de leurs revenus. Aussi, nous partageons l’idée que le Tarif de première nécessité (TPN) et le Tarif social solidarité (TSS) soient élargis à tous les minima sociaux. Par contre, vouloir réduire son financement à travers la seule Contribution du service public de l’électricité (CSPE) ne nous convient pas : celle-ci est essentiellement financée par l’ensemble des consommateurs via leur facture, y compris par ceux qui bénéficient des tarifs sociaux, alors que les gros consommateurs professionnels en sont exonérés. Il est nécessaire d’avoir une réflexion plus approfondie sur le financement des mesures sociales et plus largement sur l’ensemble des taxes qui composent les factures. Pour la seule CSPE, c’est 133 % d’augmentation en 18 mois, mais seulement 2% de son volume sert au soutien des plus démunis !
Le chantier de la tarification progressive est vaste et il mérite fortement que le gouvernement l’inscrive dans le débat énergétique qui s’ouvrira à partir de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre prochain. Le Parti communiste rappelle ses propositions essentielles :

  • Interdiction des coupures pour cause de précarité énergétique en hiver comme en été.
  • Mise en place d’une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz et de l’électricité.
  • Gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre le Premier ministre.
  • Garantir un vrai service public de l’énergie avec une égalité de traitement et un accès pour tous à une énergie la moins chère possible sur tout le territoire français.

Huit millions de Français n’ont pas les moyens de se chauffer

"Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement": la campagne d'hiver de la Fondation Abbé Pierre alerte cette année sur la "précarité énergétique", en réclamant "une action massive" des pouvoirs publics.
A l'occasion du lancement de sa campagne d'affichage hivernale, jusqu'au 14 décembre, la Fondation réclame la création d’"un bouclier énergétique capable d’assurer à tous une capacité minimum à se chauffer". "En France, aujourd'hui, 3,8 millions de ménages souffrent de précarité énergétique, soit un ménage sur six, correspondant à 8 millions de personnes. Des personnes qui ne peuvent se chauffer et s’éclairer normalement, et parfois qui ne peuvent se chauffer du tout", explique-t-elle dans un communiqué. Parmi elles, "les ménages modestes vivant dans des maisons individuelles", dont "plus d'un million de propriétaires occupants", selon l'édition 2011 du rapport de la fondation sur le mal-logement.
La "précarité énergétique" n'a cessé de se développer ces dernières années. En cause: des loyers "qui ont bondi de 50% en 10 ans" et une "hausse dramatique des charges (gaz, électricité, fuel)". "Alors que l’hiver arrive, un tel phénomène n’est tout simplement pas acceptable et doit faire l’objet de toute l’attention des pouvoirs publics. Et d’une action massive et concrète. Sans attendre", plaide la Fondation Abbé Pierre. "Les mesures actuelles (tarifs sociaux, aide aux impayés…) sont beaucoup trop faibles. Elles n’allègent qu’une partie du public concerné et ne compensent pas les diverses augmentations subies par les familles les plus modestes", analyse-t-elle. "La période d’austérité budgétaire qui s’annonce ne peut affaiblir davantage les ménages touchés par la pauvreté ou la précarité", estime-t-elle.
Les affiches diffusées jusqu'à la mi-décembre dans toute la France montrent deux personnes âgées dans leur appartement aux murs défraîchis, dans les bras l'une de l'autre, enroulées dans une couverture, ou une femme et son fils dans un lit, sous les couvertures. "Ils s'aiment mais ce n'est pas ce qui les rapproche. Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement. Agissons !", peut-on lire au bas des affiches.

Spectaculaire lancement, jeudi, à Paris, de la campagne hivernale de la Fondation Abbé-Pierre : deux militants ont passé toute la journée dans un appartement de trois mètres sur quatre, avec des trous béants à la place des fenêtres, reconstitué devant la fontaine des Innocents. Leur but ? Sensibiliser l’opinion à la précarité énergétique dont souffrent 8 millions de personnes, dans 3,7 millions de logements qualifiés de « passoires énergétiques ».


Energie: des mesurettes pour limiter la flambée des tarifs

Le gouvernement tente de faire bonne figure face à la flambée des prix des énergies. Après s'être abstenu d'aller contre les hausses de l'essence et du gaz coup sur coup, il comptait dimanche, par la voix d'Eric Besson, de se rapprocher des consommateurs, ces électeurs en 2012. Le ministre de l'Energie a donc expliqué sur RadioJ vouloir revoir le mode de calcul des prix du gaz pour empêcher une nouvelle hausse au 1er juillet et, parallèlement, "mettre à contribution" les pétroliers pour juguler la flambée des prix des carburants.
"L'objectif du gouvernement est très clair: il est, dans un contexte de montée des prix de l'énergie au niveau international, de protéger le pouvoir d'achat des Français", a déclaré sans rire Eric Besson, alors que les tarifs du gaz ont augmenté en France de plus de 20% sur un an, et de plus de 60% depuis 2005.Le ministre de l'énergie a beau jeu de rappeler que ce n'est plus le gouvernement qui décide directement de l'augmentation des tarifs du gaz. Mais par un mécanisme mis en place par ses soins, c'est le groupe d'énergie GDF Suez, détenu à 35% par l'Etat, qui propose les tarifs depuis début 2010. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vérifie ensuite que les prix sont conformes à la formule de calcul. Mais le gouvernement peut "demander" à GDF Suez de ne pas appliquer la hausse.
Eric Besson annonce donc qu'il souhaitait un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz "dans les semaines qui viennent", pour éviter une nouvelle hausse au 1er juillet dont le niveau de 7,5% serait "inacceptable" selon la formule actuelle. Il a dit avoir proposé au Premier ministre et au président de la République "de suspendre la formule actuelle et d'en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent", précisant que Matignon et l'Elysée devraient arbitrer "dans les jours qui viennent". L'ojectif étant de déconnecter les tarifs du gaz des transactions sur le marché à court terme, donc très fluctuantes.
Pour les tarifs de l'essence, Eric Besson a vite évacué la création d'un "tarif social de l'essence". Il s'en remet à une "contribution les distributeurs pétroliers" pour atténuer l'impact de la flambée des prix, sans livrer plus de détail sur cette (demi) mesure. Les prix à la pompe ont été tirés vers le haut ces dernières semaines par les révoltes en Libye et au Moyen-Orient qui ont fait flambé les cours du pétrole brut. Courant mars, le super sans plomb 95 avait atteint un record historique de 1,5179 euro/litre.


Energie: les prix vont flamber

Carburants, électricité, gaz : la flambée générale des prix de l'énergie, qui alourdit la facture des consommateurs, devrait se poursuivre dans les mois à venir, sur fond de tensions géopolitiques et des besoins de financement du parc nucléaire et des énergies renouvelables.
Les prix de l'énergie ont progressé de 13,7% depuis un an en France, a annoncé mercredi l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques, un renchérissement dû à la hausse des tarifs de l’électricité (plus 6,4%) et à l’augmentation des prix des produits pétroliers (plus 17%). Le prix du gazole, carburant préféré des Français avec 78% des ventes, a ainsi atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis le 5 septembre 2008. A 1,3089 euro en moyenne par litre, ce carburant affiche une hausse de 16,5% depuis un an.

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