Nouvel Observateur / FDG : « Plus qu’un dérapage journalistique, une sale opération électoraliste »

Cette semaine, le Nouvel Observateur fait couler son encre, en essayant de trainer le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, dans des eaux bien fétides, chargées des éléments de langage communs au FN et au Medef contre Jean-Luc Mélenchon.
Nous imaginons bien le légitime dégoût que cela ne manquera pas de provoquer auprès des lecteurs d'un hebdomadaire qui, en se trompant d'adversaire, en utilisant contre le candidat du Front de gauche des propos de caniveau, commet bien plus qu'un dérapage journalistique, qu'une erreur politique. Nous sommes là devant une sale opération électoraliste qui déshonore autant ceux qui l'ont commandé que ceux qui l'ont exécuté.
Oui mais voilà. Avec l'irruption citoyenne qui caractérise notre campagne, le pilonnage du Nouvel Observateur contre le Front de gauche fait déjà parti d'un vieux monde. Il n'est pas très beau à voir. Nous avons d'autres horizons, notamment les dizaines de milliers de visages rassemblés à la Bastille, au Capitole, et samedi sur la plage du Prado à Marseille. Ils sourient quand cela fait grimacer le Nouvel Observateur. C'est triste pour un titre dont les engagements passés trouvent un écho avec l'esprit de Résistance incarné aujourd'hui par le Front de gauche. En nous insultant, le Nouvel Obs se manque d'abord à lui-même.
Oilivier Dartigolles, porte-parole du PCF et co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Valérie Pécresse : “On n’a pas le droit de boycotter Israël” !

Déclaration de principe ou dérapage verbal ?
Valérie Pécresse ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est-elle laissée emporter par un débat houleux à la télévision mercredi, à l’émission “Face aux Français” ? Le moins que l’on puisse dire est tout de même que les approximations ne manquent pas dans sa bouche… À l’en croire par exemple, FaceBook n’existait pas il y a un an ! Il y a cependant plus grave, quand on exprime la position de la France…
Invitée à s’exprimer sur la censure d’une conférence de Stéphane Hessel à l’École Normale Supérieure, Valérie Pécresse justifie la décision de la direction de l’une des écoles les plus prestigieuses de notre enseignement public, par l’appel lancé à boycotter les produits provenant des territoires occupés, par le collectif organisateur… “On n’a pas le droit de boycotter Israël, c’est une infraction pénale”, explique la ministre.

Valérie Pécresse : On n’a pas le droit de boycotter Israël !

Certes, appeler au boycott de marchandises venant d’un autre pays est un délit, mais dans la bouche de Valérie Pécresse, on comprend qu’une telle disposition est une juste conséquence de la politique sioniste. Après tant d’errements des dirigeants français sur la révolte tunisienne, n’ont-ils toujours pas tiré de leçons de modération ?