Baisse de l’aide financière publique aux partis : un coup contre la démocratie

assemblee-nationale_2Prenant prétexte de la crise, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de droite avaient décidé en 2011 de diminuer de 5 % l'aide attribuée aux partis politiques.
Par décret, le gouvernement socialiste vient de raboter encore cette aide, et cette fois ci pour un montant de 10 %. Cette décision vient durement pénaliser les partis, notamment les moins représentés au parlement.
Cette aide bénéficie déjà essentiellement – pour plus des deux tiers – au PS et à L'UMP. Les députés communistes ont à ce propos récemment déposés une proposition de loi visant à modifier les conditions d'attribution de cette aide. L'aide financière aux Partis est en effet une contribution au débat d'idées et à une vie démocratique plus intense dans notre pays. Elle doit constituer un point d'appui permettant de faire face au bipartisme qui marque nos institutions et notre mode électoral.
Le PCF élève une protestation vigoureuse contre cette décision injuste et dangereuse.
La démagogie au prétexte de la crise ne doit pas limiter le débat d'alternative et sur la façon même d'affronter cette crise. Frapper les partis au porte monnaie, c'est frapper la vie démocratique du pays alors que le débat d'idées et d'alternatives s'avère d'une brûlante nécessité.

Nicolas Sarkozy ou la prime à la démagogie

Face à la montée de la protestation et de la désaffection des salariés contre sa politique, Nicolas Sarkozy essaye l’esbroufe. D'un coté, il s'oppose à toute augmentation générale des salaires, retraites, minima sociaux et renouvelle le gel du point d'indice des traitements de la fonction publique. De l'autre, il promet une soi-disant prime aux salariés dans les seules grandes entreprises où il y aura « une forte augmentation des dividendes » et dans les petites « si ça va mieux ». Avec, à la clef, de nouvelles exonérations de cotisations sociales… De quoi alourdir le déficit de la Sécu et de tirer un peu plus vers le bas tous les salaires! Pour résumé : une prime à la démagogie.
Cette politique s'inscrit dans les plans d'austérité décidés par Nicolas Sarkozy lui-même et Angela Merckel au dernier Conseil européen des 24 et 25 mars avec le pacte de l'euro qui prétend interdire toute hausse générale des salaires et contenir chaque augmentation sous la barre des gains de productivité. Cela mène la France dans le mur: Selon des prévisions officielles la croissance française serait amputée en 2011 et 2010 de 1% du fait de la politique nationale d'austérité et de 0,4% supplémentaire du fait de la politique d'austérité dans les autres pays européens.
Les discours sur la redistribution des richesses ne peuvent être crédible que s'ils ne sont appuyés sur une ferme volonté de changer les critères des crédits bancaires et des aides publiques, d'inciter les entreprises à réorienter leur gestion pour accroître la valeur ajoutée disponible pour les salariés et les populations, contre les prélèvements financiers du capital, avec la croissance de l'emploi, de tous les salaires, des qualifications et des prélèvements nécessaires à une expansion des services publics.

Prime de 1000 euros : Stop à la démagogie ! Augmentez les salaires !

Salaire: il est urgent de répondre à l’attente des salariés !
Le ministre du Budget, François Baroin a évoqué la création prochaine d’un mécanisme pour pousser les entreprises à lier le versement de dividendes à celui d’une prime « exceptionnelle » pour leurs salariés d’un montant d’au moins 1000 euros.
Cette annonce appelle plusieurs remarques :
► pour la CGT, c’est une augmentation générale des salaires du public que le gouvernement doit mettre en œuvre et dans le privé contraindre les branches et les entreprises à revaloriser les salaires au travers d’accords,
► Il est urgent d’augmenter le SMIC à 1600 euros brut (3,4 millions de salarié-e-s sont concernés),
► Le gouvernement doit obliger le patronat à négocier l’égalité salariale entre les femmes et les hommes,
► Il est impératif de reconnaître les qualifications et en finir avec les formes aléatoires de rémunération.
L’ensemble des mesures gouvernementales, que ce soient :
► Les exonérations des cotisations patronales,
► La défiscalisation des heures supplémentaires
► et toutes les mesures fiscales dérogatoires accordées aux entreprises (140 milliards d’euros en tout)
► n’ont eu pour seul objectif que d’inciter les employeurs à ne pas augmenter les salaires.
Les salariés sont payés pour leur travail et pas seulement lorsqu’il y a distribution des dividendes, c’est bien les salaires qu’il faut augmenter et pas les primes.
C’est ce qui s’exprime un peu partout dans de nombreuses luttes ou négociations comme à "Carrefour" dernièrement.
Enfin, il ne faudrait pas que le mécanisme conçu par le gouvernement, se traduise à nouveau par des exonérations qui reviendraient à faire payer les primes par nos impôts.

Source : Site de la CGT