Ensemble, osons la culture !

culture_9« La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable. La culture, ce n’est pas un luxe dont, en période de disette, il faudrait se débarrasser. La culture c’est l’avenir, c’est le redressement, c’est l’instrument de l’émancipation et le moyen de faire une société pour tous ».
Ainsi parlait François Hollande voici tout juste deux ans, à quelques semaines de son élection à la Présidence de la République. Peu avare en bonnes paroles, il ajoutait : « C’est la raison pour laquelle je réaffirme que la culture doit être une priorité majeure, une ambition commune. Cela doit se retrouver bien sûr dans le budget de la culture. Mais plutôt que de fixer des taux de progression, j’affirme que le budget de la culture sera entièrement sanctuarisé durant le prochain quinquennat ».
Effectivement de « taux de progression » il ne fut plus question… Dès 2012 et l’élection présidentielle, le « gel » fut maintenu. 2013 connut une baisse du budget de la Culture sans précédent dans l’histoire de la République. Puis vint 2014. Que nous réserve 2015 ? Et les années suivantes ? Tout laisse craindre une accélération de ces baisses, sur fond d’austérité renforcée et de réforme territoriale. On nous parle de -18 % d’ici 2017. Il faut bien que la culture prenne sa part des 50 milliards de baisse de la dépense publique promis par François Hollande au Medef dans le cadre du « pacte de responsabilité » !
Pour autant l’heure n’est pas à la résignation ! « La politique dénuée de culture et d’imaginaire est condamnée à l’ordre du conjoncturel » (Mahmoud Darwich), en l’occurrence à la gestion de la « boite à outils » libérale de la finance. Une gauche digne de ce nom ne peut se fixer un tel objectif ! C’est d’un sursaut politique dont nous avons besoin dans le domaine de la culture comme dans tous les autres. La défense des acquis, au demeurant profondément en crise du fait des politiques suivies dans la continuité depuis 10 ans, ne suffit plus. Il faut nous rassembler autour d’une ambition neuve : celle de refonder le service public des arts et de la culture dans le cadre d’une autre politique orientée, non vers les exigences du marché, mais vers la réponse aux aspirations humaines, sociales et culturelles.
Il est clair qu’un tel sursaut ne concerne pas seulement les professionnels de la culture et des arts. C’est l’ensemble de notre peuple qui doit se rassembler pour résister à la désespérance, au retour de la barbarie et pour construire une nouvelle espérance.

Tant il est vrai qu’il ne peut y avoir d’émancipation politique sans émancipation culturelle.
ALORS ENSEMBLE, OSONS LA CULTURE !
MARCHONS POUR LA CULTURE !

« Pas de modification de la démocratie sans démocratie »

democratie_0Le Président de la République, dans le flot de son discours libéral a de nouveau annoncé un coup d'accélérateur de la destruction de la démocratie locale avec pour objectif la réduction de la dépense publique. Suppression d'un tiers des régions et "digestion" des départements par les métropoles sont désormais évoquées comme de grands progrès par les dirigeants du conseil de simplification et du gouvernement. En Grèce, au plus fort de la crise, c'est à une réduction drastique de la démocratie que nous avons assisté sous l'impulsion de la troïka, par le biais du programme Kallikratis (réduction du nombre de mairies de 2/3, passage de 57 départements à 13 régions et compression des budgets des autorités locales…). Pour les marchés financiers, la démocratie locale est un obstacle, une perte de temps, une dépense inutile. Les services publics locaux assurant la réponse aux besoins quotidiens et la solidarité, eux, sont devenus une cible pour contenter les appétits du MEDEF. La décentralisation est désormais aux oubliettes avec la démocratie locale, tandis que l'Etat se réorganise autour de grands duchés.
Nos institutions sont en train de connaître des évolutions radicales que les citoyennes et citoyens se voient imposer. Ces évolutions éloignent les élus des citoyens, orientent les choix politiques autour des désirs des marchés, réduisent les espaces d'intervention démocratique. Il ne doit pas y avoir de modification de la démocratie sans démocratie et toute décision doit être prise par les citoyennes et citoyens concernés eux-mêmes. Nous appelons les citoyens et leurs élus à s'élever contre ces atteintes à la démocratie et à la souveraineté populaire.

Le gouvernement suit à la lettre l’ordonnance empoisonnée de la commission européenne

drapeauxLa commission européenne s'est exprimée sur le budget 2014 de la France avant même le vote du parlement. Au nom de la "compétitivité", une première série de recommandations avait été adressée au gouvernement en mai dernier. Si la commission porte aujourd'hui un regard positif sur l'orientation budgétaire proposée par François Hollande, tout en demandant une saignée supplémentaire en termes de réduction de la dépense publique, c'est que le gouvernement suit à la lettre l'ordonnance empoisonnée délivrée par la commission européenne.
La parole présidentielle du printemps dernier, selon laquelle la France n'avait pas à se laisser dicter les modalités de la réforme des retraites, n'était qu'un artifice. En échange du délai de 2 ans pour atteindre l'objectif des 3% de déficit, l'ensemble des recommandations du commissaire Olli Rehn, en charge des affaires économiques et monétaires, ont été suivies à la lettre. On en connaît les conséquences : une crise économique et sociale, politique et morale d'un extrême gravité, une aggravation des inégalités et de la pauvreté, un climat de très vives tensions.
Le satisfecit de la commission européenne apparaît aujourd'hui comme une véritable provocation adressée au peuple français : " vous n'avez pas voté pour cela…et alors ? On va continuer….". La plus belle des réponses est de retrouver le chemin du rassemblement et de l'action pour une politique de gauche, une politique de résistance et de contre-offensive.

Ce post figure sur le site du PCF, nul ne peut contredire ce qui est dit. Il se termine par : il faut retrouver le chemin du rassemblement et surtout de l'action.
Rassembler qui ?
Je suppose que l'on parle des forces de gauche puisque qu'il est dit qu'il fallait rassembler dans l'action pour une politique de gauche.
La question que je me pose c'est, est-ce que dans ce rassemblement de gauche, le PCF pense aussi au PS ?
Car dans ce cas, ce n'est pas toute la gauche, mais aussi les sociaux libéraux, et si un moment encore on peut s'imaginer que le PS est à gauche alors oui les autres composantes de gauche et réellement à gauche sont aujourd'hui de l'extrême gauche.
Soyons lisibles, clairs, c'était le moment de réaffirmer, qui nous étions !
Au lieu de cela, le PCF dans certains endroits et notamment à Paris, ne lâche pas la laisse qui le tient au collet et part avec le PS qui aujourd'hui applique une politique de droite.
Des mots, que des mots ! Paroles, paroles et paroles disait la chanson !

Cahuzac : une démission qui s’imposait.

cahuzac_0Après la décision du parquet de Paris d'ouvrir une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale à l'encontre du ministre au budget, la démission de Jérôme Cahuzac s'imposait. En toute indépendance, la justice doit faire son travail.
Tout en respectant la présomption d'innocence, le climat des affaires, de l'impunité, a fait trop de mal à la politique. La France doit résolument engager un vrai combat contre le règne des affaires qui  alimente le "tous pourri". Cela n'a que trop duré. Quant au mini-remaniement, il est un affichage clair, de l'emprise de l'austérité européenne sur les orientations budgétaires de notre pays. Bernard Cazeneuve après avoir été à la manœuvre lors du traité budgétaire  européen est promu ministre délégué au budget.

La gauche européenne rejette le cadre financier pluriannuel du Conseil européen

tsipras_1Le projet d’accord du Conseil européen sur le futur cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour les sept années à venir (2014 – 2017) est inacceptable.
Cet accord ouvre la voie à sept années d’austérité et de ralentissement économique en Europe et renie la notion de solidarité européenne.
Contrairement aux déclarations officielles, les chefs d’Etat et de gouvernement proposent des coupes dans des domaines tels que le Fonds Social Européen, qui concernent principalement les vies des citoyens européens en temps de crises.
Nous remarquons avec consternation que les chefs d’État européens ont choisi de frapper fort sur les citoyens les plus démunis : le budget dédié à l’aide alimentaire qui était d’environ 3,5 milliards d’euros pour la période 2007-2013 sera drastiquement réduit. Il ne sera que de 2,5 milliards d’euros pour les années 2014-2020 ; en sachant qu’il couvrira alors 28 et non plus 27 États. La solidarité est une fois de plus sacrifiée sur l’autel de l’austérité budgétaire alors que le nombre de personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté dans l’Union européenne est passé de 18 à 25 millions entre 2008 et 2012. C’est un dommage qui ne peut qu’alimenter le rejet croissant de l’Union Européenne par ses peuples.
Les violentes coupes budgétaires prévues pour la politique de cohésion et la politique agricole commune, respectivement amputées de 8% et de 16%, sont la conséquence directe de cet abandon. En délaissant ces politiques, qui constituent les politiques redistributives par excellence de l’Union Européenne, la décision est prise d’oublier une fois pour toutes le projet d’une Union basée sur la solidarité.

 

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Compétitivité : nouveau revers au Sénat pour le gouvernement

senat_7Les sénateurs ont retoqué ce samedi plusieurs volets du plan compétitivité proposé par le rapport Gallois. La suppression du crédit d’impôt aux entreprises comme la hausse de la TVA ont été votés. Les sénateurs EELV se sont également opposés au gouvernement.
Dans un premier temps, trois amendements identiques de suppression de l’article instaurant ce crédit d’impôt de 20 milliards, présentés par le groupe CRC (communiste), le groupe écologiste et le groupe UDI-UC (centriste), ont été adoptés par 202 voix contre 143. L’UMP a voté pour. Seuls les socialistes et le RDSE (à majorité PRG) ont voté contre.
Il devrait toutefois être réintroduit dans le texte lors d’une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac devrait demander une deuxième délibération sur l’article en fin d’examen du texte samedi soir au Sénat; mais cela devrait être sans suite, l’ensemble du plan ayant toutes les chances d’être rejeté, les communistes du groupe CRC ayant annoncé qu’ils voteraient contre.
La nouveauté étant le vote des sénateurs EELV qui votent contre le gouvernement, dont ils craignent une dérive trop droitière. “Il faut renforcer la compétitivité des entreprises, mais pas avec un tel chèque en blanc! Il n’est pas admissible que toutes les entreprises bénéficient d’une telle manne. Est-il acceptable que Mittal perçoive un chèque de 40 millions par an ?”, a tonné Joël Labbé (EELV). “Nous sommes contre cet article d’inspiration patronale. Il n’améliorera pas la situation économique mais la rentabilité à court terme des entreprises, certaines en profiteront pour investir en remplaçant les salariés par des machines…”, s’est exclamé de son côté Thierry Foucaud (CRC).
La hausse de la TVA
Après avoir supprimé le crédit impôt compétitivité et emploi (CICE) le Sénat a logiquement fait de même, par 158 voix contre 156, pour les hausses de TVA destinées à financer ce crédit. Le dispositif prévoit que le taux normal de TVA passera au 1er janvier 2014 de 19,6% à 20% et le taux intermédiaire (services à la personne, cinéma, restauration, travaux dans les logements…) de 7% à 10%. A l’inverse, le taux réduit, réservé aux produits alimentaires, aux livres et spectacles vivants ou encore aux abonnements au gaz et à l’électricité, baissera de 5,5% à 5%. Ce vote a été précédé d’une discussion animée. Plusieurs sénateurs PS menés par Marie-Noëlle Lienemann, ainsi que les écologistes et les radicaux de gauche ont plaidé pour que le logement social soit notamment épargné par cette hausse avant de retirer leurs amendements. Les communistes ont fait les mêmes demandes mais n’ont pas retiré leurs amendements, à l’inverse des Verts.
“Je retire mes amendements la mort dans l’âme, nous avons besoin de signes rapides, ce sera un point dur de nos relations. Aucune proposition pour la transition écologiste n’a été retenue. Nous ne voyons pas les engagements écologistes (du gouvernement)”, a déploré André Gattolin (EELV).

Baisse du budget de la culture : une grande première sous un gouvernement de gauche dans l’histoire de la Ve République !

Selon le Projet de loi de finances pour 2013, le ministère de la Culture verrait son budget amputé de 110 millions d'€ (-4,3%). Et la baisse devrait se poursuivre durant les années à venir, avec 2,38 milliards pour 2014 et 2,35 milliards pour 2015. Ainsi, « les grands projets culturels annoncés par le précédent gouvernement sans être financés seront abandonnés, ou, pour certains, redimensionnés ou reportés ». Par ailleurs 20 millions d'€ de subventions pourraient disparaître des caisses de plusieurs établissements publics de l'État – théâtres, opéras, musées – soit environ 2 % de perte en regard de l'année 2012. Malgré un effort promis en faveur de l’éducation artistique ainsi que la promesse que le spectacle vivant serait épargné,  le compte n’y est pas.
Le candidat François Hollande avait pris, lors de sa campagne deux engagements : celui de mettre en chantier une grande « loi d’orientation et de programmation » et celui de « sanctuariser » le budget de la Culture. Nous en sommes donc très loin et force est de constater que c’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un gouvernement de gauche procède à la diminution du budget de la culture ! Cette « grande première » qui a de quoi étonner, ne peut que susciter de notre part une claire désapprobation.  Est-ce là le lancement de l’ « Acte 2 de l’exception culturelle » ? N’y a t il pas là une incohérence incompréhensible de la part d’un gouvernement qui affirme haut et fort que l’éducation et la jeunesse sont les priorités majeures du quinquennat, et qui considère que la culture ne fait pas partie de cette priorité ! Quelle drôle de conception de l’éducation et de la culture dont les liens forment la trame essentielle de l’émancipation et de l’avenir de notre jeunesse.
Décidément l’acharnement gouvernemental à respecter le pacte budgétaire européen lui fait oublier ses fondamentaux. Le Parti communiste français qui avec ses partenaires du Front de Gauche a élaboré un projet ambitieux pour l’art, la culture et les médias, considère qu’aucune sortie de crise ne peut être envisagée sérieusement dans la poursuite d’une politique d’austérité et de réduction inconsidérée de la dépense publique. Il exige l’annulation des réductions budgétaires programmées par le gouvernement. Ses parlementaires députés et sénateurs seront en première ligne pour combattre l’austérité qui préside dans ce domaine comme dans les autres à l’élaboration du budget 2013. Il continuera d’agir avec le Front de gauche et l’ensemble des acteurs culturels pour la relance des politiques publiques en faveur de l’art et de la culture et la refondation d’un grand service public de la culture dont rêvait, entre autres, Jean Vilar dont nous célébrons cette année la centième anniversaire de la naissance.

« Les Ultra-libéraux ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! »

En voulant examiner les projets des budgets des pays de la zone euro avant qu’ils ne soient votés par les parlements nationaux, la commission européenne veut imposer la mise sous tutelle de ces parlements.
L’exécutif européen s’était déjà distingué par un laissez-faire généralisé aux marchés financiers pour leur permettre de spéculer en toute impunité, se permettant même de voler à leur secours en pleine tempête financière.
Non-contents d’imposer l’orthodoxie budgétaire, les marchés financiers veulent maintenant cadenasser la démocratie.
Devant un tel scandale et pour paraphraser Michel Audiard, « les Ultra-libéraux ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! ». A l’image de la mobilisation en Grèce et de la riposte qui commence à s’organiser dans notre pays face au plan de rigueur mis en place par le gouvernement, la commission européenne doit savoir que les peuples ne se laisseront pas manipuler de la sorte.
Que Bruxelles arrête de prendre ses désirs pour la réalité. Le pouvoir des actionnaires n’a pas encore remplacé la démocratie !