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Air France: “Nouveau crash sur l’emploi”

2013-05-15air-france-avionsComme l'avait annoncé en juin dernier le PDG d'Air France-KLM, la principale compagnie aérienne française va annoncer ce matin lors d'un CCE une nouvelle restructuration impliquant la suppression de milliers d'emplois.
La facture du plan Transform 2015 qui, en 2012, prévoyait 5 122 départs soit 10% des effectifs, s'alourdit avec ces nouvelles mesures d'économies annoncées par Alexandre de Juniac.
Au nom de la rentabilité de la compagnie, la direction d'Air France, pour réaliser les 2 milliards d'économies s'apprête donc à restructurer plusieurs secteurs, notamment les coûts et organisations des escales.
Plan de départs volontaires, temps partiel, flexibilité, congés sans solde, le PDG d'Air France peut employer tous les termes pour minimiser l'impact des mesures, rien n'y change : plus de 2500 personnes sont à nouveau concernées et autant de postes qui vont être détruits. Un vrai crash pour l'emploi dans une période de chômage de masse.
Le PCF se place résolument au coté des syndicats et des salariés qui s'opposent au dépeçage d'Air France. Il réaffirme que les solutions ne sont ni dans les politiques d'austérité, ni dans les politiques ultralibérales imposées au nom de la politique européenne.
Une grande entreprise aérienne nationale dont l'Etat est actionnaire ne peut être gérée aux seuls critères de rentabilité et de concurrence au risque de mettre la sécurité des usagers en danger.
Il est dangereux de mettre le transport public dans les mains des marchés financiers comme le prouvent hélas les derniers accidents ferroviaires en Europe.
Le PCF interpelle le gouvernement et le ministre des Transports sur l'exigence d'organiser rapidement une table ronde à l'échelle nationale sur le transport aérien public pour stopper la casse de l'emploi qui remet en cause la qualité et la sécurité.


Le gouvernement doit reprendre le pilotage d’Air France

Aujourd'hui la CGT Air France se réunissait pour une conférence de presse. Eric Corbeaux, responsable aux luttes sociales pour le PCF était présent pour le PCF.
Alors que les chiffres du chômage sur le plan national sont catastrophiques, Alexandre de Juniac va présenter demain son projet d'accord aux organisations syndicales. Nommé par Nicolas Sarkozy, le PDG d'Air France entend imposer un chantage aux représentants des salariés : pas de licenciements secs s'ils acceptent en bloc le plus grand plan de suppression d'emplois jamais connu par la compagnie nationale, soit plus de 5000 emplois, 10% des effectifs.
Le transport aérien français structure l'activité économique de la France. Le plan "Transform" qu'entend défendre le PDG d'Air France n'est ni plus ni moins la feuille de route des actionnaires qui veulent maintenir leurs profits à court terme sans se préoccuper de l'impact économique, social et humain de cette restructuration.
Air France ne gagne plus d'argent avec la hausse du prix du pétrole et la crise financière mais les salariés ne peuvent être la variable d'ajustement pour renflouer les caisses.
Le PCF, lors de cette rencontre a annoncé qu'il entendait interpeller le premier ministre pour que l'Etat intervienne au plus haut niveau. Un grand plan d'ensemble definissant les objectifs d'Air France doit voir le jour avec l'aide des ministères de l'industrie et des transports. Il doit mobiliser des fonds publics pour desendetter Air France, étranglé par une dette de 6,5 milliards d'euros par les banques et financeurs privés.
Au vu des premières réactions timides du ministre des Transports, le premier ministre doit reprendre les commandes de la première compagnie aérienne nationale pour éviter le premier crash de son gouvernement.


Licenciements boursiers : Pierre Laurent, Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau écrivent à Jean-Marc Ayrault

Monsieur le Premier ministre,
Passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays.
3 000 emplois en ligne de mire à Air France, 3 000 également à PSA-Aulnay, 3 000 encore à Carrefour, 10 000 dans toute la filière de la grande distribution, des milliers encore à Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus, SeaFrance, H2M ex-Québécor, Meryl Fiber, c'est une hécatombe annoncée.
Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays.
C'est pourquoi, nous vous demandons instamment de prendre ce jour les deux décisions d'urgence qui s'imposent.
Premièrement, l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale.
Secondement, l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session. Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier.
Dans l'attente de votre réponse, veuillez croire, monsieur le Premier ministre, en l'expression de notre considération.

Pierre Laurent secrétaire national du PCF
Nicole Borvo Cohen-Seat sénatrice de Paris et présidente du groupe CRC
Roland Muzeau député des Hauts-de-Seine et président du groupe CRC-PG


Le PCF condamne la politique du gouvernement israélien qui ferme ses frontières et réprime la solidarité avec les palestiniens

Après avoir agressé les participants de différentes nationalités, dont des Français et des Palestiniens venus à la Conférence de solidarité de Bilin, en Palestine, les autorités israéliennes ont décidé d'empêcher l'arrivée des militants de l'initiative "Bienvenue en Palestine". Cette initiative visait à organiser l'inauguration d'une école près de Bethléem.
Le PCF s'élève contre ces mesures injustifiables et brutales, significatives d'une volonté israélienne délibérée d'interdire toute action favorable au dialogue israélo-palestinien sur les conditions d' une paix juste, et toute expression d'un soutien aux palestiniens et aux progressistes d'Israël. L'attitude des autorités israéliennes doit être clairement condamnée comme un nouveau durcissement de la répression et une multiplication des obstacles opposés à la paix. Il s'agit d' une stratégie de tension et d'agression à des fins politiques pour continuer l'occupation militaire et la colonisation.
La France et les autres pays de l'Union européenne sont devant leur la responsabilité. Il leur appartient d'exiger d'Israël le respect du droit international et des résolutions de l'ONU que les dirigeants de Tel Aviv bafouent dans l'impunité depuis des dizaines d'années.
Il est consternant de constater que des compagnies aériennes comme Air France, Lufthansa, Easy Jet ou Suiss Air, à Paris ou dans d'autres aéroports d'Europe, aient pu se faire les serviteurs empressés de la politique israélienne, au mépris des règles internationales. Avec les services de police, ces compagnies ont aidé le gouvernement israélien à fermer ses frontières à la solidarité et à la coopération. Des formations de gauche israéliennes, comme le PCI ou le Meretz ont fermement dénoncé cette politique.
Le PCF exige de la part des autorités françaises une intervention immédiate auprès du gouvernement israélien pour mettre un terme à ses exactions, pour obtenir la libération de toutes les personnes interpellées ainsi que la liberté de circulation et la liberté de visite en Palestine.
Il est temps qu'un autre esprit et qu'une toute autre politique puissent s' appliquer en France, notamment sur le plan international, pour que l'exigence du droit, de la paix et de la justice en Palestine puisse l'emporter concrètement sur le cynisme sarkozien et les lâchetés européennes d'aujourd'hui. Le PCF et le Front de gauche feront preuve de la plus grande vigilance pour qu'il en soit ainsi.


MANQUE PAS UN TRUC LÀ ? ” Galère ” dans les aéroports : quand les JT zappent les raisons de la colère… des grévistes

Les JT des 3 chaînes historiques ont accordé samedi un large écho aux conséquences du 2e jour de grève des agents de sûreté dans les aéroports français. Une couverture médiatique à la mesure de la gêne occasionnée.
À première vue, les grandes chaînes ont présenté un traitement journalistique habituel en pareil cas : sujet annoncé dans le titres des JT, reportages centrés sur la "galère" des passagers se sentant "pris en otage", et plateaux des envoyés spéciaux donnant des conseils et des infos pratiques en direct des aérogares. Un traitement journalistique habituel… à un détail près.

Samedi soir, ni TF1, ni France 2, ni France 3 n'ont évoqué les raisons de la colère… des grévistes :

Les employés grévistes de la sûreté aéroportuaire souhaitent négocier des hausses de salaires et obtenir de meilleures conditions de travail. Mais pour le savoir, les téléspectateurs ont dû se contenter d'une courte phrase dans le lancement de Claire Chazal au journal de 13 heures de TF1 samedi. La veille au soir, les JT historiques avaient pourtant évoqué les revendications des grévistes. Une information qu'il ne semblait visiblement plus utile de rappeler au 2e jour du conflit …