Nous avons créé un espoir et aujourd’hui d’un revers de main, nous remettons tout en cause. Le billet du jour.

MOI_pR é v o l u t i o n !!!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
57 % des 1 197 communistes qui ont voté à Paris pour une liste commune avec le PS approuvent la politique d’austérité du gouvernement. Ils vont faire alliance pour les élections municipales de 2014 avec un parti qui n’a de gauche que le nom de socialiste.
Au nom de vouloir rassembler toute la gauche (et on se demande quelle gauche ?), 57 % des 1 197 communistes qui ont voté s’assoient sur leur valeur et convictions.
Après plus de 40 ans de militantisme au sein du PCF, il y a de quoi se poser de nombreuses questions sur ce qui reste de ce Parti révolutionnaire qui a toujours été aux côtés de celles et ceux qui subissent et de celles et ceux qui luttent et résistent.
« Le changement, c’est maintenant ! » Un slogan qui résonne encore dans nos têtes depuis mai 2012 et qui s’est transformé très vite en : « le changement, ce n’est pas demain la veille ! » N’a pas eu l’impact qu’il aurait dû avoir sur les militants que nous sommes.
Déçu, désolé, indigné de ce choix qui n’est qu’électoraliste, un choix qui va encore diviser un Parti communiste qui aurait déjà dû tout mettre en œuvre pour rassembler au sein même de ce Parti.
À croire que même chez nous, au sein de notre propre Parti, le PCF, certaines et certains font tout, absolument tout, pour le voir disparaître de la scène politique à jamais.
Avoir des élus s’est important et j’en conviens l’utilité, mais de là, à faire alliance avec des personnes qui approuvent cette politique d’austérité me gêne énormément. J’ai cette impression de donner notre âme au diable.
Avoir des élus et faire seul comme résultat 2 % lors des élections nationales n’est plus crédible, que représentons-nous encore avec ces chiffres qui ne veulent plus rien montrer ?
Pour beaucoup de communistes et le plus surprenant chez les anciens celles et ceux que l’on traite encore de « stalinien », de « pur et dur » la création du front de gauche a été un événement attendu depuis fort longtemps. Ils se sont réjouis de pouvoir enfin faire alliance avec des partis de gauche capables d’installer dans notre pays une politique de gauche, une politique de gauche et bien à gauche.
« C’est pour moi une immense joie et une très grande fierté. C’est un formidable message qui est adressé à toute la gauche parisienne », a réagi Anne Hidalgo samedi soir à l’annonce des résultats, rappelant les 13 années de gestion commune PS-PCF qui « ont profondément changé Paris ».
Tu parles, le PCF va accréditer par sa présence le fait que le PS est encore un parti de gauche alors qu’il ne l’est plus depuis bien longtemps.
L’accord inclut des propositions chères aux communistes, comme leur objectif des « 30% de logements sociaux à l’horizon de 2030 » repris, il y a quelques semaines par Anne Hidalgo, la mise en place de la gratuité des premiers m3 sous condition de ressources ou encore « la programmation d’embauches nettes de personnels titulaires pour tout nouvel équipement ».
Camarades communistes qui seront élus au sein de ce conseil municipal parisien aux côtés de celles et ceux qui approuvent la politique menée aujourd’hui, je vous souhaite bon courage, prenez le temps de vous soigner avant de devoir avaler encore des couleuvres. Parce que des couleuvres, vous allez encore en avaler une paire.
C’était le moment après avoir manifesté pour une 6ème république de démontrer notre différence. C’était le moment de bousculer le paysage politique de notre pays. C’était le moment pour démontrer que nous pouvions faire autre chose et autrement. C’était le moment pour démontrer que de mettre en place une politique de gauche et bien à gauche était possible. C’était le moment de mettre fin à ces alliances qui n’ont que le mot alliance pour des raisons électoralistes. C’était le moment de montrer et démontrer que nous n’étions pas les mêmes.
Après cet épisode des 17, 18 et 19 octobre à Paris, comment s’étonner que les gens puissent aller voter FHAINE, parce que quoi que l’on puisse en penser, les gens comme on dit, le peuple, les citoyennes et les citoyens ne sont pas aveugles, ils constatent. Que constatent-ils ? Que depuis mai 2012, nous dénonçons, nous manifestons contre la politique menée par ce gouvernement dit de gauche et que nous faisons le choix de partir avec ces mêmes personnes.
Où est la cohérence de nos actes et de nos mots avec les faits ?
Certes, voter FHAINE n’est pas la solution, alors pourquoi ne rien faire pour éviter de pousser les électeurs vers ce Parti fasciste ?
Celles et ceux qui votent FHAINE ne sont pas toutes et tous des fascistes, des racistes, des nationalistes, mais après avoir fait le constat des politiques de la droite et du PS donnez le droit à ces électrices et ces électeurs d’être désabusés, d’être perdus, de ne plus rien comprendre, d’autant que les médias se chargent de leur bourrer le crâne.
Pour éviter le FHAINE, c’est NOUS, NOUS qui devons être et rester NOUS, et non se balancer une fois avec le front de gauche et une autre fois avec le PS. Nous avions créé une dynamique lors de la présidentielle et des législatives, des mouvements de masses jamais vus depuis bien longtemps, nous avons créé un espoir et aujourd’hui d’un revers de main, nous remettons tout en cause.
Pourquoi dénoncer le mal et vouloir faire avec le mal ?
Après cet épisode des 17, 18 et 19 octobre, une nouvelle page va se tourner au sein du PCF, combien de militants vont encore quitter ce parti qui depuis des décennies a fait rêver notre peuple, qui depuis des décennies était au-devant de tous les combats pour améliorer le quotidien des opprimés ? Combien ?
Ce matin à 3 heures et oui si tôt, car la camarade n’a pas pu s’endormir après ce résultat, je recevais un émail me faisant savoir qu’étant en désaccord avec la direction nationale, elle ne pouvait plus suivre le chemin choisit alors que l’on avait les moyens de rompre les amarres avec le PS. Déjà une de moins, combien vont suivre ?
Vouloir donner la place au peuple, c’est respecter le peuple et non le tromper, ce n’est dans tous les cas pas lui tourner le dos.
Dire l’humain d’abord, c’est penser à la lutte des classes et non à la lutte des places.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Québec : le PCF réaffirme sa solidarité avec le mouvement démocratique et citoyen

Le Parti communique français exprime sa vive inquiétude et sa condamnation devant la poursuite d’une répression brutale contre le mouvement jeune et citoyen au Québec. Les 700 arrestations par la police traduisent le refus des autorités québécoises de toute prise en compte de ce mouvement qui porte des revendications étudiantes mais aussi des aspirations sociales et démocratiques populaires profondément légitimes.
Les impressionnantes manifestations de Montréal et les rassemblements quotidiens dans les quartiers et les villes du Québec expriment un rejet grandissant de la population envers des dirigeants politiques qui s’en prennent aux libertés individuelles et collectives, qui ont perdu la confiance du peuple et leur crédibilité. Cette mobilisation civile et politique de grande ampleur montre les limites atteintes par des pratiques gouvernementales et des politiques marquées par l’autoritarisme et par l’arrogance du pouvoir, par la corruption, le mépris des attentes populaires et de l‘intérêt public.
Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec le peuple du Québec, avec la jeunesse et les étudiants de cette «Belle province».

APPEL CITOYEN – Face à la xénophobie et à la politique du pilori : Liberté, Egalité, Fraternité

Ce texte d’appel, signé par plus de 50 organisations, réagit aux mesures gravissimes qu’envisagent Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Par ses propos et par ses actes sécuritaires, la droite tente de modifier le débat politique de la rentrée et d’étouffer la contestation sociale. Plus que jamais, en perspective du rassemblement du 4 septembre, 14 H place de la République à Paris et de la grande journée d’actions du 7 septembre, il nous faut mener de front la mobilisation pour les libertés et les retraites,

Pour la coordination Eric Corbeaux
Voir la liste des organisations :
http://www.pcf.fr/spip.php?article4983

Signez en ligne !
Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc.
Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.
Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.
Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140eanniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Signez la pétition en ligne à l’adresse suivante : http://nonalapolitiquedupilori.org/

Soutenons les Italiens en lutte contre la “loi baillon”

Les journalistes français doivent-ils avoir peur d’être « baillonnés » ? C’est ce que craignent désormais leurs confrères italiens. En septembre prochain les parlementaires de la péninsule valideront une loi qui interdira la retranscription des écoutes téléphoniques dans la presse (prévu le 29 juillet la date de ce vote a été reculé). On l’appelle là-bas la legge bavaglio. La loi baillon.
Avec cette même loi, en France, il n’y aurait pas eu d’affaire Woerth.
Mais la résistance s’organise. Et il va falloir désormais réfléchir à ces nouveaux concepts qui méritent d’être diffusés : "l’exil numérique" et "l’exil journalistique".
L’Islande prend les devants et souhaite s’inscrire comme le "paradis des journalistes" avec une législation optimale pour la protection des sources et des journalistes.

L’esquive des urnes dans les quartiers populaires

Les habitants des quartiers populaires ont-ils renoncé au vote ? Lors des dernières élections régionales, l’abstention y a atteint des sommets. Dans certaines villes, comme à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), elle a grimpé à 64,1 %. Un mois après, l’Humanité est retournée sur place pour donner la parole à ces citoyens.

Ce jeudi après-midi, la maison de quartier Floréal, située au pied des tours, au nord de Saint-Denis et en bordure du parc de La Courneuve, semble bien calme. Ici, le taux d’abstention a atteint 71,46 % au premier tour des élections régionales, 67,49 % au second. À l’entrée, deux jeunes fument une cigarette. Un peu réticents à parler du vote, Alexis et Jean-Marc finissent par se lâcher sur la situation des jeunes de la cité Floréal. Le premier, âgé de vingt ans, n’a pas voté. « Moi je suis franco-portugais. J’ai la nationalité française, mais c’est surtout que je travaillais dimanche au restaurant… » Jean-Marc, lui, s’est rendu aux urnes mais uniquement au premier tour, car dit-il, « il y avait plus de choix qu’au second. De toute façon, ils font leurs petites alliances et tout est joué d’avance ».

Dans le hall de la maison de quartier, pendant les cours de soutien scolaire dispensés par des étudiants, nous croisons le chemin de Laurence, mère de famille et présidente d’une association de danse. Laurence vit à Floréal depuis 1967. Elle y a donc passé son enfance. « Je ne suis pas allée voter parce que je travaillais. Et puis, de toute façon, ça ne change rien à nos vies. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il y a beaucoup d’étrangers qui ne peuvent pas voter. Pour les autres, ils sont comme moi. Ils ne voient pas l’intérêt de voter. » Pour cette habitante pourtant très investie dans la vie associative, ce désintérêt va de pair avec une dégradation constante des immeubles depuis environ six ans. « Avant dans le quartier, les gens s’engageaient dans le bénévolat. Les retraités faisaient de l’aide aux devoirs. Les enfants allaient dans les bibliothèques. Il y avait un vrai souci de la collectivité. Maintenant, c’est chacun pour soi. Même dans les quartiers, les gens sont devenus individualistes. »

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