Billet du jour : Il est grand temps de rallumer les étoiles… Mais lesquelles ???

MOI_pJanvier 1994, lors du 23ème Congrès, le Parti communiste français, abandonne le centralisme démocratique.
Février 2013 lors du 36ème congrès, les délégués du 54 présents à ce congrès interviennent lors de la commission des amendements et proposent suite à leurs interventions de revenir au centralisme démocratique.
Le parti a décidé sur son site www.pcf.fr de montrer en direct ce qui se passait et se disait lors de ce 36ème congrès. Une décision qui ne peut que plaire aux communistes que nous sommes et de plus participer ne serait-ce que par l'image à ce grand rendez-vous qui définit pour les années à venir la stratégie de notre parti est très important pour les militants de base que nous sommes.
Alors puisque les images et le son sont présents j'espère qu'il ne me sera fait grief de nommer les personnes qui sont intervenues. Et pour cause, les communistes assument ce qu'ils disent et défendent.
C'est Annie Levi-Cyferman qui ouvre le feu : « nous proposons un amendement afin que les communistes qui participent aux instances du front de gauche parlent d'une seule voix et amène la parole du comité départemental et pas autre chose. »
Eh oui ! Le communiste que je suis, doit automatiquement dire ce que les autres pensent et pas ce que je pense, fort de café quand même, on se croirait à l'époque du responsable qui a toujours raison, où seule la voix de certains serait la bonne !
Elle ajoute et insiste : « cela pourrait paraître pour un tribunal stalinien, mais nous devons sauvegarder le parti ». Concernant le tribunal stalinien, on sait de quoi on parle dans le 54.
Cédric INGOLD en rajoute, et de bon cœur, en soulignant, que même des responsables de section et membres du CD vont à l'encontre de ce qui est voté et dit au Comité départemental. Il ajoute : « c'est grave ! »
Mais qu'est-ce qui est grave ? Si grave que cela ? D'avoir un débat ? De ne pas être toujours d'accord avec sa direction ? De ne pas avoir les mains sur la couture du pantalon ? De ne pas être en phase avec une décision ?
Cela, si je ne me trompe pas, s'appelle la démocratie, s'appelle vouloir aussi entendre des approches différentes, et ce serait si mal que cela de ne pas être d'accord ?
affiche_meeting_communisme_26_janvi_bordeaux_0
Le contraire serait autoritaire, serions-nous redevenus ce parti où la voix du chef serait la voix du tout puissant ?
Nous ne sommes pas des robots, ni des militaires, nous sommes des militants, des militants communistes qui savent aussi penser, réfléchir et proposer n'en déplaise à ces dames et ces messieurs, et à ma direction bien évidemment.
Après un court débat, l'amendement est rejeté et la question de savoir où sont les limites d'être dedans ou dehors du parti était très difficile à évaluer.
Mort de rire ! En d'autres termes : « nous n'avons pas le souhait de revenir au centralisme démocratique. »
Ceci étant dit, ces mêmes personnes alors qu'un vote des communistes avait tranché, alors que la majorité du comité départemental a par 4 fois acté une candidature, ont été les premiers à tout faire pour que cette candidature ne soit pas maintenue. Cela se passait il y a seulement douze mois.
Ont-ils respecté la démocratie ? Ont-ils respecté la majorité ? Ont-ils respecté le vote des camarades communistes ?
Non ! Et non ! Avec mépris, avec la haine et la colère de ne pas être majoritaire, ces mêmes personnes ont cassé une dynamique, chassé des militants communistes, sali d'autres, et ils voudraient aujourd'hui paraître pour celles et ceux qui souhaitent que les communistes parlent d'une seule voix !
Et en disant cela, est-ce que ces personnes respectent le choix de leur direction nationale ?
Non bien évidemment, puisque du front de gauche ils n'en veulent pas.
Alors que nationalement il est dit qu'il faut encore renforcer ce front pour qu'il devienne cette machine à combattre le capitalisme dans notre pays. Cette machine capable de changer cette société basée uniquement sur l'argent.
Et n'en déplaise encore à ces personnes, ces secrétaires de sections ont été élus par les communistes lors de leur conférence de section, ont été choisis pour représenter leur section au sein du Comité départemental.
Peut-être que celles et ceux qui ont voté pour ces personnes seraient des débiles mentaux ?
Je revendique d’être communiste et pour ce rassemblement de toutes les forces de la gauche radicale qu’est le front de gauche.
Je revendique le souhait de revoir mon parti, le parti communiste français redevenir ce parti fort, près du peuple, pour le peuple et rien que pour le peuple.

Rallumons ces étoiles, les étoiles qui ont fait que le PCF soit toujours éclairé, ne rallumons pas celles qui nous ont assombris !

Les débats sur le Front de gauche ouvrent le bal du congrès

Le 35e Congrès du PCF, qui se tient jusqu’à dimanche, à la Défense, s’est ouvert, vendredi, avec le débat sur la poursuite de la stratégie de Front de gauche dans les luttes et aux élections de 2012. Les délégués ont insisté sur le besoin de donner un véritable ancrage populaire au rassemblement.
Les premières interventions entendues, vendredi après-midi, au 35e Congrès du PCF, réuni jusqu’à dimanche, à la Défense (Hauts-de-Seine) démentent d’entrée de jeu l’idée véhiculée dans les médias que les communistes enterreraient leur parti. « Crise systémique », « dépassement du capitalisme » : les communistes ne renoncent ni à leurs analyses ni à leurs ambitions. Un congrès en prise avec les luttes du monde du travail, aussi, à l’instar de l’intervention d’un délégué du Nord réclamant que le Congrès s’exprime pour condamner « les licenciements boursiers » à la suite de la confirmation, jeudi, de l’intention de la direction de Total de fermer sa raffinerie des Flandres, à Dunkerque.

PCF : Un congrès pour une alternative à gauche

634 délégués au 35e congrès du PCF ouvrent leurs travaux dans un contexte de crise capitaliste et de violence accrue de la droite, mais aussi d’espoir de la battre en 2012. Les débats autour de l’avenir du Front de gauche s’inscrivent dans cette optique, à partir des luttes, comme sur les retraites.
Retrouvez l’intégralité du dossier dans l’Humanité de vendredi.

Le 11 décembre 2008, l’actuel coordinateur national du PCF, Pierre Laurent, ouvrait les travaux du 34e congrès du Parti communiste français par ces mots : « Depuis que chacun dans le pays prend conscience de la gravité de la crise dans laquelle le système capitaliste est entré [.] les salariés cherchent comment y faire face. [.] Ils suivent avec attention ce qui peut se passer de neuf à gauche pour ouvrir des perspectives face à la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy, et engager sans tarder la construction d’une alternative politique de changement. »

35ème Congrès – Semaine média PCF

Dans leur document d’orientation, les communistes voulaient, lors de leur dernier congrès tenu du 11 au 14 décembre 2008, « rassembler une majorité pour battre Sarkozy » et « trouver une issue de progrès social et humain à la crise du capitalisme ». Un « processus » impliquant des « rendez-vous », parmi lesquels « un congrès d’initiatives et d’actions » à « mi-parcours ». C’est ce « congrès d’étape » qui est convoqué du 18 au 20 juin, à la Défense.
Le 35e Congrès n’a pas pour tâche de redéfinir les orientations définies au précédent congrès, mais d’« évaluer le che­min parcouru pour décider de franchir de nouvelles étapes », notamment dans l’objectif de construire un très ample « front progressiste et citoyen ». Cette démarche s’est traduite par la constitution du Front de gauche (PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire) aux élections euro­péennes de juin 2009 (6,45 % des voix) puis, élargi à de nouvelles composantes, aux régionales de mars dernier dans 17 régions sur 22 (6,95 % des voix).
C’est de l’avenir de cette expérience qu’il sera question en particulier lors du congrès. « Nous sommes parvenus à réinstaller dans le paysage un nouveau chemin d’espoir à gauche, estime l’un des documents soumis au débat des communistes, et consacré à la « poursuite » des choix du 34e Congrès. C’est un acquis précieux et prometteur qui valide à cette étape notre choix de congrès. »
Mais sa mise en œuvre suscite « des débats » et des « contradictions » dans la perspective des élections de 2012 entre partenaires du Front de gauche et qui exigent de « pousser l’évaluation » pour les « dépasser » et engager « une nouvelle phase », dit le texte. Il ne s’agit de faire du Front de gauche ni « un cartel » ni un « nouveau parti », mais une « démarche politique citoyenne et politique ouverte » : « C’est le double enjeu des élections présidentielle et législatives de 2012 : nous voulons battre Sarkozy en créant les condi­tions, pour l’après-Sarkozy, d’une nouvelle ère politique, sociale et démo­cratique. Cela ne se fera pas sans créer les conditions d’une intervention populaire et d’une majorité de changement à gauche », poursuit le docu­ment.
Plusieurs questions sont posées : « Comment faire émerger les grands repères d’un projet populaire réellement transfor­mateur ? » ; « comment créer les espaces d’engagement des acteurs du mouvement sociaux et citoyens dans le Front de gauche ? » ; « comment permettre aux milieux populaires de s’approprier le Front de gauche ? » Pour éviter le « piège » de la « bipolarisation », le document propose de travailler en priorité au « rassemblement maximal sur un projet partagé, […] la désignation d’une candidature à l’élection présidentielle (devant) s’appuyer sur ce processus et non le précéder ».
Le texte se prononce pour un débat « sans tabou » dès maintenant, mais propose de trancher le nom de la candidature au « congrès de 2011 ». Il s’agit de préparer « les élections présidentielle et législatives en revalori­sant ces dernières, pour faire dominer dans le débat la construction d’un projet et d’une majorité de changement »

Les jeunes communistes veulent s’ancrer “dans le réel”

Jeunes et étudiants communistes tiennent leur congrès 2010 jusqu’à dimanche, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Ils fêtent les quatre-vingt-dix ans du mouvement en questionnant l’efficacité de son action politique dans un contexte difficile.
Trois jours pour se remettre collectivement "en phase" avec la séquence politique. Depuis le dernier congrès du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), en 2006, "deux événements politiques majeurs sont apparus : la crise du capitalisme et l’accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir", note Pierrick Annoot, secrétaire général sortant, dans le texte de préparation transmis aux adhérents avant l’ouverture du congrès 2010, vendredi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
« Depuis un an, de nombreux sondages qualitatifs et quantitatifs sur le rapport au capitalisme montrent en France une position critique très forte sur ce système". Dans ces conditions, le MJCF s’interroge sur la stratégie politique à adopter : ne plus rester « défensif » travailler sur « l’intellectuel collectif » redéfinir l’apport des jeunes communistes, et leur capacité à « engager le dialogue avec tous les secteurs de la société » En clair, « comment être utile ? » s’interroge Pierrick Annoot.
Il semble qu’une partie de la réponse tienne dans la façon de militer que les jeunes communistes ont adoptée ces dernières années. Des interventions concrètes sur le terrain, comme la campagne sur l’emploi des jeunes menée fin 2009. « Le défi, c’est d’avoir un débat de fond avec les jeunes, qui ne soit pas "stratosphérique" explique-t-on à la JC, mais ancré dans le réel. "Si on part du quotidien des jeunes, on redonne de la crédibilité à notre action politique". 

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