Initiative nationale du PCF sur l’Europe le vendredi 17 mars à Villerupt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La 4ème Rencontre Nationale du PCF – Parti Communiste Français portera sur l’enjeu européen et aura lieu le :

VENDREDI 17 MARS 2017
À LA SALLE DES FÊTES Maurice THOREZ DE VILLERUPT À 18 H 30.

Nous formulerons ensemble des propositions pour une « FRANCE À L’OFFENSIVE POUR UNE EUROPE DE PROGRÈS », une bataille fondamentale pour une majorité et un gouvernement de combat pour la défense des intérêts populaires.
Sans bataille européenne, pas de politique de gauche !

Avec de nombreux intervenants de qualité, à savoir :
– Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français,
– Patrick Le HYARIC, Eurodéputé FDG (et directeur du journal l’Humanité)
– Raphaël HALET, lanceur d’alerte de l’affaire LUXLEAKS,
– Pascal DEBAY, membre du bureau Confédéral de la CGT,
– Kate HUDSON, membre pacifiste Britannique,
– Charlotte BALAVOINE, candidate des Français de l’étranger au Benelux

La confrontation : Pierre Laurent et Pierre Gattaz. Humanité journalière du 12 décembre 2014

g1Quelques heures après que Pierre Laurent, indigné par les déclarations sur la «souffrance patronale» et la  monopolisation par le Medef du discours sur l’entreprise, eut proposé un débat public au patron des patrons, un tweet #gattaz relevait le gant et souhaitait l’Humanité comme champ clos. La confrontation s’est déroulée jeudi 11 décembre comme une conclusion aux mobilisations patronales de la semaine dernière et à leur réplique orchestrée par les militants du PCF.
Climat courtois, écoute mutuelle mais débat sans concession, animé par le directeur de la rédaction de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, et par le chef du service politique, économique et social du quotidien, Sébastien Crépel.
Pierre Gattaz veut afficher un «esprit d’ouverture» afin de « faire avancer la démocratie » et se présente soucieux d’une «économie humaine». Pierre Laurent souligne que le travail est à l’origine de toute richesse créée dans  l’entreprise et relève leur opposition fondamentale à propos de son accaparement par le capital.
La controverse est lancée; elle déborde le temps d’abord imparti à cet échange; elle n’en restera pas là…
Jugez-en.


g21. LE CHÔMAGE EN FRANCE, LA FAUTE AU
COÛT DU TRAVAIL OU AU COÛT DU CAPITAL ?

PIERRE GATTAZ Une entreprise est une communauté d’hommes et de femmes. Il faut donner du travail aux Français, aux jeunes, aux chômeurs. C’est mon obsession. Nous sommes bien évidemment pour donner du salaire net, du pouvoir d’achat à nos salariés. C’est fondamental, il faut que la  fiscalité et le coût du travail ne pèsent pas trop sur ces salaires nets. Second constat, il faut  impérativement que ce travail soit compétitif, dans une économie ouverte et mondialisée. Sinon les entreprises risquent, qu’elles soient françaises ou étrangères, de partir de France pour s’installer ailleurs, ce que nous ne voulons pas, au Medef. Lorsque vous évoquez le coût du capital, le sujet est le financement des entreprises. Il y a un coût du capital qui s’appelle dividendes ou plus- values. Cette somme-là est la rémunération d’un risque.
On  oublie  souvent dans mes propos que je suis pour une  économie humaine, et mon combat n’est pas de distribuer plus de dividendes aux actionnaires, de vider de leur sens les  entreprises. Comment puis-je créer de la croissance,  préserver mes usines et au maximum les hommes et les femmes qui y travaillent, et faire que la mondialisation soit vertueuse ? Ce sont ces deux questions qu’au Medef, on se pose pour le pays.

PIERRE LAURENT Vous parlez «d’économie humaine», mais c’est incompatible avec le discours permanent de  culpabilisation qui est le vôtre sur le coût du travail. Le travail n’est pas un coût, c’est l’origine de toute la  richesse créée. Quand vous mettez en cause «les charges» sociales, en  prétendant protéger le salaire net, vous  attaquez aussi le  salaire, parce que ces charges sont des cotisations sociales qui sont du salaire socialisé. Vous dites: «Il faut du capital pour l’entreprise», mais le problème c’est que, depuis trente ans, le coût de la  rémunération de ce capital n’a cessé  d’augmenter au  détriment du travail. Vous masquez en  permanence dans votre discours qu’il y a une confrontation d’intérêts entre la rémunération excessive du capital et une pression sans cesse accrue sur le travail. La France ne se  développe pas dans la mondialisation en cherchant à  concourir dans les catégories des pays à bas salaires et à  emplois précaires. Vous en demandez toujours plus pour le capital, alors que nous devrions investir toujours plus dans les salaires, la formation et la qualification.
PIERRE GATTAZ Nous avons beaucoup de points de  convergences ! La valeur travail, magnifique, merveilleuse, il faut réhabiliter le travail, c’est au sommet de la pile.
PIERRE LAURENT Mais tous vos actes concrets, toutes vos  revendications sont à l’inverse !

G3PIERRE GATTAZ Mais non, pas du tout ! C’est là où j’insiste, j’ai géré durant vingt ans ma société Radiall en me posant une unique question : comment garder mes quatre usines françaises dans un marché parti principalement en Chine?J’ai perdu 40 % de mon chiffre d’affaires entre 2001 et 2002 mais, dix ans après, j’ai cinq usines en France. Mon chiffre d’affaires à l’exportation, c’est 90 %. Mais j’ai préservé le travail, j’ai préservé mes salariés français, et je les ai fait monter en gamme. Chez Radiall, 75 ou 80% des profits sont réinvestis dans la technologie, la  formation des salariés, dans la recherche-développement, principalement en France. Une boucle vertueuse s’est donc développée pour préserver les usines et les salariés français afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et ça marche. Deuxième point de convergence, à propos du salaire et du pouvoir d’achat. Je veux des salaires nets les plus élevés possibles, mais vous avez une masse de charges qui représente 600 milliards, et que vous  nommez salaire différé. Moi, je pense que c’est un bousin qui n’est pas géré. Qui finance cette masse ? Ce sont les impôts que nous payons…
G5PIERRE LAURENT Il y a un problème sérieux, quoi que vous en disiez, de gâchis dû au coût du capital. Qu’est-ce qui justifie cette augmentation continue des dividendes ?  Sûrement pas l’efficacité des entreprises ! Vous répétez sans cesse qu’il faut baisser la dépense publique, mais  regardons plutôt l’efficacité de cette dépense, car il y a une dépense inefficace : celle qui consacre de plus en plus d’argent à compenser des exonérations et des niches  fiscales sans effet en matière d’emploi… Je récuse donc vos propos sur le coût du travail. Nous ne rendrons pas les entreprises françaises compétitives en laissant les jeunes à la porte de l’entreprise et en faisant travailler plus longtemps les seniors. Il faut investir dans le travail, la formation et la qualification, et pas seulement dans le haut de gamme. Nous devons cesser de sacrifier des pans entiers de notre industrie avec ses métiers de base, au point d’être devenus complètement dépendants de l’étranger pour la machine-outil et les biens  d’équipement. Il faut aussi changer les règles du marché pour permettre à tous un développement équilibré et des coopérations, faute de quoi nous irons vers des tensions internationales croissantes. Il y a donc une cohérence à changer les choix de gestion dans l’entreprise.
Nous devons envisager un autre type de «mondialisation» fondée sur le partage. La France et nos entreprises  devraient être actives dans ce domaine. Pour cela, il faut commencer par reconnaître plus de droits aux salariés. Vous dites que l’entreprise est une communauté humaine, mais aujourd’hui, ceux qui sont les plus nombreux – les salariés – n’ont jamais leur mot à dire sur les choix de gestion.

PIERRE GATTAZ Il faut cultiver, par la formation,  l’employabilité permanente. Dans le futur, un salarié connaîtra sans doute au cours de sa carrière trois, quatre, cinq, sept métiers. L’important est de ne pas rester au chômage longtemps durant ces transitions. Il y aura des crises, des montées et des baisses de marchés. Le modèle danois de flexisécurité est intéressant sur ce point. Vous évoquez les métiers en tension, il y a 400 000 emplois non pourvus en France face à 3,3 millions de chômeurs. Vous avez raison, ces métiers sont pestiférés, je dirai.
PIERRE LAURENT Comment voulez-vous y arriver avec 84% d’embauches en CDD ?
PIERRE GATTAZ Merci de cette question : pourquoi a-t-on ce taux de CDD ? Parce que le patron, ça va vous faire mal aux tympans, a peur d’embaucher en France. Des  petits patrons me disent : « J’ai eu quatre salariés, et bien j’ai eu quatre prud’hommes. Ne comptez plus sur moi pour embaucher. » Il faut impérativement sécuriser ou clarifier les conditions dans lesquelles nous pouvons nous séparer de nos salariés en CDI.
PIERRE LAURENT À quel salarié allez-vous faire croire qu’en supprimant toutes les garanties sociales vous allez libérer la possibilité d’embaucher ? Ce que vous allez libérer, c’est la possibilité de licencier. Nous, nous  proposons depuis très longtemps de construire une  nouvelle branche de la Sécurité sociale qui permettrait aux salariés, quand ils doivent changer d’emploi, de ne pas passer systématiquement par la case chômage. On pourrait très bien, plutôt que de dépenser de l’argent dans une indemnisation du chômage de plus en plus  inégale et injuste, investir dans un système de sécurité d’emploi et de formation.
PIERRE GATTAZ Sur le constat final, on est à peu près  d’accord, mais pas sur le moyen d’y arriver. Il y a deux choses à régler en France : il y a la peur des salariés de se faire licencier et la peur des patrons d’embaucher. Il faut trouver des moyens de les faire baisser. C’est ce que nous avons fait dans l’accord interprofessionnel des partenaires sociaux en décembre : nous avons essayé de pousser des droits supplémentaires, comme le compte personnel de formation. Qu’est-ce que je fais au niveau de Radiall ? Je fais des classes en entreprise depuis dix ans. J’emmène des professeurs et des classes, une fois par an, trois jours dans mes usines. Ils font classe de  français, de philo et de maths avec les profs qui viennent pendant deux heures. Je fais des groupes de 6 élèves et ils vont voir mes salariés, mes décolleteurs.
Le  décolleteur explique l’amour de son travail, il  explique la précision, il décollète à dix microns. C’est une pièce qui va dans l’horlogerie, dans un satellite. Il explique son métier avec passion. C’est tout ça, la vraie vie. Et au bout de trois jours, vous avez des enfants qui voient des métiers d’ingénieurs, de techniciens,  d’ouvriers professionnels qui sont des artistes dans leur métier. L’entreprise, ce n’est pas Germinal ou Zola, ce n’est pas vrai. Les ingénieurs tutoient les ouvriers, on s’entraide sur des projets, c’est propre par terre,  l’entreprise, c’est bien. Aimons l’entreprise.

PIERRE LAURENT Vous n’allez pas m’expliquer à moi qu’il faut respecter la classe ouvrière. Le monde de la création, le monde ouvrier, le monde du travail, c’est l’ADN des communistes. Et c’est pour ça d’ailleurs que je  revendique notre propre parole sur la question de  l’entreprise et que je récuse le monopole patronal sur cette question. Vous avez évoqué l’Allemagne.
Vous savez très bien que si l’Allemagne a maintenu un niveau de production industrielle bien supérieur au nôtre, c’est pour plusieurs raisons. Ils ont mieux protégé le  travail et la rémunération du travail dans l’industrie. Ils ont su mettre leurs services bancaires au service du dé-veloppement industriel. Où sont les banques françaises quand il s’agit de faire un tour de table pour sauver une entreprise industrielle française ? Et enfin, ils ont  continué à développer une politique de filières que nous avons totalement abandonnée. Les grands donneurs  d’ordres français, ceux du CAC 40, se comportent comme des groupes qui rançonnent toute la filière, les  salariés en dernière instance, et aussi leur PME. Donc plutôt que de montrer sans cesse le travail comme un
problème, comme un coût, nous devrions plutôt défendre ce travail et nous attaquer à ces problèmes structurels. Nous avons un capitalisme qui, en France, est en grande partie un capitalisme rentier.
PIERRE GATTAZ Il y a des excès et des problèmes à régler en France. Des directions d’achat qui pressurisent les PME qui utilisent le CICE, ça existe, maintenant est-ce que c’est 100 %, 95 % ou 1% ? Au Medef, on regarde les excès à chaque fois. Le CAC 40, c’est un porte-avions qui entraîne de plus en plus des PME et des ETI. Il y a quelques années, on a créé le pacte PME, avec le patron de Schneider Electric, pour motiver nos grandes  entreprises à chasser en meutes, c’est-à-dire à pousser leurs PME, leurs ETI dans leur sillage. Ça fonctionne. Nous allons continuer ce combat. Les banques françaises ont été les plus vertueuses au monde dans la crise de 2007-2008. Pour autant, nous n’allons pas tout attendre des banques. Au Medef, on pense qu’en dehors des banques, il faut utiliser toutes les autres sources de  financement : le crowdfunding, source de financement sur Internet, est intéressant. Si vous avez 1000 personnes qui mettent 15 euros, ce n’est pas énorme pour une  start-up, mais c’est un début. C’est un système attractif parce que plus il y aura d’employeurs, plus nous aurons la chance de créer des emplois. C’est mécanique. Personne ne m’a démontré le contraire pour l’instant mais  peut-être allez-vous le faire. Il faut donc absolument que ces gens qui arrivent avec peu, voire pas de moyens, puissent trouver des capitaux. Il faut également développer les fonds de pension à la française et une fiscalité incitative pour que les gens puissent mettre 2000 euros dans une boîte sans que tout le bénéfice du risque pris soit  confisqué en impôt.
PIERRE LAURENT Votre indulgence à l’égard du système bancaire est très étonnante. Car il y a effectivement un énorme problème de financement de l’économie. Le  système bancaire joue un rôle malheureusement très  important. Nous devons reprendre la main pour piloter différemment l’utilisation de ces fonds du système  bancaire et d’épargne. D’ailleurs, le problème est aussi européen. L’« indépendance » consacrée de la Banque centrale européenne est une aberration. On oblige et les entreprises et les États à aller se refinancer à des coûts prohibitifs sur le marché alors qu’on pourrait très bien  financer autrement. Quant à la fiscalité, vous prétendez qu’elle ne pèse pas assez sur la consommation et qu’on pourrait augmenter la TVA alors que la fiscalité sur le  capital est affreuse et insupportable. La réalité des  recettes fiscales de l’État, c’est l’exact inverse. La TVA est de loin la première recette fiscale, elle rapporte deux fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés. Nous avons une fiscalité d’une injustice totale au travers de laquelle passent des  richesses considérables. Je suis le premier à penser qu’il faut repenser totalement la fiscalité française et remettre à plat toutes les niches et toutes les exonérations fiscales accumulées ces dernières années et qui n’ont donné aucun résultat en matière d’emploi.
PIERRE GATTAZ Nous avons un point de divergence majeur sur la fiscalité.

2. QUEL RÔLE DE L’ÉTAT POUR PILOTER
ET STIMULER L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ?

PIERRE GATTAZ De 1200 milliards d’euros aujourd’hui, la sphère publique augmente de 50 milliards par an grosso modo, et représente 57% du PIB. Qui paye ? C’est  l’entreprise in fine, celle qui crée de la richesse. L’entité qui paye les missions régaliennes, c’est l’entreprise. Le domaine de l’État doit se limiter à ses fonctions  régaliennes. Il faut revenir à un niveau de dépense qui  s’approcherait de 50% du PIB dans un premier temps. Et contrairement à ce que vous dites, pour moi,  effectivement, nous avons une fiscalité qui est inversée. Nous avons une TVA à 20% au taux maximum, alors que dans les pays à haute protection sociale que sont les pays du nord de  l’Europe, vous êtes à 23, 24, 25 et jusqu’à 27%. Nous sommes en compétition avec la moyenne européenne. Et le coût du travail montre en effet que, depuis 2000, nous étions à 8% de moins en taux horaire par  rapport aux  Allemands, nous sommes aujourd’hui à plus 12%. Et les 35 heures sont passées par là. On a donné 10% de plus aux gens en temps, sans baisser les salaires. C’est un problème. Ensuite, je terminerai par le capital et l’épargne. Tous les rapports du monde l’expliquent : quand vous mettez 10000 euros dans une entreprise, il faut que votre taxation soit simple et connue si vous  revendez. Or, aujourd’hui, ce n’est pas motivant, parce que la taxation des plus-values est compliquée, donc c’est décourageant. Après, vous avez ce problème des  dividendes. Je réinsiste, la question des dividendes qui est très diabolisée en France, c’est la  rémunération d’un risque. Donc, je veux bien tout ce que vous voulez, mais toutes les PME et toutes les TPE pour acheter des robots ont besoin de fonds propres. Ces fonds propres sont  apportés par des actionnaires. Ces  actionnaires, idéalement, ça devrait être nos salariés. Et je suis très content parce qu’on a poussé ça, d’améliorer la fiscalité de l’épargne des salariés, d’améliorer la possibilité pour nos salariés d’être actionnaires. C’est dans la «loi  Macron», et je m’en félicite.
PIERRE LAURENT L’impôt n’est pas là pour payer la  «dépense publique» mais sert au contraire à investir dans des domaines où justement l’entreprise ne le fera pas. Et dans des domaines qui participent au développement de la collectivité nationale. Nous avons besoin d’impôt pour financer le système d’éducation, pour soutenir les  infrastructures, dont d’ailleurs les entreprises se servent, que ça soit les routes, le ferroviaire, les installations  portuaires… Donc l’impôt n’est pas une charge. Je ne  méprise pas le rôle de l’entreprise, c’est un lieu de  création, mais l’entreprise ne résume pas non plus toute la société. Faire maigrir brutalement l’investissement  public, comme vous le proposez, ne va faire que dégrader la  situation.  Ensuite, on ne travaille pas trop en France. Il n’y a pas assez de gens qui travaillent, et la productivité des  travailleurs français est extrêmement élevée. Nous laissons à l’écart du travail une part croissante de la  société  française. Enfin, vous rendez hommage à la  «loi Macron», car elle va dans votre sens, après le CICE qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas produit de résultat probant en matière de créations d’emplois. Avec cette loi, on va déré-glementer le marché du travail, flexibiliser  encore davan-tage, mais sans résultat efficient sur  l’activité économique.
3. LE GOUVERNEMENT VALLS,
UN GOUVERNEMENT MEDEF COMPATIBLE ?

PIERRE GATTAZ Non, je ne le sens pas du tout comme ça. Il faut que l’on dépasse le débat gauche-droite, parce qu’il est obsolète. Ni l’entreprise, ni l’économie de  marché, ni la mondialisation, ni le dialogue social ne sont une affaire de gauche ou de droite. Il faut avoir la lucidité de voir le monde qui tourne et qui bouge et qui est en  mutation accélérée, et d’en finir avec des postures, des dogmes et des idéologies. Nous avons travaillé au Medef sur notre projet « France 2020, faire gagner la France ». C’est une France qui retrouve de la croissance et c’est une France du plein-emploi. Car je suis persuadé qu’en France, on peut retrouver le plein-emploi : moins de 7%de chômeurs. C’est mon obsession absolue.
Et concernant le travail du dimanche, il faut demander à nos consommateurs et à nos salariés. Sur les Champs-Élysées, j’ai vu des jeunes femmes salariées qui pleu-raient parce qu’on les interdisait de travailler après 21 heures : c’est quand même scandaleux d’en arriver là !Ça ne vous aurait pas ému ?

PIERRE LAURENT Vous ne pouvez pas dire ça ! Allez dans la grande distribution : qui empêche les caissières de  travailler à temps plein ? Ce sont les patrons de la grande distribution, qui multiplient les contrats à temps partiel. Toutes les enquêtes le montrent !
PIERRE GATTAZ Vous parlez de travail subi, alors que moi, je dis qu’il faut s’adapter aux demandes de ces jeunes femmes qui veulent travailler après 21 heures parce qu’elles touchent des primes ou des salaires augmentés de 25 %.
PIERRE LAURENT Mais leurs salaires sont bloqués !
PIERRE GATTAZ Ça c’est complètement faux, si vous  travaillez après 21 heures sur les Champs-Élysées, votre salaire sera augmenté.
PIERRE LAURENT Allez discuter avec les salariés du  commerce et vous verrez ce qu’ils vous diront sur leur salaire !
PIERRE GATTAZ Je suis pour le travail le dimanche et après 21 heures sur volontariat des salariés quand cela a du sens. Amazon fait 25 % de son chiffre d’affaires le  dimanche. La consommation, c’est de la création de  richesses, c’est de l’emploi. Nous avons estimé que si on ouvrait certaines zones touristiques, pas partout, et avec autorisations des maires, les Chinois n’iraient plus faire leurs courses à Londres, à Madrid ou à Amsterdam.
PIERRE LAURENT L’avenir de nos sociétés n’est pas de  travailler en permanence, jours, nuits et dimanches. Concernant le volontariat des salariés, vous savez très bien que c’est une fable. Les salaires sont tellement bas dans le commerce – et ils sont de fait bloqués – les temps partiels sont tellement imposés, que certains acceptent, mais ça n’a rien à voir avec le volontariat. Il y a des choix de société qui ne sont pas les mêmes. Ce n’est donc pas aux chefs d’entreprise d’imposer leurs volontés.

g6G7Pourtant, j’ai l’impression que le Medef se comporte comme le  premier parti politique de France et qu’il fait la pluie et le beau temps dans les choix politiques. Vous vous vantez d’être un homme de terrain, mais je constate que le Medef est plus sûrement introduit dans les arcanes du système que je ne le suis et que ne le sont les  syndicalistes et les salariés. La vérité, c’est que vous jouez un rôle  politique permanent dans ce pays.
PIERRE GATTAZ Il faut observer ce qu’il se passe dans le monde. Dans les 150 pays en concurrence avec la France, les 30 qui ont bien réussi depuis 15 ans, sont celles qui ont mis l’entreprise au-dessus des considérations  politiques. Les clients doivent gagner de la satisfaction, les hommes et les femmes doivent garder de l’épanouis-sement, de la formation permanente. Et les actionnaires, qui sont, je suis désolé, propriétaires de l’entreprise,  récupèrent, en effet, des sommes qu’ils ont investies. Nous sommes dans une compétition mondiale où les  règles du jeu sont quand même tournées autour de ces trois valeurs clés. Et je constate que des gouvernements de gauche ou de droite jouent selon cette règle du jeu.
PIERRE LAURENT Derrière ce discours qui peut paraître de bon sens, en vérité vous développez l’idée qu’il peut y avoir des alternances politiques, mais finalement qu’il n’y aurait toujours qu’une seule politique possible.
Et c’est malheureusement ce à quoi on assiste. La  mondialisation telle qu’elle fonctionne ne ravit pas le monde entier. Il y a beaucoup de gens qui la contestent, de nations qui  cherchent d’autres voies que celles de la mondialisation actuelle. Oui, il y a des propriétaires, mais un des  problèmes justement c’est que ceux qui ne sont pas les propriétaires de l’entreprise, et qui pourtant en créent la richesse, n’ont pas assez leur mot à dire sur les choix faits.

4. LE PACTE DE RESPONSABILITÉ,
UNE FAUTE OU UNE CHANCE ?

PIERRE GATTAZ Le pacte de responsabilité, on l’a suggéré au départ par notre pacte de confiance. Il est sorti, on l’a applaudi, on l’accompagne. C’est une démarche non politique de la part
g8du Medef. Pour moi, l’état d’esprit de ce pacte, c’est de réduire le coût du travail, non pas en salaire net, mais sur les charges qui pèsent sur le coût du travail lui-même. C’est de réduire, aussi, la fiscalité qui pèse sur la productivité des entreprises françaises. Ce pacte a été voté en juin dernier, nous attendons encore un certain nombre de décrets d’application sur la baisse des charges. On parle de baisse de la fiscalité pour les  entreprises  depuis le début, et bien figurez-vous qu’en ce moment  encore, il y a des augmentations de charges sur les  entreprises : le versement transports, les taxes de  séjour. Il y a un manque de cohérence entre les discours et l’état d’esprit du pacte et les mesures qui sont prises. C’est pour cela qu’il y a eu une mobilisation la semaine dernière des chefs d’entreprises.
PIERRE LAURENT Nous sommes en désaccord total. Le pacte de responsabilité qui effectivement a été initié par le Medef a déjà prouvé son inefficacité et son échec. Ce pacte vient s’ajouter à toute une série de crédits d’impôts, de niches fiscales et d’exonérations de cotisations  sociales qui se sont accumulées aux cours des 20  dernières années sans aucun résultat en matière d’emploi. Malheureusement avec le pacte de responsabilité qui  coûtera la somme énorme de 41 milliards d’euros, nous nous dirigeons vers un immense gâchis de fonds publics.
PIERRE GATTAZ En France on a toujours l’habitude  d’augmenter les charges comme je vous l’ai expliqué. Donc vous avez un poison, et vous inventez l’antipoison (avec le pacte – NDLR)…
PIERRE LAURENT Non, mais vous ne pouvez pas dire que les charges sur les entreprises ont augmenté…
PIERRE GATTAZ 40 milliards. 40 milliards de plus. Je suis désolé, c’est les statistiques.
PIERRE LAURENT C’est faux. Il faut compter toutes les  exonérations de cotisations sociales, les crédits d’impôt, la suppression de la taxe professionnelle, tout ce qui s’est accumulé ces dernières années… La petite augmentation du versement transports va servir à construire des  infrastructures qui sont utiles aux entreprises, parce que les salariés en région parisienne ne se rendent pas à leur travail à pied, que je sache. Vous ne pouvez pas nier que sur les 20 dernières années, nous avons empilé  successivement toute une série de dispositifs, de niches fiscales et d’exonération de cotisations sociales.
PIERRE GATTAZ Monsieur Laurent, ce que je vous propose, c’est : gardez vos aides, gardez vos subventions, surtout ne nous donnez plus rien, mais baissez les charges.  Prenons le chiffre de 200 milliards que vous avez  annoncé, qui est faux, mais prenons-le : vous faites 200 milliards d’économies en gardant les subventions, mais baissez nos charges de 200 milliards.
PIERRE LAURENT Je suis pour remettre à plat toutes les aides financières accordées aux entreprises et pour  baisser  radicalement le coût du crédit. Les dividendes versés, les frais financiers, les frais bancaires, dont vous ne parlez  jamais, représentent le double de la totalité des cotisations sociales payées par toutes les entreprises  françaises.  Attaquons-nous ensemble à ces charges  financières, plutôt qu’aux dépenses sociales et publiques utiles.
COMPTE RENDU RÉALISÉ PAR MARION D’ALLARD, KÉVIN BOUCAUD,  SÉBASTIEN CRÉPEL, JULIA HAMLAOUI, CLOTILDE MATHIEU, AURÉLIEN  SOUCHEYRE ET LIONEL VENTURINI.
– PHOTOS RÉALISÉES PAR PATRICK
NUSSBAUM

Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
nous sommes presque à la mi-janvier, c’est humide et les températures sont encore agréables.
Allons-nous payer la bonté de la nature ? Enfin, cette bienfaisance ne se passe que dans certains endroits, car ailleurs c’est inondations qui préoccupent les esprits.
Si la météo est à peu près au beau fixe, ce n’est pas le cas concernant les problèmes sociétaux dans notre pays.
En effet, à la télé on entend que le nom de Dieudonné ou plutôt Dieudamné qui fait encore des siennes avec des propos indignes de ce nom dans une démocratie comme la nôtre. Pour le faire taire, Vals, notre ministre de l’intérieur a pondu une circulaire adressée aux préfets et aux maires afin d’interdire ses spectacles au nom de l’atteinte à la dignité humaine. On est pour ou contre, quoi qu’il en soit, il fallait prendre des mesures radicales.
Décidément dans notre cher pays, ce pays d’accueil, où tout le monde devrait trouver sa place et où nous devrions donner à tout le monde la possibilité de trouver sa place, des propos racistes, xénophobes et antisémites fusent de tous les côtés à vous en faire gerber.
Les valeurs de la République sont bafouées.
Rappelez-vous au sujet des Roms :
– Guy Tessier et Didier Réault, deux élus marseillais pour le premier les Roms ne vivent que de rapine et de vol, et pour le second, il avait appelé à lancer des cocktails Molotov sur le campement Roms de la Capelette à Marseille.
– Pour Estrosi maire de Nice, il s’agit de mater les gens du voyage et les Roms il suffit pour lui de relever les plaques d’immatriculation des véhicules et de présenter un référé pour pouvoir saisir les véhicules.
– Franck Guiot adjoint UMP au maire d’Ormoy-la-Rivière s’était lâcher sur Twitter au sujet de la mesure prise par le gouvernement facilitant l’accès au travail des Roms. L’adjoint a proposé à ces derniers des emplois de « planteurs de cannabis », de « convoyeurs de fonds » ou encore de « pickpockets sur la ligne 9 du métro », en ajoutant qu’ils « ne savent ni lire ni écrire ».
– Et enfin pour ne pas en rajouter indéfiniment Gilles Bourdouleix député-maire de Cholet a affirmé qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
Diffamation, haine raciale, appel au meurtre et bien évidemment atteinte à la dignité humaine font partie de ces propos abjects et odieux de la part de ces élus de la république.
Ils sont toujours élus et n’ont jamais été inquiétés.
Des lois existent dans notre pays, elles doivent être mises en application comme on les applique pour toute autre chose. Ou alors, pourquoi pondre des lois si ce n’est pour ne pas les appliquer ?
L’article 24 bis, dit « loi Gayssot » promulgué en 1990, de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, sanctionne l’expression publique, et uniquement cela, des discours négationnistes à savoir la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les nazis pendant la 2ème Guerre mondiale. Cette loi existe toujours et est toujours d'actualité !
Dans tous les cas, cela sent mauvais, cela rappelle des heures noires, une époque que je ne souhaite pas voir renaître, à croire, que l’étranger est le seul problème aux difficultés économiques que vivent la France et toute l’Europe ! À croire que le racisme serait la solution !
Est-il vraiment encore nécessaire de débattre de ce sujet, alors que depuis des lustres des mesures ont été prises afin de ne plus vivre ce genre de choses ? De ne plus entendre et lire ce genre de propos ?
En effet, on débat sur des sujets qui posent problème, qui interrogent, qui demandent à trouver une issue, un aboutissement, mais le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme ont déjà été débattus et où des mesures ont été envisagées, pourquoi ne pas se servir de ces lois pour les enrayer définitivement ?
Pourquoi faut-il revenir sur ce qui a été déjà mis en débat et résolu par des lois ?
Serions-nous devenus tout d’un coup frileux face à ces gens qui n’ont rien d’humain ?
Certes, il faut faire connaître qui sont ces gens, ce que représentent réellement leurs propos, leurs gestes, mais de là à occuper tout l’espace médiatique ne serait-ce pas avoir aussi cette volonté de faire oublier les autres sujets qui nous préoccupent ?
Car ce qui m’interpelle, c’est tous ces jeunes qui se rendent aux spectacles de ce Dieudamné, et qui sont prêts à débourser 40 € pour entendre des propos ignobles concernant une religion, un peuple, alors que ces mêmes jeunes ne se rendent pas aux meetings des partis politiques alors que ceux-ci sont gratuits.
Ce qui m’interpelle, c’est cette jeunesse qui au lieu de s’engager pour leur avenir, cette jeunesse qui devrait résister et lutter pour sauvegarder les acquis, préfère s’amuser de propos et de gestes qui n’ont de sens que dans la haine de l’autre.
Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier.
Ce qui m’interpelle c’est tous ces gens qui rentrent dans le jeu de la division alors qu’aujourd’hui nous devrions faire face ENSEMBLE aux problèmes qui nous sont posés.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

ANI : le gouvernement doit laisser le Parlement légiférer en toute sérénité sans pression ni blocage..

ani-au-senatLe PCF exige le respect du Parlement et le déverrouillage du débat sur l'ANI au Sénat. Depuis trois jours, alors que le ministre Sapin parle d’un projet de loi historique, il refuse d'accepter le moindre amendement et verrouille le travail parlementaire. Les débats se déroulent devant un hémicycle déserté par l'UMP qui laisse faire et le PS qui joue les muets du sérail. Les protestations conjointes du groupe CRC, des sénateurs écologistes et de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann sont systématiquement écartées. Cela doit cesser. Il reste de nombreux amendements à examiner. Le débat doit être libéré de cette consigne de fermeture. Le PCF appelle le gouvernement à laisser le Parlement légiférer en toute sérénité sans pression ni blocage.

Christine Taubira pour le mariage pour tous : « une voix forte pour la gauche et la société toute entière »

Il faut saluer et féliciter la ministre de la Justice pour sa présentation du projet de loi instituant un mariage pour tous. Christiane Taubira a raison de placer cette réforme du mariage dans le cadre de la longue bataille pour l'égalité des droits : « un acte d’égalité » qui va «parachever l’évolution vers l’égalité de cette institution » Un acte qui est aussi « une démarche de fraternité, parce qu’aucune différence ne peut servir de prétexte à des discriminations d’État ».
Lors de cette séance mémorable à plus d'un titre, l'opposition – qui n'a jamais aussi bien mérité le qualificatif de réactionnaire – s'est fait envoyer calmement mais fermement dans ses cordes par la Garde des sceaux : « Nous posons les mots et nous parlons d’égoïsme pour ceux qui s’imaginent qu’une institution de la République pourrait être réservée à une catégorie de citoyens ». Ajoutant même : « Au nom d’un prétendu droit à l’enfant, vous refusez des droits à des enfants que vous choisissez de ne pas voir ».
Ce débat démontre à quel point, et avec quelle force, la gauche sait et peut se rassembler dès lors qu'elle prend pour boussole l'égalité des droits et la fraternité. Ce n'est pas le moindre de ses qualités. Grâce à la mobilisation citoyenne « le mariage pour tous » peut être la première grande avancée. Avec l'intervention de Christine Taubira, voilà un discours porté par une voix forte pour la gauche et la société toute entière qui marquera les mémoires. « Le changement, c'est maintenant »; c'est donc possible….

Dédicaces Philippe Marx à Nancy Marx n’est pas mort !

CaptureEst Républicain du 30 Janvier 2013

À la brasserie Jean Lamour, place Stanislas, le communisme est bien vivant. Philippe Marx a présenté lundi soir son œuvre : « La peau d’un homme ». Ambiance familiale dans le fond de la salle, où une quinzaine de personnes se réunissait en début de soirée. Sur les élégants fauteuils, costume-cravate et grosse parka discutaient gaiement autour de l’auteur. Quelques-uns feuilletaient très sérieusement en attendant une signature. La sortie du livre est l’occasion pour lui de « dire les choses ». Il revient sur l’affaire qui lui a coûté son investiture aux élections législatives en janvier 2012, sous l’étiquette Front de Gauche. Un site internet mentionnait que son blog comportait des propos d’extrême-droite. L’auteur précise : « On m’a retiré l’investiture PCF-Front de gauche, car j’avais publié une vidéo de Soral, que je ne connaissais pas. C’était un prétexte pour me virer ». Une expérience qu’il décrit comme douloureuse, et « écrire un livre, c’est mieux qu’une psychanalyse ». Cet ouvrage, c’est l’occasion pour lui de dénoncer le fonctionnement du parti, mais pas seulement. Il y parle de son engagement « communiste et humaniste », de son histoire. Paru en octobre dernier, le livre a été tiré à 500 exemplaires. Philippe Marx l’a écrit en un mois et demi, et « ce ne sont que des faits, articles et photos, avec quelques commentaires ». Toujours membre du PCF, l’écrivain se dit inscrit à 100 % dans la stratégie du Front de gauche.

Amélie DEREUDER

Nouvelle preuve de l’ultralibéralisme dominant dans les médias

On vous le dit, on vous le répète : l’ultralibéralisme est le nouveau Dieu, et l’oligarchie est son prophète. En voici une nouvelle preuve, s’il en fallait, tant c’est une évidence pour tout le monde désormais, et notamment les plus éduqués d’entre nous.

30 septembre Manifestaion – Pour une Europe solidaire, non au pacte budgétaire !

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».

Non à l’austérité permanente !
Refusons le Pacte budgétaire et ouvrons le débat en Europe !
Manifestation unitaire
Dimanche 30 septembre à 13h30
place de la Nation à Paris

Débat : « Sarkozy menteur et insultant »

Le débat de soir entre les 2 candidats à l’élection présidentielle a montré a quel point il était urgent de débarrasser la France de la présidence de Nicolas Sarkozy.
Le candidat de l’UMP a été dans les cordes de bout en bout. Incapable de présenter la moindre proposition nouvelle, vantant son bilan en tous points catastrophique, ignorant les urgences des français, mentant à tous propos, il s’est aussi montré indigne sur le vote des étrangers, insultant à nouveaux les français et les étrangers de confession musulmane.
Nicolas Sarkozy a révélé une fois de plus la gravité de son projet.
Ce débat est un appel à se mobiliser massivement pour lui infliger la défaite la plus cuisante possible dimanche prochain, en votant François Hollande.
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