Allongement de la durée de cotisation : « un appel aux vieilles lunes libérales »

affiche-pcf-retraitesAu moment même où les manifestants battaient massivement le pavé contre le projet de loi de sécurisation de l'emploi et l'accord CFDT-Medef, le gouvernement donnait le top départ d'une nouvelle réforme des retraites pour 2013.
Malheureusement, rien de positif ne semble sortir de la lettre de mission donnée par le gouvernement à la commission pour l'avenir des retraites installée le 27 février dernier.
Les « différents leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » envisagés par le gouvernement ne changent pas la logique des réformes antérieures, celles-là même qui n'ont pas permis de résorber les fameux déficits de la branche vieillesse.
C'est aux vieilles lunes libérales que le gouvernement compte faire appel en priorité en remettant sur la table l'allongement à 62 ans de la durée de cotisation et la désindexation des pensions des retraités. Une fois de plus, ce sont les retraités qui paieront.
Nous sommes loin des besoins des retraités et loin d'une réponse adaptée aux défis du vieillissement de la population. Le déficit de la branche vieillesse ne s'explique pas par un excès de dépenses mais par un manque à gagner considérable de recettes. Pour assurer un financement pérenne et suffisant au financement des retraites, c'est d'une véritable politique de développement de l'emploi et des salaires dont le pays a besoin.

Retraites complémentaires: “ce n’est pas aux retraités de payer la crise”

afgicrLes propositions du Medef ont été rejetées par l’ensemble des syndicats de salariés ce vendredi, lors d’une nouvelle séance de négociations sur le sujet. Certains veulent un accord plus équilibré, la CGT reste opposée à toute contribution des retraités. Chaque organisation syndicale a fait ses propositions.
Pour Eric Aubin, “ce n’est pas aux retraités de payer la crise. On ne peut pas baisser le niveau des pensions sans paupériser cette catégorie de la population. Les pensions ont déjà baissé”. C’est ce qu’a déclaré le délégué CGT au sortir de la séance de négociation. La centrale syndicale suggère une augmentation des cotisations patronales de 1,65% qui permettrait “d’équilibrer les régimes d’ici 2017”. Cette hausse pourrait être “progressive” et “on peut jouer sur d’autres outils”, a expliqué M. Aubin, comme un “élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale”.
Le syndicat prend ainsi fermement position contre les propositions du Medef, discutées lors d’une première réunion fin novembre. Le syndicat des grands patrons avait proposé un gel des pensions de retraites complémentaires pendant trois ans ou leur sous-indexation sur l’inflation pendant cinq ans pour combler d’ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Ce que refuse l’ensemble des syndicats de salariés, qui souhaitent au minimum un effort partagé.
“Les organisations ont fait des propositions. Nous sommes encore loin d’un accord. Nous souhaitons que les retraités les plus modestes soient épargnés, les efforts à fournir doivent être partagés”, a déclaré de son côté Jean-Louis Malys pour la CFDT. Danièle Karniewicz (CFE-CGC) a plaidé pour une “logique d’équilibre des efforts entre les retraités, les actifs et les entreprises”, tout en reconnaissant que “ce numéro d’équilibriste n’est pas évident”. Selon elle, la sous-indexation proposée par le Medef (revalorisation en fonction de l’inflation, moins un point) est trop importante: “cela fait partie des leviers mais il faut agir de façon très prudente”, a-t-elle déclaré, souhaitant par ailleurs “une augmentation de 0,5% des cotisations à partager entre salariés et entreprises”.
En revanche, FO “n’est pas opposée au fait d’étudier une moindre revalorisation des pensions au 1er avril 2013 dès l’instant où il y a une augmentation des cotisations”, a déclaré le responsable retraites du syndicat Philippe Pihet. FO plaide également pour que l’Unedic participe financièrement “à hauteur des droits” octroyés aux chômeurs: actuellement Arrco et Agirc financent 30% de ces droits, l’Unedic seulement 70%.
L’objectif de cette réunion “était d’écouter les organisations syndicales”, a déclaré pour le Medef Jean-François Pilliard. Il présentera un nouveau document en discussion, “qui essaiera de faire avancer la discussion”, lors de la prochaine séance, le 15 janvier.

Les syndicats de toute l’Europe sont dans la rue

Des manifestations et arrêts de travail contre l'austérité se déroulent ce mercredi en France, mais aussi dans toute l’Europe, à l’appel de la Confédération syndicale européenne (CES), sur le thème "trop, c'est trop !"
Refus de l’austérité, refus des nouveaux traités européens, cette journée marque une vraie rupture entre l’Europe sociale et l’Europe des élites politiques. En France, l’ intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires) a prévu environ 160 rassemblements et manifestations interprofessionnelles.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que la journée de mobilisation européenne mercredi contre l'austérité, appelée par la Confédération européenne des syndicats (CES), "est le plus important meeting du mois de février". "On est là contre l'austérité généralisée, pour qu'on sorte d'une approche politique qui fait payer aux salariés les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables. Il était temps de se coordonner contre ce traité". Derrière la grande banderole sur laquelle était écrite : "Partout en Europe, trop c'est trop, les alternatives existent pour l'emploi et la justice sociale", se trouvaient notamment le leader de la CGT et la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.
Pour François Chérèque, "le slogan de la Confédération européenne des syndicats c'est 'trop c'est trop' : trop de plans de rigueur, trop de remise en cause des droits sociaux qui ne règleront pas le problème européen s'il n'y a pas parallèlement un investissement dans la relance économique".
Impossible pour l’heure d’estimer le nombre de manifestants en France, mais ils sont environ 15 000 à Paris et plusieurs milliers dans les villes de Caen, Lille ou Marseille.
L’Espagne connaît une importante journée de mobilisation. Des marches étaient prévues dans environ 40 villes du pays, visant à dénoncer la cure d'austérité imposée par le nouveau gouvernement de droite pour juguler un déficit qui a atteint 8,51% du PIB en 2011, bien au-delà des 6% prévus. Les syndicats sont rejoints par de nombreux lycéens et étudiants.

Le Pôle européen, point de rupture de l’austérité

Une impressionnante manifestation a été organisée hier sur le pôle européen de développement et à Luxembourg-ville par de nombreux syndicats français, belges et luxembourgeois pour dire « non » à l’austérité.
En participant à cette opération, on ne savait pas quelle en serait l’affluence. »
Et Patrick Magnette, de l’union locale du bassin de Longwy de la Confédération générale du travail (CGT) a vite été rassuré. Hier, la journée d’action européenne organisée par son syndicat, mais également par la CFDT, par l’OGB-L pour les travailleurs frontaliers, par la Fédération des syndicats chrétiens luxembourgeois (LCGB), par la Confédérations des syndicats chrétiens belges (CFC), par la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) ainsi que par la Confédération européenne des syndicats (CES), a rassemblé plusieurs centaines de personnes au pôle européen de développement. Objectif : protester contre les politiques d’austérité mises en place ici ou là. « C’est la première fois qu’on est tous réunis, et ça veut dire beaucoup. Age de départ à la retraite, conventions collectives, procédures de licenciements, droit de grève, service public, protection sociale, etc. passés à la moulinette de la compétitivité : il faut que tout ça cesse. »

Postée à un des ronds-points du PED pour distribuer des prospectus, Anne-Marie Dory, secrétaire générale de la FGTB pour la province du Luxembourg en Belgique, expliquait les raisons de cette action impressionnante. « L’austérité n’est pas une solution, car elle engendre des réductions dans les dépenses publiques, au niveau des sécurités sociales par exemple. Ce sont donc les plus démunis qui sont touchés, une fois de plus. En revanche, nos gouvernements ne touchent pas une seule seconde ou quasiment pas aux paradis fiscaux ou à la fiscalité des mieux lotis. Un exemple : chez nous un système permet à des grandes entreprises de supprimer leurs impôts. ArcelorMittal finit par ne plus en payer. Vous trouvez ça normal alors qu’un salarié doit quant à lui verser 12-15 000 € chaque année ? Ce ne sont pas les fautifs, comme les tenants de cette financiarisation du monde, qui passent à la caisse. »
Remontés, les syndicalistes et ouvriers présents savent pertinemment que « ce genre de politique va nous conduire à ce que le peuple grec connaît aujourd’hui : une grande pauvreté. Déjà chez nous des gens n’ont même plus de quoi se nourrir ou se loger. Ça va craquer. Tous ces dirigeants ne se rendent pas compte à quel point la population européenne est au bord de l’explosion. »

Parmi ces centaines de personnes, Gérard, ouvrier français travaillant en Belgique, confirmait ces propos. « Ici, on est un peu avantagés, mais dans l’ensemble, c’est dur. Faire vivre sa famille, dont trois enfants, avec 1 200 € par mois, tout en payant son logement, c’est devenu impossible. On descend dans la rue car on ne peut plus continuer comme ça. On le fait pour nos enfants, qui ne vont pas passer leur vie à souffrir, pour au final mourir à l’usine. Des solutions existent. On dit qu’on ne peut empêcher les entreprises de partir s’installer ailleurs ? Et pourquoi on ne leur interdit pas ensuite de revenir vendre leurs produits ici ? Ce sont les financiers qui tirent les ficelles, et il faut que ça cesse. »
Reçus par les banquiers
Après une matinée passée à informer des automobilistes dans l’ensemble souriants, les plus de 400 manifestants ont ensuite assisté à un meeting sur le parking d’une entreprise du PED, avant de partager un barbecue. « On a choisi cette zone des trois-frontières car c’est un lieu symbolique en Europe, où il y a l’un des mouvements de travailleurs les plus importants », précisait Anne-Marie Dory.
En début d’après-midi, un autre lieu symbolique a été ciblé par les manifestants : la Banque européenne d’investissement à Luxembourg-ville. Une délégation y a été reçue (lire ci-contre). « On leur a présenté nos revendications, car on n’en peut plus que les discours politiques nient les réalités, comme la financiarisation de l’économie qui a provoqué des dégâts énormes. »
De quoi faire bouger les choses ? « On n’en sait rien, mais il le faut, car on assiste aujourd’hui à une catastrophe globale et mondiale sans précédent, d’ordre écologique, sociale et économique. Il faut sortir de la logique du capitalisme, qui est destructrice, même si cela signifie modifier nos modes de vie basés sur l’hyper-consommation et donc l’hyper-productivité », concluait la représentante de la FGTB.
À noter que des représentants de l’antenne locale du parti socialiste étaient présents pour soutenir le mouvement.

Républicain Lorrain du 1er Mars 2012 – Sébastien Bonetti.

http://www.dailymotion.com/video/xp4y2g_manif-europeenne-des-syndicats-ces-mont-saint-martin-longwy-54-ped-29-fevrier-2012_news

Les salariés d’ArcelorMittal : “Aujourd’hui, Florange est à nous !”

Comme prévu lors de l'assemblée générale de jeudi dernier, les sidérurgistes ont investi ce matin dans le calme les locaux de la direction de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), bien décidés à défendre leur outil industriel.
"Ce sera le village de la résistance, où les ouvriers pourront venir parler, s'exprimer sur leur lutte et défendre leur outil de travail", explique le responsable de la CGT, Jean Mangin. "L'Etat a sauvé les Lejaby. Il doit intervenir pour nous", a poursuivi le responsable FO, Walter Broccoli.
Répondant à l'appel de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, les ouvriers, pour la plupart casqués, sont entrés dans les "grands bureaux" de l'usine, aux cris de "Mittal, on veut du travail". Ils se sont ensuite rendus dans les étages supérieurs, dont la direction générale était absente, selon Edouard Martin, membre CFDT du Comité central d'entreprise (CCE) d'ArcelorMittal. Il s'agit de "mettre au chômage technique la direction". "Nous resterons dans ces bureaux tant que les haut-fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré", a-t-il ajouté. Les métallurgistes se sont ensuite installés avec leurs drapeaux et leurs dossards chamarrés dans la grande salle du comité d'établissement.
"Aujourd'hui, Florange est à nous, Florange est à vous", a crié un syndicaliste sous les vivas de ses camarades. "Aujourd'hui, nous sommes les maîtres à bord et la direction ne reviendra que lorsque le marché le permettra", a renchéri Edouard Martin, en promettant "au moins une action par semaine jusqu'au 6 mai", date du deuxième tour de l'élection présidentielle. L'intersyndicale a annoncé que des tentes allaient être érigées sur les pelouses de l'usine lors de cette occupation qui devrait se prolonger plusieurs jours. "Si Mittal ne veut plus de Florange, qu'il s'en aille… Mais il est hors de question qu'il démantèle l'usine. Nous ne le laisserons pas faire", a poursuivi, l'air très déterminé, le responsable FO, Walter Broccoli.
Pour les syndicats, la décision de la direction de ne pas remettre en route la filière liquide à Florange annonce une "mort programmée du site" où travaillent quelque 5 000 personnes, dont 3 000 en CDI, les autres en intérim et en sous-traitance. ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu'en Lorraine il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.
Lors d'une assemblée générale la semaine dernière, les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte.

Florange : Sarkozy s’est couché devant les diktats de Mittal

Des l'aube, ce matin les sidérurgistes de Florange en Moselle ont décidé d'amplifier la lutte pour défendre leur outil industriel.
Depuis l'annonce de la direction de ne pas redémarrer le haut fourneau P6, mis en veille depuis octobre, l'intersyndicale CGT – CFDT – FO – CGC craint une fermeture pure et simple.
Les syndicalistes dénoncent, à juste titre, la folie meurtrière des actionnaires d'Arcelor Mittal qui, exigeant des taux de profit de 15% à 20%, s'apprêtent à fermer le dernier Haut Fourneau de Lorraine, pourtant rentable. Si tel est le cas, ce sont 5000 emplois directs supprimés, et 3 à 5 fois plus avec les emplois indirects. C'est l'avenir de tout le territoire lorrain, déjà cruellement massacré par la désindustrialisation et le chômage, qui se joue.
Avec le Front de Gauche, le PCF soutient les travailleurs (Fralib, Arkéma, Gandrange, Petroplus…) en lutte, qui défendent leur outil industriel.
Le Front de gauche se place immédiatement et résolument au service des travailleurs de Florange qui refusent la casse de leur outil industriel. Le PCF et ses partenaires ne se coucheront pas comme l'a fait Nicolas Sarkozy durant tout son mandat devant les diktats de Mittal et il participera à la grande manifestation régionale le 29 février avec les sidérurgistes de Lorraine.

Le 13 décembre 2011 ENSEMBLE RISPOSTONS CONTRE L’AUSTERITE… IMPOSONS NOS EXIGENCES SOCIALES …

CFDT, CGT, FSU et Unsa dénoncent les plans d’austérité injustes, dangereux pour l’activité et l’emploi, inefficaces pour réduire la dette.
La France et l’Europe sont confrontées à une crise économique et sociale profonde. Des millions de travailleurs, en France et en Europe, voient leur emploi détruit ou menacé et le niveau de leur protection sociale mis en cause.
Dans ce contexte, après un premier plan de rigueur annoncé en août, le gouvernement vient de décider d’une nouvelle série de mesures d’austérité, en l’absence totale de discussion avec les organisations syndicales.
Ces mesures inéquitables et injustes :
• font porter principalement les efforts sur les salariés et impactent leur pouvoir d’achat ;
• font l’impasse sur le besoin de relance et de soutien à l’activité et à l’emploi et dégradent la qualité des services publics.
Après la taxe sur les complémentaires santé, la poursuite des déremboursements, le gouvernement décide d’augmenter d’un jour la carence en cas d’arrêt maladie. Il s’en prend aux salariés malades, tous assimilés à des fraudeurs. Il rend de plus en plus difficile l’accès aux soins d’une part importante de la population.
Dans le même temps, les efforts demandés aux plus aisés restent symboliques et des niches fiscales inefficaces et injustes sont laissées en l’état.
Ces mesures sont économiquement inefficaces pour réduire l’endettement : elles réduisent l’activité au risque d’une spirale infernale qui mène à la récession.
CFDT, CGT, FSU et Unsa interpellent gouvernement et patronat pour des mesures justes et équitables afin de lutter contre la spéculation, relancer la croissance économique et soutenir l’emploi, assurer des services publics de qualité.
Elles demandent en particulier au gouvernement de :
• mettre fin à la défiscalisation des heures supplémentaires, défavorable à l’emploi, inégalitaire et coûteuse (4 milliards d’euros) ;
• faire contribuer les hauts revenus par la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu et supprimer les niches fiscales inefficaces ;
• conditionner les aides aux entreprises à leur politique sociale ;
• renoncer au doublement de la taxe sur les complémentaires santé ;
• abandonner l’instauration des jours de carences supplémentaires.
Les organisations syndicales appellent tous les salariés à agir pour se faire entendre des décideurs (gouvernement, élus, responsables d’entreprise) dans la période du 1er au 15 décembre 2011, en particulier lors du temps fort de rassemblements le 13 décembre.

ArcelorMittal Florange : les syndicats mobilisent, la direction minimise

Les syndicats ont mobilisé leurs troupes vendredi contre la fermeture, qu’ils craignent définitive, du deuxième haut fourneau de l’usine française d’ArcelorMittal à Florange.

A l’appel d’une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE/CGC, quelque 500 sidérurgistes (entre 200 et 300, selon la police) se sont rassemblés en début d’après-midi sur un passage à niveau menant à l’usine où ils ont été rejoints par plusieurs élus, nationaux et locaux, des partis socialiste et communiste.
Lors des prises de parole, les représentants syndicaux ont notamment exigé du gouvernement la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation de la sidérurgie en France et en Europe.
«ArcelorMittal, qui a réalisé 2,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre de l’exercice en cours, condamne Florange (…) pour faire un maximum de profits», a affirmé Edouard Martin, délégué CFDT au comité central d’entreprise du n°1 mondial de la sidérurgie.
«La fermeture du (haut fourneau) P6 constitue l’arrêt de mort de la filière liquide en Lorraine et va détruire quelque 2.000 emplois: un millier sur les 3.000 du site, 400 emplois intérimaires et plusieurs centaines de postes de sous-traitance», a-t-il poursuivi.
Peu auparavant, le directeur de l’usine mosellane, Thierry Renaudin, avait affirmé que la «mise en veille» du P6 était «conjoncturelle, temporaire et provisoire». La veille à Paris, ArcelorMittal avait annoncé la fermeture à compter du 3 octobre et pour une durée indéterminée du dernier de ses hauts fourneaux encore en activité en Lorraine.
«Cette mise en veille a été rendue nécessaire par un ralentissement saisonnier de la demande et nous redémarrerons lorsque nous aurons reçu les signaux adéquats du marché», avait-il précisé.
«Nous maintiendrons sur place les compétences-clés pour assurer un redémarrage rapide», avait-il assuré en ajoutant que quelque 500 salariés du site ainsi qu’un «certain nombre d’entreprises sous-traitantes» étaient concernés par l’arrêt.
Le ministre de l’Industrie Eric Besson a fait savoir qu’il allait recevoir «dans les prochains jours les représentants de la société, afin de s’assurer que toutes les mesures techniques sont prises pour pouvoir redémarrer le site dès que possible».
Pour le secrétaire de la section CGT d’ArcelorMittal Florange, Yves Fabbri, «si ArcelorMittal ne se décide pas à remettre rapidement à niveau le site de Florange, il s’agit de la fin de la filière liquide en Lorraine».
«La fermeture du P6 constitue une catastrophe sociale, financière et industrielle», a estimé François Pagano, délégué CFE-CGC au CE. «Cette décision remet en cause le projet ULCOS de captage de CO2 sur le site qui représente un investissement de 500-600 millions d’euros», a-t-il ajouté.
«Nous restons engagés dans ce projet», lui a répondu M. Renaudin. «Tous les investissements à l’étude pour Florange sont instruits dans le cadre de ce projet», a-t-il souligné.
Pour Michel Liebgott, député (PS) de Florange et président du groupe d’études sidérurgie à l’Assemblée nationale, «ArcelorMittal pratique le chantage». Selon lui, le groupe est en train de dire à l’Union européenne Financez ULCOS et je maintiens la filière liquide à Florange».
Martine Aubry, candidate à la primaire PS pour la présidentielle de 2012, a appelé Nicolas Sarkozy «à en finir avec les gesticulations et les promesses sans lendemain et à agir enfin pour la sauvegarde de nos usines et nos emplois».
Mise en service en 1948, l’aciérie de Florange est un site intégré transformant chaque année quelque 3 millions de tonnes d’acier en fonte, fer blanc et tôles revêtues pour l’automobile, la construction et l’emballage.

Les fonctionnaires se mobilisent pour leurs salaires

L'Humanité spécial mobilisation des fonctionnaires, ce mardi.
Les syndicats appellent à une journée de manifestation pour dénoncer "la politique d'austérité salariale" du gouvernement.
La mobilisation devrait se traduire par de nombreux rassemblements et manifestations.
Les huit syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, Solidaires, CFTC et CGC) avaient lancé un appel commun aux 5,2 millions d'agents des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière) à se "mobiliser fortement", à la suite de l'annonce par le gouvernement mi-avril du gel du point d'indice, qui sert à calculer leur salaire pour la seconde année consécutive en 2012. (lire le communiqué de la FSU)

Dimanche 1er mai 2011 : mobilisons-nous et participons aux manifestations unitaires

Le 1er mai 2011, Solidarité internationale et progrès social : Texte commun CFDT – CGT – FSU – Solidaires – UNSA
Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.
Les organisations CFDT – CGT – FSU – Solidaires – UNSA expriment leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté. Partout dans le monde, cette onde de choc salutaire bouscule les dictatures et porte un message d’espoir de liberté, de démocratie et de progrès social.
Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.
Partout participons aux manifestations unitaires pour :

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