Banques : L’Audition ubuesque & grotesque des Banksters Français

Audition des banquiers à la Commission des Finances du mercredi 30 janvier 2013
C'est Olivier Berruyer qui est allé nous dénicher cette perle. Il n'y a pas à dire ces banquiers ont beaucoup d'humour… avec votre argent !


Présidence de M. Gilles Carrez, Président
— Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, directeur général de Crédit agricole SA, M. Frédéric Oudéa, président directeur général de la Société générale, et M. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (n° 566)
— Présences en réunion
La Commission entend, en audition ouverte à la presse, M. Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, directeur général de Crédit agricole SA, M. Frédéric Oudéa, président-directeur général de la Société générale, et M. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (n° 566).

Le Pôle européen, point de rupture de l’austérité

Une impressionnante manifestation a été organisée hier sur le pôle européen de développement et à Luxembourg-ville par de nombreux syndicats français, belges et luxembourgeois pour dire « non » à l’austérité.
En participant à cette opération, on ne savait pas quelle en serait l’affluence. »
Et Patrick Magnette, de l’union locale du bassin de Longwy de la Confédération générale du travail (CGT) a vite été rassuré. Hier, la journée d’action européenne organisée par son syndicat, mais également par la CFDT, par l’OGB-L pour les travailleurs frontaliers, par la Fédération des syndicats chrétiens luxembourgeois (LCGB), par la Confédérations des syndicats chrétiens belges (CFC), par la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) ainsi que par la Confédération européenne des syndicats (CES), a rassemblé plusieurs centaines de personnes au pôle européen de développement. Objectif : protester contre les politiques d’austérité mises en place ici ou là. « C’est la première fois qu’on est tous réunis, et ça veut dire beaucoup. Age de départ à la retraite, conventions collectives, procédures de licenciements, droit de grève, service public, protection sociale, etc. passés à la moulinette de la compétitivité : il faut que tout ça cesse. »

Postée à un des ronds-points du PED pour distribuer des prospectus, Anne-Marie Dory, secrétaire générale de la FGTB pour la province du Luxembourg en Belgique, expliquait les raisons de cette action impressionnante. « L’austérité n’est pas une solution, car elle engendre des réductions dans les dépenses publiques, au niveau des sécurités sociales par exemple. Ce sont donc les plus démunis qui sont touchés, une fois de plus. En revanche, nos gouvernements ne touchent pas une seule seconde ou quasiment pas aux paradis fiscaux ou à la fiscalité des mieux lotis. Un exemple : chez nous un système permet à des grandes entreprises de supprimer leurs impôts. ArcelorMittal finit par ne plus en payer. Vous trouvez ça normal alors qu’un salarié doit quant à lui verser 12-15 000 € chaque année ? Ce ne sont pas les fautifs, comme les tenants de cette financiarisation du monde, qui passent à la caisse. »
Remontés, les syndicalistes et ouvriers présents savent pertinemment que « ce genre de politique va nous conduire à ce que le peuple grec connaît aujourd’hui : une grande pauvreté. Déjà chez nous des gens n’ont même plus de quoi se nourrir ou se loger. Ça va craquer. Tous ces dirigeants ne se rendent pas compte à quel point la population européenne est au bord de l’explosion. »

Parmi ces centaines de personnes, Gérard, ouvrier français travaillant en Belgique, confirmait ces propos. « Ici, on est un peu avantagés, mais dans l’ensemble, c’est dur. Faire vivre sa famille, dont trois enfants, avec 1 200 € par mois, tout en payant son logement, c’est devenu impossible. On descend dans la rue car on ne peut plus continuer comme ça. On le fait pour nos enfants, qui ne vont pas passer leur vie à souffrir, pour au final mourir à l’usine. Des solutions existent. On dit qu’on ne peut empêcher les entreprises de partir s’installer ailleurs ? Et pourquoi on ne leur interdit pas ensuite de revenir vendre leurs produits ici ? Ce sont les financiers qui tirent les ficelles, et il faut que ça cesse. »
Reçus par les banquiers
Après une matinée passée à informer des automobilistes dans l’ensemble souriants, les plus de 400 manifestants ont ensuite assisté à un meeting sur le parking d’une entreprise du PED, avant de partager un barbecue. « On a choisi cette zone des trois-frontières car c’est un lieu symbolique en Europe, où il y a l’un des mouvements de travailleurs les plus importants », précisait Anne-Marie Dory.
En début d’après-midi, un autre lieu symbolique a été ciblé par les manifestants : la Banque européenne d’investissement à Luxembourg-ville. Une délégation y a été reçue (lire ci-contre). « On leur a présenté nos revendications, car on n’en peut plus que les discours politiques nient les réalités, comme la financiarisation de l’économie qui a provoqué des dégâts énormes. »
De quoi faire bouger les choses ? « On n’en sait rien, mais il le faut, car on assiste aujourd’hui à une catastrophe globale et mondiale sans précédent, d’ordre écologique, sociale et économique. Il faut sortir de la logique du capitalisme, qui est destructrice, même si cela signifie modifier nos modes de vie basés sur l’hyper-consommation et donc l’hyper-productivité », concluait la représentante de la FGTB.
À noter que des représentants de l’antenne locale du parti socialiste étaient présents pour soutenir le mouvement.

Républicain Lorrain du 1er Mars 2012 – Sébastien Bonetti.

http://www.dailymotion.com/video/xp4y2g_manif-europeenne-des-syndicats-ces-mont-saint-martin-longwy-54-ped-29-fevrier-2012_news

Grèce: Mikis Theodorakis entre de nouveau en résistance

Mikis Theodorakis avait prévenu : que l’on m’interdise de tenir un discours sur la place Aristotelous, que l’on cherche à me déloger, je resterai ! La mairie, qui tente d’interdire les rassemblements à cet endroit, lui avait proposé un autre lieu. Il avait refusé, voulant s’exprimer en centre ville. La polémique a fait parler. Ni le maire, ni le recteur de l’université n’ont souhaité le recevoir. Qu’importe.
Le 9 juin, à 20 heures précises, le compositeur grec, de renommée internationale, une des personnalités préférées des Grecs, était sur place, accompagné de membres du mouvement « Spitha » (étincelle) qu’il vient de lancer avec différentes personnalités (universitaires, intellectuels…) qui souhaitent s’unir pour faire barrage à l’austérité et au mémorandum. A 86 ans, Mikis Theodorakis a toujours envie de se battre. Son engagement est permanent. Il est un « monstre sacré », précise Effi, une habitante, la cinquantaine, venue écouter son discours.

20 h. 30. Notis Marias a prononcé le sien. Ce professeur de droit co-fondateur de « Spitha », a dénoncé le mémorandum, les politiques du gouvernement, de l’Union européenne et du FMI, a expliqué que ce texte est anticonstitutionnel et a appelé à un rassemblement du peuple grec pour changer le cours des orientations économiques et politiques. Le public écoute et applaudit. La foule continue de se masser, nombreuse, sur une place qui ne semblait pas assez grande.
Dès que Mikis Theodorakis monte sur scène, les applaudissements redoublent. Il analyse l’histoire grecque, s’en prend au gouvernement et à la troïka (BCE, Commission et FMI) qui mènent le pays dans le mur, aux banquiers qui assoiffent sa population. Malgré le Vardaris, le vent local, qui apportait un peu d’air frais sur Aristotelous, Mikis Theodorakis tient bon, encourage les auditeurs à résister, à se rassembler. « Ça nous fait chaud au cœur », déclare Effi, émue de « le voir de si près ». 27 ans après la chute de la dictature des Colonels, lui qui s’y est opposé, qui a été emprisonné plusieurs fois, refuse de voir son pays bradé. Le 9 juin, une voix de la sagesse soufflait sur Thessalonique, appelant de nouveau à la résistance. « Et s’il le faut, j’irai, malgré mon âge, partout en Grèce, jusque dans les plus petits villages », explique-t-il à l’Humanité.

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