Goodyear : ” il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés”

La députée PCF de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet est revenue au micro de RMC sur la confrontation tendue entre des salariés de Goodyear Amiens et les forces de l’ordre qui les empêchaient d’approcher du siège du groupe. Si elle ne cautionne pas la violence, elle a appelé à comprendre l’exaspération des travailleurs qui se battent pour sauver leur emploi et l’industrie française. (vidéo)
"Il faut comprendre qu'au bout d'un moment, lorsqu'on sait que son entreprise va fermer, qu'on va perdre son emploi, dans une région qui est sinistrée, et bien parfois, les nerfs craquent. Et bien moi je vais condamner les salariés. (…) D’autant plus avec la loi d’amnistie qu’on a fait voter au Sénat et qui arrive à l’Assemblée. Ces salariés qui se sont battu pour défendre leur emploi et l’industrie de notre pays, qu’on les traine devant les tribunaux, c’est une injustice.
Quand Bourdin l’accuse de cautionner les travailleurs qui cassent leur outil de travail, la députée PCF s’emporte. "Citez moi un seul conflit où les salariés on cassé leur outil de travail ? Bien au contraire, ils le protègent leur outil de travail. Parce que c’est leur gagne-pain, parce que c’est leur fierté. Prenez l’usine de PSA Aulnay, depuis 3 ans qu’ils sont en conflit, les chaines de production marches, sont entretenues et sont capables de produire la C3 jour après jour."
"Bien sûr, il faut condamner la violence, mais il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés", a poursuivi l'ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, disant "espérer" que la proposition de loi communiste d'"amnistie sociale", adoptée le 26 février au Sénat, allait "arriver à l'Assemblée nationale". "Je suis désolée" que cette loi "ne fasse pas plaisir à M. Valls, mais il faut savoir pourquoi on a mis la gauche au pouvoir", a-t-elle ironisé, répondant au ministre de l'Intérieur qui s'était dit lundi "sceptique" sur le principe de l'amnistie, lui préférant le "dialogue social qui permet de lutter contre les dérives et pour l'emploi".



 Le projet de fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord menace directement 1173 emplois. Il se tenait au siège du groupe un nouveau comité central d'entreprise (CCE) sur le projet de fermeture du site, des salariés y étaient venus manifester. Un large déploiement de forces de l’ordre les a empêchés d’approcher du siège. 

Paul, 82 ans, vit dans une cave de 12 m² à Amiens

Cette histoire se déroule à Amiens, dans la Somme. Un retraité de 82 ans vit depuis de nombreuses années dans une cave de 12 m², la ville alertée par une assistante sociale, a décidé d'examiner en urgence son cas.
Paul, a 82 ans et est aujourd'hui retraité et depuis 25 ans réside tout simplement dans une cave pour un loyer de 210€ tout de même. Il était, alors cariste à l'époque où il travaillait.
Actuellement il touche 900€ de retraite, et est prélevé chaque mois par une propriétaire fantôme de 210€.
La municipalité d'Amiens, alertée par un ancien élu, a décidé de lui trouver une chambre de "passage" dans une maison de retraite en "urgence". Ce qui a alerté la ville? L'hospitalisation en janvier dernier de Paul, et l'envoi d'une assistante sociale à son domicile.
Depuis, et sans famille ni ami, Paul se retrouve seul dans ses 12 m² où il vit, et dont ces seules activités sont la radio et les mots fléchés. Il ne sort que pour les courses, et limite ses déplacements à cause d'une fracture du col du fémur en septembre 2009.
Mais voilà, l'histoire est certes très triste, mais on remarque encore une fois que plus le temps passe, plus l'histoire de la France avance, plus la solidarité n'existe plus. Il faut, malheureusement et à chaque fois, se faire connaître pour être aidé.
Ici, Paul souhaite simplement intégrer un autre espace mais dans une maison de retraite, qui, lui refuse une inscription.

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