Energie: le gouvernement préfère EDF aux consommateurs

Le gouvernement a accordé une nette victoire à EDF, ce mardi, et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité après l'élection présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.
► Le contexte
La question très politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.
Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".
Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

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Energie: des mesurettes pour limiter la flambée des tarifs

Le gouvernement tente de faire bonne figure face à la flambée des prix des énergies. Après s'être abstenu d'aller contre les hausses de l'essence et du gaz coup sur coup, il comptait dimanche, par la voix d'Eric Besson, de se rapprocher des consommateurs, ces électeurs en 2012. Le ministre de l'Energie a donc expliqué sur RadioJ vouloir revoir le mode de calcul des prix du gaz pour empêcher une nouvelle hausse au 1er juillet et, parallèlement, "mettre à contribution" les pétroliers pour juguler la flambée des prix des carburants.
"L'objectif du gouvernement est très clair: il est, dans un contexte de montée des prix de l'énergie au niveau international, de protéger le pouvoir d'achat des Français", a déclaré sans rire Eric Besson, alors que les tarifs du gaz ont augmenté en France de plus de 20% sur un an, et de plus de 60% depuis 2005.Le ministre de l'énergie a beau jeu de rappeler que ce n'est plus le gouvernement qui décide directement de l'augmentation des tarifs du gaz. Mais par un mécanisme mis en place par ses soins, c'est le groupe d'énergie GDF Suez, détenu à 35% par l'Etat, qui propose les tarifs depuis début 2010. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vérifie ensuite que les prix sont conformes à la formule de calcul. Mais le gouvernement peut "demander" à GDF Suez de ne pas appliquer la hausse.
Eric Besson annonce donc qu'il souhaitait un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz "dans les semaines qui viennent", pour éviter une nouvelle hausse au 1er juillet dont le niveau de 7,5% serait "inacceptable" selon la formule actuelle. Il a dit avoir proposé au Premier ministre et au président de la République "de suspendre la formule actuelle et d'en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent", précisant que Matignon et l'Elysée devraient arbitrer "dans les jours qui viennent". L'ojectif étant de déconnecter les tarifs du gaz des transactions sur le marché à court terme, donc très fluctuantes.
Pour les tarifs de l'essence, Eric Besson a vite évacué la création d'un "tarif social de l'essence". Il s'en remet à une "contribution les distributeurs pétroliers" pour atténuer l'impact de la flambée des prix, sans livrer plus de détail sur cette (demi) mesure. Les prix à la pompe ont été tirés vers le haut ces dernières semaines par les révoltes en Libye et au Moyen-Orient qui ont fait flambé les cours du pétrole brut. Courant mars, le super sans plomb 95 avait atteint un record historique de 1,5179 euro/litre.

GDF Suez, distribue aux actionnaires, augmente le prix du gaz et oublie les salariés : la conception de l’équilibre !

Après Total (10,57 milliards d'euros), BNP (7,84 milliards d'euros); Sanofi-Aventis (5,46 milliards d'euros) ; France Télécom (4,88 milliards d'euros), Société Générale (3,91 milliards d'euros) etc, GDF Suez annonce un résultat net (Groupe) de 5,63 milliards d'euros, un chiffre d'affaires en augmentation de 5,7 % à 84,5 milliards d'euros.
Comme les pétroliers et les banques, GDF Suez engrange les profits pour les actionnaires mais rien pour les usagers gaz et les salariés. Comble du cynisme, en même temps que ces bénéfices, GDF SUEZ annonce une nouvelle augmentation des tarifs gaz (+5%).
GDF SUEZ redistribue 70 % de son résultat aux actionnaires (3, 93 milliards d'euros).
L’augmentation des tarifs du gaz est d’autant plus injustifiée (5 % au 1er avril après plusieurs hausses qui se montent à 20 % sur un an et 60 % depuis la privatisation) que l’effet prix sur les ventes du gaz a permis à GDF SUEZ d’engranger de l’ordre de 250 millions d’€ supplémentaires en 2010, et plus 350 millions supplémentaires grâce à l’hiver froid.
Au contraire, la CGT propose de baisser de 8 % les tarifs en restituant ces 600 millions d’euros aux consommateurs. Alors que, dans le Groupe, des salariés survivent avec 1 070 euros par mois, les 18 membres du comité exécutif GDF SUEZ, les plus gros salaires du Groupe, se partageaient 19.5 millions d’€ (2009), sans compter les actions de performance et autres.
S’il était prélevé 25 % des versements aux actionnaires alors il serait possible d’augmenter les salaires des 204 000 salariés d’environ 10 %.
Le Groupe, considérant que les salariés ne sont pas encore suffisamment pressurés, met en place un 2ème plan de performance qui après le 1er (1,5 milliards d’euros) devrait réduire les dépenses de 900 millions d’euros en 2011. Les salariés vont apprécier !
L’Etat premier actionnaire est responsable autant que les dirigeants de cette répartition des richesses au détriment des salariés et des consommateurs. Rappelons-nous de la règle des 3 tiers proposée par le Président de la République !
Des actions, pour l’augmentation générale des salaires, sont déjà en cours dans le Groupe (Savelys, Novergie, Lyonnaise des eaux, Sita etc) d’autres vont suivre.
La CGT, par la coordination de ses fédérations, appelle les salariés et les usagers à se mobiliser afin de réclamer leur dû.

Consommateurs, attention ! Revoilà la hausse de la TVA

Un jour, on jette à la rivière le bouclier fiscal qu'on a tant aimé depuis 2007, un autre jour, on met à l'encan la totalité de l'ISF, puis on se ravise encore quelques jours plus tard en s'apercevant que cela va encore grever les déficits.
Alors on s'invente un nouvel impôt qui porterait non pas sur la fortune, mais sur l'accroissement virtuel ou théorique de cette fortune… avant de s'apercevoir que c'est une vue de l'esprit et que donc mieux vaut relever le seuil d'exonération de l'ISF – ce qui profitera au passage à tous ceux qui paieront encore cet impôt – mais finalement on ne sait pas trop. On attend les prochains épisodes du feuilleton. Quel suspens !
Sur ces entrefaites, voici la Cour des comptes – qu'on a connue mieux inspirée – qui, invitée par le président de la République à comparer « les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne », propose de réaménager la TVA.
Comment ? En augmentant le taux réduit de TVA de 5,5% à 7%, et en réduisant son périmètre, c'est-à-dire en faisant passer un certain nombre de produits dits de première nécessité du taux réduit actuel de 5,5% au taux dit normal de 19,6%. Celui-ci, pour imiter à nouveau l'Allemagne, serait ramené à 19%.
On sait ce que cela signifierait : quand un taux de TVA augmente, les prix font la culbute, quand un taux diminue, les prix ne baissent pas. Les économistes appellent cela joliment l'effet de cliquet. On pourrait donc s'attendre au pire.

Compétitivité déclinante

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Gaz + 20% en un an, cours du gaz divisé par 3 (cherchez l’erreur)

Gaz + 20% en un an, cours du gaz divisé par 3 (cherchez l’erreur)

Alors que le cours du gaz a été divisé par 3, le prix du gaz a augmenté de 20% pour les consommateurs en un an. Ne vous inquiétez pas, l’inflation annuelle reste contrôlée entre 1 et 2 %. De qui se moque-t-on ?
Des obligations contractuelles dit-il !!!!!!!
en pleine crise !!!!!!!!!!!
A vous de juger
!

Energie: les prix vont flamber

Carburants, électricité, gaz : la flambée générale des prix de l'énergie, qui alourdit la facture des consommateurs, devrait se poursuivre dans les mois à venir, sur fond de tensions géopolitiques et des besoins de financement du parc nucléaire et des énergies renouvelables.
Les prix de l'énergie ont progressé de 13,7% depuis un an en France, a annoncé mercredi l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques, un renchérissement dû à la hausse des tarifs de l’électricité (plus 6,4%) et à l’augmentation des prix des produits pétroliers (plus 17%). Le prix du gazole, carburant préféré des Français avec 78% des ventes, a ainsi atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis le 5 septembre 2008. A 1,3089 euro en moyenne par litre, ce carburant affiche une hausse de 16,5% depuis un an.

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Pouvoir d’achat : -15 € par mois par rapport à 2009

Selon une enquête de 60 millions de consommateurs, le magazine de l'Institut national de la Consommation (INC) à paraître jeudi, le pouvoir d'achat des ménages français est en baisse sur un an.
Sous l’effet de l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages français aurait reculé de 0,4 % entre juin 2009 et juin 2010. C’est ce que révèle l’indice que 60 millions de consommateurs publie pour la septième année consécutive. Le magazine souligne que la montée des « dépenses contraintes » affecte particulièrement les ménages les plus modestes.
L'évolution du pouvoir d'achat est calculée sur la base du revenu mensuel disponible par ménage en juin, soit 3.228 euros, et tient compte de l'évolution des prix, du nombre de ménages et de leurs dépenses effectives. « La modeste augmentation du revenu des ménages a été effacée par l'inflation », explique Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs. La hausse de 32 euros du revenu mensuel a été annihilée par l'inflation, que l'INC établit à 47 euros. Concrètement, chaque mois, ils ont 15 € de moins à dépenser qu’il y a un an.

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