andré gérin


Projet de loi constitutionnelle : pour l’intervention des salariés dans la gestion des entreprises

Projet de loi constitutionnelle
présenté au Parlement par Jean-Jacques Candelier,
Maxime Gremetz et André Gerin, députés communistes de la nation.

Le 19 avril 2011, lors de sa visite dans une usine des Ardennes, La Fonte ardennaise, Nicolas Sarkozy a déclaré "Le partage de la valeur, j’y tiens parce que c’est une question de justice. (…) Quand il y a la reprise, j’affirme qu’il est normal que les salariés et les ouvriers à qui on a demandé des efforts pendant la crise bénéficient de la reprise, c’est un principe sur lequel je ne cèderai pas".
Cette déclaration de principe accompagne l’annonce d’une prime :
– de 1000 euros pour tous les salariés,
– puis de 1000 euros pour les salariés des entreprises qui font des bénéfices,
– puis de 1000 euros pour les salariés des entreprises dont les bénéfices sont en augmentation,
– puis d’un montant à négocier, pour les salariés des entreprises de plus de 50 salariés dont les bénéfices sont en augmentation et qui distribuent des dividendes, également en augmentation…
Depuis l’annonce initiale, la perspective de toucher une prime s’est donc évanouie pour nombre de salariés, notamment pour les plus pauvres, ceux travaillant dans des petites entreprises, souvent en difficulté. Pour eux, l’espoir fait place au sentiment d’exclusion, au sentiment d’avoir été berné, encore une fois.

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Un sondage d’opinion donne 23% à Marine Le Pen : déclaration d’André Gerin, député communiste 1

Déclaration de presse
A propos de Marine Le Pen : et si nous arrêtions de faire les malins, les donneurs de leçon, les seigneurs, d’avoir des réponses à tout ou de jouer au guignol comme Jean-Luc Mélenchon ?
Le sondage qui vient de paraître annonçant Marine Le Pen en-tête dès le 1er tour avec 23 % des intentions de vote, devrait être salutaire pour que la gauche se renouvelle enfin, sinon le pire est devant nous.
Dans la poursuite de la politique pétainiste de Sarkozy, l’élection présidentielle 2012 peut nous réserver des surprises détonantes et inattendues.
Annoncer comme le fait le Parti socialiste, je cite : « le résultat de Marine Le Pen, c’est la faute à Sarkozy », il devrait aussi dire : « Concernant l’élection présidentielle de 2002, l’élimination de Jospin, c’est la faute à Jospin et à Chirac ».
Je dis au Parti socialiste : « Depuis 1984 : et si c’était la gauche et la droite (que Jean-Marie Le Pen nommait la bande des 4) qui étaient responsables de la montée du Front National ? »
Va-t-on enfin regarder les choses en face ?
Plusieurs questions fondamentales se posent :
– Y-a-t-il une cassure avec le peuple et le système politique ?
– Y-a-t-il un pourrissement de la vie sociale, économique, politique, morale et culturelle de la France ?
– Est-il besoin de reconnaître la place de l’Islam comme seconde religion de France ?
– Est-il besoin de mener le combat impitoyable, sous peine de guerre civile, contre la gangrène que constituent les trafiquants de drogue, les mafias, les intégristes qui imposent l’omerta sur certains territoires de notre pays ?
Depuis des années, le peuple de France, qu’il soit français ou immigré, tire la sonnette d’alarme, appelle au secours. Il en a marre des querelles politiciennes.
Aujourd’hui, le peuple est en colère, il a la haine et le sentiment d’être abandonné.
Il faut redonner ses couleurs à la France, répondre aux préoccupations urgentes de l’ensemble de la population.
C’est l’appel au courage républicain. Arrêtons de faire l’autruche.


MALAKOFF-MÉDÉRIC – Le frère de Nicolas Sarkozy soupçonné de tirer profit de la réforme des retraites 1

Cela pourrait être un parfait cas d'école pour la commission sur les conflits d'intérêts à laquelle participent en ce moment des hommes politiques de tous bords. Guillaume Sarkozy, frère aîné du Président, assureur de son état, bénéficierait du soutien indirect de Nicolas pour croquer le gâteau de la retraite par capitalisation, selon le site Mediapart. L'accusation, qui s'appuie sur un certain nombre de coïncidences troublantes, semble énorme : la réforme des retraites aurait été calibrée pour "asphyxier le système des retraites par répartition" et faire les bonnes affaires de Guillaume Sarkozy. En d'autres termes, les nouvelles mesures d'âge devraient accentuer la baisse du niveau de pensions publiques, et donc le besoin de recourir à des assureurs privés. Mais l'affaire est prise très au sérieux, jusqu'au Parlement, puisque mardi, le député André Gérin (PCF) a relayé ces accusations à l'Assemblée nationale, provoquant un léger malaise, peu de temps avant le vote de la réforme.

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