Faisons de Dexia une banque publique utile aux Belges et aux Français !

Le système bancaire déréglementé se trouve aujourd’hui pris dans la tourmente. En sauvant les banques, les pouvoirs publics se sont endettés jusqu'au cou mais se déclarent aujourd'hui prêts à de nouvelles recapitalisations, encore avec l'argent public.
L'exemple de Dexia, la banque qui a vendu des emprunts toxiques aux collectivités locales françaises et belges, est symptomatique de l'inefficacité de ces solutions de « sauvetage ». Nationalisée « temporairement » dans le cadre d'une coopération entre nos deux pays, et sans aucun changement dans les pratiques et la gestion des crédits, elle appelle de nouveau la puissance publique à l'aide.
Pour le PCF, Rood, et le Parti de la gauche européenne (PGE), les contribuables belges et français ne doivent pas payer pour les risques de « Toxia », la « bad bank » dans laquelle l’ensemble des titres pourris de Dexia seraient rassemblés. Ce n'est pas à eux d'assainir les comptes de la banque pour qu'elle retombe dans les mains de joueurs de casino irresponsables.
Ces actifs dévalorisés ne doivent pas forcément être couvert par la garantie d’état. C'est aux deux peuples d'en décider, via un audit public sous la responsabilité des parlements, des associations d’usagers et des organisations syndicales.
Plus largement, nous considérons qu'une banque nationalisée doit être démocratiquement gérée et servir aux investissements d'intérêt général. Une nationalisation ne sert à rien s'il s'agit de continuer avec la même direction, à participer au circuit international d’escroquerie des placements à risque et de produits financiers dérivés.
Nous avons aujourd’hui la chance historique de former une banque publique au service des collectivités territoriales et des particuliers, pouvant financer des investissements écologiques ou sociaux. Il faut s'en saisir !

Quand Nicolas Sarkozy voyage avec deux avions !

La presse belge a révélé samedi que le président français s'était rendu vendredi à Bruxelles pour le sommet européen avec deux avions.
Michèle Alliot-Marie n'est pas la seule à avoir des problèmes d'avion. Son patron, Nicolas Sarkozy, a lui aussi été pris en flagrant délit de dépenses somptuaires pour ses voyages aériens. L'agence de presse Belga a révélé vendredi que le président de la République avait effectué le voyage Paris-Bruxelles, soit trois cents kilomètres, "à bord de"  deux avions! En plus de "Air Sarko one", l'Airbus A330-223 flambant neuf que l'Elysées s'est offert en 2010, un Falcon 7X complétait le cortège présidentiel. La presse belge qui a repris l'information samedi ne dit pas dans quel aéronef le chef de l'Etat se trouvait.
Il s'agit d'un voyage en grande pompe tant les moyens mis en oeuvre apparaissent disproportionnés.Le Falcon 7X est un avion de luxe de chez Dassault aviation, avec un rayon d'action de 11 000 km, qui coûte aux alentours de 35 millions d'euros pièce. Nicolas Sarkozy s'en est offert un en note de frais sur le compte des contribuables en juillet 2009. Les spécialistes l'ont surnommé Carla One, un Carla two étant livré depuis en remplacement des anciens Falcon 900B en bout de course. Air Sarko One a lui un rayon d'action de 12 500 kilomètres et est équipé de moyens de communications ultra-sophistiqués. Il a coûté la bagatelle de 180 millions d'euros. Lors de son achat en 2009, la présidence de la République avait expliqué que "cet investissement offrira une capacité plus performante de transport pour les déplacements gouvernementaux au cours des 30 prochaines années. Il pourra transporter dans des meilleures conditions le même nombre de passagers que les deux Airbus actuels mobilisés simultanément. » Depuis cette virée, on peut en douter.
Rappelons que Bruxelles est à 1 heures 20 de Paris en train et que l'on peut trouver des billets à 25 euros! En n'optant pas pour ce mode de transport, Nicolas Sarkozy a empiré son bilan carbone déjà pas très bon. En novembre dernier, Terra Eco l'avait classé au sixième rang des chefs d'Etat les plus polluants.