Comité pour un Hôpital Général Public de Proximité sur notre Territoire : Pour garder notre pédiatrie et sauvegarder notre maternité !

CaptureHier, à l’hôpital de Mont-Saint-Martin, 150 personnes ont protesté contre la fermeture de la pédiatrie. La foule en a profité pour apporter un soutien à la maternité et rappeler à l’État qu’il a un rôle à jouer.

15 Décembre 2012 Rassemblement Hopital de MSM_14C’est déjà pas mal ! » C’est en ces termes que les membres du Comité pour un hôpital général public du territoire de Longwy (CHGPTL) ont salué la présence de plus de 150 personnes dans la cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu, à Mont-Saint-Martin, hier en début d’après-midi.
La foule était réunie pour protester contre la fermeture du service de pédiatrie de l’hôpital. « Il faut être sérieux, a annoncé en préambule Patrice Zolfo pour le comité , sans pédiatrie une maternité ne peut pas sérieusement vivre ! »
Le CHGPTL a souligné l’importance d’une mobilisation générale : élus, personnels de l’établissement, médecins de ville, patients et usagers mais également de toute la population.
« Une santé à deux vitesses »
Et comme chaque force vive compte, c’est saint Nicolas qui a embrayé. « Je suis venu dernièrement dans le service pédiatrie. J’ai entendu les inquiétudes des docteurs et des sages-femmes mais également des parents. Ceux de Laura, atteinte de polyarthrite dont la maman, sans voiture, ne pourrait aller la voir à Arlon. Mais aussi ceux de Kevin, diabétique, qui, s’il était hospitalisé à Metz ou Briey, ne pourrait recevoir quotidiennement la visite de sa famille… », a-t-il expliqué derrière sa barbe blanche, en ajoutant que « contrairement à la légende, je ne fais pas de miracle. Mais vous avez eu un réflexe citoyen, celui de dire : “Nous ne voulons pas de cette décision ! ” »
Cette fermeture, justement, a été fortement critiquée, mais plus généralement, c’est la gestion de l’avenir de l’hôpital qui a été conspuée. « Le groupe SOS se présente en sauveur, mais c’est un des leaders du social business en France. Il gère la santé comme une entreprise privée en réalisant des économies sur la masse salariale. Entre SOS qui gère depuis Paris et l’État qui maintient le cap de la baisse des dépenses publiques, nous avons une santé à deux vitesses. Une pour les riches et l’autre pour les pauvres », a énoncé un membre du Comité. « Contre la logique de l’argent et pour le principe républicain où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », le comité a invité les participants à rejoindre ses rangs. Le CHGPTL a d’ailleurs annoncé qu’à partir de janvier prochain, il rejoindrait la Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternité de proximité, rassemblant plus de 250 organisations locales de tout le pays.
615 naissances cette année
Plus éloignés de la politique, des membres des services de pédiatrie et de la maternité ont témoigné pour expliquer, en termes simples, à quoi ils servent.15 Décembre 2012 Rassemblement Hopital de MSM_57
Bronchiolite, détresse respiratoire brutale, appendicites, maladies chroniques et ambulatoires sont le lot quotidien du service pédiatrie. Celui-ci accueille la mère et l’enfant « car le lien avec la cellule familiale est aussi important que les médicaments » pour les 6 000 enfants de 0 à 6 ans et les 10 000 de 6 à 16 ans qui passent chaque année par ce service.
Quant à la maternité, à quelques semaines de la fin de l’année 2012, elle a notamment réalisé 615 naissances, 7 500 consultations gynécologiques, 5 000 consultations obstétricales et nombre d’échographies en 3 et 4D.

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Hôpital : la mobilisation s’organise, mais avant…

Pour faire sortir l’État de son silence paralysant, élus, syndicats et personnels soignants de l’Hôtel-Dieu planchent. En attendant les actions, petit tour d’horizons des diverses réactions de ces derniers jours.

Une question de temps
« Longwy demeure trop éloigné des hôpitaux de Verdun (cinquante minutes), Thionville ou encore Briey. On est bien loin des vingt-deux minutes jugées maximales pour prendre en charge correctement une urgence vitale, qu’elle soit cardiaque ou obstétrique », précise Valérie Maurice, adjointe à la santé de Longwy dans un mail adressé à Jean-François Benevise, directeur général de l’Agence régionale de santé, le 8 mars.
Tous ensemble, tous ensemble…
« L’union locale CGT du bassin Longwy, Longuyon et, Villerupt estime que la volonté populaire doit s’exprimer bien au-delà du cadre de l’établissement et qu’une très grande manifestation est nécessaire, sans exclusion syndicale, sans opposer les sites. C’est dans ce sens qu’elle a fait parvenir une invitation aux unions locales CFDT – FO – CGC – CFTC et aux représentants FSU pour une rencontre commune », invite-elle, le 6 mars, dans un communiqué.
« L’hôpital de Mont-Saint-Martin est un outil structurant de l’offre de soins dans le Pays-Haut : la mobilisation la plus grande est nécessaire », glisse Morgane Ditel, présidente du syndicat intercommunale d’aménagement de la Chiers, lors du vote du budget, le 7 mars.

… à Paris ?
« Un malade doit être soigné, un point c’est tout. Et celles et ceux qui composent avec l’ARS sont dans l’erreur : la santé et les soins, ne peuvent trouver des compromis. Les agences régionales de santé doivent être supprimées. L’ensemble des dispositions en faveur de la santé doivent être mis en œuvre par des instances regroupant les personnels et les professionnels, les élus et les citoyens. Il est de la responsabilité du maire d’Hayange, président du conseil d’administration d’Alpha Santé, ainsi que de tous les élus du secteur, de prendre position pour une manifestation à Paris, au ministère de la Santé ! », soutient, le 6 mars dans un communiqué, Philippe Marx, candidat communiste aux élections législatives.

L’ARS dans le viseur
« Depuis 2003, le Collectif pour un hôpital de qualité et de proximité a mis en garde sur des solutions intermédiaires. Il faut renforcer les coopérations entre l’hôpital, la médecine de ville, les centres de santé, la médecine ambulatoire. Proximité et qualité sont liées, avec des unités à taille humaine, Puis il y a la loi sur la tarification à l’activité, et celle de hôpital-patient-santé-territoire, qui donne toute puissance aux agences régionales de santé sans aucun contre-pouvoir et au mépris de la moindre démocratie sanitaire. Elles ont été conçues pour être le bras armé de l’État, pour couper et trancher dans les budgets, pour instruire une rentabilité des hôpitaux sur le modèle des établissements privés dont la vocation est de gagner de l’argent », explique dans un communiqué, le 7 mars le Collectif pour un hôpital de qualité et de proximité.
La question qui tue
« Demain vendredi se déroule à Paris une réunion "technique" où le ministère de la Santé verra les responsables locaux et régionaux et mesurera comment construire, valider et accompagner la poursuite des activités du groupe. Plutôt que de penser à la santé des gens, à l’emploi des salariés, le gouvernement chercherait-il à faire faire une bonne affaire à un groupe privé ? », se demande le député Christian Eckert sur son blog le 9 mars.
« À quoi joue le ministère de la Santé dans cette affaire ? Il pousse au dépôt de bilan pour des vautours ? Vitalia, le groupe privé lucratif est certes italien, mais derrière, il y a un fonds de pension américain. L’État joue un jeu malsain ! », estime Jean-Marc Duriez, adjoint à Longlaville, hier.

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Freyming : le ton monte

Dans notre édition d’hier, le directeur de l’Agence régionale de la santé de Lorraine accusait les syndicats de bloquer toute restructuration à l’hôpital de Freyming-Merlebach, dans le douloureux dossier de la future offre de soins en Moselle-Est.
Les fédérations de mineurs n’ont pas tardé à répondre, cet établissement étant géré par le régime minier. Les responsables CFDT, FO, CFTC et même CFE-CGC jugent les propos de Jean-François Bénévise, au mieux, « provocants », au pire « scandaleux ».
Les patrons de fédération tiennent ainsi à rappeler que « c’est bien l’ARS qui valide les transferts de services et que le déficit de l’hôpital de Freyming résulte justement du déséquilibre des mesures et des hésitations de la tutelle ».
Surtout, les syndicats de mineurs rappellent qu’il y a un an, l’ARS se réjouissait de trouver le régime minier pour sauver Hospitalor, autre acteur de la santé en Moselle-Est. En décembre 2010, le régime minier avait injecté 11 M€ dans Hospitalor « pour que cette association puisse survivre et payer les salaires ».

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012

SOCIAL : LE FRONT DES LUTTES EN LORRAINE ! ALPHA SANTE, ça bouge en Lorraine, Le “PEUPLE” se fait entendre !!!! Alpha Santé menace d’une journée sans hôpital

Après l’annonce de la validation du groupement d’associations SOS en tant qu’adosseur de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, rien n’est réglé pour le groupe Alpha Santé.
SOS attend toujours une réponse de l’État sur les aides financières, et menace de retirer son projet s’il n’obtient aucune nouvelle avant le 16 mars, jour de l’assemblée générale d’Alpha Santé.
Un message que l’intersyndicale FO-CGC-CFE-CFDT a bien entendu : pour faire comprendre au ministère de la Santé à quel point le maintien de l’Hôtel-Dieu est nécessaire dans le bassin de Longwy, elle menace à son tour, si elle n’obtient aucun signe de vie avant le mardi 13 au soir, de « faire la démonstration de ce que signifie le bassin de Longwy sans hôpital ».
Le lendemain, le 14 mars, « aucune hospitalisation, admission, consultation ne seront possibles, quel qu’en soit le motif. Le SMUR ne pourra plus assurer sa mission. Seuls les malades hospitalisés seront pris en compte. La balle est dans le camp des pouvoirs publics…»

Républicain Lorrain du 10 MARS 2012