Comment les réacs de la Manif pour tous ont propagé la “rumeur du genre”

CaptureVidéo. Cette professeur des écoles à Dijon explique comment les anti Mariage pour tous se sont saisis du programme "ABCD égalité" de lutte contre le sexisme et ont organisé leur réaction, souvent violente, menant un an plus tard à la "rumeur du genre" dans les écoles.

Mercredi dernier, plusieurs centaines de militants de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’Unef, de l’UNL et de la FIDL se sont donné rendez-vous à la bourse du travail de Paris. Une journée pour construire une réponse syndicale unitaire face à la percée des idées d’extrême droite dans le monde du travail. Dans ce cadre, la CGT a mis en ligne des témoignages de militants syndicaux. Parmi ceux-ci, Cécile Ropiteaux, professeur des écoles, explique comment le projet pédagogique mené par les enseignants pour lutter contre le sexisme et l'homophobie a été pris en otage par les opposants à la loi Taubira permettant le mariage pour tous et toute.
Pris pour cible
"La restitution de ce travail, sous forme de colloque et de plusieurs publications syndicales et pédagogique, a eu lieu en plein dans les "manifestations pour tous", explique cette militante de la FSU-SNUipp. "Nous avons été pris pour cible dès le printemps dernier par la presse d'extrême-droite mais aussi de droite, sur des publications où on nous traitaient d'assassins d'enfants."
"A la rentrée scolaire de septembre, ça a évolué. Le ministère de l'Education nationale et celui des Droits des Femmes ont mis en place une expérimentation, qui s'appelle "Abcd égalité", destiné à lutter contre les stéréotypes en école primaire. Ils ont là aussi pris pour cible ce dispositif qui n'est pourtant pas subversif. Ils se montent en collectifs de parents auto-proclamés. Ils ne sont pas très nombreux, mais très actifs. Ils vont tracter devant les écoles. La presse nationale ou régionale leur ouvre leurs colonnes. Certains s'appellent "vigi gender", d'autres "collectifs de parents". Ils nous accusent de complot, de vouloir mettre dans la tête des enfants qu'ils pourront choisir leur sexe quand ils seront adultes, qu'ils pourront choisir leur sexualité, comme si l'homosexualité était un choix."
Logique d'émancipation
"Plusieurs de nos permanences syndicales ont été taguées, placardées. Au niveau parisien, on a été victime d'un laché de souris, sur le thème "nos enfants ne sont pas des cobayes". On trouve ça inquiétant. On aimerait bien que les institutions, le ministère de l'Education, du Droit des Femmes, réagissent un peu plus à toutes ces attaques."

"Nous, nous réagissons avec nos moyens, auprès des collègues et des parents, pour rétablir la vérité, en essayant de dire que nous sommes vraiment dans une logique d'émancipation et que pour ces extrêmistes là au contraire, l'homme et surtout la femme doivent rester à leur place."

SOS Education – Grève du 27 Septembre 2011 – Information à la population.

Pétition au Ministre de l'éducation, Luc Chatel

Monsieur le Ministre de l'éducation,
Depuis trente ans, le budget de l’Éducation nationale a connu plus de 85% d’augmentation alors que nos établissements accueillent 600 000 élèves de moins.
Tous les rapports et classements montrent que l’échec de notre système scolaire s’accentue depuis quinze ans :
–  2 élèves sur 5 sortent du primaire sans savoir lire, écrire et compter correctement ;
–  Nous ne formons plus suffisamment d’ingénieurs, de médecins et d’artisans compétents ;
–  Nos universités régressent et mettent en place des cours d’orthographe et de grammaire.
Aussi, je vous demande solennellement de ne pas céder à la pression des syndicats et de prendre les vraies mesures qui permettraient enfin de redresser notre système scolaire :
– Permettre à tous les enfants d’apprendre à lire, à écrire et à compter à l’école avec des méthodes rigoureuses et éprouvées ;
– Supprimer le collège unique ;
– Restaurer un vrai baccalauréat ;
– Garantir un enseignement professionnel de qualité.
Si vous ne le décidez pas aujourd’hui, Monsieur le Ministre, personne d’autre ne pourra le faire. Notre pays a besoin de solutions concrètes, efficaces et pragmatiques pour l’éducation.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Éducation, à l’expression de ma haute considération.
Copie : ► au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy
            ► au Premier ministre, Monsieur François Fillon
            ► au Parlement, au Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer et au Président du Sénat, qui sera nommé le 6 octobre

Entre 1500 et 3000 classes fermées ? Luc Chatel veut miser sur le “qualitatif”

"L'Education Nationale n'a pas de problèmes de moyens", a affirmé Luc Chatel, ministre de l'éducation, dimanche matin sur Europe 1.
Pourtant, entre 1500 et 3000 classes de maternelle et primaire sont menacées par les nouvelles cartes scolaires. L'estimation haute est fournie par les syndicats d'enseignants, l'estimation basse par le ministère.
Toujours est-il que 8967 emplois vont être supprimés à l'Education nationale, annonce Le Journal du Dimanche qui consacre sa une au problème.
Mais pour Luc Chatel, ce n'est pas un problème de chiffres. Lui veut miser sur le "qualitatif" plutôt que le quantitatif. "Est-ce que cette fuite en avant de "toujours plus de moyens" a obtenu des résultats ? La réponse est non ! La France – cinquième puissance mondiale – est entre la 22e et la 26e place dans les classements éducatifs", a-t-il argumenté sur Europe 1.
Il a également regretté que le coût moyen par élève ait fortement augmenté depuis les années 1980 alors que "le nombre d'élèves qui accèdent au baccalauréat n'augmente plus".
Quoi qu'il en soit, sur le terrain, élus et parents d'élèves s'organisent pour faire pression sur les rectorats. A Ecole-Valentin (Doubs), par exemple, où 2 classes sont menacées de fermeture. Même le maire, pourtant UMP, est entré dans la bataille. "On touche à l'avenir de nos enfants, à nos tripes", explique une mère de famille.
Dans le Doubs, 35 classes devraient être fermées. La mobilisation dure depuis des semaines. Le 12 avril, enseignants et parents d'élèves ont organisé une "manif à reculons" pour protester.
"Localement, le rapport de force peut éviter la fermeture d'une classe… au détriment d'un autre territoire pour lequel personne ne se mobilise", affirme Claude Lelièvre, historien de l'éducation, interviewé par Le JDD. Il estime que ces suppressions de postes mettent "en péril le principe d'égalité des chances".

L’heure est grave pour l’Éducation Nationale !

Pour la prochaine rentrée scolaire dans l'Académie de Nancy-Metz :
841 suppressions de postes  , soit  298 postes d'enseignants dans le primaire, 524 dans le secondaire et 19 postes administratifs.

Le "Collectif Ecole du Pays-Haut" organise un bus pour se rendre à la manifestation départementale à Nancy du samedi 22 Janvier, dans le cadre des actions nationales lancées par les 25 organisations regroupées au sein de "Un avenir pour l'école".
Voici les horaires et lieux de ramassage du bus :
départ:  12h parking du Lycée à Longwy (RV 11h50)
ramassage: à Audun le roman 12h30 parking Aragon CCPA ,
                      puis Briey 12h50 Parking Magasin DIA (ex ED)

Départ de la manif 14h30, rassemblement à partir de 14h place Maginot.
Retour : Départ de Nancy 17h ,puis Briey 18h; Audun 18h20, Longwy 18h50
Pour les inscriptions:
– secteur de Longwy-Longuyon-Villerupt : Philippe Spillmann p.spillmann@wanadoo.fr
– secteur de Audun-Briey-Jarny : Ville de Joeuf, cabinet du Maire : c.gonzalez@ville-joeuf.fr

Montrons notre détermination à ne pas laisser faire
cette casse du Service Public d'Éducation !

Education nationale : toutes les raisons d’une mobilisation d’ampleur le 7 septembre !

Les Français veulent plus d’encadrement dans les écoles collèges et lycées : ils ne veulent pas des policiers mais des adultes auxquels ils font confiance pour l’éducation de leurs enfants. Le sondage paru ce matin dans un quotidien national le démontre.
Or les gouvernements successifs font le contraire ! Faisant fi des suppressions de postes antérieures, de la nouvelle saignée, suppression de 16000 postes cette année, 16 000 autres prévus en 2011, le ministre revient et justifie l’ensemble de ses réformes, suppression de la formation des maîtres, pacte de carrière, refonte de l‘enseignement professionnel et des lycées, des programmes et l’absence de manuels scolaires disponibles en seconde qui en découle, poursuite de la désorganisation de l’école,… autant de réformes contestées par l’ensemble de la communauté éducative et la CGT et la Ferc (Fédération Education Recherche Culture) CGT au principe qu’elles ne répondent pas aux enjeux éducatifs de notre pays.

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