Le billet du jour : Il y a encore beaucoup de travail pour faire comprendre à celles et à ceux qui n’osent dire les choses en face, que de se taire c’est se rendre complice.

MOI_pIl y a des jours comme ça où tu te dis pourquoi penses-tu autrement que les autres ?
Aurais-tu tout d’un coup la tête qui flanche ? Aurais-tu tout d’un coup l’envie de penser autrement ? Aurais-tu tout simplement l’envie d’installer le désordre ?
En fait rien de tout cela, tu as seulement envie de jouer la sincérité, la réalité, la vérité et crois mon expérience vouloir jouer cela parmi celles et ceux qui jouent l’intérêt personnel tu deviens « persona non grata ».
Hier j’ai participé en tant qu’auteur et malgré que je déteste cela à la manifestation littéraire « Le livre sur la place à Nancy. » Je dois avouer que cela me prend « le chou » d’être assis toute une journée à attendre que l’on veuille bien acheter ton livre. C’est vraiment le côté négatif de ce que j’abomine le plus. Mais, il y a aussi un côté positif, la rencontre avec les gens, celles et ceux qui discutent et qui posent des questions, et bien évidemment, la rencontre avec des amis (es) qui profitent de ta venue dans leur ville pour te rendre visite. Ces moments sont riches, car tu peux entendre ce que les gens et tes amis (es) pensent de la situation d’aujourd’hui. C’est beaucoup plus riche que lors d’une réunion, car là, personne n’empêche de dire et ce que tu entends est souvent différent de ce que tu peux percevoir au cours d’une réunion.
Très vite, tu comprends que tu n’es plus le seul à vouloir faire changer les choses et qu’en fait tu es dans la raison de vouloir établir le trouble dans ton organisation.
Tu comprends qu’individuellement, les militants cogitent comme toi, mais qu’ils n’osent pas le dire en public.
C’est bien dommage, car en faisant le mort on se rend automatiquement coupable de complicité sur la mise en place d’une stratégie qui ne mène à rien.
Vous l’avez certainement compris, je suis communiste Front de gauche et je parle de la stratégie des partis qui composent le Front de gauche concernant les municipales.
Certains prônent des listes autonomes et ne regroupant que des membres des partis Front de gauche avec des gens de la société civile qui pensent à gauche. D’autres ne se cachent pas d’avoir encore l’envie de négocier et de faire avec le PS. Pourtant, le Front de gauche depuis mai 2012 ne cesse pas de remettre en cause la politique menée par Hollande et son gouvernement qui se disent PS et de gauche. Vouloir faire avec n’est-ce pas ambiguë ? Défendre l’idée aujourd’hui que le PS serait encore un parti de gauche, n’est-ce pas aussi une volonté de vouloir tromper les électeurs ? Se rendre acolyte de cette politique de droite et libérale mise en place ? Ne serions-nous pas capables de démontrer que le Front de gauche est le seul à pouvoir proposer une réelle politique de gauche ? Une politique où l’humain d’abord est une priorité ! Où donner la place au peuple n’est pas une utopie !
Non je ne souhaite pas, installer la confusion dans mon organisation, simplement j’ai ce souhait que mon parti redevienne et soit ce parti que les Françaises et les Français ont toujours connu. Un parti proche du peuple et qui se bat pour le peuple. En souhaitant cela, est-ce que je suis réellement devenu « persona non grata » ? N’aurais-je pas le droit de dire autrement que ma direction ? Serais-je devenu une fois pour tout ce dissident qui pense de travers ?
Je ne le pense pas, beaucoup médite comme moi, aujourd’hui, il faut redorer la politique, nos façons de faire, nos agissements, respecter les mots qui sont prononcés, car un mot reste un mot et il faut que ce mot soit entériné par des actes. Est-ce vouloir construire autrement ? Ou vouloir détruire ?
Hier, j’ai beaucoup appris, je ne suis pas ou plus seul, nous avons réussi dans la discussion à nous dire que nous devons bannir de nos têtes le culte de la personnalité, chasser l’idée que nos dirigeants aient toujours raison, écarter l’idée que les militants de la base ne sont que des facteurs et des colleurs d’affiches. Il y a encore beaucoup de travail pour faire comprendre à celles et à ceux qui n’osent dire les choses en face, que de se taire c’est se rendre complice.
La montée du FN dans notre pays n’est pas innocente, les idées que nous soyons tous les mêmes, tous pourris, ne sont pas innocentes, nous faisons tout pour que ces idées prennent leur place. Tant que nous ne serons plus celles et ceux que nous devons être, ces idées malveillantes prendront toujours plus de place.
Faire barrage à la droite et au FN est une nécessité, mais réalisons cette obstruction avec nos propositions, notre programme, avec cette obsession de mettre en place une réelle politique de gauche et bien à gauche, ça, c’est le réel vote utile et le concret barrage à cette droite remplit de haine et de volonté à faire avec le FN.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité et poing fermé et levé.