Retraites complémentaires: “ce n’est pas aux retraités de payer la crise”

afgicrLes propositions du Medef ont été rejetées par l’ensemble des syndicats de salariés ce vendredi, lors d’une nouvelle séance de négociations sur le sujet. Certains veulent un accord plus équilibré, la CGT reste opposée à toute contribution des retraités. Chaque organisation syndicale a fait ses propositions.
Pour Eric Aubin, “ce n’est pas aux retraités de payer la crise. On ne peut pas baisser le niveau des pensions sans paupériser cette catégorie de la population. Les pensions ont déjà baissé”. C’est ce qu’a déclaré le délégué CGT au sortir de la séance de négociation. La centrale syndicale suggère une augmentation des cotisations patronales de 1,65% qui permettrait “d’équilibrer les régimes d’ici 2017”. Cette hausse pourrait être “progressive” et “on peut jouer sur d’autres outils”, a expliqué M. Aubin, comme un “élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale”.
Le syndicat prend ainsi fermement position contre les propositions du Medef, discutées lors d’une première réunion fin novembre. Le syndicat des grands patrons avait proposé un gel des pensions de retraites complémentaires pendant trois ans ou leur sous-indexation sur l’inflation pendant cinq ans pour combler d’ici à 2017 le déficit qui se creuse des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Ce que refuse l’ensemble des syndicats de salariés, qui souhaitent au minimum un effort partagé.
“Les organisations ont fait des propositions. Nous sommes encore loin d’un accord. Nous souhaitons que les retraités les plus modestes soient épargnés, les efforts à fournir doivent être partagés”, a déclaré de son côté Jean-Louis Malys pour la CFDT. Danièle Karniewicz (CFE-CGC) a plaidé pour une “logique d’équilibre des efforts entre les retraités, les actifs et les entreprises”, tout en reconnaissant que “ce numéro d’équilibriste n’est pas évident”. Selon elle, la sous-indexation proposée par le Medef (revalorisation en fonction de l’inflation, moins un point) est trop importante: “cela fait partie des leviers mais il faut agir de façon très prudente”, a-t-elle déclaré, souhaitant par ailleurs “une augmentation de 0,5% des cotisations à partager entre salariés et entreprises”.
En revanche, FO “n’est pas opposée au fait d’étudier une moindre revalorisation des pensions au 1er avril 2013 dès l’instant où il y a une augmentation des cotisations”, a déclaré le responsable retraites du syndicat Philippe Pihet. FO plaide également pour que l’Unedic participe financièrement “à hauteur des droits” octroyés aux chômeurs: actuellement Arrco et Agirc financent 30% de ces droits, l’Unedic seulement 70%.
L’objectif de cette réunion “était d’écouter les organisations syndicales”, a déclaré pour le Medef Jean-François Pilliard. Il présentera un nouveau document en discussion, “qui essaiera de faire avancer la discussion”, lors de la prochaine séance, le 15 janvier.

Report de l’augmentation des retraites complémentaires : une déclaration de l’Union Confédérale des Retraités CGT

Les pensions des retraités allocataires des régimes complémentaires ARRCO-AGIRC ne seraient pas augmentées le 1er avril 2011. La date est repoussée au 1er juillet.
Les Conseils d’administration de l’ARRCO et de l’AGIRC, réunis en mars, avaient été informés que la majoration au regard des paramètres en vigueur devait être de 2,11%. Si ces augmentations, pour l’UCR, sont loin du compte au regard de la dégradation de la situation, ce renvoi de date est néanmoins inadmissible.
La CGT, dans une déclaration, a d’ailleurs déjà démontré que ce procédé consiste à bloquer 300 millions d’euros pendant trois mois, alors que les retraités en ont besoin de suite.
La période est marquée par la multiplication d’annonces de nouvelles hausses des prix alimentaires, des tarifs de l’énergie… Ce qui rend encore plus difficiles les conditions de vie des retraités.
La journée nationale de mobilisation des retraités du 17 mars a d’ailleurs été l’illustration de l’exigence sociale à augmenter immédiatement et de manière importante le montant des retraites.
C’est pourquoi, l’UCR-CGT exige que la date des augmentations renvoyée au 1er juillet soit révisée et avancée au 1er mai. Elle s’adressera dans ce sens aux présidences des caisses.

Montreuil, le 29 mars 2011

Retraites complémentaires ARRCO et AGIRC : Compte rendu succinct de la négociation MEDEF – Syndicats du 9 mars 2011

Comme elle l’avait annoncé, la délégation patronale a remis sur table un projet d’accord dès le début de cette sixième séance. Mais sa stratégie a été quelque peu perturbée par la remise, également en début de séance, de 2 projets d’accords CGT.
Sans surprise, le projet patronal porte la marque de nouveaux reculs sociaux en occultant délibérément la question pourtant centrale des ressources. On se souvient que faute de ressources nouvelles, la baisse des droits pour les retraités actuels et futurs serait la seule perspective.
Plutôt que de pérenniser le droit à une retraite sans abattement pour les salariés accédant au taux plein dans les régimes de base, le MEDEF choisi la reconduction de l’AGFF, considérant que ce dispositif pourrait faire encore l’objet de chantage à l’avenir et donc constituer un moyen de pression sur les salariés.
En matière de revalorisation des pensions ainsi que de taux de remplacement du salaire d’activité par la pension de retraite, c’est l’orientation à la baisse qui est proposée dans l’accord, conduisant à de nouvelles dégradations, tant pour les retraités actuels, que pour les futurs retraités. Année après année, pour des carrières et des salaires comparables, la pension de retraite calculée au moment du départ en retraite continuerait de baisser. Pour mémoire, à l’ARRCO, pour une carrière de 40 ans, le taux de remplacement instantané est passé de 26,9 % en 1993 à 19,80 % en 2010, soit une baisse de 26,34 %. Sur la même période, à l’AGIRC, le taux de remplacement a baissé de près de 30 %.

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