Ce que touchera Sarkozy après son départ

Ça s'appelle, un VRAI TRAVAIL !
L'austérité ! Ce n'est pas pour tout le monde !
Ah la crise, elle a bon dos !

Et les ouvriers Arcelor Mittal ? Ils ont droit à quoi ?
 

À partir du 16 mai, Nicolas Sarkozy quittera ses fonctions de Président pour renouer avec le milieu de la finance en renfilant son costume d'avocat en droit des affaires. Si ce dernier s'était mis à l'abri du besoin durant son mandat en augmentant son salaire de 170% par rapport à son prédécesseur, sa vie d'ex-président ne devrait pas être pavée de difficultés financières.
En effet, à l'instar de tous les anciens chef d'Etat avant lui, Nicolas Sarkozy touchera une indemnité de 6.000 euros brut, qui s'accompagne s'il le souhaite d'une indemnité de 11.500 euros net inhérent à sa place au Conseil constitutionnel auquel il a la possibilité de siéger en sa qualité d'ancien Président.
Viennent ensuite les avantages en nature qui se traduisent par un accès illimité en classe affaire aux services de Air France & de la SNCF, mais également : « d'un appartement de fonction « meublé et équipé », deux fonctionnaires de la police nationale pour assurer leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et pas moins de sept collaborateurs (un chef de cabinet, deux assistants, un fonctionnaire des archives nationales et trois secrétaires). »
Pour finir, lors de ses déplacements à l’étranger, Nicolas Sarkozy sera accueilli par l’ambassadeur de France, lequel aura pour mission de faciliter son séjour et assurer « son hébergement dans les résidences de l’ambassadeur ou des consuls ».

L’Etat accorde également à ses anciens présidents des primes de « sujétion spéciale », pour « compenser les contraintes subies dans l'exercice des fonctions (sic) » dont on ne connaît pas le montant.

Challenges.fr

Notons que tous ces avantages remontent à 1985 de la main de Laurent Fabius, alors Premier ministre de François Mitterrand.
François Hollande aurait d'ores et déjà « promis » d'annuler la possibilité d’être nommé à vie au conseil constitutionnel, promesse qui, si elle passe au Parlement, n'aurait pas d'effet rétroactif, soit plus intelligiblement de conséquences antérieures.
Selon le député René Dosière dans son livre « L’argent de l’Etat », la charge financière de ces avantages s'élèverait à 1,5 million d'euros par an et par président…

Quand la Gauche fait tout pour battre le FN, il faut se rappeler ! AVRIL 2002…

2002


Cette année là, je me suis brûlé les doigts de devoir prendre le bulletin Chirac.
Mais je l'ai fait pour battre le FN.

Procès Chirac : « Selon que vous serez puissant ou misérable… »

Le procès de Jacques Chirac est une nouvelle fois renvoyé aux calendes grecques. Et l'effet est désastreux. Ce report nourrit le sentiment, s'il en était encore besoin d'une inégalité de traitement devant la justice. « Selon que vous serez puissant ou misérable… » disait déjà en son temps, Jean De La Fontaine.
Il s'ajoute au climat des affaires, avec les vacances ministérielles, ou la bouillabaisse marseillaise des frères Guérini. Du « tous pourris » dans lequel le FN fait son miel. Ce procès doit avoir lieu. Le plus tôt possible. Il faut aussi profiter de cet épisode peu reluisant de notre vie politique pour en finir avec la constitution de la 5ème République qui fait du président peu ou prou un véritable monarque.

La réaction du Groupe Communiste et des élus du Parti de Gauche au Conseil de Paris

Monsieur le Maire, chers collègues,
Introduction
Il fut une époque à Paris, il n’y a pas si longtemps, où la conduite des affaires publiques passait par des zones d’ombres et de profit, et ne répugnait pas aux petits arrangements et au mensonge. Incarnées par Jacques Chirac, ces années ont pris fin en 2001 avec l’élection d’une nouvelle majorité et un changement radical de comportement des élus. L’actuelle municipalité a soutenu la procédure judiciaire visant l’ancien maire, et s’est tout de suite constituée partie civile. Malgré les reports et les délais, la ville a tenu bon, considérant que les Parisiens avaient été lésés et qu’ils entendaient que justice soit faite. Parce que cette époque, où le flou des convictions morales et l’à peu près réglementaire étaient tressés ensemble, est révolue. Ce débat en est à la fois la preuve et la conclusion.
Les tours de passe-passe
Cependant, j’entends certains dans cette assemblée, des partenaires, des amis, qui soutiennent que l’enjeu de ce protocole d’indemnisation dépasse largement la réparation matérielle d’un préjudice fait aux Parisiens par leur ancien maire. Qu’il s’agit d’éthique, de morale et de politique. Qu’il s’agit de justice. Et je crois que c’est en effet ce dont il s’agit. Je crois qu’il est bel et bien question de politique, de morale et d’éthique. Et je suis d’accord avec ceux qui nous rappellent que les électeurs se détournent de leurs élus et se méfient d’eux, aujourd’hui. Je suis d’accord avec ceux qui disent que l’exemple donné aujourd’hui au sommet de l’Etat les incite plus que jamais à la défiance, voire à la colère. Tout cela est vrai et indubitable. Les errements des ministres, la rhétorique contradictoire, pour ne pas dire plus, d’un Président de la République plus partial que jamais, tout cela aura des conséquences importances, et creuse un fossé toujours plus profond entre le peuple et ses représentants. Le déficit de crédibilité est terrible et sans appel. Ce n’est pas un hasard si le protocole d’indemnisation dont nous parlons a fait tant parler de lui dans la presse – et interroge un certain nombre de Parisiens. L’ère est au soupçon, et cela n’a rien d’anormal car les blessures de la confiance sont à peines refermées dans notre ville.

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