Règle d’or : de Valls à Sarkozy en passant par Royal, les grandes manœuvres ont commencé

Après avoir chaudement approuvé le plan "d'aide à la Grèce" adopté à Bruxelles ce 22 juillet, le candidat à la primaire socialiste, Manuel Valls, en appelle, à l'instar de Ségolène Royal, à un "grand rassemblement" avec les centristes, François Bayrou et Dominique de Villepin.
Si l'idée n'est pas neuve, elle interpelle la gauche.
Comment ne pas remarquer qu'au même moment, dans sa lettre aux parlementaires, le président de la République plaide en matière de politique européenne pour une alliance "au-delà des intérêts partisans", à une "union sacrée pour la maîtrise des déficits publics" ?
Ces appels vibrants à l'union nationale de Nicolas Sarkozy relayés par des dirigeants du Parti socialiste permettraient, s'ils étaient entendus, d'obtenir la majorité nécessaire à l'adoption par les parlementaires de la "règle d'or" qui prévoit d'inscrire dans la Constitution l'obligation "du retour à l'équilibre budgétaire", autrement dit l'austérité.
Manifestement les grandes manœuvres ont commencé ! L'heure est grave pour la France et pour l'Europe : l'inscription dans la constitution de la règle d'or va rendre quasi pérennes les politiques d'austérité imposées par les marchés financiers. De la dictature au totalitarisme des marchés, il n'y a qu'un pas et ce pas, c'est la règle d'or !
Le Parti communiste français en appelle à la mobilisation des forces de progrès, au rassemblement et à l'action des citoyens pour faire échec à l'Europe des financiers et spéculateurs.

Présidentielle 2012 : Martine Aubry et François Hollande en piste pour imposer l’austérité aux travailleurs

«Alors que la crise de la zone euro se prolonge et que les déficits font craindre à la France une baisse de sa notation financière, les candidats à la primaire socialiste ont entamé une course à la crédibilité fiscale et économique ». C’est ainsi que le journal « Le Monde » présente les dernières déclarations de Martine Aubry et François Hollande à propos de la question des déficits.
Cette dette est du pain béni pour la spéculation, elle la fabrique en même temps qu’elle l’entretient pour en tirer des profits financiers substantiels. Dans le même temps, les capitalistes se servent de la réduction de la dette pour porter un coup sans précédent aux acquis sociaux et aux salaires avec l’aide des États et de l’Europe.
Se positionner par rapport à cette question est donc significatif des orientations politiques des uns et des autres. Pour nous les salariés ne doivent pas payer la dette, elle doit être annulée et le système bancaire privé doit être nationalisé pour se mettre au service des investissements et du développement social. M. Aubry et F. Hollande en déclarant qu’ils veulent réduire le déficit public à 3% du PIB dès 2013 (il est aujourd’hui de 6%) se placent dans la course pour imposer une cure radicale d’austérité aux salariés. En effet, cet objectif ne peut être atteint que par une réduction des budgets sociaux, par de nouvelles attaques contre la sécu et les retraites et par de nouvelles privatisations comme c’est le cas en Grèce, en Italie, au Portugal, en Irlande et dans presque tous les pays européens. Les deux candidats socialistes viennent donc de dévoiler le programme commun des candidats du capital : plus d’austérité et moins de services publics. Certes affirment-ils, il faudrait instaurer au niveau européen une taxe sur les transactions financières, une vieille idée réformiste, mais l’idée de la taxation est si peu dangereuse pour les capitalistes que même Sarkozy soutient un tel projet. Quand, de surcroît M. Aubry apporte un soutien appuyé à la politique du gouvernement socialiste grec, il devient tout à fait clair qu’elle se place dans la même optique : se mettre au service du capital avec ses alliés et faire avaler la pilule que la droite a du mal à faire passer.
Décidément il n’y a rien à attendre du trio gauche, droite et front national, tous au service de leurs commanditaires : les forces capitalistes.

Regionales 2010 : Dramatisation ?

Après le 2e tour des régionales, les analyses d’Ivan Rioufol journaliste et de Pascal Perrineau directeur du Centre de recherches politiques de Sciences-Po lors de l’émission "C dans l’Air" du mardi 24 mars 2010.
Les régionales de 2010 seront une "date".
Je dis seront, car nos médias essayent de planquer la poussière sous le tapis.
L’abstention massive minimise la porté de la victoire du PS.
L’abstention massive est une insurrection démocratique.
L’abstention massive est utilisée par les médias pour passer sous silence le deuxième fait majeur de ces élections, à savoir le Fn est là, et plus fort, il progresse dans des triangulaires, avec une participation plus forte, et dans un contexte où d’habitude le vote "utile" joue à plein.
Oui il y a le feu et la colère n’est pas loin. La gauche aurait tort de se réjouir, elle qui par sa victoire idéologique de la crêche au syndicalisme, est co-responsable avec la droite de la situation difficile que va traverser notre pays. Les Français ne chériront pas toujours les causes de leurs malheurs.
L’avenir de notre pays, politiquement c’est quoi ? L’agenda ?
La réforme de retraites. Gloups
La réforme de la Pacs. Re gloups.
Le déficit des dépenses publiques. Re re gloups
La crise européenne qui se profile avec la mauvaise humeur allemande…
Une chose est certaine ça va tanguer.
Et le petit matelot de l’élysée risque bien de boire la tasse.

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