Assemblée Nationale


Politique : les candidats aux élections devront avoir un casier vierge !

La moralisation de la vie politique est un combat permanent ponctué, heureusement, par quelques petites victoires. Exemple cette semaine…

Un chauffeur de taxi, dont le métier est, rappelons-le, de conduire un client d’un point A à un point B, doit obligatoirement disposer d’un casier judiciaire vierge. En revanche, un député, dont la mission consiste à légiférer pour 70 millions de français, peut avoir le casier le plus chargé du monde… Une aberration totale qui, heureusement, arrive enfin à son terme !

400 métiers sont inaccessibles à ceux dont le casier judiciaire n’est plus vierge. Policier, magistrat, journaliste, banquier, infirmier, taxi… C’est la loi. Pourtant, vous pouvez fouiller cette longue liste, un job échappe encore à cette règle : celui d’élu… Mais ça va changer !

Mercredi (02/02/2017), les députés ont en effet voté à l’unanimité (du moins à l’unnanimité de ceux qui étaient présents) une proposition de loi visant à imposer un casier judiciaire vierge à tout candidat à une élection (locale ou nationale).

Désormais, un citoyen condamné pour infractions criminelles, manquements à la probité, fraude fiscale ou électorale ou violences sexuelles sera prié de passer son chemin.

Fanny Dombre-Coste, députée PS à l’origine du texte, sur le site de La Chaîne parlementaire :

« Trop de citoyens considèrent aujourd’hui qu’il y a deux poids, deux mesures et souhaitaient en finir avec le sentiment d’impunité de certains élus« .

On ne saurait mieux dire et, pourtant, certains politiques sont farouchement contre cette nouvelle loi. Pour France Inter, en juin dernier, Guillaume Meurice était allé à leur rencontre et leur avait tendu son micro. Tendez bien l’oreille, certains argumentaires sont à tomber par terre !

Adoptée par l’Assemblée nationale, cette proposition de loi doit encore être examinée par le Sénat avant d’être définitivement opérationnelle. L’hypothèse d’un coup de théâtre n’est donc pas à exclure, mais le chemin emprunté semble être le bon.


Incident sexiste à l’Assemblée : « Indigne d’un élu de la République »

an_43Le PCF condamne les propos et attitudes sexistes de députés UMP hier soir à l’Assemblée nationale, contre une députée écologiste.
Ce comportement est tout à la fois ridicule et indigne de la part d’ élu-es de la République, et proprement scandaleux vis-à-vis d’une de leurs collègues femmes.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que ce genre d’incident se produit, traduisant la difficulté pour certains hommes politiques à accepter qu’il y ait également des femmes politiques. 27% de femmes à l’Assemblée Nationale serait-ce encore trop pour l’UMP ?Au moment où l’Assemblée Nationale débat de l’avenir des retraites, projet lourd de conséquences pour les salariées, un élu de la République se montre indigne du mandat que les électrices et électeurs lui ont confié.
Décidément, la droite décomplexée se croit au-dessus des règles. Soyons vigilants et mobilisés pour condamner de tels actes. L’égalité entre les femmes et les hommes passe par le respect de chacune et chacun.


Refus de l’amnistie sociale : « Après le mariage, le divorce »

amnistie_0Le ministre des relations avec le Parlement vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes.
Alors que ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat, que la Ministre de la justice s'était engagée publiquement à sa mise en œuvre, Alain Vidalies annonce un invraisemblable renoncement. Cette trahison est insupportable.
A l'heure où les chiffres du chômage atteignent des taux historiquement élevés, elle laisse entendre que le « choc de moralisation » passerai par la condamnation de salariés qui ont lutté courageusement contre la casse de l'emploi.
Cette amnistie sociale est inscrite dans les valeurs de gauche. Elle a été votée après chaque élection présidentielle. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy s'y était refusé.
Hier, la gauche s'est retrouvée pour faire avancer l'égalité en votant le mariage pour tous. Dès le lendemain, Monsieur Vidalies propose le divorce.


Témoignages: pour eux, l’ANI, c’est déjà maintenant

2013-04-07fonderie-du-poitouTrois salariés des Fonderies du Poitou, de Coop Atlantique et de Safran Snecma témoignent des conséquences de l'adoption par les députés de l'accord national interprofessionnel sur l'emploi. Flexibilité, salariés pressurés et variables d'ajustement pour tout le monde.
«On refuse la flexibilité à outrance»,
Patrice 
Mochon, Fonderie du Poitou Saint-Jean Industries
«À la Fonderie, suite à nos luttes, nous avons repris le travail. La flexibilité s’organise avec le chômage partiel. Mais nous n’accepterons pas la flexibilité à outrance telle que la prévoit l’ANI. Comme tout le monde j’ai voté Hollande, je ne suis pas déçu parce que je n’attendais rien. Cependant, on en arrive presque à ce qu’il fasse pire que Sarkozy. Pourtant, dans notre secteur, l’industrie automobile, l’État, grâce à sa participation dans Renault par exemple, peut imposer qu’une partie de la production soit fabriquée ici. Si les voitures sont chères ce n’est pas dû aux salaires mais aux actionnaires qui s’en mettent de plus en plus dans les poches.»

(suite…)


Christine Taubira pour le mariage pour tous : « une voix forte pour la gauche et la société toute entière »

Il faut saluer et féliciter la ministre de la Justice pour sa présentation du projet de loi instituant un mariage pour tous. Christiane Taubira a raison de placer cette réforme du mariage dans le cadre de la longue bataille pour l'égalité des droits : « un acte d’égalité » qui va «parachever l’évolution vers l’égalité de cette institution » Un acte qui est aussi « une démarche de fraternité, parce qu’aucune différence ne peut servir de prétexte à des discriminations d’État ».
Lors de cette séance mémorable à plus d'un titre, l'opposition – qui n'a jamais aussi bien mérité le qualificatif de réactionnaire – s'est fait envoyer calmement mais fermement dans ses cordes par la Garde des sceaux : « Nous posons les mots et nous parlons d’égoïsme pour ceux qui s’imaginent qu’une institution de la République pourrait être réservée à une catégorie de citoyens ». Ajoutant même : « Au nom d’un prétendu droit à l’enfant, vous refusez des droits à des enfants que vous choisissez de ne pas voir ».
Ce débat démontre à quel point, et avec quelle force, la gauche sait et peut se rassembler dès lors qu'elle prend pour boussole l'égalité des droits et la fraternité. Ce n'est pas le moindre de ses qualités. Grâce à la mobilisation citoyenne « le mariage pour tous » peut être la première grande avancée. Avec l'intervention de Christine Taubira, voilà un discours porté par une voix forte pour la gauche et la société toute entière qui marquera les mémoires. « Le changement, c'est maintenant »; c'est donc possible….


Première avancée à l’Assemblée pour le mariage pour tous

taubira_1L’assemblée nationale a adopté samedi par 249 voix contre 97 le premier article du projet de loi sur le mariage pour tous. Ce premier texte est aussi le plus important, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe. Dans le même temps, quelques "anti" manifestaient aux abords de l'Assemblée.
"Nous sommes heureux et fiers d'arriver à cette première étape", a salué la garde des Sceaux, Christiane Taubira. "Nous allons établir la liberté pour chacune et chacun de choisir sa ou son partenaire pour construire un avenir commun (…). Il n'y avait aucune raison que l'Etat n'assure pas aussi la protection du mariage" aux couples homosexuels, a-t-elle dit.
Marie-George Buffet a salué "un grand moment"avant de lancer à l’opposition : "Vous nous parlez de tourisme nuptial après avoir été obsédés pendant 5 ans par les mariages blancs, les mariages gris… Vous ne pouvez pas simplement voir que c'est formidable que la France donne à montrer au monde entier que l'on peut vivre autrement, sans réprimer l'homosexualité?". Elle fait là référence au texte qui stipule que deux ressortissants étrangers auront la possibilité de se marier en France même dans le cas où la loi du pays d'origine du ou des futurs époux – appelée "droit personnel" – ne reconnaîtrait pas la validité du mariage homosexuel. La droite a alors dénoncé un futur « tourisme nuptial ».
En toute logique, les députés socialistes, écologistes, radicaux de gauche et Front de gauche ont voté pour. Les députés UMP ont voté contre à l'exception de Franck Riester qui avait déjà annoncé son vote positif. Deux UMP se sont abstenus: Claudine Schmid (Français de l'Etranger) et Michel Sordi (Haut-Rhin). Les députés centristes UDI présents ont voté contre.
Pendant le vote, quelques centaines d'opposants au mariage homosexuel manifestaient aux abords de l'Assemblée nationale. Les manifestants ont reçu le soutien de plusieurs députés UMP, dont le président du groupe Christian Jacob et Hervé Mariton. D'autres rassemblements étaient prévus dans toute la France par le collectif "La Manif pour tous", dont la figure de proue Frigide Barjot a déclaré aux manifestants sur l'esplanade des Invalides, à quelques dizaines de mètres de l'Assemblée: "Nous sommes là pour libérer nos députés".


Banques : L’Audition ubuesque & grotesque des Banksters Français

Audition des banquiers à la Commission des Finances du mercredi 30 janvier 2013
C'est Olivier Berruyer qui est allé nous dénicher cette perle. Il n'y a pas à dire ces banquiers ont beaucoup d'humour… avec votre argent !


Présidence de M. Gilles Carrez, Président
— Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, directeur général de Crédit agricole SA, M. Frédéric Oudéa, président directeur général de la Société générale, et M. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (n° 566)
— Présences en réunion
La Commission entend, en audition ouverte à la presse, M. Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, directeur général de Crédit agricole SA, M. Frédéric Oudéa, président-directeur général de la Société générale, et M. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (n° 566).


Côte d’Ivoire : Le PCF condamne la politique répressive du Président Ouattara.

Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés. La mission de l’ONU (ONUCI) censée protéger ce camp, s’est révélée une nouvelle fois incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées.
Après la visite controversée le 2 juillet dernier, de Guillaume Soro, accusé de crime de guerres et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale, à notre Président de l’Assemblée Nationale Claude Bartolone, le Président François Hollande s’apprête à recevoir jeudi 26 juillet Alassane Ouattara, qui use de la répression comme mode de gestion de l'État depuis son accession au pouvoir.

Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de « rassemblement et de réconciliation », violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable.
Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis à vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l'État de droit en Côte d’Ivoire et de la sécurité des populations. La réconciliation nationale est plus que jamais nécessaire pour rétablir la paix. Celle-ci doit s’accompagner d’une véritable volonté politique pour faciliter le retour au pays des exilés et assurer la protection de toutes les populations vivant sur le sol ivoirien.
Le PCF réaffirme son soutien aux populations ivoiriennes qui subissent la dégradation de leurs conditions sécuritaires, sanitaires, sociales et économiques et s’engage à porter à L’Assemblée Nationale la nécessité de rompre avec une politique interventionniste, l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne.


Le grossier mensonge d’Alain Duhamel

Dans une chronique publiée aujourd'hui par Libération, Alain Duhamel, plaide pour une majorité socialiste absolue à l'Assemblée nationale en utilisant un argument scandaleux. Selon lui, "si l'appoint des députés communistes était obligatoire, cela déboucherait à terme sur un blocage et un bras de fer… peut-être même dans un ou deux ans, sur une dissolution téméraire". Autrement dit, un groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale pour faire une majorité, ce serait le scénario catastrophe. Cet argument est fallacieux et mensonger.
D'abord, Alain Duhamel oublie qu'il n'y aurait pas eu d'élection de François Hollande sans les 4 millions de voix du Front de gauche et qu'aucun député de gauche ne sera élu le 17 juin sans les voix du Front de gauche. Ces voix doivent-elles, une fois passées les élections, être réduites au silence? Curieuse conception de la démocratie.
Ensuite, rappelons qu'au Sénat,sans la présence de sénateurs communistes, la gauche n'est pas majoritaire. Loin d'être un blocage, cela a déjà permis de voter des lois pour encadrer le travail du dimanche, interdire les coupures de gaz et d'électricité, accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Et si notre proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers n'a pas été votée, c'est parce que 4 sénateurs radicaux de gauche ont fait défaut. Le blocage d'une politique de gauche n'est donc surement pas le fait des communistes et du Front de gauche. C'est exactement le contraire.
Enfin, l'hypothèse d'une dissolution provoquée demain par les communistes ou le Front de gauche est une pure invention d'Alain Duhamel. Il cherche à faire oublier que le véritable défi que doit relever la gauche est celui que vient de rappeler Georges Séguy: "Si la gauche ne va pas dans le sens de ce que veut le peuple, il y a aura une réaction sociale terrible". Voilà la vérité qu'Alain Duhamel cherche à escamoter: si la présence de nombreux députés de gauche n'est pas assurée, c'est là que le cap du changement peut-être perdu.


On va bien voir le 28 Février au Sénat ! Moi j’attends rien d’eux, sinon ils auraient déjà voté NON le 21 Février à l’Assemblée !!!!

 

Honte à vous Messieurs les socialistes, si vous vous abstenez au Sénat le 28 février prochain, n'allez pas vous étonner d'une surprise au premier tour ou d'une abstention massive qui pourrait vous plomber au deuxième tour, je pense que le peuple de gauche vous ramènera à votre lâcheté… il va falloir entendre le peuple (souverain je le rappel).