Florange est l’un des sites ArcelorMittal les plus rentables d’Europe du Nord (Image)

Ce document pertinent sort tout droit des tiroirs d’ArcelorMittal :  la CFDT a obtenu une copie de ce graphique interne et l’a diffusé.
Contrairement aux arguments développés par ArcelorMittal lors de l’annonce de la fermeture de la phase liquide de Florange, les courbes que l’on voit sur sur ce graphique prouvent que le site mosellan est tout à fait compétitif.
En effet, le graphique montre que le site lorrain se situe dans la moyenne. L’acier produit n’est ni le moins cher, ni le plus cher, même s’il accuse un surcoût de 24€ / tonne dû au transport des matières premières.
Reste à savoir quelle serait la réponse de Mittal face à cette preuve-argument.

les_courbes_iiii_1_1http://www.dailymotion.com/video/xvv7yw_floange-un-site-rentable-selon-un-document-interne_news

Social / Avenir de Florange: les syndicats déçus par les déclarations d’ArcelorMittal

Mais…. Que va faire François HOLLANDE ?

Les représentants syndicaux de l’aciérie ArcelorMittal de Florange se sont dits déçus par les déclarations de la direction sur l’avenir des deux hauts fourneaux de l’usine, à l’arrêt depuis sept mois, à l’issue d’une réunion mardi à Luxembourg.

Le numéro un mondial de la sidérurgie a indiqué qu’il pouvait répondre à la demande en acier sans faire tourner les hauts fourneaux lorrains, qui redémarrerait «dès que les conditions de marché» le permettraient.
«Cela n’est pas satisfaisant, c’est la réponse que l’on nous fait depuis des mois alors que nous espérions avoir quelque chose de plus concret», a expliqué Jacques Minet, secrétaire CFDT de l’usine de Florange.
«Clairement, il n’y a pas de volonté de faire redémarrer» les hauts fourneaux à l’arrêt depuis octobre 2011, a-t-il ajouté, s’estimant «déçu par la langue de bois» des dirigeants d’ArcelorMittal, engagée dans un «dialogue de sourds» avec les représentants syndicaux.
Le responsable de la CGT, Jean Mangin, a pour sa part dénoncé le «mépris» du patron du groupe, Lakshmi Mittal, qui «n’a pas l’honnêteté de venir nous voir (…) alors qu’il prône le dialogue social».
Les syndicats ont été reçus par Henri Blaffart, vice-président d’ArcelorMittal pour les aciers plats en Europe, et Willie Smit, le directeur des ressources humaines en marge de l’assemblée générale du groupe à Luxembourg. M. Blaffart leur a répété que Florange redémarrerait «dès que les conditions de marché le permettront».
Les dirigeants d’ArcelorMittal ont affirmé mardi qu’ils continuaient à examiner l’évolution de la situation économique pour éventuellement décider d’une relance de hauts fourneaux. Une décision sera prise «pendant l’été», a dit devant les actionnaires le directeur financier, Aditya Mittal.
ArcelorMittal «cherche la rentabilité à très court terme au détriment de l’aspect humain», a estimé Jean Mangin, accusant le groupe «d’orchestrer une fermeture définitive» de Florange.
Les syndicats, qui se retrouvent mercredi matin pour décider des actions à venir, veulent «interpeller» le président élu
François Hollande, qui avait effectué une visite de soutien aux salariés pendant la campagne. «Il va falloir une vraie volonté politique pour prendre des décisions» en faveur de la relance du site lorrain, a-t-il dit.

Ca bouge en Lorraine : Social – Journée de la cgt sidérurgie hier à Florange. – Un cortège rouge pour le « fossoyeur de la sidérurgie »

Full Mittal Racket : le slogan que Jérôme a inscrit sur son casque de métallo florangeois, toute la France l’a vu. La CGT l’a même fait imprimer sur des autocollants distribués à tour de bras hier, à Florange. A l’appel du syndicat, les ArcelorMittal se sont retrouvés à Florange, venus du Luxembourg et de Belgique, des sites de Dunquerke, Fos-sur-Mer, Bourg-en-Bresse, Basse-Indre, Montataire… Les unions locales et départementales de toute la Lorraine étaient représentées, ainsi que la fédération nationale. Le Front de Gauche, le NPA et le PCF étaient largement présents aussi mais les élus socialistes du secteur avaient également fait le déplacement jusqu’à la mairie de leur collègue Philippe Tarillon. Dans le respect de l’intersyndicale locale, FO et la CFDT se sont joints au rassemblement… mais pas au cortège. Une fois le soutien marqué, la CFDT s’est retirée. Voilà pour la version officielle. En fait, quelques cégétistes de Fos-sur-Mer – dont un passablement énervé, voire imbibé – ont pris à partie Edouard Martin (CFDT). Rideau sur l’incident.
Accueil policier
Les sandwiches avalés, le cortège a pris la direction des grands bureaux où bien sûr, les militants ont trouvé grilles closes. Et derrière, d’impassibles vigiles d’une société privée, récemment engagée par le géant de l’acier pour tenir le portier de Florange. Le face-à-face n’a duré que le temps de faire céder la grille centrale. Pour se retrouver cette fois devant un quarteron de gendarmes mobiles et derrière eux, une dizaine de policiers en civil, matraques dans le dos. Empêchés d’avancer plus loin que l’infirmerie, interdits d’accès par l’arrière, les manifestants n’ont pas cédé à la violence, malgré ce comité d’accueil. Tandis que Thierry Renaudin, directeur du site, recevait une délégation de quatre personnes, les manifestants ont tourné les talons. Dans le calme. Ne laissant derrière eux que les lettres CGT tracées au sol et quelques faux dollars à l’effigie de Mittal. Le prix du travail ou celui du chômage ?

Républicain Lorrain du 23 Mars 2012 – E. de R. Photos : Pierre HECKLER

 

 

 

 

 

 

 

 

• La CGT sidérurgie a rameuté ses troupes hier, pour montrer son soutien à Florange mais aussi pour dénoncer les menaces qui pèsent sur ce secteur.
• Ils étaient un bon millier de manifestants selon la police… 3 voire 4 000 selon le syndicat. La vérité se situe probablement entre les deux.
• Parmi eux, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF et Olivier Besancenot qui était venu, lui, en simple militant du NPA.

Ca bouge en lorraine : Florange – Rouge comme la colère

La journée d’action de la CGT sidérurgie à Florange a permis de réunir de nombreux salariés de sites ArcelorMittal de France et d’Europe. Un cortège d’environ 2 000 manifestants est parti de la mairie jusqu’aux Grands Bureaux… avec accueil assuré par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles.

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ARCELORMITTAL, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Fin des négociations arcelormittal

Dépités, désappointés mais toujours déterminés

Les négociations entre les représentants syndicaux, ArcelorMittal et le préfet, n’ont pas abouti. Hier, aux alentours de 13h les syndicalistes ont quitté la sous-préfecture, dépités mais déterminés à poursuivre le mouvement.

Il est à peine 13h, la délégation de l’intersyndicale quitte la sous-préfecture de Thionville. Les visages fermés. La négociation n’a pas abouti. Maurizio Nicotra de la CGT dénonce « une attitude malhonnête de la direction qui ne donne aucune garantie d’avenir. On sent que quelque chose se prépare, et l’État essaye d’arrondir les angles. C’est un zéro pointé pour la direction. »
Tout ça pour ça. Jeudi après-midi, les représentants syndicaux avaient déjà passé plus de quatre heures dans les locaux de la préfecture, avant de demander le temps d’analyser le protocole proposé par la direction, jugé « trop vague ».
« Le texte stipule que le groupe ArcelorMittal confirme son engagement d’investir 17M€ afin de conforter le site de Florange et de préserver ses capacités en amont et aval. Pour nous, analyse François Pagano de la CFE-CGC, cela signifiait pas d’arrêt jusqu’en 2013.»
Mais en réalité, la direction a laissé entendre qu’elle se gardait le droit d’une annonce de fermeture définitive même durant la garantie du protocole. «C’est vraiment très grave », juge le délégué CFE-CGC.
Les hommes sont fatigués
Dans les faits, ce protocole reprend les annonces du président de la République. « C’est une contractualisation des engagements d’ArcelorMittal», a confirmé le sous-préfet François Marzorati. Le préfet s’engage à ce que ces points figurent dans la prochaine convention d’activité partielle de longue durée (APLD). »
Dans ces garanties, les représentants des salariés ne voient aucune promesse d’avenir. « Le haut fourneau de Dunkerque va être en arrêt pendant trois mois, on a demandé à ce que le P6 prenne le relais. Même pas ça, on a obtenu ». Déçus, dégoûtés, en colère, les syndicalistes d’ArcelorMittal expriment leurs sentiments à qui veut l’entendre. Hier matin, ils ont eu vent que le packaging serait déplacé à Liège. ? « Cela représente 800 000 tonnes de production et 600 personnes », pestent les sidérurgistes. La désillusion est palpable. « Nous, ce qu’on veut c’est sauver notre outil de travail, sauver notre emploi. » Les hommes sont fatigués.
À 13h, comme promis, ils ont levé les blocages du portier Sainte-Agathe. Dans le même temps, la direction appelait déjà « à reprendre un dialogue social serein et constructif dans les plus brefs délais ». Lundi matin, un comité d'entreprise extraordinaire est prévu à 8h30 aux grands bureaux. Ensuite, les organisations syndicales retrouveront Guy Bedos qui viendra leur apporter quelques mots de soutien.
À 17h, une assemblée générale est programmée à la Passerelle. L’heure de compter les troupes prêtes à poursuivre le combat.

Républicain Lorrain du 10 Mars 2012 – Anne RIMLINGER-PIGNON.

Les salariés d’ArcelorMittal : “Aujourd’hui, Florange est à nous !”

Comme prévu lors de l'assemblée générale de jeudi dernier, les sidérurgistes ont investi ce matin dans le calme les locaux de la direction de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), bien décidés à défendre leur outil industriel.
"Ce sera le village de la résistance, où les ouvriers pourront venir parler, s'exprimer sur leur lutte et défendre leur outil de travail", explique le responsable de la CGT, Jean Mangin. "L'Etat a sauvé les Lejaby. Il doit intervenir pour nous", a poursuivi le responsable FO, Walter Broccoli.
Répondant à l'appel de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, les ouvriers, pour la plupart casqués, sont entrés dans les "grands bureaux" de l'usine, aux cris de "Mittal, on veut du travail". Ils se sont ensuite rendus dans les étages supérieurs, dont la direction générale était absente, selon Edouard Martin, membre CFDT du Comité central d'entreprise (CCE) d'ArcelorMittal. Il s'agit de "mettre au chômage technique la direction". "Nous resterons dans ces bureaux tant que les haut-fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré", a-t-il ajouté. Les métallurgistes se sont ensuite installés avec leurs drapeaux et leurs dossards chamarrés dans la grande salle du comité d'établissement.
"Aujourd'hui, Florange est à nous, Florange est à vous", a crié un syndicaliste sous les vivas de ses camarades. "Aujourd'hui, nous sommes les maîtres à bord et la direction ne reviendra que lorsque le marché le permettra", a renchéri Edouard Martin, en promettant "au moins une action par semaine jusqu'au 6 mai", date du deuxième tour de l'élection présidentielle. L'intersyndicale a annoncé que des tentes allaient être érigées sur les pelouses de l'usine lors de cette occupation qui devrait se prolonger plusieurs jours. "Si Mittal ne veut plus de Florange, qu'il s'en aille… Mais il est hors de question qu'il démantèle l'usine. Nous ne le laisserons pas faire", a poursuivi, l'air très déterminé, le responsable FO, Walter Broccoli.
Pour les syndicats, la décision de la direction de ne pas remettre en route la filière liquide à Florange annonce une "mort programmée du site" où travaillent quelque 5 000 personnes, dont 3 000 en CDI, les autres en intérim et en sous-traitance. ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu'en Lorraine il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.
Lors d'une assemblée générale la semaine dernière, les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte.

Florange : Une « démarche spéculative » pour les syndicats

La baisse des commandes avancée par ArcelorMittal Florange pour justifier la fermeture du dernier haut-fourneau ne convainc pas. Les syndicats voient plutôt un moyen dissimulé de maintenir des prix élevés sur les produits finis.
Alors qu’un des deux hauts fourneaux de l’usine d’ArcelorMittal de Florange a cessé son activité le 6 juillet dernier, la direction regrettait hier une baisse de la production. La solution ? Fermer le deuxième et dernier haut-fourneau du site. Une décision annoncée jeudi 8 septembre aux syndicats et qui prendra acte dès le 3 octobre. « La direction espère redémarrer un des hauts-fourneaux au mois de janvier 2012. Autant dire que nous sommes dans une grande incertitude » regrette Edouard Martin, délégué CFDT joint par l’Humanité. Durant la période d’arrêt des machines, la direction ne compte pas investir dans l’entretien des outils. « C’est très grave. Les machines perdront encore en rentabilité » continue Edouard Martin, consterné.
La direction accuse une baisse des commandes due à la conjoncture économique. Des propos qui exaspèrent Yves Sabbri, secrétaire CGT dans l’entreprise. « Avec un bénéfice net de 2,6 milliards de dollars au premier semestre 2011, le groupe est loin de subir la crise actuelle » explique-t-il. Près de 1000 salariés affectés au haut-fourneau P6 seront mis au chômage partiel ou répartis sur le reste des unités des l’usine. 405 intérimaires seront remerciés avant la fin du mois. Les plus de 300 sous-traitants, en général des petites entreprises, devront également accuser le coup. « Sans les commandes d’ArcelorMittal, beaucoup d’entre eux vont devoir licencier » s’alarme encore Edouard Martin. Le temps de la fermeture, les commandes seront transférées sur le site de Dunkerque. « Quand 1000 salariés de Florange vont chaumer, ceux de Dunkerque feront des heures supplémentaires » continue-t-il. Le site portuaire a toujours été favorisé par sa position stratégique. L’essentiel de la matière première pour la confection de l’acier est acheminée par bateaux.
Loi du marché
La CGT et la CFDT s’accordent sur la démarche stratégique du groupe. Lors du comité central d’entreprise, la direction ne s’est pas attardée sur les détails. « Nous contestons les chiffres des commandes présentés jeudi. ArcelorMittal préfère raréfier la production pour faire augmenter les prix du marché. La marge bénéficiaire prime sur les employés » accuse Yves Sabri. La CFDT dénonce une « démarche spéculative ».
Vendredi à 13h, un mouvement intersyndical se rassemblait sur un passage à niveau pour stopper les marchandises venues du site de Dunkerque. Et pour interpeller les élus et les habitants.

ArcelorMittal Florange : les syndicats mobilisent, la direction minimise

Les syndicats ont mobilisé leurs troupes vendredi contre la fermeture, qu’ils craignent définitive, du deuxième haut fourneau de l’usine française d’ArcelorMittal à Florange.

A l’appel d’une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE/CGC, quelque 500 sidérurgistes (entre 200 et 300, selon la police) se sont rassemblés en début d’après-midi sur un passage à niveau menant à l’usine où ils ont été rejoints par plusieurs élus, nationaux et locaux, des partis socialiste et communiste.
Lors des prises de parole, les représentants syndicaux ont notamment exigé du gouvernement la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation de la sidérurgie en France et en Europe.
«ArcelorMittal, qui a réalisé 2,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre de l’exercice en cours, condamne Florange (…) pour faire un maximum de profits», a affirmé Edouard Martin, délégué CFDT au comité central d’entreprise du n°1 mondial de la sidérurgie.
«La fermeture du (haut fourneau) P6 constitue l’arrêt de mort de la filière liquide en Lorraine et va détruire quelque 2.000 emplois: un millier sur les 3.000 du site, 400 emplois intérimaires et plusieurs centaines de postes de sous-traitance», a-t-il poursuivi.
Peu auparavant, le directeur de l’usine mosellane, Thierry Renaudin, avait affirmé que la «mise en veille» du P6 était «conjoncturelle, temporaire et provisoire». La veille à Paris, ArcelorMittal avait annoncé la fermeture à compter du 3 octobre et pour une durée indéterminée du dernier de ses hauts fourneaux encore en activité en Lorraine.
«Cette mise en veille a été rendue nécessaire par un ralentissement saisonnier de la demande et nous redémarrerons lorsque nous aurons reçu les signaux adéquats du marché», avait-il précisé.
«Nous maintiendrons sur place les compétences-clés pour assurer un redémarrage rapide», avait-il assuré en ajoutant que quelque 500 salariés du site ainsi qu’un «certain nombre d’entreprises sous-traitantes» étaient concernés par l’arrêt.
Le ministre de l’Industrie Eric Besson a fait savoir qu’il allait recevoir «dans les prochains jours les représentants de la société, afin de s’assurer que toutes les mesures techniques sont prises pour pouvoir redémarrer le site dès que possible».
Pour le secrétaire de la section CGT d’ArcelorMittal Florange, Yves Fabbri, «si ArcelorMittal ne se décide pas à remettre rapidement à niveau le site de Florange, il s’agit de la fin de la filière liquide en Lorraine».
«La fermeture du P6 constitue une catastrophe sociale, financière et industrielle», a estimé François Pagano, délégué CFE-CGC au CE. «Cette décision remet en cause le projet ULCOS de captage de CO2 sur le site qui représente un investissement de 500-600 millions d’euros», a-t-il ajouté.
«Nous restons engagés dans ce projet», lui a répondu M. Renaudin. «Tous les investissements à l’étude pour Florange sont instruits dans le cadre de ce projet», a-t-il souligné.
Pour Michel Liebgott, député (PS) de Florange et président du groupe d’études sidérurgie à l’Assemblée nationale, «ArcelorMittal pratique le chantage». Selon lui, le groupe est en train de dire à l’Union européenne Financez ULCOS et je maintiens la filière liquide à Florange».
Martine Aubry, candidate à la primaire PS pour la présidentielle de 2012, a appelé Nicolas Sarkozy «à en finir avec les gesticulations et les promesses sans lendemain et à agir enfin pour la sauvegarde de nos usines et nos emplois».
Mise en service en 1948, l’aciérie de Florange est un site intégré transformant chaque année quelque 3 millions de tonnes d’acier en fonte, fer blanc et tôles revêtues pour l’automobile, la construction et l’emballage.

Après les mauvais coups le mensonge pour disculper Les vrais coupables

Non, les salariés, les retraités, les assurés sociaux ne sont pas des tricheurs, des fraudeurs ! Nos gouvernants avec l’annonce d’un super fichier destinés à faire la chasse aux assurés sociaux ont trouvé là le remède- miracle au déficit de la Sécurité Sociale !
Politique oblige, cette annonce « people » convient à l’actualité : il faut un coupable !
Justement, parlons-en de ce fichier des allocataires sociaux destiné à croiser toutes les données nécessaires afin de savoir qui touche quoi ! Ce fichier existe déjà depuis 2008 :
Il a été mis en place par la Délégation Nationale à la lutte contre la fraude !
Ah, les effets d’annonce du gouvernement pour démontrer qu’ils se retroussent les manches pour réduire le déficit de la Sécurité Sociale !
Par ailleurs, il faut se reporter aux travaux de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale, publiés ces derniers mois :
En ce qui concerne l’évaluation de la fraude imputable aux salariés, elle serait de l’ordre de 2 à 3 milliards d'euros et encore, ces chiffres sont ceux comptabilisés avant la récupération des sommes indûment perçues et dont la majeure partie des 2 à 3 milliards d’euros est récupérée auprès des assurés sociaux……
Quant à la fraude des entreprises, elle représente la majeure partie des 20 milliards d’euros : pourquoi ne pas créer alors un fichier sur la fraude patronale où seraient enregistrés les noms des patrons voyous qui asphyxient les caisses de la Sécurité Sociale en ayant massivement recours au travail dissimulé :
– En ne déclarant pas les salariés.
– En dissimulant les heures supplémentaires.
– En convertissant les heures supplémentaires en frais professionnels.
Ou encore en mettant la clé sous la porte en laissant des ardoises à l’Urssaf !

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