Michel Collon – La France au Mali : repérer les médiamensonges

En guerre contre le terrorisme, vraiment ? Pourquoi les médias ne parlent-ils pas des ressources naturelles convoitées, des multinationales françaises qui se construisent des fortunes dans cette région, de la misère dont elles sont responsables ? Pourquoi nous cache-t-on les véritables cibles : Mali, Niger, Algérie et l’Afrique en général ? Et le Qatar, allié de Paris, qui arme les islamistes maliens, qu’est-ce que cela cache ? Ou bien part-on en guerre pour des intérêts économiques et stratégiques soigneusement cachés ?

http://youtu.be/LoSRTo330TM http://youtu.be/jMa2fxvES4w

Algérie : « Concertation d’ensemble urgente sur les causes de la crise Sahelo-malienne »

algerie2_0Le bilan de la prise d'otages au siège gazier d'In Amenas en Algérie, n'est toujours pas connu et la confrontation armée, suite à l'assaut de l'armée algérienne, ne semble pas terminée et aurait fait de nombreuses victimes.
Cette attaque d'un groupe djihadiste élargit et aggrave encore la crise sahélo-malienne, et accroît les inquiétudes quant à l'avenir de toute la région.
Le PCF souligne l'importance décisive, dans ces circonstances, d'une concertation de l'ensemble des pays européens et de l'Union européenne avec les pays du Sahel, les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, l'ensemble des États de l'Union africaine pour entreprendre une transformation radicale des règles et des conditions de la coopération, des financements et des critères de l'aide au développement, pour construire une véritable sécurité et une paix durable pour les peuples de cette région. Le déroulement tragique et très préoccupant de cette crise doit contraindre l'ensemble des gouvernements concernés à l'urgence d'une réflexion collective sérieuse sur les causes afin que des réponses alternatives et fortes soient engagées pour l'avenir.

Algérie/colonialisme français : François Hollande a fait la moitié du chemin nécessaire

hollande_algerieFrançois Hollande, devant le Parlement algérien, a fait – en termes mesurés – un pas en avant dans la reconnaissance de la vérité sur le colonialisme français en Algérie, en rappelant les violences, les massacres et les tortures qui ont marqué la politique coloniale. Il était nécessaire de dire que la France reconnaît les souffrances infligées au peuple algérien par la colonisation.
François Hollande, cependant, n'est pas allé au bout de ce qu'il fallait faire : reconnaître la responsabilité de la France dans les crimes d'État et les pratiques inhumaines qui ont caractérisé ce qui fut la politique de l'État français. Il est bien de qualifier le système colonial de profondément injuste et brutal et d'ouvrir les archives pour que la vérité soit connue de tous. Il est regrettable que le Président de la République ne rappelle pas que c'est la République française elle-même qui doit assumer la responsabilité d'une page terrible et inacceptable de sa propre histoire.
C'est bien de responsabilité historique dont il s'agit et non de « repentance ». Il ne peut y avoir de réconciliation véritable et durable sans la reconnaissance de la souffrance de l'autre et l'acceptation de sa propre responsabilité. François Hollande a fait la moitié du chemin nécessaire.
Puisse cette visite d'État contribuer quand même à l'ouverture indispensable d'une nouvelle page de la relation franco-algérienne.

Le PCF rend hommage à Ahmed Ben Bella

La disparition d'Ahmed Ben Bella, en cette année du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, suscite une légitime émotion et rappelle ce que furent 130 ans de domination et 8 ans de guerre coloniale dans l'histoire du peuple algérien et de l'Algérie.
Ahmed Ben Bella symbolise et incarne les combats étroitement liés du peuple algérien pour sa liberté et sa souveraineté et celui du PCF et de toutes celles et ceux qui, en France, ont fait de l'anti-colonialisme une exigence essentielle de leur engagement politique, intellectuel et humain.
Le Parti communiste français rend hommage à Ahmed Ben Bella.

19 mars 1962 ou la fin de la sale guerre – Comme si le 19 mars 1962 n’existait pas

Les accords d'Evian, mis en pratique le 19 mars 1962, scellent la fin des hostilités – sept ans et demi d'affrontements meurtriers (400 000 morts au total ?) – entre les indépendantistes algériens et les autorités françaises. Ils prévoient un cessez-le-feu qui s'imposera autant aux combattants du Front de libération nationale (FLN) qu'à l'armée française. Mais aussi la tenue d'un référendum début juillet qui, nul n'en doute, permettra à la majorité "musulmane" de la population de choisir l'indépendance, dans le cadre, comme l'exigeaient les négociateurs du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), d'un pays préservant son intégrité territoriale, Sahara compris. Et diverses clauses qui garantissent notamment, outre la préservation de certains intérêts français que Paris juge essentiels (poursuite des essais atomiques, extraction du pétrole et du gaz par des sociétés françaises, base militaire à Mers El-Kébir…), la sécurité et les droits de la minorité "européenne" dans un futur Etat souverain. Autant de décisions engageant les deux parties qui ont négocié les accords. Qui pour l'essentiel seront respectées par tous, au moins pendant assez longtemps, contrairement à une idée reçue.
Il y aurait donc toutes les raisons, semble-t-il, de célébrer ce 19 mars 2012 l'anniversaire, en l'occurrence le cinquantième, de la véritable fin de la guerre d'Algérie. Ce ne sera pas le cas. Cette célébration n'a d'ailleurs presque jamais été à l'ordre du jour, ni d'un côté de la Méditerranée ni de l'autre. Et pas plus à l'époque même desdits accords que depuis lors. Certes les appelés d'Algérie, ceux parmi les quelque 1,5 à 2 millions de soldats français non professionnels qui ont été envoyés outre-mer depuis 1955 et qui étaient encore sous les drapeaux à la veille du printemps 1962, ont alors accueilli dans l'enthousiasme l'annonce de la fin des affrontements : elle signifiait qu'ils allaient reprendre le bateau en sens inverse et rejoindre leurs foyers après un interminable service militaire.

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Génocide arménien – Erdogan accuse la France de “génocide” en Algérie

L'électoralisme de nos députés, qui les a poussé à voter une loi que la plupart des historiens désapprouvent, va-t-il nous conduire à la guerre ? En tout cas, la tension est extrême aujoud'hui entre Paris et Istanbul.

http://www.youtube.com/watch?v=EPCPRe6fHwg

Appréciez le nombre de députés qui ont voté la loi qui nous vaut aujourd’hui les représailles de la Turquie… L’hémicycle est quasiment vide !

Spécial investigation – Monde Arabe l’onde de choc

 

Reportage Canal+ sur les révolutions arabes qui met en évidence que rien n’est dû au hasard, la propagande se met en marche. Après enquête, les auteurs concluent à une déstabilisation du monde arabe, plus qu’une vague démocratique, un nouvel ordre se dessine et l’occident semble être aux commandes.

 

Révoltes dans les pays arabes, le fil du jour

En libye, au 14e jour d'un mouvement de révolte sans précédent qui s'est mué en insurrection, Kadhafi et ses forces ne contrôlent plus que Tripoli et sa région, alors que Washington s'est dit prêt à aider les opposants qui ont créé un "Conseil national indépendant" chargé de représenter "les villes libérées".
Les gouvernements de l'Union européenne ont adopté lundi un train de sanctions contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et son gouvernement, avec notamment une interdiction de se rendre sur le territoire de l'UE et un embargo sur les livraisons d'armes. Les Etats de l'UE ont aussi décidé de bloquer les avoirs de Kadhafi, de sa famille et de son gouvernement et d'interdire la vente de produits tels que les gaz lacrymogènes et le matériel anti-émeutes susceptibles d'être utilisés contre des manifestants. La décision, approuvée lors d'une réunion ministérielle à Bruxelles, a été avancée pour permettre son application la plus rapide possible, dit-on de source diplomatique. Le Premier ministre François Fillon annonce que deux avions français vont partir "dans quelques heures" pour Benghazi, ville de l'est de la Libye aux mains des opposants au colonel Kadhafi, évoquant le début d'une opération humanitaire "massive".
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Le printemps démocratique du monde arabe [Fil rouge]

Les peuples du monde arabe sont en mouvement. Ils expriment leur colère face aux pouvoirs corrompus de leurs pays. En Algérie et au Yémen, en Libye et à Bahreïn le mouvement pour la liberté et contre la vie chère s’approfondit et s’élargit à une grande partie de la population. Ces mouvements sociaux et politiques font face à une répression sans merci de la part du pouvoir dans chacun des pays concernés. Les réponses qui leurs sont opposées vont des menaces d’interdiction de grèves, de tergiversations pour la libération de prisonniers politiques en Egypte à la répression sanglante Libye. Mais ces peuples résistent, recherchant leur chemin vers la liberté et la justice sociale, ils continuent leur combat :
Nouvelle manifestation dispersée par les forces de l'ordre à Tunis

Les forces de l'ordre ont dispersé samedi après avoir tiré des gaz lacrymogènes environ 300 manifestants qui scandaient des slogans anti-gouvernementaux devant le ministère de l'Intérieur à Tunis.
Ce nouveau rassemblement survient au lendemain de violents affrontements entre les forces de l'ordre tunisiennes et des groupes de manifestants qui avaient tenté de pénétrer dans le ministère et qui avaient incendié ou saccagé trois commissariats dans le centre.

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