Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier. Le billet du jour…

MOI_pRÉVOLUTION !!!
Bonjour et bises à toutes et tous mes amis (es),
nous sommes presque à la mi-janvier, c’est humide et les températures sont encore agréables.
Allons-nous payer la bonté de la nature ? Enfin, cette bienfaisance ne se passe que dans certains endroits, car ailleurs c’est inondations qui préoccupent les esprits.
Si la météo est à peu près au beau fixe, ce n’est pas le cas concernant les problèmes sociétaux dans notre pays.
En effet, à la télé on entend que le nom de Dieudonné ou plutôt Dieudamné qui fait encore des siennes avec des propos indignes de ce nom dans une démocratie comme la nôtre. Pour le faire taire, Vals, notre ministre de l’intérieur a pondu une circulaire adressée aux préfets et aux maires afin d’interdire ses spectacles au nom de l’atteinte à la dignité humaine. On est pour ou contre, quoi qu’il en soit, il fallait prendre des mesures radicales.
Décidément dans notre cher pays, ce pays d’accueil, où tout le monde devrait trouver sa place et où nous devrions donner à tout le monde la possibilité de trouver sa place, des propos racistes, xénophobes et antisémites fusent de tous les côtés à vous en faire gerber.
Les valeurs de la République sont bafouées.
Rappelez-vous au sujet des Roms :
– Guy Tessier et Didier Réault, deux élus marseillais pour le premier les Roms ne vivent que de rapine et de vol, et pour le second, il avait appelé à lancer des cocktails Molotov sur le campement Roms de la Capelette à Marseille.
– Pour Estrosi maire de Nice, il s’agit de mater les gens du voyage et les Roms il suffit pour lui de relever les plaques d’immatriculation des véhicules et de présenter un référé pour pouvoir saisir les véhicules.
– Franck Guiot adjoint UMP au maire d’Ormoy-la-Rivière s’était lâcher sur Twitter au sujet de la mesure prise par le gouvernement facilitant l’accès au travail des Roms. L’adjoint a proposé à ces derniers des emplois de « planteurs de cannabis », de « convoyeurs de fonds » ou encore de « pickpockets sur la ligne 9 du métro », en ajoutant qu’ils « ne savent ni lire ni écrire ».
– Et enfin pour ne pas en rajouter indéfiniment Gilles Bourdouleix député-maire de Cholet a affirmé qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
Diffamation, haine raciale, appel au meurtre et bien évidemment atteinte à la dignité humaine font partie de ces propos abjects et odieux de la part de ces élus de la république.
Ils sont toujours élus et n’ont jamais été inquiétés.
Des lois existent dans notre pays, elles doivent être mises en application comme on les applique pour toute autre chose. Ou alors, pourquoi pondre des lois si ce n’est pour ne pas les appliquer ?
L’article 24 bis, dit « loi Gayssot » promulgué en 1990, de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, sanctionne l’expression publique, et uniquement cela, des discours négationnistes à savoir la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les nazis pendant la 2ème Guerre mondiale. Cette loi existe toujours et est toujours d'actualité !
Dans tous les cas, cela sent mauvais, cela rappelle des heures noires, une époque que je ne souhaite pas voir renaître, à croire, que l’étranger est le seul problème aux difficultés économiques que vivent la France et toute l’Europe ! À croire que le racisme serait la solution !
Est-il vraiment encore nécessaire de débattre de ce sujet, alors que depuis des lustres des mesures ont été prises afin de ne plus vivre ce genre de choses ? De ne plus entendre et lire ce genre de propos ?
En effet, on débat sur des sujets qui posent problème, qui interrogent, qui demandent à trouver une issue, un aboutissement, mais le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme ont déjà été débattus et où des mesures ont été envisagées, pourquoi ne pas se servir de ces lois pour les enrayer définitivement ?
Pourquoi faut-il revenir sur ce qui a été déjà mis en débat et résolu par des lois ?
Serions-nous devenus tout d’un coup frileux face à ces gens qui n’ont rien d’humain ?
Certes, il faut faire connaître qui sont ces gens, ce que représentent réellement leurs propos, leurs gestes, mais de là à occuper tout l’espace médiatique ne serait-ce pas avoir aussi cette volonté de faire oublier les autres sujets qui nous préoccupent ?
Car ce qui m’interpelle, c’est tous ces jeunes qui se rendent aux spectacles de ce Dieudamné, et qui sont prêts à débourser 40 € pour entendre des propos ignobles concernant une religion, un peuple, alors que ces mêmes jeunes ne se rendent pas aux meetings des partis politiques alors que ceux-ci sont gratuits.
Ce qui m’interpelle, c’est cette jeunesse qui au lieu de s’engager pour leur avenir, cette jeunesse qui devrait résister et lutter pour sauvegarder les acquis, préfère s’amuser de propos et de gestes qui n’ont de sens que dans la haine de l’autre.
Ce qui m’interpelle, c’est cette méchanceté, cette volonté de vouloir ignorer l’histoire, une réalité qui fait froid dans le dos, une vérité que nous ne devrions jamais oublier.
Ce qui m’interpelle c’est tous ces gens qui rentrent dans le jeu de la division alors qu’aujourd’hui nous devrions faire face ENSEMBLE aux problèmes qui nous sont posés.
Liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, poing fermé et levé.

Cas Dieudonné. Cette lutte touche à la démocratie, à la République et à l’universel

babouse_0

Comment réagir au mieux face à l’antisémitisme et aux provocations de Dieudonné ? Par Jean-Claude Lefort. Le ferme débat engagé contre les paroles et les actes de Dieudonné peut être salutaire, à condition d’éviter tout raccourci ou, pire, les amalgames.
Les questions posées sont sérieuses. Elles doivent être l’occasion d’opérer des clarifications nécessaires, tant existent des volontés de brouiller les cartes aujourd’hui. Cette clarification n’a qu’un seul but et il devrait rassembler. À savoir, poser des actes ou prendre des mesures pour que les deux termes de l’équation qui est en jeu en sortent renforcés : la lutte contre toute forme de racisme, d’une part ; la protection de la liberté d’expression, d’autre part.
Pour quiconque suit objectivement les faits, les gestes et les propos de Dieudonné, la chose ne peut prêter à aucun doute possible : son antisémitisme est patent. Il est inacceptable. Le racisme, redisons-le avec force, n’est pas une opinion mais un délit. Nous le condamnons par principe absolu, non discutable, mais aussi par nécessité politique : il nuit terriblement à la cause du peuple palestinien. Même si Dieudonné fait mine de s’en réclamer.
Ses propos ont été condamnés par la justice à de nombreuses reprises. Et la loi doit passer sans la moindre mansuétude.
Mais les actes de Dieudonné, et plus spécialement sa « quenelle », doivent être éclairés si on veut rendre lisible et acceptable par la société toute mesure, politique ou autre, visant à en réduire l’usage jusqu’à l’anéantir. De ce point de vue, beaucoup de personnes, spécialement les jeunes, ne sont pas au diapason des condamnations justement formulées contre cette honteuse « quenelle » dont le sens, pourtant indiqué par Dieudonné en personne, ne laisse aucune équivoque. Je m’interdis d’ailleurs de le rappeler ici tellement il est ignoble. Nombreux sont les jeunes, encouragés par l’ambiguïté dont joue Dieudonné, qui n’y voient pourtant qu’un simple geste à la signification d’« antisystème ».
D’aucuns y voient la résurgence, sous une autre forme, du salut hitlérien, lequel n’est pas passible des rigueurs de la loi en France alors que le port public de signes nazis est interdit et sanctionné. Comme en écho direct avec le procès de Nuremberg. Faudra-t-il modifier ou clarifier la loi sur ce point ? En Allemagne et en Autriche, une loi existe interdisant le salut nazi. Ici, la tâche serait certainement difficile car il ne s’agit pas d’un salut nazi stricto sensu. Continuer la lecture de « Cas Dieudonné. Cette lutte touche à la démocratie, à la République et à l’universel »

L’infâme Le Pen fait une nouvelle fois l’apologie d’un antisémite et cite Mussolini (FdG)

Dans la vidéo de son dernier «Journal de bord , Jean-Marie Le Pen est revenu sur Robert Brasillach qu’il avait cité lors de la Convention du FN. Il s’en est pris à la presse dans son ensemble en affirmant que ce collaborateur, ouvertement fasciste, rédacteur en chef de l’ignoble « Je suis partout », qui appela régulièrement au crime antisémite, n’était finalement qu’un « jeune journaliste de 34 ans, fusillé à la Libération pour ses articles. Ce qui devrait lui valoir une certaine compréhension de la part de ses collègues. Après tout « Pauvre moi, qui pourrait être à sa place » pourraient-ils se dire ! ».
Il rajoute qu’il trouve « abject » que Jean-Luc Mélenchon s’en soit indigné sur France 2, concluant même par une citation de Mussolini.
Pour nous, c’est cette nouvelle banalisation de la collaboration avec le nazisme qui est abjecte. Un brûlot antisémite n’est pas un journal, c’est un torchon. Celui qui écrit dedans, n’est pas un journaliste, mais une ordure. L’antisémitisme n’est pas une opinion, mais un délit Le président d’honneur du FN perd une nouvelle fois toute dignité. Sa fille qui l’approuve également.