Amnistie : un vote et une majorité de gauche dans l’hémicycle dès ce jeudi 16 mai 2013

amnistie-sociale_1181682_460x306Déjà majoritaire à gauche au Sénat, le texte sur l'amnistie sociale est présenté ce jeudi par les députés du Front de gauche à l'Assemblée nationale. Alors que des dirigeants et des parlementaires socialistes ont exprimé publiquement leur soutien à ce texte malgré quelques coups de règle sur les doigts venant aussi bien de l'Élysée que de Matignon, le porte parole du groupe socialistes annonce un renvoi du texte en commission. Quel piteux revirement ! Rien ne justifie ce renvoi en commission si ce n'est d'empêcher les députés de gauche de voter pour un texte de loi de soutien au mouvement social.
Le texte peut être adopté jeudi par une majorité de gauche. C'est ce chemin qu'il faut prendre car la gauche doit être à côté de ceux qui luttent. L'heure n'est pas aux tergiversations, aux reculades et aux calculs politiciens mais au respect de la parole donnée, à la solidarité concrète. Pas de renvoi en commission, un vote et une majorité de gauche dans l'hémicycle.

Vote Amnistie/Licenciements boursiers : Le PCF appelle au rassemblement jeudi 16 mai à 12 heures

DANS NOTRE SECTEUR, RENDEZ-VOUS EST DONNE LE JEUDI
16 MAI 2013 A 12 HEURES SUR LA ZONE INDUSTRIELLE
DE VILLERS-LA-MONTAGNE.
LES COMMUNISTES DISTRIBUERONT
UN TRACT DEPARTEMENTAL DEVANT
LES ENTREPRISES EUROSTAMP ET LVM.

2013-04-23amnistie-socialeFort de la puissante manifestation parisienne du dimanche 5 mai 2013 « Contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIème république », le Front de gauche entend poursuivre la mobilisation de toutes celles et ceux qui exigent la mise en œuvre d'une politique de changement.
Le 14 mai 2013, le Sénat débattra à nouveau du projet de loi sur l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 portant sur la « sécurisation de l'emploi ». Si le MEDEF y a beaucoup gagné, les salariés, eux, vont voir leurs conditions de vie et de travail se dégrader encore plus avec une flexibilité accrue, une accélération des licenciements et une réduction des possibilités d'agir en justice pour réparer les préjudices commis.
Le 16 mai 2013, à l'initiative des élu-e-s du Front de gauche, l'Assemblée nationale débattra de deux de leurs propositions de loi portant sur l'amnistie sociale et sur l'interdiction des licenciements boursiers.
Malgré la volte face scandaleuse du gouvernement, le PCF appelle les députés à adopter, comme l'a fait la majorité sénatoriale le 27 février dernier, la loi d'amnistie sociale visant à ce que des militants syndicaux, des salariés injustement condamnés dans le cadre de conflits du travail puissent être réhabilités dans leurs droits et retrouver ainsi leur dignité.
Derrière cette loi d'amnistie se joue aussi la condamnation de la politique sarkosyste dont la brutalité contraint nombre de salariés, de militants syndicats et associatifs à se mobiliser et à agir.
En mettant en débat dès le 16 mai à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers, notamment aux entreprises qui font des bénéfices et versent des dividendes à leurs actionnaires, le PCF souhaite donner aux salariés une plus grande protection et d'avantage de moyens pour se défendre et faire prévaloir leur droits face à la dictature de la finance.
En votant cette loi les élus de gauche s'honoreront, en permettant aux salariés et à leurs représentants de peser plus efficacement sur les stratégies patronales.

Refus de l’amnistie sociale : « Après le mariage, le divorce »

amnistie_0Le ministre des relations avec le Parlement vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes.
Alors que ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat, que la Ministre de la justice s'était engagée publiquement à sa mise en œuvre, Alain Vidalies annonce un invraisemblable renoncement. Cette trahison est insupportable.
A l'heure où les chiffres du chômage atteignent des taux historiquement élevés, elle laisse entendre que le « choc de moralisation » passerai par la condamnation de salariés qui ont lutté courageusement contre la casse de l'emploi.
Cette amnistie sociale est inscrite dans les valeurs de gauche. Elle a été votée après chaque élection présidentielle. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy s'y était refusé.
Hier, la gauche s'est retrouvée pour faire avancer l'égalité en votant le mariage pour tous. Dès le lendemain, Monsieur Vidalies propose le divorce.

Amnistie: une première victoire qui en appelle d’autres (Pierre Laurent)

senat-francaisUne première marche a été franchie et elle est un signe d’espoir pour de très nombreux militants qui attendaient ce vote. La proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les faits commis lors de mouvements sociaux et revendicatifs a été adoptée hier à l’issue de son examen en séance publique. C’est une première victoire pour les luttes sociales et associatives. Cette amnistie arrachée au Medef qui hurle déjà à la mort, est un point d'appui pour gagner, toujours en lien aux militants syndicalistes et associatifs, un élargissement de la loi dans les prochaines semaines.
Enfin, après des années de criminalisation de l'action syndicale, des personnes qui n’ont fait que se battre pour le respect de leur droit pourront reconquérir cette dignité largement piétinée. Après le vote pour le mariage pour tous, c’est une nouvelle démonstration : Quand la gauche travaille et se rassemble sur des valeurs, avec la justice sociale comme boussole, elle peut faire de belles choses.
La bataille est loin d’être finie. Elle doit se prolonger à l’Assemblée nationale où cette fois aucune personne ne doit être écartée de cette amnistie, qu’elle soit militante écologiste ou associative. Cette bataille à l’issue positive peut être, par effet d’entrainement, une victoire qui en appelle d’autres. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation.