Tarif EDF : à défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux !

edf-tarifsLa première décision de Philippe Martin comme ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est d’augmenter les tarifs d’électricité de plus de 5 % pour 2013 et 2014. Il s’agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années. A défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux ! Cette annonce représente un cadeau de départ en vacances, dont nombre de français auraient aimés se passer ! Cette augmentation est inacceptable. Elle porte exclusivement sur les tarifs réglementés pour les particuliers : une fois encore les grandes entreprises en sont préservées.
La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif. Le gouvernement Sarkozy/Fillon avait volontairement limité les hausses dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Si EDF doit disposer de moyens financiers pour faire face à ses charges, le Parti communiste considère que d’autres solutions doivent être utilisées. Ainsi l'État, qui est actionnaire majoritaire d’EDF, détenant 84,48% de son capital, prélève 2,3 milliards d’euros de dividendes par an. Nous proposons donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités.
L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ne fait pas baisser les prix, bien au contraire ! Cette libéralisation conduit à des gâchis : affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence. C’est pour cette raison que nous défendons la création d’un  pôle 100 % public de l’énergie et que nous préconisons la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie.

SMIC: le coup de pouce promis se transforme en dérisoire pichenette

Le gouvernement s’apprête à annoncer le montant de la hausse du SMIC pour le 1er juillet.
Selon Les Échos de ce matin, il s’agirait d’une augmentation du salaire minimum de 2 % soit + 0,6 % si l’on tient compte de l’inflation constatée depuis la dernière augmentation. Si tel est le cas, le coup de pouce promis se transforme en dérisoire pichenette!
Nous ne pouvons décemment pas en rester là. Le PCF demande au gouvernement de corriger le tir en revoyant à la hausse une augmentation du SMIC. Au lendemain d’une victoire historique de la gauche, le changement doit se traduire par du sonnant et du trébuchant. L’urgence le commande.

Pas de hausse du SMIC au mois d’août, les salariés attendront encore ! (CGT)

C’est le taux d’inflation hors tabac des ménages urbains, dont le chef est ouvrier et employé, qui sert de référence pour l’éventuelle revalorisation du SMIC. A la fin du mois de juin, il s’établissait à 1,96% au-dessus de son niveau de novembre dernier. La revalorisation aurait été obligatoire s’il avait atteint 2%. Le gouvernement en profite donc pour refuser toute augmentation alors que le taux d’inflation a atteint 2,1% au mois de juin. Les prix de l’alimentaire, de l’essence continuent eux d’augmenter.
Le SMIC est fixé actuellement à 9,00 euros brut de l’heure, soit 1.365 euros brut par mois pour un temps plein, notoirement insuffisant pour permettre de répondre aux besoins des ménages. La CGT revendique un SMIC à 1 700 euros compte tenu de l’inflation et du poids des dépenses contraintes (chauffage, carburants, loyer, etc.). En effet, une hausse régulière du SMIC alimentant une dynamique salariale contribue, au travers de la consommation des salariés, à la croissance économique, favorisant le développement de l’activité et de l’emploi.

« Carrefour Market » : grâce à leurs actions, les salariés obtiennent entre 2% et 2,5% d‘augmentation des salaires

Les syndicats CGT, CFDT et FO de « Carrefour Market » qui ont mené plusieurs journées d’actions de débrayage ces dernières semaines ont finalement obtenu jeudi 16 juin la signature d’un protocole. Il prévoit pour les 32 000 salariés de l’enseigne une augmentation générale de 2 à 2,5%, en fonction de l’ancienneté, avec effet rétroactif au 1er avril au lieu du 1er juillet.
Ils ont aussi obtenu des titres-restaurants de 4 euros pour les salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté.
La remise sur les produits achetés dans les magasins de l’enseigne passera de 7 à 10%, à l’instar de ce qui avait été négocié pour les personnels des hypermarchés. Pour la CGT, "la direction a entendu le message des salariés qui dénonçait les inégalités entre les hyper « Carrefour » et les « Carrefour Market ».

Record historique du nombre de détenus en France

Le nombre de détenus dans les prisons françaises s'élevait au 1er mai à 64.584, soit plus que le pic historique de 64.250 atteint en juillet 2008, selon les chiffres mensuels publiés mardi par l'Administration pénitentiaire (AP).
Le chiffre de 64.584 représente une hausse de 4,8% par rapport à mai 2010 (61.604) et une augmentation de 0,7% par rapport au 1er avril 2011 (64.148). Le nombre de détenus a augmenté de 6,7% depuis le 1er janvier 2011 (60.544). Le nombre de prévenus (en détention provisoire, en attente d'un jugement) s'élève à 16.882 pour 47.702 condamnés, représentant donc 26,1% des personnes incarcérées. Au 1er mai 2010, il y avait dans les prisons françaises 15.963 prévenus. Les mineurs détenus étaient quant à eux 792 au 1er mai 2011, en baisse de 1,5% par rapport au mois précédent (804 au 1er avril). Au 1er janvier, ils étaient 688. En juillet 2008, le taux de surpopulation carcérale était de plus de 126%. Il est actuellement de 115%, le parc pénitentiaire comptant 56.150 "places opérationnelles", du fait de l'ouverture de nouveaux établissements entre 2008 et 2010. Il y avait 50.746 places de prison en mai 2008, rappelle l'AP.
Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a précisé début mai les modalités d'un plan prévoyant la construction de nouvelles prisons et la rénovation d'autres, visant à obtenir plus de 70.000 places en 2018. "Le nombre de détenus continue à augmenter, les conditions de travail et de détention vont continuer à se détériorer", a réagi à l'annonce des dernières statistiques Céline Verzeletti, secrétaire générale de la CGT-Pénitentiaire.

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Pouvoir d’achat – Une exigence sociale : l’augmentation générale des salaires

La quasi-totalité des salariés, du public comme du privé, est confrontée à un problème majeur de pouvoir d’achat.
Concernant les fonctionnaires, le gel du point d’indice annoncé pour 2011 et 2012 est une nouvelle provocation.
Le problème du pouvoir d’achat s’exprime notamment par l’augmentation considérables et continue de leurs « dépenses contraintes » (le logement, l’énergie, sans oublier le carburant).
Face à ce problème bien réel, le Président de la République et le Gouvernement bricolent une réponse improvisée, à des fins électoralistes, sous forme de primes indexée sur l’accroissement des dividendes versés aux actionnaires des entreprises de plus de 50 salariés.
Au-delà des réponses contradictoires des principaux ministres concernés, ce projet révèle des problèmes majeurs :
– Contrairement à ce que dit le Gouvernement, la prime profiterait à une minorité de salariés. Non seulement elle ne concernerait que les entreprises qui distribueront en 2011 plus de dividendes qu’en 2010 mais la prime n’aura aucun caractère obligatoire. Dans les grandes entreprises, il y aura simplement une obligation de négocier. Comme dans les négociations annuelles obligatoires, l’obligation de négocier de négocier n’est jamais une obligation de conclure !
– Elle divisera les salariés, puisque les entreprises de moins de 50 salariés, où travaillent 60% des salariés du privé, ne seront même pas astreintes à une obligation de négocier : les employeurs seront simplement « incités » à verser une prime.
– Elle fera dépendre la rémunération des salariés, non seulement des profits de l’entreprise comme la participation mais des dividendes versés. Pour la CGT, les salaires sont la rémunération du travail, des qualifications qui n’ont pas à être subordonnés aux profits des actionnaires.
– Enfin, en l’état des annonces gouvernementales, il pas certain que la prime compte pour le calcul de la retraite.
Cette proposition est une réponse illusoire aux attentes des salariés en matière de pouvoir d’achat.
La seule vraie solution réside dans l’augmentation des salaires, qui passe par une augmentation significative du SMIC et par une véritable dynamique de relance des négociations salariales, tant au niveau des branches que des entreprises dans le privé ainsi que dans la Fonction publique. C’est une exigence sociale.

Marie-George Buffet contre la hausse du prix du gaz

La députée PCF, Marie-George Buffet, a vivement dénoncé le feu vert donné hier par la Commission de régulation de l’énergie à l’augmentation de 4,9 % du tarif réglementé du gaz à compter du 1er avril prochain. Rappelant que « la hausse du prix du gaz atteint 21 % pour la seule année écoulée », elle affirme que « cela ne peut plus durer ! » et que « le droit à l’énergie doit être assuré à tous et toutes ». L’élue de Seine-Saint-Denis dit enfin sa « disponibilité pour agir, dans la rue et au Parlement, avec tous ceux et toutes celles qui le souhaitent pour la refuser ».

Consommateurs, attention ! Revoilà la hausse de la TVA

Un jour, on jette à la rivière le bouclier fiscal qu'on a tant aimé depuis 2007, un autre jour, on met à l'encan la totalité de l'ISF, puis on se ravise encore quelques jours plus tard en s'apercevant que cela va encore grever les déficits.
Alors on s'invente un nouvel impôt qui porterait non pas sur la fortune, mais sur l'accroissement virtuel ou théorique de cette fortune… avant de s'apercevoir que c'est une vue de l'esprit et que donc mieux vaut relever le seuil d'exonération de l'ISF – ce qui profitera au passage à tous ceux qui paieront encore cet impôt – mais finalement on ne sait pas trop. On attend les prochains épisodes du feuilleton. Quel suspens !
Sur ces entrefaites, voici la Cour des comptes – qu'on a connue mieux inspirée – qui, invitée par le président de la République à comparer « les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne », propose de réaménager la TVA.
Comment ? En augmentant le taux réduit de TVA de 5,5% à 7%, et en réduisant son périmètre, c'est-à-dire en faisant passer un certain nombre de produits dits de première nécessité du taux réduit actuel de 5,5% au taux dit normal de 19,6%. Celui-ci, pour imiter à nouveau l'Allemagne, serait ramené à 19%.
On sait ce que cela signifierait : quand un taux de TVA augmente, les prix font la culbute, quand un taux diminue, les prix ne baissent pas. Les économistes appellent cela joliment l'effet de cliquet. On pourrait donc s'attendre au pire.

Compétitivité déclinante

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