compétitivité


Le gouvernement suit à la lettre l’ordonnance empoisonnée de la commission européenne

drapeauxLa commission européenne s'est exprimée sur le budget 2014 de la France avant même le vote du parlement. Au nom de la "compétitivité", une première série de recommandations avait été adressée au gouvernement en mai dernier. Si la commission porte aujourd'hui un regard positif sur l'orientation budgétaire proposée par François Hollande, tout en demandant une saignée supplémentaire en termes de réduction de la dépense publique, c'est que le gouvernement suit à la lettre l'ordonnance empoisonnée délivrée par la commission européenne.
La parole présidentielle du printemps dernier, selon laquelle la France n'avait pas à se laisser dicter les modalités de la réforme des retraites, n'était qu'un artifice. En échange du délai de 2 ans pour atteindre l'objectif des 3% de déficit, l'ensemble des recommandations du commissaire Olli Rehn, en charge des affaires économiques et monétaires, ont été suivies à la lettre. On en connaît les conséquences : une crise économique et sociale, politique et morale d'un extrême gravité, une aggravation des inégalités et de la pauvreté, un climat de très vives tensions.
Le satisfecit de la commission européenne apparaît aujourd'hui comme une véritable provocation adressée au peuple français : " vous n'avez pas voté pour cela…et alors ? On va continuer….". La plus belle des réponses est de retrouver le chemin du rassemblement et de l'action pour une politique de gauche, une politique de résistance et de contre-offensive.

Ce post figure sur le site du PCF, nul ne peut contredire ce qui est dit. Il se termine par : il faut retrouver le chemin du rassemblement et surtout de l'action.
Rassembler qui ?
Je suppose que l'on parle des forces de gauche puisque qu'il est dit qu'il fallait rassembler dans l'action pour une politique de gauche.
La question que je me pose c'est, est-ce que dans ce rassemblement de gauche, le PCF pense aussi au PS ?
Car dans ce cas, ce n'est pas toute la gauche, mais aussi les sociaux libéraux, et si un moment encore on peut s'imaginer que le PS est à gauche alors oui les autres composantes de gauche et réellement à gauche sont aujourd'hui de l'extrême gauche.
Soyons lisibles, clairs, c'était le moment de réaffirmer, qui nous étions !
Au lieu de cela, le PCF dans certains endroits et notamment à Paris, ne lâche pas la laisse qui le tient au collet et part avec le PS qui aujourd'hui applique une politique de droite.
Des mots, que des mots ! Paroles, paroles et paroles disait la chanson !


Le billet du jour : Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.

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MOI_pManifester pour manifester, faire grève pour faire la grève, en serions-nous arrivés à ça ?
Austérité, accords patronaux, licenciements, délocalisations, tout est fait pour tirer la classe ouvrière vers le bas, tout est mis en œuvre pour mettre le peuple à genoux. Absolument tout.
Alors certains syndicats appellent à manifester, à faire grève, le Front de gauche soutient ces appels avec d’autres, mais est-ce suffisant ?
C’est le peuple et uniquement le peuple qui fera stopper toutes ces mesures néfastes à la vie de tous à chacun, c’est le peuple, la jeunesse et force est de constater que lors de ces appels le peuple ne répond plus, la jeunesse est absente. Ce sont des défilés parsemés auxquels nous assistons, des défilés tristes et qui ne sont plus la force d’opposition qu’ils devraient supposer démontrer.
Certes, après une longue période de politique de droite, beaucoup a été cassé, de nombreux cadeaux aux riches ont été réalisés. L’année dernière, au mois de mai les rênes du pays sont passées à gauche du moins nous l’espérions, dans tous les cas nous avons fait ce qu’il fallait pour que cela change.
On nous a dit pendant des mois que le changement c’était maintenant, et en guise de changement, nous vivons la continuité de ce qui s’est passé pendant de longues années avec la droite au pouvoir.
Alors le peuple est-il dégoûté, effaré, offusqué, de ces politiques qui nous mènent droit dans le mur ?
Le peuple en a-t-il marre de constater que ce sont toutes et tous les mêmes ?
Le peuple n’a-t-il plus cette énergie et l’envie pour se faire entendre ?
Certes, on pourrait l’analyser de la sorte, mais quand notre avenir, l’avenir de notre jeunesse est mis en jeux, rien, absolument rien ne peut excuser ce laxisme face à la destruction de nos acquis.
Il faut se réveiller, réagir, agir, ne rien lâcher face à cette minorité qui veut nous faire croire et subir n’importe quoi.
Nous entendons à travers nos médias que jamais notre pays, notre Europe, notre monde n’a compté autant de milliardaires, ce qui prouve que de l’argent il y en a. Alors pourquoi ? Pourquoi si peu de gens présents lors de ces manifestations ? Pourquoi ?
J’ai cette impression, ce sentiment que l’on tend l’autre joue après avoir pris une bonne claque.
Déçu, écœuré, dégoûté, je veux bien l’entendre et le comprendre, mais est-ce pour autant qu’il faut baisser les bras ? Laisser-faire ?
Sans réactions du peuple aujourd’hui, demain sera trop tard.
Et puis il y a ces élus socialistes, celles et ceux qui seraient censés mettre en place une autre politique, une politique réellement à gauche qui agissent comme les élus de droite que nous avons connu. Elles ou ils ne parlent plus avec le peuple, ils reçoivent une délégation, tout se fait et se dit en catimini loin des oreilles du peuple, c’est inadmissible, inconcevable et pourtant !
Hier je l’ai vécu et personne, absolument personne n’a dit quoi que ce soit. Les représentants syndicaux sont rentrés dans la permanence du député sans broncher, les présents se sont tus.
Élu par le peuple, l’élu doit avoir ce courage de dire les choses face au peuple, et le peuple doit avoir cette audace de l’exiger.
EXIGER, oui EXIGER, car que sera notre vie après toutes ces mesures mises en place ?
Avoir peur du lendemain n’est pas une honte, aujourd’hui cela devrait être le souci de toutes et de tous, et quand on a peur, on combat cette peur, on lutte pour ne plus avoir cette anxiété qui nous bouffe l’esprit tous les jours, faut-il attendre d’être au fond du trou pour réagir et agir ?
Être au fond sera trop tard !

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Compétitivité : nouveau revers au Sénat pour le gouvernement

senat_7Les sénateurs ont retoqué ce samedi plusieurs volets du plan compétitivité proposé par le rapport Gallois. La suppression du crédit d’impôt aux entreprises comme la hausse de la TVA ont été votés. Les sénateurs EELV se sont également opposés au gouvernement.
Dans un premier temps, trois amendements identiques de suppression de l’article instaurant ce crédit d’impôt de 20 milliards, présentés par le groupe CRC (communiste), le groupe écologiste et le groupe UDI-UC (centriste), ont été adoptés par 202 voix contre 143. L’UMP a voté pour. Seuls les socialistes et le RDSE (à majorité PRG) ont voté contre.
Il devrait toutefois être réintroduit dans le texte lors d’une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac devrait demander une deuxième délibération sur l’article en fin d’examen du texte samedi soir au Sénat; mais cela devrait être sans suite, l’ensemble du plan ayant toutes les chances d’être rejeté, les communistes du groupe CRC ayant annoncé qu’ils voteraient contre.
La nouveauté étant le vote des sénateurs EELV qui votent contre le gouvernement, dont ils craignent une dérive trop droitière. “Il faut renforcer la compétitivité des entreprises, mais pas avec un tel chèque en blanc! Il n’est pas admissible que toutes les entreprises bénéficient d’une telle manne. Est-il acceptable que Mittal perçoive un chèque de 40 millions par an ?”, a tonné Joël Labbé (EELV). “Nous sommes contre cet article d’inspiration patronale. Il n’améliorera pas la situation économique mais la rentabilité à court terme des entreprises, certaines en profiteront pour investir en remplaçant les salariés par des machines…”, s’est exclamé de son côté Thierry Foucaud (CRC).
La hausse de la TVA
Après avoir supprimé le crédit impôt compétitivité et emploi (CICE) le Sénat a logiquement fait de même, par 158 voix contre 156, pour les hausses de TVA destinées à financer ce crédit. Le dispositif prévoit que le taux normal de TVA passera au 1er janvier 2014 de 19,6% à 20% et le taux intermédiaire (services à la personne, cinéma, restauration, travaux dans les logements…) de 7% à 10%. A l’inverse, le taux réduit, réservé aux produits alimentaires, aux livres et spectacles vivants ou encore aux abonnements au gaz et à l’électricité, baissera de 5,5% à 5%. Ce vote a été précédé d’une discussion animée. Plusieurs sénateurs PS menés par Marie-Noëlle Lienemann, ainsi que les écologistes et les radicaux de gauche ont plaidé pour que le logement social soit notamment épargné par cette hausse avant de retirer leurs amendements. Les communistes ont fait les mêmes demandes mais n’ont pas retiré leurs amendements, à l’inverse des Verts.
“Je retire mes amendements la mort dans l’âme, nous avons besoin de signes rapides, ce sera un point dur de nos relations. Aucune proposition pour la transition écologiste n’a été retenue. Nous ne voyons pas les engagements écologistes (du gouvernement)”, a déploré André Gattolin (EELV).