atrocité


Crimes contre l’humanité en Syrie le 22 Avril 2011

Près de 90 morts, c’est le dernier et terrible bilan de cette journée de protestation en Syrie. Il y aurait aussi des centaines de blessés, touchés eux aussi par les tirs des forces de l’ordre. Le pays tout entier a été le théâtre de manifestations hostiles au régime, l’une des journées les plus suivies, et les plus meurtrières aussi.
Selon la version officielle syrienne, les forces de l’ordre sont intervenues avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. (Source : Euronews)

Vidéo ci-dessous : Izra-Derra (sud de Syrie), le 22/04/2011
La vidéo est très très choquante. Mais dans la mesure où le régime de Bachar al-Asad interdit tout média étranger de couvrir les événements en Syrie, nous, internautes, nous nous sentons obligés de combler ce vide. Je ne publie pas cette vidéo pour vous effrayer mais pour donner une idée sur l’atrocité de la répression contre la population civile. Certains croient encore à ce régime « qui ne s’est pas couché devant le sionisme » et l’impérialisme américain, comme l’a écrit un des commentateurs sur Agoravox. Ce régime tue son peuple.
(La vidéo risque d’être rapidement censurée, ou du moins son accès sera restreint aux personnes ayant un compte sur YouTube…)


Tuer ? C’est comme un sport

Morbide. Un soldat américain accusé du meurtre de trois civils afghans raconte dans une vidéo obtenue par ABC News et CNN comment lui et d’autres membres de son équipe, surnommée « Kill Team », avaient tué ces civils. En gros : de façon aléatoire… et pour le sport.
Dans cette vidéo où il répond aux questions de l’enquêteur de l’armée, Jeremy N. Morlock, 22 ans, explique que dans l’un des assassinats, le leader du peloton, le sergent Calvin Gibbs, a arrangé la scène pour donner l’impression que l’équipe était menacée. Il a donc placé une grenade russe aux côtés de l’Afghan, apparemment coopératif, après l’avoir plaqué contre un mur. Puis, continue-t-il, Gibbs lui aurait lancé : « All right, dude, wax this guy. Kill this guy, kill this guy. » On devine la suite…
Morlock et quatre autres militaires américains, dont le sergent Gibbs, sont accusés de meurtre, et 12 autres membres supposés de la « Kill Team » font face à des accusations moindres. Si Morlock est reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui, il pourrait être condamné à la peine de mort.
Dans une veine tout aussi morbide, d’autres soldats interrogés ont affirmé que Gibbs collectionnait des parties du corps de ses victimes en guise de trophées, tant en Irak qu’en Afghanistan. Il est accusé d’avoir gardé en sa possession des phalanges, un crâne et une dent.
Pour sa défense du jeune Morlock, son avocat — interviewé dans la vidéo ci-dessus — affirme que le témoignage de son client n’est pas valide, en raison de la médication sous laquelle il était. En clair : il était drogué. Selon lui, Morlock, qui a survécu à plusieurs explosions après avoir roulé sur des engins explosifs improvisés le long des routes, avalaient ses médicaments « comme on avale des bonbons ». Lorsqu’il a été interrogé, en mai, il avait en sa possession deux types d’antidépresseurs, un relaxant pour les muscles, deux types de somnifères et un antidouleur contenant de la codéine. Cela pourrait d’ailleurs expliquer que son client a quelque peu l’air d’un zombie sur la vidéo.