Brésil : la mobilisation populaire exprime l’exigence de plus de changements

manifestations_bresilLes manifestations massives et populaires qui ont lieu au Brésil depuis quelques jours expriment les grandes contradictions et limites auxquelles est confronté le processus de transformation sociale en cours depuis une dizaine d'années.
Les progrès réalisés par les gouvernements de Luis Inacio da Silva et de Dilma Rousseff sont importants et non négligeables : des millions de personnes sorties de la pauvreté grâce à des programmes sociaux de grande envergure, hausse du salaire réel, accès pour les pauvres à l'énergie, et mise en place d'une politique active en faveur de la création d'emplois. Toutes ces avancées n'ont pas résolu les problèmes posés par un mode de développement propre au capitalisme néolibéral : un taux d'urbanisation chaotique parmi les plus importants au monde, des services de mauvaise qualité et chers, notamment les transports urbains, toujours entre les mains d'entrepreneurs avides de profits.
Le Parti communiste comprend que la présidente Dilma Rousseff salue cette “la force de la voix de la rue”. Ces manifestations citoyennes expriment l'exigence d'une gestion économique de transformation sociale et d'une meilleure qualité de vie avec, notamment, de services publics de qualité et accessibles à tous. Elles sont aussi l'expression du rejet de la corruption et de l'inertie d'un pouvoir législatif encore entre les mains d'une majorité conservatrice. La gauche de transformation, le Parti des travailleurs, le Parti communiste du Brésil et leurs alliés ne représentent, en effet, qu'un tiers des forces présentes au Parlement. Elles mettent à l'ordre du jour l'exigence d'aller plus loin dans le changement en faisant reculer les inégalités. Elles révèlent avec force l'exigence de transformations qui mettent au centre la participation démocratique et la nécessité de la réforme politique voulue par la gauche brésilienne.

Pierre Pean : Les Voyous au sommet de l’Etat

Pierre Péan : "L’oligarchie politico-financière ne pense qu’à se servir"
Mettant en cause de nombreuses personnalités, Pierre Péan brosse un tableau de la corruption qui sévit dans les hautes sphères de l’État, le monde politique et les grandes entreprises.
"Il est très difficile d’établir l’ampleur de la corruption, mais elle existe vraiment !
Ce n’est pas nouveau, mais depuis une vingtaine d’années, le règne de l’argent roi et la perte de la notion de l’intérêt général a donné naissance à une oligarchie politico-financière de tous bords qui s’est affranchie de toute règle et ne pense qu’à se servir.
Les sommes concernées sont très importantes et empruntent les filières compliquées de la finance internationale.
De quoi laisser les juges et les journalistes désarmés !
Le financement des partis est aussi un alibi pour couvrir un enrichissement personnel ou tout du moins une amélioration du train de vie.
En fait, au départ, j’ai essayé de comprendre l’affaire Clearstream.."

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