Décès d’un nouveau-né : faire 100 km pour pouvoir accoucher est scandaleux

Un drame terrible a eu lieu entre Figac et Brive. Faire 100 km pour avoir une maternité pour accoucher est scandaleux, c'est dramatique quand la mort est au rendez-vous. Ce décès aurait pu être évité. Il est le résultat de choix politiques graves. Fermer les services de proximité, les maternités amène à des situations inacceptables.
Il y a urgence que le changement se traduise par l'arrêt immédiat des fermetures d'activité, des restructurations de services et d'établissement, d'une réorientation des choix politiques avec les moyens financiers.
Les Directeurs généraux des Agences régionales de santé, dans l'attente de leur suppression, doivent avoir de nouvelles orientations pour renforcer le service public de proximité. Il faut ré-ouvrir des maternités de proximité. Au-delà des discours, il faut des actes !

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Hôpital : la mobilisation s’organise, mais avant…

Pour faire sortir l’État de son silence paralysant, élus, syndicats et personnels soignants de l’Hôtel-Dieu planchent. En attendant les actions, petit tour d’horizons des diverses réactions de ces derniers jours.

Une question de temps
« Longwy demeure trop éloigné des hôpitaux de Verdun (cinquante minutes), Thionville ou encore Briey. On est bien loin des vingt-deux minutes jugées maximales pour prendre en charge correctement une urgence vitale, qu’elle soit cardiaque ou obstétrique », précise Valérie Maurice, adjointe à la santé de Longwy dans un mail adressé à Jean-François Benevise, directeur général de l’Agence régionale de santé, le 8 mars.
Tous ensemble, tous ensemble…
« L’union locale CGT du bassin Longwy, Longuyon et, Villerupt estime que la volonté populaire doit s’exprimer bien au-delà du cadre de l’établissement et qu’une très grande manifestation est nécessaire, sans exclusion syndicale, sans opposer les sites. C’est dans ce sens qu’elle a fait parvenir une invitation aux unions locales CFDT – FO – CGC – CFTC et aux représentants FSU pour une rencontre commune », invite-elle, le 6 mars, dans un communiqué.
« L’hôpital de Mont-Saint-Martin est un outil structurant de l’offre de soins dans le Pays-Haut : la mobilisation la plus grande est nécessaire », glisse Morgane Ditel, présidente du syndicat intercommunale d’aménagement de la Chiers, lors du vote du budget, le 7 mars.

… à Paris ?
« Un malade doit être soigné, un point c’est tout. Et celles et ceux qui composent avec l’ARS sont dans l’erreur : la santé et les soins, ne peuvent trouver des compromis. Les agences régionales de santé doivent être supprimées. L’ensemble des dispositions en faveur de la santé doivent être mis en œuvre par des instances regroupant les personnels et les professionnels, les élus et les citoyens. Il est de la responsabilité du maire d’Hayange, président du conseil d’administration d’Alpha Santé, ainsi que de tous les élus du secteur, de prendre position pour une manifestation à Paris, au ministère de la Santé ! », soutient, le 6 mars dans un communiqué, Philippe Marx, candidat communiste aux élections législatives.

L’ARS dans le viseur
« Depuis 2003, le Collectif pour un hôpital de qualité et de proximité a mis en garde sur des solutions intermédiaires. Il faut renforcer les coopérations entre l’hôpital, la médecine de ville, les centres de santé, la médecine ambulatoire. Proximité et qualité sont liées, avec des unités à taille humaine, Puis il y a la loi sur la tarification à l’activité, et celle de hôpital-patient-santé-territoire, qui donne toute puissance aux agences régionales de santé sans aucun contre-pouvoir et au mépris de la moindre démocratie sanitaire. Elles ont été conçues pour être le bras armé de l’État, pour couper et trancher dans les budgets, pour instruire une rentabilité des hôpitaux sur le modèle des établissements privés dont la vocation est de gagner de l’argent », explique dans un communiqué, le 7 mars le Collectif pour un hôpital de qualité et de proximité.
La question qui tue
« Demain vendredi se déroule à Paris une réunion "technique" où le ministère de la Santé verra les responsables locaux et régionaux et mesurera comment construire, valider et accompagner la poursuite des activités du groupe. Plutôt que de penser à la santé des gens, à l’emploi des salariés, le gouvernement chercherait-il à faire faire une bonne affaire à un groupe privé ? », se demande le député Christian Eckert sur son blog le 9 mars.
« À quoi joue le ministère de la Santé dans cette affaire ? Il pousse au dépôt de bilan pour des vautours ? Vitalia, le groupe privé lucratif est certes italien, mais derrière, il y a un fonds de pension américain. L’État joue un jeu malsain ! », estime Jean-Marc Duriez, adjoint à Longlaville, hier.

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Freyming : le ton monte

Dans notre édition d’hier, le directeur de l’Agence régionale de la santé de Lorraine accusait les syndicats de bloquer toute restructuration à l’hôpital de Freyming-Merlebach, dans le douloureux dossier de la future offre de soins en Moselle-Est.
Les fédérations de mineurs n’ont pas tardé à répondre, cet établissement étant géré par le régime minier. Les responsables CFDT, FO, CFTC et même CFE-CGC jugent les propos de Jean-François Bénévise, au mieux, « provocants », au pire « scandaleux ».
Les patrons de fédération tiennent ainsi à rappeler que « c’est bien l’ARS qui valide les transferts de services et que le déficit de l’hôpital de Freyming résulte justement du déséquilibre des mesures et des hésitations de la tutelle ».
Surtout, les syndicats de mineurs rappellent qu’il y a un an, l’ARS se réjouissait de trouver le régime minier pour sauver Hospitalor, autre acteur de la santé en Moselle-Est. En décembre 2010, le régime minier avait injecté 11 M€ dans Hospitalor « pour que cette association puisse survivre et payer les salaires ».

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012

Pour que vivent les Bluets !

« Toujours aux côtés des Bluets depuis sa création, je tiens à vous exprimer toute notre solidarité active en ce moment crucial où se joue le devenir de cette maternité militante qui a œuvré et œuvre encore pour une naissance dans les meilleures conditions, l'accompagnement de la parentalité et les droits des femmes, à travers une prise en charge de qualité de l'IVG.
Il nous est insupportable de constater encore combien les politiques en cours en matière de santé publique génèrent remise en cause du service rendu à la population notamment à travers le financement à l'activité, la T2A, qui, comme vous le vivez, détruit l'acquis et les missions de service public que votre établissement a su superbement développé pendant toute son existence.Avec tous les élus communistes mobilisés à vos côtés, notamment Nicole Borvo-Cohen-Seat, sénatrice qui a réagi rapidement pour interpeller le ministre de la Santé Xavier Bertrand, je m'engage à agir pour la pérennité de vos financements et le respect des engagements de l'ARS.
Pour que vivent les Bluets, après les Lilas qui ont contraint Claude Evin à garantir la reconstruction de l'établissement, pour que partout la population puisse compter sur des maternités de proximité assurant un accueil de la naissance humain et respectueux des attentes des femmes et des couples, nous œuvrons avec nos partenaires du Front de Gauche pour l'abrogation de la loi HPST et de la T2A »

Touche pas à mes hôpitaux !!!!!! Toutes et tous à la manifestation “Hôpital en sommeil” demain mercredi 7 mars, à 13h30, dans la cour d’honneur de l’établissement.

La tension monte à l’hôpital de Mont-Saint-Martin. Hier, l’intersyndicale a appelé le personnel à se mobiliser, alors que le dernier adosseur en lice, le groupe SOS, attend une réponse du ministère de la Santé pour finaliser son projet. Une opération « Hôpital en sommeil » est programmée mercredi.

« Sans aide de l’Etat c’est la mort de l’hôpital »
Le dernier adosseur en lice de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, le groupe SOS, est dans l’attente d’une réponse du ministère de la Santé pour finaliser son projet. Le temps est compté, l’intersyndicale a appelé à manifester hier
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La tension est montée d’un cran hier à l’hôpital de Mont-Saint-Martin. Depuis quelques mois, l’avenir de l’établissement est soumis à de multiples rebondissements, ce qui joue sur le moral des personnels, inquiets pour l’offre de soins sur le bassin de Longwy et les emplois qu’ils occupent. Pour preuve, la mobilisation rapide d’une partie des salariés, suite à l’appel de l’intersyndicale FO-CFDT-CFE CGC, hier en début d’après-midi.
« Sans aide financière conséquente, le groupe SOS se retire également de l’adossement de notre hôpital », indique notamment le tract distribué aux automobilistes, aux ronds-points de la zone des Trois-Frontières, à Mont-Saint-Martin. De quoi alarmer. Une ambulance du Smur, toute sirène hurlante, semble d’ailleurs être là pour rappeler la gravité de la situation. « C’est une urgence, on veut savoir où on va. Le timing est réduit. Nous ne sommes conviés à aucune table de négociations, on veut être respecté et écouté », explique Philippe Palumbo, délégué CFDT.
Une réponse du ministère de la Santé ?
Emilie, Martine, Evelyne, Maryline… aides-soignantes, infirmières, médecins, personnels techniques ont vite réagi à l’appel syndical et manifesté leurs craintes. « Il faut que les politiques s’intéressent à nous. Il faut une offre de soins sur le bassin de Longwy », disent-ils de façon unanime. « On ne peut pas concevoir qu’il n’y ait plus rien, on pense à l’outil de soins », explique Véronique Guillotin, médecin à l’hôpital. Le docteur Abotchi, responsable des urgences, est venu dans le même esprit : « On veut pouvoir travailler calmement. » Difficile, hélas, dans les conditions actuelles.
En effet, après avoir vu le nombre d’adosseurs passer de trois à un très rapidement, la dernière chance de rebondir, représentée par le groupe SOS, semble s’amenuiser, même si tout n’est pas joué. Comme l’explique Jean-Marc Borello, délégué général du groupe SOS : « Nous sommes toujours candidats à l’adossement d’Alpha Santé », mais «dans l’attente d’une réponse du ministère de la Santé sur les moyens qui seraient mis à disposition ». Sachant que la présentation du projet d’adossement du groupe SOS devant le conseil d’administration d’Alpha Santé doit avoir lieu après-demain, le jeudi 8 mars.
Du côté de la direction d’Alpha Santé, on appelle « au calme et à la raison. On continue les échanges avec SOS, rien n’est rompu ».
Hôpital en sommeil
Après cette première mobilisation, l’intersyndicale invite la population et les élus du bassin à les soutenir lors d’une nouvelle manifestation "Hôpital en sommeil" demain mercredi 7 mars, à 13h30, dans la cour d’honneur de l’établissement.
« Le bloc ne fonctionnera pas, les consultations seront fermées. Seule une équipe d’urgence sera maintenue », explique Francine Portailler, déléguée syndicale FO. « Nous voulons montrer comment ce serait sans hôpital », souligne Philippe Palumbo, délégué CFDT. L’intersyndicale, qui souhaite également interpeller les candidats à la Présidentielle, ne mâche pas ses mots : « Si on n’a pas l’aide de l’Etat, c’est la mort de l’hôpital ».

Tous mobilisés pour l’hôpital ! Et nous on se mobilise quand pour l’Hôpital de Mont-Saint-Martin

Le collectif de défense de l’hôpital de Hayange y croit encore. Dès 10h ce matin, il va une fois de plus manifester sa volonté de maintenir le service des urgences et le bloc opératoire au sein de l’établissement jusqu’à présent géré par Alpha Santé. « Hélas, les nouvelles de l’ARS ne sont pas bonnes », déplore Francine Portailler au sortir, hier, d’une réunion avec l’Agence régionale de santé de Lorraine. « L’hôpital de Hayange va être repris par le Centre hospitalier régional mais sans la chirurgie qui se fait déjà à Bel-Air Thionville », annonce carrément la déléguée syndicale Force Ouvrière. Quant au personnel de ce service, « il devra être repris, comme les Ehpad [NDLR : les maisons de retraite] et le centre hospitalier de Mont-Saint-Martin, par l’adosseur qui devra aussi payer le plan social », croit comprendre la secrétaire du comité d’entreprise coté meurthe-et-mosellan. De quoi raviver son inquiétude, d’autant que des trois candidats potentiels, seul le groupe SOS, déjà repreneur d’Hospitalor Saint-Avold, est encore sur les rangs pour secourir un groupe Alpha Santé au bord du dépôt de bilan. En marge du comité central d’entreprise extraordinaire qui se tiendra cet après-midi à 14h à Hayange, Francine Portailler a donc écrit au président Sarkozy pour lui demander « une aide conséquente des pouvoirs publics ». Et de solliciter son intervention car « l’ARS ne mettra pas un centime pour accompagner la restructuration d’Alpha Santé tant que le dossier sera bloqué au ministère ».
Dans la vallée de la Fensch, l’Association des médecins libéraux entend aussi riposter « contre la désertification médicale du secteur ». Jeudi 1 er mars sera ainsi proclamé " jour de deuil pour les soins de proximité et la population du bassin de Hayange".
« Kinés, infirmières… tous les professionnels de santé baisseront leurs volets et s’habilleront symboliquement de noir car on est en train de mourir », dénonce le Dr Gilles Arous, présidant ladite association. « Sans un hôpital attractif, plus aucun jeune médecin ne viendra s’installer ici », craint le praticien en colère qui accueillera néanmoins ses patients ce jour-là.

Républicain Lorrain du Mercredi 29 Février 2012 – Virginie Dedola.

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