Lettre ouverte pour une interdiction des licenciements boursiers

poursecuriserlemploi2de : Jouer avec les mots c’est jouer avec nos viesCliquez sur l'image pour signer la pétition !
Il faut interdire les licenciements dans les groupes qui font des profits !
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les parlementaires de la majorité.
Pendant la campagne pour l’élection présidentielle 2012, M. Hollande a déclaré que son ennemi était la finance.
Son 35ième engagement de campagne indiquait la volonté suivante : Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons la possibilité aux salariés de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise.
Après sa victoire en mai, pendant la campagne pour les élections législatives, M. Sapin, son ministre du travail, a déclaré qu’à condition d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale le 17 juin 2012, un projet de loi donnera "les pouvoirs, les moyens au juge d’interdire un licenciement lorsqu’il n’a comme seul motif que d’augmenter encore un peu plus les dividendes qui seront versés à l’actionnaire".
A ce jour et jusqu’en 2017, M. Hollande est au pouvoir et possède une majorité absolue à l’Assemblée Nationale.
Elle lui a été donnée sur la base notamment des engagements et promesses rappelés ci-dessus.
Vous avez un mandat du peuple français pour CHANGER LES CHOSES, MAINTENANT !
Comme l’a montré le rassemblement du 29 janvier 2013 devant le ministère du travail, l’inquiétude grandit face à la multiplication des licenciements dans les entreprises qui réalisent pourtant des profits.
A cette occasion, les salariés ont transmis une proposition de loi pour interdire cette pratique.
Aujourd’hui, nous ne nous satisfaisons pas des arguments qui veulent montrer que le terme de "licenciement boursier" est inapproprié pour désigner de telles pratiques.
Jouer sur les mots, c’est jouer avec des vies.
Nous ne nous satisfaisons pas non plus des arguments selon lesquels les récents accords sur la réforme du marché du travail vont protéger les salariés de ce type de licenciements…
Au-delà de tout clivage politique, et parce que cette attente est immense dans l’opinion publique, nous vous demandons donc de travailler rapidement à l’élaboration et au vote d’une loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits.
Nous pensons que c’est la seule façon de tenir vos engagements de campagne sur ce sujet et qu’il en va de la crédibilité de la classe politique, peut-être même de celle de nos institutions républicaines, dont vous êtes toutes et tous les garants.
Pour vous soutenir dans cette démarche, en ne doutant pas que vous l’engagerez rapidement, nous ne manquerons pas de continuer à occuper le terrain des luttes sociales.

Renault : « Véritable coup de massue pour les salariés »

gohsnLe constructeur automobile Renault a annoncé hier une réduction de 7 500 postes, d'ici 2016, soit 17% de ses effectifs. C'est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault.
En se félicitant qu'il n'y ait « ni licenciement, ni fermeture d'usine » et en parlant d'un « cadre normal » de gestion des effectifs et du personnel, le satisfécit décerné par le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, est consternant !

Est-ce un hasard si cette annonce tombe quelques heures après l'accord MEDEF- CFDT qui entérine les accords compétitivité pour « éviter les licenciements secs »?
Ce qu'ont dénoncé les organisations non signataires CGT et FO, Carlos Ghosn l'applique aux salariés de Renault : un chantage sur l'emploi avec une augmentation du temps de travail, une baisse des salaires et une remise en cause des acquis sociaux. Bref des efforts qui vont reposer essentiellement sur les épaules des salariés alors que la trésorerie de Renault et les bénéfices réalisés permettent de continuer de verser des millions d'euros aux actionnaires.
Ce n'est pas le « coût du travail » qui pèse sur les résultats mais le coût du capital avec les profits massivement versés aux actionnaires au détriment de l'emploi.
Si Renault et les constructeurs français pâtissent d'une baisse importante des ventes de voitures particulières et utilitaires, les causes principales sont l'appauvrissement des Français et le ralentissement de l'économie. D'ailleurs le marché du véhicule d'occasion (4,5 millions) n'a jamais été aussi dynamique. En comparaison, il est à noter pour les véhicules de luxe que les résultats restent stables.
Comme l'affirment le PCF et le Front de gauche, les solutions, pour lutter contre le démantèlement du secteur de l'automobile, impliquent un changement de cap industriel et une relance économique par l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat.
Le PCF apporte son total soutien à l'action des salariés de Renault qui débrayent aujourd'hui, dans de nombreux sites.

Pendant « la crise » le versement des dividendes continue : 37,3 milliards d’euros pour les actionnaires au titre de l’année 2011

Malgré la crise, les grandes entreprises françaises cotées devraient verser 37,3 milliards de dividendes à leurs actionnaires au titre de l’année 2011, contre 40,2 milliards pour 2010…
Avec vingt enveloppes de dividendes en hausse contre seulement sept en baisse et onze stables, les entreprises du CAC 40 vont largement continuer à soigner leurs actionnaires en 2012, en dépit de la dégradation de la conjoncture économique.
Selon les prévisions publiées récemment par le quotidien économique « Les Echos », dix champions français tiennent le haut du tableau:
1. Total: 5,38 milliards d’euros
2. France Telecom-Orange: 3,71 milliards d'euros
3. Sanofi-Aventis: 3,48 milliards d’euros
4. GDF-Suez: 3,38 milliards d’euros
5. EDF: 2,13 milliards d’euros
6. BNP Paribas: 1,98 milliard d’euros
7. Vivendi: 1,81 milliard d’euros
8. Axa: 1,63 milliard d’euros
9. LVMH: 1,22 milliard d’euros
10. L’Oréal: 1,17 milliard d’euros
D'après « Les Echos », si les champions français peuvent se permettre de soigner leurs actionnaires, c'est d'abord parce que leurs résultats ont bien résisté en 2011. Les bénéfices se situeraient globalement autour de 86 milliards d'euros, c'est à dire quasiment stables (- 0,2 %) d'une année à l'autre.

Les assurances de PSA ne convainquent personne

► Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, qui s’est dit « rassuré » par le patron de PSA, Philippe Varin, à l’issue de leur entretien de jeudi soir, n’a pas convaincu salariés, syndicats et la gauche qui attendent plus que des promesses. (voir ici le document interne révélé par la CGT)
L’annonce de la CGT, de la suppression de 6 200 emplois envisagée par le groupe PSA Peugeot-Citroën d’ici 2014, sur les sites d’Aulnay-sous-Bois et de Sevelnord (Nord), a créé la stupeur. La direction a rétorqué que cette fermeture n’était « pas d’actualité ». Cela a suffi à rassurer Eric Besson. Le ministre de l'Industrie a déclaré ce vendredi matin sur RTL: «Philippe Varin (patron de PSA) ne me l’a pas confirmé, il m'a clairement indiqué l'inverse.» Dans cette affaire, Besson est bien le seul à être rassuré. (à lire: 6200 suppressions d'emplois à PSA?)

► Pas de nouveaux véhicules produits à Aulnay ni Sevelnord
La CGT reste convaincue qu’à terme les deux sites seront fermés et remplacés par un renforcement de la production de Poissy (Yvelines) et Mulhouse et d’une délocalisation d’une partie de l’activité dans des pays à bas niveau social. « La direction a reconnu ce matin qu’il n’y aurait pas de véhicules nouveaux sur les deux sites ce qui confirme leur fermeture prochaine», a indiqué, ce vendredi, à l’Humanité, Ludovic Bouvier, délégué CGT Sevelnord. La note interne, que le syndicat détient depuis le 12 mai, stipule que « le maintien du site est envisageable à la seule condition d’obtenir des fonds publics très conséquents ».
La CGT de Sevelnord, qui ne semblerait pas être suivie par les autres syndicats du site, lance un appel à la mobilisation. « Les salariés commencent à comprendre que l’échéance est proche et qu’il faut maintenant se battre », a ajouté le syndicaliste. A Aulnay-Sous-Bois, pas de débrayage non plus, mais un mécontentement qui a monté toute la journée du
vendredi.
► La
gauche attend un engagement formel de l’Etat

Front uni contre la vie chère – SIGNEZ LA PETITION !

La hausse des prix et la baisse du pouvoir d'achat asphyxient les familles alors qu'au même moment les entreprises du CAC 40 enregistrent des bénéfices records. La précarité pour une très grande majorité, toujours plus de profits pour une petite minorité : cette réalité est de plus en plus insupportable chaque jour.
Ensemble nous exigeons :
• D'augmenter les salaires, pas les actionnaires. Une sensible augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux, avec un salaire minimum porté tout de suite à 1600 euros brut. Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l'ISF, pour redonner à l'État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l'éducation, la santé, la police. La création d'une sécurisation de l'emploi et de la formation.
• De bloquer les prix et les loyers. Bloquer les prix de l'énergie (gaz, électricité, essence) et d'un ensemble de bien de 1ère nécessité. Bloquer les loyers et en limiter le montant à un maximum de 20% des revenus des familles.
• De taxer les profits et la spéculations : Taxer les revenus financiers des entreprises, supprimer les 30 milliards d'exonérations des cotisations patronales, créer un pôle public bancaire.

Signez la pétition : http://reagiragir.fr/signez-front-uni-contre-la-vie-chere/

Profits fabuleux des banques et des entreprises du CAC 40 : mais où passent ces centaines de milliards ?

«Société Générale : profit multiplié par six » titre le journal financier « Les Echos » du 17 février. Le journal annonce aussi que le résultat de la banque BNP-Paribas est le plus important de son histoire, légèrement supérieur à son année record de 2007. Le PDG lui-même vient d’annoncer qu’en 3 ans les fonds propres ont doublé, passant à 68 milliards d’euros. Ainsi cette banque avoue avoir engrangé en 1 an 34 milliards de plus que l’année précédente !
Comme la Société Générale, elle a multiplié son profit par 6 !

EDF : les actionnaires s’enrichissent, les usagers paient

EDF annonce pour 2010 :
– Un bénéfice net de 1 milliard d’euros. En baisse de 74% sur 2009
– Il versera 2,1 milliards d’euros à ses actionnaires. Le double du bénéfice annoncé.
Précision : EDF a versé 2,9 milliards d’euros de provisions pour ses implantations aux USA et en Italie qui ne donnent pas les résultats escomptés. Cette politique n’est que la conséquence logique de l’ouverture du capital à la concurrence en vue de la privatisation totale.
En réalité son chiffre d’affaire de 65,16 milliards d’euros est en hausse de 10,25% sur 2009, et son bénéfice a été de 4 milliards.
Par ailleurs il a réduit son endettement de 8 milliards (de 42,5 milliards en 2009 il est passé à 34,4 milliards)
Henri Proglio, PDG d’EDF annonce une nouvelle hausse de 11,3% de son résultat courant.
Les usagers paient,
-Le prix de l’électricité aux usagers a augmenté de 3% en Juillet dernier et ce n’est qu’un début.
Les augmentations annoncées en 2011 vont de 7 à 11,4%, puis elles seront de 3,5% les années suivantes. C’est l’application de la nouvelle loi d’organisation du marché de l’électricité dite loi NOME qui met en conformité EDF avec les directives européennes sur la concurrence capitaliste.
– L’ouverture à la concurrence (décidée par le gouvernement Jospin en accord avec Chirac en 2001) en livrant l’énergie ce grand service public national stratégique créé en 1945 aux appétits financiers internationaux, met en cause la capacité, l’indépendance énergétique de la France, en détournant l’investissement vers la recherche du profit capitaliste maximum. On a vu cet hiver par grand froid des régions françaises au bord de la rupture, il y a eu des coupures, les usagers sont appelés à réduire leur chauffage au moment où ils en ont le plus besoin.
Le détournement des investissements productifs nécessaires pour faire toujours plus de profits pour engraisser les actionnaires se fait comme toujours sur le dos du peuple et au détriment de la nation.
C’est ça le capitalisme. Il n’est pas aménageable.

Boycottons les stations TOTAL : 14 milliards d’euros de bénéfice pour… Total et le prix de l’essence ne cesse d’augmenter !

Le groupe pétrolier pulvérise son propre record.
C'est l'annonce passée un peu inaperçue de ce mercredi… Et pourtant !
Le groupe pétrolier français Total a publié ses résultats pour le 3ème semestre 2008: 4,1 milliard d'euros de bénéfice net sur la période (+ 35% par rapport à l'an dernier) et une prévision de 14 milliards d'euros de bénéfice net sur l'ensemble de l'année.
Oui, vous avez bien lu :
14 milliards d'euros.

C'est le record absolu pour une entreprise française. L'ancien record était détenu par… Total qui avait engrangé 12,58 milliards d’euros de profits en 2006.
Et la nouvelle ne fait pas que des heureux.
Si, selon RMC, les actionnaires vont récupérer un dividence de 1,14 euro par action, les syndicats, les salariés et les consommateurs ne se réjouissent pas de cette information.
Le coordinateur CGT du groupe Total s'insurge ce jeudi matin au micro de RMC: "Tout le monde n'en profite pas. Quand j'entends ce chiffre, je pense à l'employée de la station-service qui gagne 1.000 euros à peine, après 10 ans d'ancienneté…"
En cause: la resdistribution du profit qui ne concernerait tous les salariés.
Côté consommateurs, la colère monte. D'autant plus que certaines associations demandent depuis plusieurs années au groupe Total de mettre la main à la poche pour financer des primes transports ou les transports en commun…

Hold-up des actionnaires de Molex : 283 victimes

Molex vient de dénoncer l’approche soi-disant « très agressive » de la France à son encontre. Ce qui est agressif, c’est d’oser afficher sa fierté à faire des bénéfices monstrueux lorsqu’on a mis des centaines de salariés dans la rue !
L’attitude de l’équipementier américain est inadmissible. Il s’agit là d’une véritable délinquance sociale et elle doit être condamnée.
Les Français ne sont pas dupes de l’attitude du gouvernement dans ce conflit. Christian Estrosi peut bien verser des larmes de crocodile mais le pouvoir tout entier a accompagné ce hold-up des actionnaires contre l’emploi.
Le PCF a toujours soutenu les Molex et il reste aux côtés des salariés pour que justice leur soit rendue. Plus que jamais des pouvoirs nouveaux doivent être donnés aux salariés et à leurs représentants dans les entreprises pour garantir l’utilité sociale des investissements. Les licenciements boursiers doivent être interdits. Les parlementaires communistes ont déposé en avril 2009 une proposition de loi en ce sens. Cette proposition apportera une réponse immédiate aux urgences exprimées par les salariés.

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