droits de l’homme


Rapport de la LDH : Les questions sociétales et les droits de l’homme toujours en souffrance.

150606_172215_ldh_g4uxzeChaque année, la LDH édite l'état des droits de l’homme en France. L’an dernier, sa publication s’intitulait « Un autre avenir ? ». Publiée en pleine campagne présidentielle, elle se voulait porteuse d’une espérance de changement, d’un nouveau contrat social garantissant des droits et tournant le dos aux logiques de discrimination, de racisme et de xénophobie qui avaient marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy. La LDH n’avait certainement pas envisagé qu’elle titrerait son édition 2013, rendue publique ce 18 avril, « La République en souffrance ».
Si les renoncements économiques et sociaux du Président Hollande sont la marque d’une divergence avec le PCF et ses partenaires du Front de gauche, les questions sociétales et les droits de l’homme auraient dû rassembler toute la gauche comme cela vient d’être la cas pour le mariage pour tous. Les annonces contre le tout carcéral, contre le démantèlement des camps de Roms sans relogement, ou contre les familles dans les camps de rétention sont pourtant restées au stade des effets d’annonces.
Le gouvernement manque décidément de courage politique puisqu’il renonce aussi à mettre en œuvre les mesures qui ne coûtent pas financièrement comme le droit de vote des résidents étrangers ou la lutte contre le contrôle au faciès. La recherche d’un consensus avec la droite ne conduit qu’à mettre en œuvre des politiques droitières. La seule façon de réconcilier le peuple de gauche c’est de mettre en œuvre une politique du bien vivre ensemble, solidaire, laïque, fondée sur l’égalité des droits pour tous, le refus des discriminations, la citoyenneté de résidence.


Colombie : les FARC doivent libérer Roméo Langlois

Les FARC ont annoncé qu'ils détenaient le journaliste français, Roméo Langlois, envoyé de la chaîne France 24 qui se trouvait sur place lors d'un violent affrontement entre l'armée colombienne et la guérilla.
Le PCF exprime son inquiétude pour ce journaliste expérimenté connu pour son travail sérieux sur la réalité colombienne. Roméo Langlois dénonçait dans ses reportages les graves violations contre les Droits de l'Homme en Colombie, ainsi que sur les exécutions extra-judiciaires commises par l'armée. Il y relatait également le comportement des multinationales qui exploitent les ressources naturelles de la Colombie au grave préjudice de l'environnement et des populations.
Les FARC doivent libérer Romeo Langlois et, dans l'esprit d'un règlement politique du conflit, prendre l'engagement définitif de ne plus recourir à la prise d'otages et en particulier à l’enlèvement de personnes civiles. Il est nécessaire que l'armée colombienne interrompe ses opérations pour que la libération de Romero Langlois se fasse, au plus vite, dans les meilleures conditions possibles.


Tunisie: Moncef Marzouki, premier président de la République de Tunisie

L'un des plus farouches opposants au régime de Ben Ali élu président de la République par l'Assemblée nationale constituante issue de l'élection du 23 octobre, premier scrutin pluraliste libre de l'histoire du pays. La page de la dictature paraît bel et bien tournée avec l'arrivée ce lundi soir de Moncef Marzouki au sommet de l'état tunisien.
A 66 ans, ce combattant des Droits de l'Homme, actuel dirigeant du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a recueilli 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants.
"Fier d'être Tunisien"
"Je ressens du soulagement, de la joie, a t'il expliqué à TV5 Monde après sa désignation. La volonté du peuple a été plus forte que celle de la dictature. Je suis très fier d'être tunisien." Après avoir pris ses quartiers au palais présidentiel de Carthage, avant de prêter serment sur le Coran devant la Constituante ce mardi matin, le nouveau président tunisien devra désigner un chef de gouvernement, qui doit être l'islamiste Hamadi Jebali, dont la future équipe doit obtenir la confiance de l'assemblée.
Le pari de l'alliance avec les islamistes
Critiqué pour avoir choisi de faire alliance avec le parti des islamistes d'Ennahda, Moncef Marzouki a fait face lors du scrutin au vote blanc de quarante quatre élus de gauche qui ont marqué ainsi leur opposition aux pouvoirs jugés démesurés qui seront attribués au Premier ministre islamiste, au détriment de ceux du président élu. Ce dernier leur a répondu: "Nous sommes des laics modérés. Nous avons en face des islamistes modérés. Essayons de travailler ensemble plutôt que d'aller à l'affrontement. Essayons de trouver des solutions pratiques aux nombreux problèmes pratiques des Tunisiens, comme la désertification, les problèmes économiques. Mon premier rôle consiste à défendre les droits de l'Homme, de la femme et de l'enfant. Une ligne rouge a été tracée avec mon élection."
Se tourner vers l'Europe
Autre objectif que s'est assigné Moncef Marzouki: la politique étrangère. "Avec le premier ministre, je vais dialoguer notamment avec l'Europe. Je connais les problèmes de l'Europe. Mais aider la Tunisie est quelque chose d'important. Ce pays va devenir un laboratoire, si la transition démocratique est une réussite, ce pourrait être un exemple pour tout le monde."

Les pouvoirs du président. Selon la constitution provisoire votée samedi par l'Assemblée constituante, le chef de l'Etat est le chef suprême des forces armées et définit la politique étrangère en concertation avec le Premier ministre. Il promulgue et publie les lois votées par la Constituante, nomme et révoque les hauts gradés et le Mufti (autorité religieuse) en concertation avec le chef du gouvernement. Il peut être démis de ses fonctions par deux-tiers au moins des élus. Son mandat devrait durer un an au moins jusqu'à la rédaction et l'adoption d'une constitution définitive par l'Assemblée constituante et la tenue d'élections générales.


Syrie : les mobilisations ne s’essoufflent pas, la répression non plus.

Une vidéo du jour, prise à Homs, montrant un militaire en train de tirer sur les manifestants.

Vendredi, dix personnes ont été tuées lors de manifestations organisées dans plusieurs villes de Syrie. La communauté internationale continue de dénoncer la répression sanglante dont fait preuve le régime syrien, tandis que le président de la Ligue syrienne des droits de l’Homme a été arrêté jeudi.
Depuis le 15 mars, début des mouvements de contestation, un appel à manifester a été lancé depuis Facebook, chaque vendredi. Cette semaine, les manifestants se sont réunis sous le mot d’ordre « nous ne nous soumettrons qu’à Dieu ». Des manifestations se sont déroulées dans les villes de Hama, Homs et à Lattaquié, dans le nord du pays, où près de 8000 syriens ont protesté contre le dictateur Al-Assad. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui a rapporté ces chiffres, a précisé que les forces de sécurité ont ouvert le feu conte les manifestants à Hama.
L’organe d’observation a rapporté la mort d’un homme, près de Homs, abattu par un tireur embusqué, aux abords d’une mosquée. Toujours dans la région de Homs, un bus qui fuyait vers le Liban a été pris pour cible par des miliciens pro-régime, qui ont blessé plusieurs de ses passagers. Par ailleurs, cinq civils ont été tués par les forces de sécurité dans la région de Damas, à Douma, a rapporté un militant sur place. Les soldats ont tiré à balles réelles pour disperser la foule, comme ce fut le cas à la principale mosquée de Daïra Az Zour, où des fidèles ont été visés à la sortie de la prière du vendredi. Avant que ne débutent les manifestations, dans l’après-midi, deux civils avaient été lâchement abattus dans la matinée. Le bilan, provisoire, devrait s’alourdir.
Si la mobilisation à l’encontre du gouvernement ne faiblit pas, la communauté internationale continue aussi de condamner les exactions commises par les hommes de Bachar Al-Assad. La France a réclamé la libération immédiate d’Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l’Homme, arrêté jeudi par les autorités syriennes. « La France condamne [cette] arrestation (…). La répression violente et les arrestations politiques doivent cesser en Syrie" a déclaré Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères. L’homme était une source d’information pour les médias étrangers, dont la marge de manœuvre dans le pays est toujours tronquée. La secrétaire d’Etat américaine Hilary Clinton a encouragé L’Inde et la Chine à mettre en place des sanctions, dans le domaine de l’énergie. De son côté, la Russie a cessé de vendre des armes au pays.


Lybie : les bombardements n’ont jamais instauré la démocratie

Communiqué des députés communistes, citoyens et du Parti de gauche :
Les Député-e-s communistes, citoyens, du Parti de gauche voteront contre la prolongation de la présence militaire française en Libye, soumise à débat cet après midi au Parlement. Comme ils en avaient souligné les risques évidents, le 22 mars dernier dans l'Hémicycle, l'enlisement est patent. Quatre mois après les premiers bombardements, la guerre n'a ouvert aucune perspective nouvelle pour les populations maintenues depuis des décennies sous le joug du dictateur Kadhafi. Le conflit a, en revanche, conforté l'hypothèse d'une partition du pays.
Les droits de l'Homme ont été brandis pour justifier la croisade dont Nicolas Sarkozy a pris la tête et l'OTAN le commandement. Les relations étroites entretenues jusqu'à très récemment encore avec Kadhafi suffiraient à s'interroger sur la sincérité des propos. La présence très importante des grands groupes français sur le territoire libyen et les intérêts financiers en jeu éclairent aussi les objectifs poursuivis. Les bombardements n'ont jamais installé la démocratie. Des voix s'élèvent pour demander un cessez le feu immédiat. Il faut leur faire droit.
Les Député-e-s communistes, citoyens, du Parti de gauche demandent qu'il soit mis un terme immédiat à la guerre en Libye et que soit, au plus vite, convoquée une réunion internationale qui, sous l'égide de l'ONU réuniraient toutes les parties concernées en présence de l'Union Africaine, pour qu'enfin une solution politique et pacifique puisse être construite.

Roland Muzeau au téléphone sonne sur France Inter face à Guy Tessier (député UMP)


La mesure de l’Humain… ou la distance entre l’Humanité et la barbarie.

La seule mesure de ce que je suis en droit de faire vivre et d'exiger d'un autre Humain, est ce que moi même je suis prêt à accepter de vivre, pour moi même, et ceux que j'aime.
Accepteriez vous pour vous même, vos enfants, votre famille, vos amis, ce que l'état français fait vivre actuellement aux familles expulsées, conduites en centre de rétention, chassées des terrains où sont posées les caravanes.
Accepteriez vous, parce que votre frère, votre père, votre fils, votre fille, se conduisent mal, d'être condamnés à priori, ainsi que vos enfants et toute votre famille ?
Acceptez-vous de ne plus être une personne parce qu'un industriel a trouvé à faire plus de bénéfices en Asie et que vous vous retrouvez au chômage, parce que la vie vous a malmené au travers d'un divorce, à cause de l'âge qui vous exclu du marché du travail ,ou à cause d'un accident ?
Acceptez vous alors de ne plus être une personne, un humain, mais une unité, potentiellement dangereuse et problématique socialement, identifiée et analysée dans le cadre de catégories sociales, et traitées selon les règles du contrôle social ?
Si vous pouvez répondre oui à ces questions, alors vous êtes en droit de soutenir la politique gouvernementale soit disant sécuritaire actuelle.
Le proverbe dit "Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse"
Il dit tout, résume tout….

Alors, avant de juger, avant d'interdire, avant d'exclure, posons nous bien la question de savoir si, ce que nous nous apprêtons à appliquer, est bien digne d'un Homme, est digne de nous-même et de nos proches…
Car là, se tient toute la différence, entre l'Humanité et la barbarie…   


Scandale pour haiti 1

A haïti on commence à rebâtir les églises… Budget 3 milliards d'euros… La france va participer…

Et pendant ce temps… On n'a pas commencé à reconstruire pour les pauvres haitiens !!!..
Et pendant ce temps… 45 000 enfants meurent tous les ans de malnutrition au cameroun sans que personne s'en occupe…
Et pendant ce temps, ailleurs c'est pareil, plus d'un milliard d'êtres humains crêvent de faim…
Un ministre loue un avion privé pour 116 500 euros…

Et pendant ce temps… Et pendant ce temps…. Je suis en colère !!! Trés en colère !!!
Vous ne l'êtes pas vous ?