Une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris (Front de gauche)

bastilleL’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance. 
L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique. 
Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l'immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale. 
La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d'un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
Face à l'accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

Polémique des drapeaux à la Bastille: Aliot et Morano poursuivent l’alliance de la haine

Alors que la place de la Bastille raisonne encore de la victoire face à Nicolas Sarkozy, Nadine Morano et Louis Aliot sonnent la charge ce matin pour dénoncer la présence de « beaucoup de drapeaux rouges et étrangers » lors de cette fête populaire. Dès le lendemain du second tour, ces deux là, représentants d'une alliance de la haine, prépare le terrain à une recomposition à droite toute. Il ne s'agit pas simplement de postures électoralistes mais bel et bien d'une orientation sur le fond.
Nadine Morano et Louis Aliot, qu'il faut bien associer dans la défaite puisqu'ils se plaignent de concert de la célébration de la victoire de la gauche, n'ont rien compris à ce qui fait la grandeur de la France : son message d'universalisme, d'amitié entre tous les peuples du monde. Malgré leur piètre tentative, ils ne feront pas oublier cette Marseillaise entonnée à dizaines de milliers de voix. C 'est le vrai visage de la France, une France rassemblée et métissée, jeune et joyeuse, fière de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.

La police évacue les sans-papiers de la Bastille

Les forces de police ont procédé jeudi matin à l'évacuation des salariés sans papiers, dont beaucoup d'Africains, qui occupaient les marches de l'Opéra Bastille, à Paris, depuis jeudi pour réclamer des critères clairs de régularisation, a constaté un journaliste de l'AFP. La préfecture de police de Paris a confirmé auprès de l'AFP "l'évacuation de cent soixante personnes qui occupaient les marches de l'Opéra Bastille depuis le 27 mai". Les policiers affirment que l'évacuation s'est passée relativement dans le calme et qu'il n'y a pas eu d'interpellation.
En revanche, Maurice Amzallag, un délégué CGT qui soutient le mouvement des travailleurs sans papiers, a affirmé au Monde.fr que la police avait procédé à une "quarantaine d'interpellations", au cours de l'opération. "La police est arrivée de l'intérieur de l'opéra en gazant tout le monde et en dégageant les sans-papiers qui étaient sur les marches, encore endormis. Ils les ont délogés sans qu'ils aient le temps de prendre leurs affaires. Au moins une quarantaine ont été emmenés, a priori jusqu'au commissariat du cinquième arrondissement", a raconté Maurice Amzallag au Monde.fr.
Un commerçant ambulant interrogé par l'AFP place de la Bastille a livré sensiblement le même récit : "Les policiers sont arrivés par la place de la Bastille, puis par le haut des marches, ils ont répandu du gaz lacrymogène et ensuite, ils ont procédé à des interpellations." Selon lui, il y a eu des blessés légers au cours de l'opération.
Peu après 8 heures, les marches de l'Opéra Bastille étaient complètement vidées, seuls restaient des dizaines de couvertures, sacs de couchage éparpillés, tandis qu'un groupe de gendarmes mobiles courait derrière un groupe de travailleurs sans papiers dans une rue adjacente.
"Cette manière de faire est vraiment indigne. Hier nous étions en train de discuter au ministère du travail, et ce matin on sort le bâton ! C'est indigne et incohérent", déplore Maurice Amzallag. "Ce n'est pas comme ça que l'Etat va régler le problème, ça ne peut qu'envenimer les choses. Nous restons mobilisés et attendons toujours un texte clair du ministère."

 

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