Retraites : Quand Gérard Filoche démonte l’argumentaire actuel

Si vous prenez la peine d'interroger votre entourage, vos collègues, vos amis, vos proches, sur le sujet de la retraite, le plus grand nombre vous répondra : « c'est super compliqué ». Les plus désabusés, dans un haussement d'épaules, avoueront que « de toute façon, tout est déjà décidé ». D'autres se lanceront dans des explications confuses sur les effets du baby-boom, de la crise, du chômage…
Côté politique ou syndical, les réponses sont tout aussi embrouillées, résignées et/ou évasives. Chacun y va de sa petite solution , sans approfondir les données du « problème ». Tant et si bien que nous gardons à l'esprit qu'il y a un problème, mais sommes incapables de l'énoncer clairement….
Moralité, même en y mettant de la bonne volonté, en se renseignant, en lisant abondamment tout ce que les médias publient sur le sujet, au final, on ne sait pas plus qu'avant si il y a un vrai problème des retraites, actuel et à venir,qu'elle est sa nature, s'il faut réagir vite ou prendre son temps pour construire un système pérenne, voir même si un tel système peut être pérenne.
Sauf que, en surfant sur la page du Breton Sauvage, « l'illumination » m'est venue grâce à cette vidéo.

Limpide, n'est ce pas, comme explication ?
Du principe de la retraite par répartition, en passe par le démontage du mécanisme mis en place pour détruire le système actuel de retraite, les réponses à toutes les questions qu'on peut se poser légitimement, devant les grandes manœuvres auxquelles on assiste actuellement, nous sont données.
L'allongement de la durée de vie, comment ça se calcule, l'influence des conditions de travail sur la durée de vie, l'influence du chômage sur la baisse des recettes des caisses de retraite, l'incongruité de l'allongement des annuités, tout y est abordé. Gérard Filoche, explique de façon simple, limpide, que si il y a un déficit des caisses de retraite, c'est parce que les politiques en défaveur de l'emploi font dangereusement baisser les encaissements.
Il en profite également pour remettre les pendules à l'heure sur le plan sémantique, en expliquant par exemple, que le concept de charges sociales n'existe pas en droit et qu'on englobe sous cette terminologie toute une série de cotisations qui permettent aux salariés de bénéficier de services, de prestations sociales.
Non sans égratigner le MEDEF, les leaders politiques de droite, et certains de ses camarades de gauche, qui véhiculent des informations partielles et orientées sur la question des retraites, Gérard Filoche conclut que le traitement de la question des retraites c'est avant tout un choix de société.
J'invite tous ceux qui, parce qu'ils sont à la retraite, parce qu'ils espèrent pouvoir un jour utiliser ce droit constitutionnel, parce qu'ils ne conçoivent pas une société où l'entraide dépendrait financièrement des fluctuations boursières, à visionner attentivement cette intervention de Gérard Filoche. Elle représente à elle toute seule une mine d'arguments, tous plus fondés les uns que les autres, à opposer à tout ceux qui, consciemment ou inconsciemment, veulent nous tenir à l'écart des négociations en cours sur les retraites.