Le billet du jour : Admettre, se soumettre, c’est se rendre complice !

Noël, une fête où tous les enfants de ce monde attendent avec impatience minuit pour avoir leurs cadeaux.
Noël, un moment féerique avec les rues de nos villes illuminées, avec des sapins un peu partout, dommage que la neige de son blanc manteau ne recouvre pas nos routes, les toits de nos maisons, les arbres, nous serions dans un blanc total.
Blanc, couleur de la lumière, de la propreté, couleur neutre, couleur éblouissante.
Puis cette musique, triste, ou gaie, chacun son appréciation.
Mais ce Noël, sera-t-il aussi gaie que nous le voudrions ?
Ce Noël apportera t-il aux enfants les cadeaux espéré pendant toute une année.
Le 24 au soir, pendant le réveillon pourrons-nous un moment oublier ce que nous vivons et ce qui nous attend ?
Oui, Noël une fête de famille, une fête où joie, bonne humeur, bonheur devrait être présent.
Mais certains ont choisi de gâcher la fête, ils ont tout fait pour nous mettre dans les difficultés.
Leurs cadeaux sont l’augmentation du gaz dès le mois de janvier, + 4%, alors qu’ils ont choisi d’augmenter le salaire minimum que de 2 %.
Le chômage frappe à la porte de chaque famille de notre pays.
Le travail précaire dont subit nos enfants devient insupportable en pensant à leur avenir.
Le stress de tous les jours nous envahit, les questions les plus noires se posent sans cesse dans nos têtes, l’incertitude du lendemain est devenue un cancer qui nous ronge chaque jour de plus en plus.
Les maladies nouvelles font éruption et nous ne pouvons même plus nous soigner comme il le faudrait.
Puis il y a cette vision de tous les jours, des humains, des gens comme nous, qui font la queue devant les « Restos du Cœur », ceux qui dorment à la belle étoile, faute de pouvoir se loger, ceux qui font la manche en demandant une petite pièce pour pouvoir se nourrir, ou encore ceux qui font les poubelles.
Des images insupportables pour un humain qui voit son semblable dans ces conditions.
Alors que faire ? Admettre ? Se dire que c’est la fatalité ? Que c’est la vie ? Que nous n’y pouvons rien ? Que nous ne pourrons rien changer ? Que cela a toujours existé ? Que de toutes façons rien de changera ?
Pourtant, dans d’autres pays, bien moins civilisés que le nôtre, les gens bougent, se révoltent, ne veulent plus accepter, exigent que leur dignité leur soit rendu, et tout ça au risque de se faire tuer, emprisonner, torturer.
Mais ils se soulèvent, ils se rebutent, ils ont ce courage de dire NON, C’EST ASSEZ ! ASSEZ !
Et pourquoi, nous ne ferions pas la même chose ?
Parce que nous avons des dettes ? La maison, la voiture à payer ? Notre loyer, l’eau, l’électricité à régler ?
Vous savez tout ça est réalité, chacun de nous le vit comme il le peut. Mais demain, si nous ne réagissons pas, si nous n’avons pas ce courage de dire « CA SUFFIT ! », nous n’arriverons plus à payer notre maison, nos dettes, notre voiture, notre loyer, notre eau et électricité et nous n’aurons rien fait pour l’empêcher.
Là, ce sera trop tard.
Aujourd’hui, nous avons cette possibilité de pouvoir nous exprimer, de pouvoir lutter contre celles et ceux qui nous mènent contre le mur. Nous avons le devoir à le faire, pour nos enfants, nos petits enfants pour les générations qui vont venir. Nous ne pouvons pas nous résigner, nous n’en avons pas le droit. Nous sommes des Humains, pas des machines, des objets, de la monnaie ou je ne sais quoi encore.
Des luttes ont eu lieu pour que nous puissions vivre dans de meilleures conditions. Des luttes où des femmes et des hommes ont donné leur vie pour que cela change. Et nous, aujourd’hui nous laisserions faire, que ces femmes et ces hommes soient morts pour rien ?
NOUS N’EN AVONS PAS LE DROIT !
Marcher la tête haute. Se dire une femme ou un homme libre. Se sentir bien dans notre peau. Se dire que nous avons tout fait pour éviter le pire. Travailler dans de bonnes conditions. Vivre dans un milieu sain. Pouvoir se faire entendre. Garder sa DIGNITÉ. Être tout simplement un humain parmi les humains. Regarder devant sois sans appréhension, sans peur du lendemain, doit être le Noël que chacune et chacun mérite, que chacune et chacun devrait être en doit d’attendre.
Des mots ? Que des mots ? Non ! Une réalité, n’oublions pas que tout est possible du moment où nous avons choisi que cela peut être réalisable.
N’oublions pas, que nous existons, et que parce que nous sommes, nous devons être.
Alors SOYONS, RÉAGISSONS, AGISSONS, parce que si nous ne le faisons pas, demain nous ne serons rien, absolument rien.
Admettre, se soumettre, c’est se rendre complice !
Ne soyons pas des complices mais des acteurs
pour la construction de demain, pour une construction d’une vie meilleure, croyez-moi cela est possible, il suffit d’un peu de courage et d’un sursaut humanitaire.
L’humain, qu’il soit pauvre, riche, malade, en bonne santé, est un humain. A partir de ce constat, faisons en sorte d’être un humain digne de ce nom.