Salah Hamouri le 6ème otage français oublié – Le portrait de Salah Hamouri, exposé sur la façade de l’hôtel de ville ne sera ôté qu’à sa libération.

Michel Vescovi, président de l’AFPS locale (Association France Palestine solidarité) a rassemblé de nombreuses personnalités et amis dans le hall de l’hôtel de ville pour protester contre la décision du gouvernement israélien qui n’a pas libéré Salah Hamouri. « Ce lundi 28 novembre, nous aurions dû nous féliciter de la libération de Salah Hamouri, prisonnier franco-palestinien depuis le 13 mars 2005. Sa sortie de prison n’a pas eu lieu, puisque les autorités israéliennes l’ont reporté en mars 2012. » Salah Hamouri, 26 ans, est étudiant en sociologie à l’université de Bethléem. Il est accusé d’être membre du Front de libération de la Palestine, mais surtout d’avoir envisagé un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef, par le simple fait d’être passé devant sa demeure.
Des comités de soutien à travers la France réclament sa libération et celle des 11 000 Palestiniens emprisonnés. Salah Hamouri a pu remercier les comités qui le soutiennent à travers un message confié à une délégation lui ayant rendu visite le 23 novembre : « J’ai espéré être avec vous, mais on sait bien que l’occupation essaie toujours de nous enlever nos espoirs, Notre volonté est la vôtre, notre combat est le vôtre, et les buts pour la justice et la liberté vont continuer à dessiner notre chemin pour un nouveau monde sans occupation et sans souffrances.» Alain Casoni, maire de Villerupt a comparé la situation de la Palestine avec l’Afrique du Sud au temps de l’Apartheid : « Il existe des ressemblances entre les combats menés pour la liberté et la justice. Chacun doit prendre connaissance de la situation, car ce qui est en jeu, c’est le respect des droits des peuples pour leur liberté, mais des enjeux politiques et économiques bloquent les informations. Le combat pour la liberté du peuple palestinien doit se poursuivre. »
Le portrait de Salah Hamouri, exposé sur la façade de l’hôtel de ville ne sera ôté qu’à sa libération.

Républicain Lorrain du 06 Décembre 2011