alarme


Magistrats : « Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse »

En charge des affaires judiciaires, les magistrats et les personnels subissent depuis 2002 les interventions répétées de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur puis Président de la République.
Près de deux lois par an sont votées dans le seul but d'aggraver les sanctions pénales. Cette multitude de lois est si significative de la volonté ultra-sécuritaire du Président et de sa majorité – à chaque drame, une loi – qu’elles se succèdent sans aucune évaluation ni bilan de leur mise en œuvre et de leur efficacité.
Pourtant, les professionnels tirent la sonnette d’alarme sur l’indigence des moyens de la justice : le budget de la France est au 37ème rang européen. La justice française manque de magistrats, de greffiers, de personnels pénitentiaires. Les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) ont besoin en urgence de 1 000 postes supplémentaires, ne serait-ce que pour appliquer la loi pénitentiaire ! Facile pour le Président de la République de désigner les magistrats, les policiers et les conseillers d’insertion et de probation comme boucs émissaires, quand, à Nantes, ces derniers doivent suivre en moyenne chacun 135 personnes, alors que les préconisations sont de 50 à 60. Au Canada, il y a un agent pour 40 personnes, en Suède un pour 25. Nicolas Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse.
Le Président Sarkozy doit cesser de faire de chaque drame une affaire d'État. Il doit par contre, prendre en compte la question de la justice qui est, elle, l’affaire de l'État.


Ça craint !!

Plus de 300 enfants ont été placés en centre de rétention en 2009
Le rapport annuel de la Cimade, association d'aide aux étrangers, lance un cri d'alarme sur l'enfermement des mineurs sous prétexte qu'ils «accompagnent» leurs parents.

Un bébé de sept mois placé en rétention avec ses parents sans-papiers. Il y a une semaine, un juge des libertés et de la détention de Metz exigeait la remise en liberté de la famille, invoquant un «traitement inhumain et dégradant» pour l'enfant, contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.
Aussi choquante soit-elle, cette situation est de plus en plus fréquente. Le décompte de la Cimade, une association d'aide des étrangers, est effarant. Rien que pour l'année 2009, 318 enfants ont été enfermés dans un centre de rétention administrative sous prétexte qu'ils «accompagnaient» l'un de leur parent en situation irrégulière. C'est deux fois plus qu'en 2004. «C'est à la suite de la première loi Sarkozy de 2003 qui a instauré une politique du chiffre avec des quotas d'expulsion fixés par chaque préfet. Dès lors, la pression sur les familles et l'enfermement des enfants ne fera que s'amplifier», dénonce la Cimade qui consacre un chapitre entier au sujet dans son rapport annuel publié aujourd'hui (lire en pdf ici).http://www.lacimade.org/publications/43
«Flou juridique»

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